Nur el Gournah : Tombes des Nobles

Premier voyage en Egypte 2002

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Nous arrivons à midi avec grand plaisir à Nur El Gournah. Nous rentrons « à la maison ».
Les billets d’avion sont bien là dans la valise que nous avons laissée. J’ai eu drôlement peur!  Il faut confirmer le vol par téléphone. Le numéro est au Caire. Impossible de téléphoner de chez Mahmoud, le téléphone est restreint aux appels locaux. Ashraf m’emmène à Medinet Habou à la cabine et me prête sa carte de téléphone.

Tombes des Nobles

Après une petite sieste, nous visitons deux tombes de Nobles : Nakht et Ména.
En  route, nous trouvons un petit guide de treize ans. Il parle bien Anglais et il exerce son autorité sur une bande de gamines qui nous assaillent. Il a beau être tout petit et maigrichon, avec une coupe de cheveux enfantine et un sourire d’ange, il a déjà une grande prestance. Nous distribuons chicklets aux fillettes qui se disputent. L’une d’elle vient avec deux Euros, et veut huit livres, ce qui est un change correct. Nous lui disons que nous n’avons pas la monnaie ?
Les tombes sont très belles.La vie aux champs, les vendanges, un vol de canards y sont représentés ainsi que des musiciennes et des chanteuses. Il y inflation dans le prix du bakchich depuis la semaine dernière, 5 livres contentaient un gardien qui avait fermé les yeux quand nous avions pris des photos, le gardien ici est furieux et demande de rajouter deux livres.

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Comme je n’ai plus de monnaie, la fillette de tout à l’heure survient fort à propos, elle propose de changer mon billet de 10 livres, un euro et six livres. Cela arrange bien nos affaires et les siennes. Les touristes donnent des pièces d’un euro aux enfants qui sont contents parce que cela fait quatre fois plus que le billet d’une livre ensuite ils ne savent plus quoi faire de nos pièces.La banque ne leur échangera pas la petite monnaie. Le petit guide est vexé que je ne lui donne que 4 LE, il me rend les billets avec dégoût. Il reviendra bien vite les rechercher.

Soirée
Nous rentrons à pied par l’agriculture en prenant les colosses de Memnon pour repère. A la tombée de la nuit un vent fort soulève des nuages de poussière.

 

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Gournah : Deir El Bahari, temple d’Hatshepsout

Premier voyage en Egypte 2002

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Montgolfière
7 heures, un curieux bruit me tire du lit : comme un souffle puissant juste au dessus de nos têtes.  Une énorme bulle verte – une montgolfière – survole la maison. La flamme s’élève dans un bruit de chalumeau.

le temple d’Hatshepsout à Deir El Bahari.

L’ édifice en terrasse est vraiment impressionnant.Dans un cirque  de falaises roses, les terrasses s’enchâssent, comme naturellement, dans la roche.
Pas un nuage, il fait très chaud. Nous grimpons les rampes très bien (trop ?) restaurées pour arriver aux colonnades. La troisième terrasse est interdite, on nous dit que Moubarak doit venir demain (ce n’est pas vrai, il est à Washington).

Une conférencière commente les fresques et les bas reliefs protégés par une barrière, dans l’ombre, qui racontent l’expédition d’Hatshepsout au pays de Pount. La végétation  est luxuriante, les animaux, africains : girafes, éléphants et babouins. Il y aussi des soldats, des marins. Les barques sont chargées de marchandises. La pesée des trésors sur une balance, ressemble à celle d’Osiris – la pesée des âmes – sauf qu’ici la plume de Maat et le cœur sont remplacés par trois bœufs d’un côté et de l’autre un monceau de trésors.

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Malheureusementon ne voit guère la reine. Son successeur Thoutmosis a fait marteler ses traits et il ne reste plus que le fantôme de sa silhouette dans les fresques représentant les divinités.

Dans une aile : le temple d’Hathor, la vache y est représentée sous diverses formes.

Il fait vraiment très chaud à onze heures sous un soleil sans nuages. Nous rejoignons la Vallée des Artisans par un sentier qui passe par un petit col. La promenade n’est pas bien longue, deux kilomètres environ. Quitter les sites contrôlés, et marcher au jugé dans la montagne thébaine,  a un petit goût d’aventure.

Gournah : l’école derrière le gîte de Mahmoud

Premier voyage en Egypte 2002


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Dernier après midi

Sur notre terrasse, simplement le bonheur de se reposer devant le paysage, maintenant familier, les colosses de Memnon. Dans la salle à manger d’été sur les banquettes à l’ombre. Je commande un dernier kerkadé.

L’école
Des voix enfantines ânonnent en chœur. On dirait une école ! Juste derrière nous, derrière le mur de terre qui jouxte l’enclos des chèvres et le wc du restaurant.
Les enfants  sont assis par terre. Seul mobilier scolaire : deux tableaux noirs encastrés dans le torchis.


Des dizaines d’enfants sont arrivés là sans qu’on s’en rende compte. Les deux maîtres en gallabieh claire, étonnamment silencieux, s’occupent des plus petits. Un groupe de fillettes se tient  faceà un tableau  couvert d’écriture. L’une d’elle tient une badine et suit le texte, les autres lisent à haute voix. Une autre la remplacera A l’ écart, les garçons les plus grands assis en tailleurs par petits groupes, lisent le Coran, chacun a le sien.
Dans l’encadrement de la porte, les « parents d’élèves »attendent, accompagnés d’autres enfants et des femmes de la maison de Mahmoud. Tout le monde suce de la canne à sucre.  U
ne femme m’ en offre un tronçon,  et me l’épluche avec ses dents.

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D  fait des photos et distribue des dragées de chewing-gum. Si j’étais à la place du maître, je ne serais peut être pas ravie de notre intrusion. Les deux instituteurs ne manifestent aucun signe d’agacement. Etrange école, sans table, sans bancs, sans cahiers ni livre. Est-ce  l’école coranique ? En plus de l’école d’Etat,? Est-ce l’étude ? Personne ne nous renseigne. Dans les écoles les enfants sont en uniforme, pas ici.

Dernière soirée à Louxor

Premier voyage en Egypte 2002


l'équipe et Mahmoud : les adieux

 Nous hâtons les adieux. Il faut traverser le Nil avant la fermeture du pont à six heures.


Musée de la Momification


Le musée de la Momification est moderne, cher, bien présenté: de belles vitrines bien éclairées dans une pièce sombre. La visite n’est pas bien longue.

    Son et lumière à Karnak
Nous prenons une calèche pour aller à Karnak.     Le parcours eest commenté de façon grandiloquente, c’est la loi du genre. Si on ne fait pas trop attention au texte pompeux, c’est une occasion magnifique de revisiter le temple.
Ensuite nous allons poireauter de longues heures.Courts intermède : derniers achats de Halva et de gâteaux dans le quartier des souks très animés, c’est là que nous aurions dû aller plutôt que de rester sur la corniche déserte !
Salle d’embarquement, les boutiques hors taxe font diversion, on achète pour trois fois rien des fioles à parfum. Une boutique a la très bonne idée de passer des vidéos sur l’Egypte Antique : ultimes révisions.