3. Sal -Espargos, Palmeira

CARNET DU CAP VERT 2002

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Nous avons renoncé à louer une voiture et préférons essayer l’aluguer : un minibus qui part de la station devant la pharmacie quand il est plein (100$ chacune pour Espargos). Le chauffeur met une chouette musique cap-verdienne à tue tête.17 km de désert : du sable blanc, près de Sal puis une étendue caillouteuse ocre rouge. L’île n’est pas aussi plate que je le pensais.

Espargos
Espargos

Espargos est un gros bourg avec des maisons peintes, une placette cimentées avec des volumes colorés avec soin, quelques supermarchés modernes et bien achalandés. Le tourisme n’a pas envahi les boutiques comme à Santa Maria.
Après une promenade tranquille dans les rues animées nous montons sur la butte qui domine le village pour découvrir le panorama, reconnaissons Pedra do Lume, l’aéroport et Palmeira.
Au supermarché nous trouvons du concombre, de la charcuterie et des yaourts, la caissière parle français.

Palmeira, le port de commerce, les pêcheurs

Palmeira
Palmeira

Un chauffeur de taxi nous  conduit au port de commerce de Palmeira dont les abords sont gâchés par les citernes de carburant. Autour des docks, les nombreux containers viennent du monde entier. De grosses caisses de bois sont empilées, rangées par destinataires : les complexes hôteliers de Santa Maria. Un gros bateau est à quai.

Le port de Palmeira
Le port de Palmeira

Un peu plus loin, le port de pêche est plus intéressant. Des pêcheurs portent des maquereaux en bouquets dans chaque main. Une petite fille armée d’un gros couteau vide les poissons et tranche les têtes. Des hommes calfatent une barque avec une sorte de toile en tissu blanc. Un homme pose complaisamment avec ses poissons pour la photo.
Nous flânons dans le village aux maisons basses aux façades multicolores. Certaines sont fleuries avec des mimosas, des hibiscus ou des lauriers roses. Nous entrons dans plusieurs épiceries bien cachées dans les maisons à la recherche de pain. Il n’y en a pas. Une petite fille nous emmène chez une amie qui pourra peu être nous dépanner.
De très petits enfants jouent seuls dans la rue. Un chien dort sur la chaussée. La voiture de la sécurité de l’aéroport le heurte. Le pauvre chien pousse un petit cri et se lève en boitant. Impuissantes et désolées, nous préférons décamper.

nettoyer le poisson
nettoyer le poisson

Retour à Santa Maria

Retour en taxi : 800 $. Je n’ai pas de monnaie, le chauffeur non plus. Il propose de faire le change au Cocorico, le bar situé sous les Alizés.
Au dessus de la boulangerie Dado, la voisine fait grand ménage au jet, elle arrose les clients. La boulangère pousse grands cris.

Plage des surfeurs

Une plage. C’est la plage des surfeurs, déserte en cette saison. Nous installons deux lits sous un parasol en l’absence du plagiste. Je me baigne à l’avant d’un beau rouleau qui se brise quelques mètres devant moi. C’est amusant : il faut guetter la vague et ne pas la quitter des yeux. Elle est assez forte pour me soulever mais pas assez puissante pour m’emporter.
Une plage déserte, c’est merveilleux pour se reposer mais la baignade est hasardeuse. Je ne retournerai à l’eau que quand un groupe de touristes s’arrêtera.
En attendant, nous faisons un beau pique-nique. Le ciel est couvert, il fait presque trop frais. Dominique se cache sous la grande serviette de plage. Étonnant, sous les tropiques, au mois de Juillet,  d’avoir la chair de poule ! Le vent est moins fort que les autres jours, les nuages se dissipent un peu, un faible soleil apparaît. Je vais à la recherche de coquillages. C’est un plaisir de m’enfoncer dans le sable fin, pieds nus. La récolte est maigre : des patelles très aplaties, quelques bigorneaux, des oursins cassés (mangés par les estivants) un morceau d’écaille de tortue. Les détritus, mégots, chaussures ne manquent pas. C’est attristant d’être dans une île du bout du monde et d’y trouver des saletés.
Une Capverdienne en combinaison très élégante orange se baigne toute habillée avec sa fille en short par dessus le maillot. Elles jouent à ramasser des galets dans l’écume de la vague.
Le vent est tombé, les vagues mollissent, je retourne à l’eau pour une deuxième baignade.

le ponton de Santa Maria
le ponton de Santa Maria

La plus belle photo est toujours celle qu’on n’arrive pas à prendre !

Dernier jour à Sal.  La plage est très animée : une partie de foot endiablée se déroule sur le sable près du ponton. Des pêcheurs laissent pendre leurs lignes entre les planches disjointes.  Je vais seule au bout de la jetée emportant l’Olympus. Sur la plage une curieuse scène se déroule : onze hommes poussent une barque à l’eau : un petit garçon préside à l’opération. Cela aurait pu être La photo des vacances.

Du balcon des Alizés

Aux Alizés, je dessine du balcon la jolie placette  entre le centre culturel orange et le café Matéus bleu vif. Au milieu de la place, des volumes géométriques variés, alignement de cubes aux couleurs vives : jaune, vert orange, bleu soulignés par une bande colorée. Un bizarre édifice en gradins et quelques plantations donnent un effet pittoresque. Le rasta m’interpelle. Il me demande de passer le bonjour à son ami : Patrick de Fogo. Je lui demande alors son nom : « Cubano ». Est ce vraiment son nom ? Ou une référence au Castrisme, à Che Guevarra, honoré ici ? C’est un personnage curieux et un artiste. Ses sculptures à la plage sont très originales.

Nha terra, notre cantine

Nous terminons la soirée au restaurant Nhéa Terra près de la piscine sous les frondes des palmiers.

 

 

2 Sal – Pedra do Lume

CARNET DU CAP VERT

 

la saline dans le cratère
la saline dans le cratère

Après avoir acheté deux bananes (40 $) aux femmes assises sur le rebord du trottoir, nous essayons de trouver un taxi collectif pour Espargos à 100$ . Les taxis attendent mais pratiquent les tarifs « privé ». Après avoir marchandé avec le chauffeur – maillot brésilien, parlant français,- nous installons à l’arrière du pick- up pour mieux voir le paysage.

Le vent souffle très fort. Le taxi traverse un  véritable désert avec ses petits oueds et même une petite palmeraie. Le ciel est couvert, au loin la mer très agitée est blanche d’écume.  Espargos n’est pas très attirante avec des buildings et des chantiers en parpaing,  construite sur une colline hérissée d’antennes et de paraboles.

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Pedra do Lume est pittoresque avec les maisons basses des ouvriers des salines , l’église blanche , et le téléphérique en bois délabré allant du port abandonné à la montagne. Le taxi nous dépose à l’entrée du tunnel creusé pour accéder au cratère. Au bout de la galerie nous découvrons un damier dans un cercle presque parfait. Certains rectangles rose-saumon, d’autres verts, d’autres recouverts par une pellicule de sel. Un paludier creuse avec une pelle, un tractoriste est au travail. Seules  touristes,  nous nous promenons tranquillement sur les petites digues qui séparent les bassins.

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Je cherche des trémies de sel ou de gros cristaux cubiques et suis un peu déçue de ne pas en trouver. La nature ne fait pas toujours les choses comme l’enseignent les livres.

La géologue en moi, vibre : le volcan qui a construit cet immense cratère circulaire a disparu, les cendres accumulées ne me racontent pas l’éruption. La saline, en revanche, me rappelle d’autres que j’ai visitées : Guérande, Salins de Giraud, Gruissan, celles du Portugal,ma thèse dans le labo des évaporites. Chaque fois que nous découvrons une nouvelle contrée je cherche les liens avec mon histoire personnelle pour apprivoiser les lieux, y trouver des marques, m’y sentir moins étrangère.

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Sur la rive diamétralement opposée, poussent des plantes grasses très vertes . Des lits de plage sont installés. J’hésite à me baigner, nous ne savons pas comment nous allons rentrer, il faudra peut être marcher 7 km jusqu’à Espargos, je n’ai pas envie d’être raide de sel. Plus tard, deux jeunes touristes iront à l’eau, je les envie.

Nous descendons à pied sous le téléphérique de bois et parvenons à un port fantôme, trois barges rouillent sur des rails, les quais construits pour l’embarquement du sel sont presque abandonnés, quelques barques de pêcheurs sont amarrées. Les bâtiments des ouvriers sont encore habités mais plus trace de l’activité d’autrefois.

Le soleil revient vers midi. Nous pique-niquons face à la mer devant un restaurant vide où j’espérais trouver un taxi ou un aluguer – rien. Nous marchons sur la route dans le désert.. Espargos, se profile bien plus proche que les 7 km annoncés. Est ce un mirage? Nous n’aurons pas le temps de le vérifier, un taxi, déjà occupé, nous charge à son bord pour 800 $ et à 14h30 nous sommes aux Alizés pour la sieste.

Je m’installe sur la terrasse pour peindre.

5h  quête d’une location de voiture pour demain, et d’un restaurant pour dîner.

Lundi, Cultural Café est fermé ainsi que l’Aquarium et la moitié des établissements de Sal

Dans  les nouveaux quartiers construits pour les touristes, italiens en majorité, les pizzerias sont nombreuses  mais c’est la morte saison, les restaurateurs ne font aucun effort pour attirer les rares consommateurs.

 

Finalement, je découvre l’endroit idéal : Nha Terra- un hôtel avec une minuscule piscine dans un  jardin entourée de jolis palmiers aux larges frondes bien fournies. On peut dîner sur le bord de la piscine et ce soir, il y a même des musiciens.

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Dominique achète des croquettes de morues vendues dans un boui-boui. Je dîne donc seule, les musiciens me tiennent compagnie. Ils cassent souvent des cordes et passent plus de temps à accorder leurs instruments qu’à jouer, ambiance sympathique. !

Promenade de nuit sur la plage. De retour aux Alizés, la fête bat son plein, au bar Cocorico au rez de chaussée de la pension il y a de la musique ainsi que dans une boîte en face Allons nous dormir ?

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Au dessus de mon lit, un tableau de Tchâlé Figueira femme portant un enfant.

1.Sal, le jour de la finale de la coupe du Monde 2002

CARNET DU CAP VERT 

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vu du balcon des Alizées

7h – Pension des Alizés. Très simple et  moderne. Luxe : un frigo et un ventilateur,  bruyant mais efficace. Les volets blancs s’ouvrent sur un balcon sur une placette. En face, le centre culturel crépi d’orange et des maisons basses jaune pâle. Le village de Santa Maria semble endormi. Petit déjeuner sur la terrasse dominant  le quartier. Les acacias aux troncs torturés se balancent. Il fait tellement frais que je mets une chemise à manches longues.

Première exploration de Santa Maria

Trois rues parallèles à la plage, pavées de basalte, bordées de maisons basses. Deux clochers blancs et une éolienne géante au dessus des  toits en pente douce  le plus souvent de tôle ondulée gris orangé. Les plus belles maisons sont couvertes de tuiles romaines et arborent de petites tourelles carrées. Volets, gouttières et tour des fenêtres sont peints de couleurs vives contrastant avec les tons pastels des crépis bleus sur orange, vert sur jaune. Dans les courettes intérieures, poussent des papayers, quelques palmiers parfois des bougainvilliers.

Pension les Alizés
Pension les Alizés

Sur le trottoir, des femmes vendent des bananes et des mangues dans des seaux ou des bassines qu’elles portent sur la tête. Les petites épiceries proposent quelques conserves des haricots et des nouilles en vrac.
Il y a peu de circulation automobile, quelques taxis rôdent attendant le client.

Promenade à la plage. D’immenses complexes touristiques de bungalows, assez jolis d’ailleurs, à la sortie de la ville, ont aménagé sur la plage des lits et des parasols bien tentants. Nous prévoyons de nous y installer pour un bon moment.

Mais d’abord première baignade :

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la plage de sable fin est déserte

La mer est bleue turquoise, un beau rouleau d’écume blanche déferle sur le sable blanc. L’eau est très fraîche, les vagues me font peur, je reste en avant de la barre. Dominique s’est installée sur le sable sec. La mer monte, une vague plus puissante l’atteint et j’ai tout juste le temps de courir pour sauver sac et sandales de la noyade.
Je goûte au plaisir de fouler le sable les pieds nus. Je l’avais craint brûlant, il est tiède, merveilleuse sensation ! Nous marchons le vent de face. Je dois maintenir fermement mon chapeau de paille qui s’échappe, roule est happé par la vague. Je l’attrape de justesse avant le reflux. Le sable nous fouette les jambes si bien que nous renonçons au projet de location de chaises longues et de parasol.

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Près du ponton de bois, des barques sont alignées sur la plage. Nous trouvons l’ombre sous la coque d’une barque du nom de Banana, peinte en marron rouge, qui nous protège aussi du vent. Je retourne me tremper.

Finale de la Coupe du Monde de foot : le Brésil gagne

Si la ville est déserte et la plage abandonnée, c’est que, ce matin, se déroule la finale de la Coupe du Monde de football, Brésil – Allemagne. Dans les hôtels, les restaurants, les cafés tout le monde s’est rassemblé devant le poste de télévision. De temps en temps nous percevons des clameurs, un but ! Nous devinons que le Brésil a gagné : 2 :0. Des voitures klaxonnent joyeusement en sillonnant les rues pavoisées aux couleurs du Brésil, décorées de drapeaux et de ballons de baudruche, des enfants avec un djembé suivent la voiture en courant. Nombreux sont ceux qui revêtent le maillot de l’équipe brésilienne, ou qui sont habillés de jaune et de vert. Sont-ils des supporters fidèles ? Possèdent-ils des collections de maillots ? Cet épisode de liesse cadre bien avec le décor et nous sommes sincèrement heureuses de la victoire brésilienne. Que ce serait-il passé si le Portugal ou le Sénégal avaient été en finale ? Je me promets de poser cette question dès que nous en aurons l’occasion…Un de mes élèves cap-verdiens y avait déjà répondu « le Cap Vert, c’est cool, c’est un petit Brésil » 

les rues s'animent
les rues s’animent

Maintenant que le match est fini, la plage s’anime. Les enfants arrivent. Un garçon d’une dizaine d’années, très noir, fait vrombir un cerf volant multicolore. Je me baigne en compagnie d’une fillette et de son frère qui jouent dans les vagues. Un jeune homme se roule dans le sable en chahutant avec son chien. Le sable blanc reste collé sur sa peau foncée lui faisant un étrange maquillage de folie. Une belle photo ? Dominique préfère éviter son regard pensant qu’il se donne en spectacle exprès.
Un Africain s’approche de nous et propose ses services : « je suis commerçant- massagiste».13h, l’ombre de la barque a complètement disparu et d’ailleurs nous avons faim.
Nous mangeons deux sandwiches au thon, attablées à l’ombre d’un acacia, devant le « glacier ». La serveuse parle très bien le français, avec seulement un soupçon d’accent portugais. Elle s’excuse. Dans le sandwich il n’y aura pas de tomates. A cause du match, les boutiques sont restées fermées (c’est faux).
Sieste à l’hôtel. Nous nous installons à l’ombre sur la terrasse sur des chaises longues.

Rencontre avec le « rasta », le campeur sculpteur de la plage

Nous nous renseignons sur les arrêts des aluguers auprès du « Rasta », personnage pittoresque de Santa Maria que nous avons remarqué ce matin. Sonorisant toute la rue, un gros radiocassette sur l’épaule, il tenait compagnie aux peintres qui badigeonnent le restaurant Piscador en face de notre balcon. Il parle parfaitement français. Sur la plage nous avons trouvé sa tente entourée de ses sculptures. Torse nu sur son jeans, il porte colliers et tatouages  et un sac à dos délavé. Dreadlocks courts mais décolorés, raybans. Il a belle allure.
Le look rasta est ici bien représenté sous diverses variantes ; surtout les couleurs vert jaune et noir en bonnets, pantalons. Mais la simplicité prédomine.
Ce soir tout le monde est dans la rue. La jeunesse s’est réunie sur le terrain de Handball où s’affrontent les juniors (beaux maillots et arbitrage sérieux). Les églises sont pleines, (l’horaire  de la messe a été repoussé à 18 h pour cause de foot). A la sortie de l’église, des fillettes habillées de blanc et un homme portant une guitare.
Bandes d’adolescentes en jeans et haut très court, même mode que chez nous. Elles pourraient être nos élèves.

Diner au cultural café

la placette
la placette

Nous dînons au Cultural Café sur la jolie placette. Le restaurant est un peu sophistiqué : à l’extérieur, les tables en contre-plaqué ont été découpées à la forme des îles de l’archipel. Elles sont éclairées par des lampes à pétrole. Un faux palmier décore la salle tandis qu’un ruban lumineux électrique clignote sur la façade. Le serveur est charmant. Il ne ménage pas ses efforts pour nous faire patienter, mais l’attente se prolonge. Il nous fait une blague, – « le gaz est fini » -, cela ne fait pas rire Dominique. Il demande alors si elle est fâchée ou si elle a faim. Il ne faut pas être pressé « ici ce n’est pas l’Europe ». Heureusement, la musique capverdienne est très agréable, plutôt jazz, un peu brésilienne. Enfin, les deux assiettes arrivent, très bien garnies. Du thon grillé pour moi, une omelette pour Dominique. Le thon  est délicieux, fine tranche passée à l’huile d’olive et grillée et le riz a un goût original.

 

 

 

 

 

Je vous emmène au Cap Vert!

CAP VERT 2002

Sal : salines de Pedra do Lume, mon chapeau de paille ne s'est pas encore envolé!
Sal : salines de Pedra do Lume, mon chapeau de paille ne s’est pas encore envolé!

Aucun voyage ne se profile à l’horizon 2017. Comme j’ai l’âme nomade je me console en feuilletant mes albums-photos et mes carnets déjà anciens.

Comment j’ai démarré un blog?

Le Carnet du Cap Vert est mon premier carnet sorti sur Voix Nomades il y a plus de dix ans. Ce carnet m’a forcée à faire un blog : 63 pages imprimées sans illustrations, c’était beaucoup trop long pour le faire partager avec mes proches, et quand j’ai essayé d’imprimer les images, c’était encore pire! 

Le format de Voix Nomades imposait une seule image par billet, j’avais privilégié les aquarelles. Les photos argentiques étaient collées dans l’album. Je les scanne aujourd’hui avec grand plaisir et reprends les textes en essayant de couper les longueurs inutiles., c’est un exercice plaisant que de revivre des aventures déjà oubliées et de reconstruire un carnet beaucoup plus illustré que naguère.

Quinze ans ont passé, le tourisme s’est sûrement développé….certains endroits, intouchés sont peut être méconnaissables, j’espère que les îles que nous avons visitées ont gardé tout leur charme.

Nous avons visité 6 îles en 5 semaines : Sal où se trouve l’aéroport international, Santiago, la grande île, Fogo, île-volcan, Sao Vicente avec le port de Mindelo, et la maison de Cesaria Evora, Santo Antao, l’île montagneuse qu’on ne rejoint qu’en bateau, Sao Nicolau la petite.

En vol! Vol TAP par Lisbonne, et grâce à une grève du personnel au sol à Orly, en Première Classe pour ne pas rater la correspondance!Dans la pagaille, on nous a confié Daniel, un gamin, certainement à cause de nos têtes de profs!