Cyprus Evropi!

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Feu d’artifice

Au retour, après dîner, une surprise : un petit feu d’artifice imprévu. Nous trouvons les propriétaires des Jardins d’Aphrodite dans le jardin.

Que fête-t- on ?
– « Cyprus Evropi ! »
que peut donc signifier Evropi ? Le propriétaire tape de son poing sur son cœur
– « Evropi ! »
Comment expliquer ?
« Gallia, Germania, Italia : Evropi ! Turkia :« ochi ! »
On saisit enfin.
Chypre vient de rejoindre l’Union européenne!

Akamas – Aphrodite Trail – botanique et baignade


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Botanique

Belle matinée d’été, il fait déjà chaud !

Aux Bains d’Aphrodite,  je grimpe le sentier d’Aphrodite qui monte raide en lacets  pendant un petit quart d’heure puis arrive sur une sorte de plateau calcaire planté de broussaille rase, en pente régulière. Genévriers ou thuyas ? Quelques caroubiers et surtout des cistes, trois sortes signalés « de Montpellier » « parviflora » et un troisième endémique à feuilles de sauge, mais défleuri, je ne vois pas la différence. Les anémones ici sont jaunes vif, la sauge est en fleurs. Le sol est couvert de très petites fleurs bleues ressemblant à des liserons minuscules, roses et jaunes. Le  faux plat est  interminable puis le chemin redescend à une fontaine à l’ombre du plus gros chêne que j’aie jamais vu. Enfin à l’assaut du sommet de la montagne surmontée d’une barre calcaire et de chypre-akamas0002.1296381090.JPG

l’autre côté. Enfin  la mer ! Bleue, limpide avec toutes ses criques de calcaire blanc. La descente par un raidillon en épingles à cheveu est la récompense. La vue sur la mer qui se rapproche est magnifique.

Baignade

On  s’installe sur la petite plage que j’avais repérée la première fois. Protégée par la barre calcaire, très claire, entaillée de petites grottes. L’eau est merveilleusement limpide. Une plaque rocheuse lisse sous dix centimètres d’eau fait une sorte de piscine d’eau tiède, plus loin quelques rochers, des algues orange et des galets verts. Le soleil chauffe comme en juillet. Je me déchausse et trempe mes pieds avec un plaisir indicible. Cette fois-ci j’ai bien mon maillot que j’enfile rapidement, pressée d’aller me baigner dans cette baignoire naturelle, lisse et tiède. Hélas, une Land-Rover stoppe, son propriétaire trouve une autre crique mais il surgit devant nous, à poil, je n’ai aucune envie de me baigner en sa compagnie.
Nous déménageons pour l’autre extrémité de la baie bordée de galets verts. Avantage, la falaise fait de l’ombre. Mais l’eau est plus profonde et plus fraîche. J’entre avec circonspection. C’est beaucoup trop froid pour nager mais cela rafraîchit bien !

Lecture: Citrons acides, et café grec…

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Citrons Acides de Lawrence Durrell

Deux scènes me font pouffer : celle où Durrell désarme l’hostilité du berger anglophobe en prétendant que son frère est mort aux Thermopyles et celle de l’achat de sa maison chez le négociant turc. Sa description de la campagne chypriote et de ses habitants est pleine de saveur et d’humanité, les personnages hauts en couleurs, d’une gentillesse inégalable.. Dans la deuxième partie du livre,  la situation politique se détériore. Durrell engagé dans l’administration britannique, doit quitter Bellapais pour Nicosie. Le gâchis de la décolonisation le rend amer.

Latchi

15 h, le ciel se couvre, deux ou trois gouttes de pluie tombent.
Nous choisissons la plus belle terrasse de café à Latchi face, à  la plage pour déguster un dernier café grec (hors de prix) .C’est un des regrets des vacances, j’aurais beaucoup aimé m’attabler plus souvent et siroter du café grec. Il nous faut choisir des cafés pour touristes, les autres plus typiques sont exclusivement masculins.

la perdrix

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Dernière promenade dans les vergers. L’oiseau très bruyant qui nous a intrigué s’envole devant nous, il est assez gros et se trouve au sol caille ou perdrix? Il était toujours caché dans les broussailles alors que je le cherchais dans les arbres .C’est sans doute le Francolin trouvé sur Internet avant le départ.


De Polis à Larnaca – Site d’Amalthous

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Nous quittons les Jardins d’Aphrodite sous un ciel couvert. Les collines verdoyantes de la route de Paphos ont perdu leur éclat sous la grisaille. Premier arrêt Geroskipou, à la sortie de Paphos : jolie église à cinq coupoles. Les fresques sont très expressives .Je suis contente de revoir des fresques avant de quitter Chypre. Il est loin, le temps où je trouvais les visages stéréotypés et les regards fixes ?

Site d’Amalthous
A la sortie de Limassol : le site d’Amalthous. Il ne reste pas grand chose de la cité antique. Le port s’est enfoncé sous le niveau de la mer. De la  ville basse : autour de l’Agora on reconnaît deux stoas avec les bases des colonnes, une estrade entourée de jolies colonnes torses en marbre gris foncé. Des bains avec soubassement circulaires. Au fond du site : des citernes.

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La promenade à l’Acropole est agréable parmi les ruines et les fleurs : tapis jaune piqué de coquelicots. Les temples devaient être gigantesques : Vase de pierre énorme, une copie – trop neuve –  entourée des massifs de fleurs des champs. La vue sur le port de Limassol est très belle. Je redescends sur les remparts, découvre les vestiges des palais, ravie de cette visite imprévue.

Site néolithique de Kalavasos et la route côtiere vers Larnaca


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  Une sorte de wigwam en bois gigantesque abrite le site néolithique de Kalavasos. 

Les habitations au plan circulaire, collées les unes aux autres forment une sorte de nid de guêpes. On a retrouvé un tableau représentant une silhouette humaine dessinée à l’ocre .Je n’avais jamais vu d’habitations si anciennes.

Route côtière

Port de  Zigi nous sommes déçues : l’armée chypriote est en manœuvre. Plus loin, sur une jetée déglinguée, un gros bateau de bois échoué sur des étais, gisant sur la plage depuis quand ? La jetée brise-lames est très efficace. Alors que le vent souffle presque en tempête et que des petites crêtes blanches rident la mer jusqu’au large, l’eau sur la plage est tranquille, calme et transparente. Si le vent n’avait pas été si froid, je me serais bien baignée.
La route traverse des champs de blé avec de grands caroubiers magnifiques.
Nous repassons à Kiti devant l’église « construite par les anges » sans nous arrêter .J’ai hâte d’arriver à Larnaka pour voir la ville  active. A notre arrivée, c’était dimanche et tout était fermé.

 

Retour à Larnaca

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Le patron  de l’hôtel Onisilios nous fait un très bon accueil :
–    « vous n’êtes plus une étrangère à Larnaka, c’est ici votre home »
Il s’inquiète du sac à dos perdu et me donne la clé de la 216,
–             « vous êtes chez vous »
pensant nous donner notre ancienne chambre. C’était la 218 qui avait une vue sur Saint Lazare et le Castro, alors que la 216 donne sur la piscine qui ne nous tente pas  aujourd’hui.

Le Fort
A l’intérieur, un jardin, une fontaine, des arcades. Le petit musée est vieillot : quelques céramiques anciennes, des panneaux avec des photos en noir et blanc du patrimoine architectural de l’île. Révisions de fin de vacances. Nous retrouvons les chapelles, églises et monastères que nous avons visités.

La suite de l’après midi est décevante. Je me suis trompée dans les horaires d’ouverture du musée Piérides (3étoiles au Guide Bleu) fermé. On  voulait bronzer sur la plage. Des averses de grosses gouttes tombent. Les boutiques de Larnaka me déçoivent . Les souvenirs sont affreux. Dans les librairies, rien sur les fresques byzantines. Les vitrines sont mal fichues.

Dernière promenade pieds nus sur la plage
Les ruines de Kition sont bouclées, quittons la ville par l’Est. Après avoir traversé une zone portuaire, un terminal pétrolier nous découvrons de belles plages de sable fin. Le soleil perce, Cette plage est en sursis, des grands hôtels sont construits ainsi que des maisons de vacances, cubes tous pareils, alignés, serrés, sans même l’espace d’un jardin. Je suis un peu morose. Qu’est ce qui gâche le plus le paysage ? Les grands hôtels de 8 étages ou ces lotissements ?

La Fête de Saint Lazare

C’est la fête de Lazare aujourd’hui. De l’hôtel, nous parviennent les chants de la messe. Là nous attend une bonne surprise : l’église est décorée de palmes et de bannières. Un grand tableau de la Résurrection de Lazare décore un mur. Sous les arcades, des marchands vendent des cierges, des raisins secs des pralines, dattes fruits secs. L’église est bondée ainsi que ses abords immédiats malgré la pluie. La foule se tient debout. Trois groupes d’hommes chantent, les popes s’affairent, le plus vieux a revêtu une chasuble rouge brodée, un autre, tout d’or vêtu, entre et sort de l’iconostase. Nous écoutons longuement les chants magnifiques.