En route vers le sud, halte au pays basque : nuit à Ciboure

ESPAGNE/ ATLANTIQUE 2003

En cet été de canicule, nous sommes parties sans préparatifs, à l’improviste, avec l’idée qu’il ferait moins chaud sur les bords de l’océan. C’est aussi l’année de la marée noire du Prestige.

Halte sur la plage de Cap-Breton

Les vacances ont véritablement commencé sur la plage de Cap-Breton : j’ai ôté mes sandales et marché sur le sable mouillé là où la vaguelette vient me lécher les pieds. Il fait trop frais pour se baigner et il y a de très grosses vagues. Le contact avec le sable humide suffit à mon bonheur. La plage est jonchée de bunkers affaissés, basculés, retournés ; des taggers ont essayé de les peindre mais la peinture s’écaille, mangée par les embruns. Je suis attentive à la propreté du sable après le désastre du Prestige : des traces de gros pneus attestent des efforts de nettoyage. Le sable sec, ratissé et criblé, paraît impeccable. La mer a apporté une écume douteuse, son lot de packs et de bouteilles, quelques boulettes de mazout, pas plus qu’à l’ordinaire.

Dominique s’est allongée à l’abri du vent dans la dune pour soulager son dos. Nous ne pouvons pas nous attarder : il nous faut trouver un hôtel.

En quête d’un gîte pour la nuit

Ciboure vue de Saint Jean de Luz

Autoroute jusqu’à Biarritz.  Les Pyrénées se profilent, collines pointues dans les nuages. La côte est très découpée. Les maisons basques, très fleuries, sont originales.
Nous négligeons des chambres d’hôtes dans la campagne et les hôtels en bord de Nationale pour entrer dans Saint Jean de Luz. Les hôtels sont bien chers, la saison n’a pas encore commencé, beaucoup sont fermés.

De l’autre côté de la Nivelle : Ciboure. Sur le quai Ravel, d’imposantes maisons basques à large pignon triangulaire et balcons rouges s’adossent à une colline escarpée où les villas se cachent dans la végétation.

Cibour et Saint Jean de Luz vue de l’Hôtel

Après un long circuit au flanc de cette colline, découvrant de beaux points de vue sur le fort et la baie, nous débouchons sur un cul de sac à mi-pente et nous arrêtons à l’hôtel Agur Deneri (ici, les noms sont en basque, seul le symbole de lit nous indique que c’est un hôtel). C’est une belle bâtisse blanche au milieu des jardins. De l’entrée vitrée nous découvrons un panorama extraordinaire sur la baie et Saint Jean de Luz. Les chambres sont personnalisées, on me propose de choisir celle qui nous plaît. Pour 60€, ce ne sont pas les « chambres avec vue » (70 ), il n’y a pas de WC non plus. J’élis une belle chambre toute blanche ornée d’un filet de pêche portant un petit cadre et d’une jolie aquarelle.

Promenade dans Saint Jean de Luz

Belles maisons sur la digue de Saint Jean de Luz

19h, Le soleil est encore chaud mais il joue à cache-cache avec de gros nuages gris.

J’avais gardé un excellent souvenir de cette ville visitée il y a cinq ou six ans à Pâques. Nous avions fait  des photos un peu tristounettes dans la grisaille d’une brume d’avril. Je suis ravie de revoir, ensoleillée et estivale, la petite place avec ses terrasses de café sous les platanes, le kiosque à musique et les maisons anciennes, la promenade le long de la plage charmante. les maisons reliées à la digue par des petits ponts construites dans un style hybride de maisons basques et de « Deauville 1900 », art Nouveau, balcons rouges, pignons tarabiscotés décorés de céramique colorée.  Les rues étroites sont plus anciennes, plusieurs édifices commémorent le mariage de Louis XIV  avec l’infante Marie Thérèse. L’église ne manque pas d’allure non plus : très haute nef et clocheton arrondi. Ses escaliers aux ferronneries compliquées n’auraient pas déparé dans un château baroque hongrois !
Pique-nique sur la plage. La saison n’a pas vraiment démarré : les carcasses destinées à soutenir les cabines de toile sont alignées perpendiculairement à la digue. Peu de touristes, des jeunes se rassemblent en petits groupes.

A la tombée de la nuit nous suivons la côte du côté de Ciboure et parvenons à  Socoa, un petit port fermé par un fort magnifique. La baie forme un cercle presque parfait bordé par la plage de Saint Jean de Luz pour un tiers, puis Ciboure, enfin une digue ferme presque le cercle. Nous rentrons à la nuit à l’hôtel.

 

Auteur : Miriam Panigel

professeur, voyageuse, blogueuse, et bien sûr grande lectrice

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