Cres, Valun

MITTELEUROPA un mois à travers l’AUTRICHE, la HONGRIE et la CROATIE

Cres Valun : à la plage

Encore une belle journée pour terminer notre séjour balnéaire sur une jolie plage.

Trois jolie plages aménagées à Valun

Valun est un petit hameau de quelques maisons et de plusieurs restaurants pimpants au fond d’une crique avec un petit port .Trois belles plages de galets sont aménagées, on loue même des lits. Pour terminer les vacances en beauté, j’essaie d’en louer un, ils sont réservés, on me propose d’en retenir un pour le lendemain.

Naturiste ou textile?

Dominique s’est bien organisée pendant que je suis partie nager. La première plage était déjà bien peuplée, heureusement des pins donnent de l’ombre. De l’autre côté des rochers, je lorgne une belle plage bordée par une pinède touffue, complètement vide à part quelques nudistes. Entre 20 personnes nue et 200 habillés, je n’hésite pas. Dominique non plus!  Mais  elle ne fait pas le même choix. Je suis furieuse de tant de pudibonderie ! Je pars à la nage vers la plage naturiste et fais un record de longueur.

Coloniser un territoire:

Quand je reviens, je ne trouve plus Dominique sous son arbre. Elle me fait signe : elle a colonisé un rocher. Elle met toute son énergie à conquérir le meilleur territoire possible en tenant compte de plusieurs critères : d’abord l’ombre, puis l’accès à l’eau puis vient la délimitation des frontières.
Après la conquête, il faut toute une stratégie pour ne pas laisser l’ennemi nous assiéger. Nous étalons donc rabanes et serviettes, chaussures et sacs pour occuper le terrain . La troisième étape est une veille permanente pour dissuader les intrus. Dominique ne va même pas se baigner et cette occupation quasi-militaire la mobilise. Elle me fait penser à un fou de Bassan défendant son nid. Cette fois l’emplacement en vaut la peine. Nous passons de longues heures au frais. Il fait si bon à l’ombre et au vent que je me demande si la température n’a pas baissé.

Snorkelling

Pour ma part, j’ai l’intention de profiter au maximum de ces dernières baignades. Je parcours de grandes longueurs sans aucune peine. Sécurisée par les nombreux baigneurs, je m’aventure loin de notre base sans être isolée. L’eau est si claire que je peux voir le fond sans le masque. A la limite d’un talus la couleur change, au delà c’est le bleu marine des profondeurs, en deçà, la mer est verte. Les poissons affectionnent cette zone, je vois aussi des éponges. J’essaie de nager avec une économie de gestes pour ne pas troubler la surface de l’eau .
Je maîtrise mieux l’usage de mon masque bon marché et défectueux, dès qu’il se remplit d’eau je le vide sans poser le pied, ce qui me permet de nager plus loin du bord, pas trop, c’est inutile, il n’y a plus personne. Un banc de tout petits poissons argentés m’accompagne, ils n’ont pas l’air dérangés par ma présence, je suis ravie.

Les villages

Le four de Lubenice

Vers 15 h nous quittons la plage pour visiter les villages.
La petite route court entre deux murs de gros rognons de calcaire. Il me vient l’idée que ces murs rassemblent les pierres gênantes comme à saint Etienne en dévoluy, en gros tas, les clapiers. Ici, au lieu de les jeter en tas, ils les empileraient pour construire des murs.
Deux voitures peuvent à peine se croiser. Il faut reculer quand les grosses berlines germaniques arrivent en face.

Pernat, vin ou ail

Pernat est un village perdu, pas touristique du tout. Les anciens, rassemblés autour d’une table, nous proposent en italien d’acheter du vin ou de l’ail puis nous découragent de visiter le village.

Lubenice, un peu plus touristique

Lubenice : arcades

Lubenice, perché sur les hauteurs, possède un parking payant très cher (15 Kuna), un plan à l’entrée indique toutes les curiosités. Le touriste est attendu : de belles peaux de mouton bien blanches sont étalées pour tenter les passants ? Des femmes pétrissent le pain dans une sorte d’auge rectangulaire en bois. Dans le four, les braises sont rouges, la pelle traditionnelle noircie attend les prochaines miches.

Nous rentrons vers six heures, la lumière est belle. Notre mansarde est écrasée de chaleur, après la douche on s’étend sur les lits : bouger le moins possible.

Ce n’est qu’à sept heures qu’on commence à revivre. Je sors chercher le Monde chez la marchand de journaux qui me le garde sous le comptoir. Dans les rues étroites à l’ombre il fait maintenant meilleur qu’à l’intérieur? Tous les bancs de notre avenue sont occupés. Les magasins ouvrent à 18h30 aujourd’hui dimanche.

passeggiatta

Cres : à l’italiennes!



Après le dîner, passeggiatta comme tout le monde ici, je choisis une glace,  au tiramisu. Nous préférons nous perdre dans les petites rues

 

Auteur : Miriam Panigel

professeur, voyageuse, blogueuse, et bien sûr grande lectrice

3 réflexions sur « Cres, Valun »

  1. Mais dis-moi, même si vous allez sur la plage des nudistes, Dominique n’est pas obligée de se déshabiller ? Certains villages ont l’air d’être vraiment dans leur jus.

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