Une Fille des neiges – Jack London

CHALLENGE JACK LONDON

 

J’entame ce challenge avec ce court roman de jeunesse de l’auteur 1902 qui a pour héroïne Frona Welse, la fille d’un notable du Yukon, au temps de la Ruée  vers l’or du Klondike.

Le roman s’ouvre avec le retour de Frona dans le Grand Nord. Elle rentre d’Europe où elle a étudié. Frona est une jeune femme accomplie, très belle et très libre qui a grandi sans mère près de son père, un aventurier, et des Indiens qui lui ont enseigné les secrets de la nature. Elle sait conduire un attelage de chiens, courir dans la neige, manier un canoë dans les flots les plus déchaînés, elle sait aussi tenir sa place en société. C’est une femme riche, un très bon parti. Les prétendants se présentent. Frona ne cherche pas à se marier, elle éconduit Vance Corliss quand il fait sa demande, mais l’aime comme un camarade et ne veut pas perdre cette amitié. Elle est séduite par un aventurier Gregory Saint-Vincent qui a bourlingué autour du monde, malgré les avertissements de son père et de proches. Qui gagnera le cœur de la belle?

L’aspect « roman d’amour » est celui qui m’a le moins intéressée. Toutefois, London dresse le portrait une femme libre, forte, indépendante peu désireuse de se lier à un mari. Très moderne. C’est une belle figure.

J’ai été très intéressée par la description de la société du Klondike au temps de la ruée vers l’or et des mécanisme d’enrichissement.

Jacob Welse, le père de l’héroïne :

« Négociant de grande envergure dans un pays sans commerce, ce superbe produit du XIXème siècle florissait dans une société des plus primitives. Magnat de l’industrie et accapareur impitoyable, il étendait sa domination sur la plus indépendante collectivité d’individus qui puisse exister. Sorte de missionnaire économiste, ce saint-Paul moderne prêchait une doctrine fondée sur la force et l’opportunisme. Enfant de la démocratie, il croyait aux droits naturels de l’homme : cependant tout le monde devait s’incliner devant son autorité absolue. « 

Les hommes du Klondike cherchent à s’enrichir, ce sont des caractères forts, parfois violents, prompts à dégainer couteau ou révolvers.  La virilité, le courage sont les valeurs qui ont cours dans le Grand Nord où on méprise la lâcheté plus que la malhonnêteté.

London décrit admirablement la nature sauvage du Yukon, aussi bien dans l’hiver glacial que dans l’arrivée du printemps. La description de la débâcle du fleuve glacé est un grand moment de lecture :

« la glace se rompt ; voilà le fleuve qui marche ! [….]

Le fleuve entier semblait se ramasser pour bondir. Sous la pression de l’eau en mouvement, la muraille de glace s’affaissa en une centaine d’endroit et tout le long du rivage, on entendit le craquement des arbres déracinés. « 

Frona, Vance Corliss, le baron de Coubertin et un écossais, à bord du canoë bijou, traversent les flots entre les icebergs pour aller au secours d’un homme blessé.  Ce sauvetage est un morceau de bravoure qui scotche le lecteur.

lire aussi le billet de Claudialucia : CLIC

 

 

Auteur : Miriam Panigel

professeur, voyageuse, blogueuse, et bien sûr grande lectrice

5 réflexions sur « Une Fille des neiges – Jack London »

  1. Ah! toi aussi tu as été scotchée par la description de la débâcle. Oui, il y a des passages impressionnants dans ce roman
    merci pour ta participation.

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  2. Je viens de lire le billet de ClaudiaLucia, c’est intéressant de voir la manière dont vous l’abordez l’une et l’autre. (la couverture est belle chez toi).

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