Corfou :la maison rouge de marie claire à Liapadès

notre maison rouge

Chiens et coqs se sont surpassés à l’aube.

Je profite donc de ces heures fraîches précédant le lever du soleil pour écrire sur la terrasse. Il sortira à 7h15 derrière la cheminée de la grosse maison que nous nommons entre nous « le HLM ».

La terrasse carrelée de notre maison rouge est notre endroit préféré. Le soir, nous regardons les étoiles à travers les cannisses. Le jour,  nous jouissons d’une vue splendide : à gauche, une haute crête rocheuse qui barre l’horizon au nord, précédée par une colline boisée surmontée du village perché de Gardelades. Sur le balcon de maison voisine, dans  un aimable bric à brac , oignons répandus et en bouquet sur la rambarde, plantes en pot, et chaises pliantes, hier soir, le Monsieur regardait la télévision muette assis, dehors face à sa fenêtre en croquant force pépites.
A droite, les maisons de Liapades s’entassent, adossées la colline, enchevêtrement de toits bruns, oranges ou de tuiles mécaniques rouges, ou grises de lichens, les murs en camaïeu passant du jaune pâle au rouge sang en passant par l’ocre, l’orange ou le rose.
Plus près de nous, des arbres fruitiers très variés : néfliers aux grandes feuilles lancéolées épaisses groupées en bouquet, agrumes au feuillage vernissé vert très foncé, les oranges sont déjà formées, billes vertes, un prunier au léger feuillage clairsemé porte des  prunes violettes qui tombent dans la rue et que je n’ose pas ramasser. En face, deux abricotiers ont des extrémités rosissantes. Un figuier et un magnifique noyer et des amandiers se détachent.
Je suis heureuse d’occuper une maison de village et non pas une de ces grosses villas pour touristes aux studios impersonnels agrémentés d’une piscine. Les Grecs, nos voisins, vivent dehors sur les terrasses et les balcons. On se salue joyeusement à toute heure « kalimera ! «  ou » kalispera », « yassas ! » « yassou ! ». Les grands-mères appellent les enfants. Nico bricole les scooters garés le long de notre mur. C’est bruyant et cela pue mais cela l’amuse bien.
Quand le soleil sera brûlant, je descendrai l’escalier blanc, pour m’assoir près du jasmin qui embaume. Je l’arrose et j’imagine qu’il me remercie en fleurissant à nouveau.  Je relis Mangeclous d’Albert Cohen, natif de Corfou qui situe l’histoire à Céphalonie. Le séisme de  1953 (et sans doute la 2de guerre mondiale) ont anéanti le ghetto. Le récit est savoureux, je ris à haute voix  secouée de spasmes.
Nous déjeunons sous la tonnelle où pendent des grappes de raisin blanc d’une taille spectaculaire. Les grains gonfleront encore et attireront les guêpes. Celles qui rôdent sont plus intéressées par le miel de mon yaourt que par les grains durs et verts. Quelques sarments dépassent, les feuilles font des ombres intéressantes sur le mur rouge sombre. Les tours des fenêtres blancs laqués font un ensemble joyeux. Un jeune citronnier pousse dans la cour et un olivier dans un gros bidon fera peut être un bonsaï. D’une poterie s’échappe une liane qui monte rejoindre la vigne. Le mur mitoyen est bordé d’une jardinière en ciment où le cep de vigne et une menthe anémique poussent. Il y a aussi un buisson envahissant qui mériterait d’être taillé.

Corfou – Paleokastritsa : promenade, grottes marines et baignades

p8100650-copie.1289652605.JPG

Nous avions prévu de louer un pédalo pour approcher de la grotte de Paléokastritsa. C’est trop tôt ! En revanche on peut faire un tour en mer dans une barque pour 10€ : visite de trois grottes et une demi-heure en mer.
J’embarque avec des Espagnols. Le spectacle des grottes est tellement magique qu’ils sont restés muets, ce qui est plutôt exceptionnel pour des Espagnols. Dans les grottes l’eau limpide prend des teintes turquoise lumineux, des éponges roses tapissent les rochers, dans une autre « Blue Eye » les poissons sont au rendez vous.
La plage Ampelaki, derrière le grand parking est plus sauvage que la plage principale. Les fonds sont aussi plus jolis à observer (c’est là qu’est installée l’école de plongée). Mon masque est resté dans la voiture, je nage avec circonspection pour ne pas rider la surface de l’eau et surveiller les oursins et les rochers tranchants. Dernière baignade à la Main Beach. Je regarde avec amusement l’embouteillage des pédalos à l’entrée de la grotte.

Ali Pacha – Alexandre Dumas – Phébus libretto

Voyager pour Lire/Lire pour voyager

Lire à Corfou

alipachajpg.1283259511.jpg

Ce n’est pas un gros roman historique comme Le Comte de Monte-Cristo, d »ailleurs il est sous-titré chronique historique. Recueil d’articles que Dumas publia dans un journal napolitain l’Indipendente en 1862 il correspond à la collaboration de Dumas à l’épopée garibaldienne et à l’unité italienne. Dans la foulée, Dumas fut sollicité pour soutenir l’indépendance grecque et albanaise.

J’ai ouvert cet ouvrage juste après avoir lu des extraits du  Journal de Céphalonie de Byron et j’y ai trouvé  des réponses aux questions que je me posais : Qui étaient donc ces Souliotes que Byron avait enrôlés? Quel rapport entre l’Indépendance grecque et celle de l’Albanie? Comment les Ottomans gouvernaient-ils la Grèce?

Avec le brio du conteur, Dumas, le contexte s’anime, les caractères s’affirment. Ali-Tebelen, pacha de Janina, plus bandit qu’administrateur n’hésite pas à défier le pouvoir ottoman.

J’ai lu ce livre à Corfou devant les crêtes albanaises toutes proches qui barraient l’horizon, je me suis laissé emporter par ces aventures

Le Voyage en Grèce – H. Duchêne – Bouquins (iles ioniennes)

Voyager pour Lire/Lire pour Voyager

Lectures ioniennes

le-voyage-en-grecejpg.1283258061.jpg

Le gros « Bouquins » m’a déjà accompagnée pendant de longues semaines au cours de nos vacances en Grèce continentale, dans le Dodécanèse et dans la Mer Egée. Pour un livre broché, sa couverture a drôlement bien résisté aux épreuves de l’empaquetage des valises, de la plage et de divers mauvais traitements. Lourd à emporter en voyage? Ses 1140 pages promettent de belles lectures, son index géographique, ses cartes, ses biographies et son glossaires sont tout aussi utiles!Le Voyage en Grèce et l’Odyssée ont presque suffi pour un mois!

Céphalonie, Ithaque, Corfou après Venise, j’étais partie avec des a-priori vénitiens, je pensais trouver des chevaliers, des Croisés, des Capitaines, la Bataille de Lépante….j’imaginais aussi des images antiques. Et bien pas du tout! la bibliographie m’a réservé une surprise : je me suis trouvée propulsée au début du 19ème siècle avec Chateaubriand, Lord Byron avec son Journal de Céphalonie et de fil en aiguille j’ai lu des auteurs que je ne connaissais pas comme Trelawny dans les Derniers jours de Shelley et Byron, Emerson…Et voilà que je découvre les guerres d’indépendance grecque dans un contexte géopolitique que j’ignorais. Je savais les îles ioniennes vénitiennes mais j’ignorais que cette domination ait pris fin avec l’épopèe napoléonienne et qu’ensuite elles furent l’enjeu de l’équilibre des puissances françaises, britanniques  mais aussi russe et turques… et cet éclairage m’a offert d’autres prespectives de lectures!

Ithaque avec Homère, certes mais aussi avec Schliemann , les passages de son journal sont extrêment pittoresques. Chance ou bluff? A sa descente de barque, Schliemann trouve un meunier qui lui loue son âne et qui lui raconte l’Odyssée à sa manière. Avec l’aide du meunier et d’autres habitants l’archéologue trouve le palais d’Ulysse, identifie le port de Phorkys et les divers lieux homérique. qaund on pense qu’un siècle et demi plus tard les spécialistes discutent encore pour identifier l’île actuelle d’Ithaque et l’Ithaque homérique?

Moins de surprise au 20ème siècle : Durrell, bien sûr, Lacarrière, Kazantzaki.

C’est l’Ithaque de Cavafy qui conclue le volume : ce poème m’a poursuivie, je le cherchais depuis si longtemps et il arrive juste à point, à Ithaque!

Scènes de vie villageoise d’Amos

Voyager pour Lire/Lire pour voyager

scenes-de-vie-villageoisem33129.1283167598.jpg

De ce roman – ou recueil de 8 nouvelles – se dégage un sentiment de nostalgie.

Tchékov? La Cerisaie, pourquoi pas?

Tel-Ilan, village fondé par des pionniers a perdu son dynamisme, ses habitants ont vieilli, les fermes sont délaissées et seule paraît active la spéculation immobilière, les magasins de bibelots, de meubles asiatiques destinés aux résidences secondaires des citadins. »La Provence en Israël!…la Toscane » s’enthousiasme l’homme d’affaire dans la nouvelle « les héritiers« .les enfants de spionniers ont bien vieilli, ils n’ont plus d’illusions. L’esprit pionnier s’est dilué. Seules restent les récriminations de Pessah, octogénaire,ex-député ; qui se souvient des querelles entre les différentes tendances du sionisme socialiste et marxiste? Amertume du vieil homme. Fatigue des femme. Pas d’enfants, seul l’agent immobilier a deux filles, mais elles sont en colonie de vacances. Kolbi, adolescent,est amoureux de la bibliothécaire qui accuse le double de son âge – amour sans espoir.

Qui est-ce qui sape les fondations de la vieille ferme, dans la nouvelle Creuser? Autre maison promise à la démolition dans Perdre

De l’esprit des pionniers il ne reste que les chansons anciennes qui réunissent périodiquement une trentaine de villageois…

Constat  de la fin d’un monde. Israël , que nous voyions comme le pays du kibboutz, du socialisme, a perdu son rêve, s’est urbanisé, le solcialisme s’est dissous, perdues les illusions et l’enthousiasme? La dernière nouvelle Ailleurs, dans un autre temps parle de moustiques, de marais à assécher comme dans les anciens temps, ailleurs? ou peut être du temps des premiers villageois.

La Femme à sa fenêtre d’Amos oz

Lire pour Voyager/Voyager pour lire

Invitation au Voyage et à la Lecture

Ce n’est pas le titre d’un livre. C’est un discours prononcé par l’auteur Israélien à la réception d’un prix littéraire à Madrid. Ce texte a circulé , à propos de la polémique autour du boycott des auteurs israéliens au salon du livre, il y a quelques mois.A propos d’un autre boycott, au cinéma cette fois-ci, je me suis souvenue de ce texte. Coïncidence je viens de lire les Scènes de vie villageoise qui est sorti récemment

Par ailleurs, je suis une fidèle lectrice d’Amos Oz.

La femme à sa fenêtre
Amos Oz
Traduction : Gérard pour La Paix Maintenant

« Si vous vous payez un billet d¹avion et vous rendez dans un autre pays, vous pourrez voir les montagnes, les palais et les places, les musées, les paysages et les sites historiques. Si la chance est de votre côté, vous aurez peut-être l¹occasion de discuter avec quelques habitants de là-bas.
Après quoi, vous rentrerez chez vous, avec une collection de photographies et cartes postales.
Mais si vous lisez un roman, vous vous payez en réalité un billet d¹entrée dans les labyrinthes les plus secrets d¹un autre pays et d¹un autre peuple.
Lire un roman, c’est s’inviter au domicile d¹autres gens et visiter tous ses recoins.
Touriste, peut-être aurez-vous l¹occasion de vous trouver dans une rue quelconque, de contempler une maison du vieux quartier de la ville et d¹apercevoir une femme qui regarde par la fenêtre. Puis, vous tournerez les talons et poursuivrez ton chemin.Lecteur, vous ne contemplerez pas seulement cette femme à sa fenêtre, vous serez avec elle, dans sa chambre, voire dans sa tête.Quand on lit un roman d¹un autre pays, on se trouve en réalité invité dans le salon d¹autres gens, dans la chambre de leurs enfants, dans la pièce où ils travaillent, et même dans leur chambre à coucher. On visite leurs douleurs secrètes, leurs réjouissances familiales, leurs rêves.C¹est pourquoi je crois que la littérature peut jouer le rôle de pont entre les peuples. Je crois que la curiosité est une valeur morale. Je crois que la capacité de se représenter l¹autre est un vaccin contre le fanatisme. La capacité de se représenter l¹autre ne fait pas seulement de vous un meilleur homme d¹affaires, un meilleur amant ; elle fait de vous un être humain encore plus humain.La tragédie israélo-palestinienne est, en partie, l¹incapacité de nombreux d¹entre nous, juifs comme arabes, de nous représenter l¹un l¹autre. Se le représenter vraiment : avec ses amours, ses angoisses, sa colère, ses passions. Il y a entre nous trop d¹hostilité et pas assez de curiosité.Les Juifs et les Arabes ont quelque chose en commun : tous deux, dans le passé, ont subi la violence de l¹Europe. Les Arabes ont été victimes de l¹impérialisme, du colonialisme, de l¹exploitation, de l¹humiliation. Les Juifs ont été victimes de la persécution, de la ségrégation, de l¹exil, et pour finir, de l¹assassinat d¹un tiers du peuple juif.On aurait pu se dire que deux victimes, de surcroît deux victimes du même persécuteur, auraient développé entre elles une sorte de solidarité. A notre grand regret, les choses ne se passent pas ainsi, ni dans les romans, ni dans la vie. Au contraire : les conflits les plus durs sont souvent ceux qui opposent deux victimes d¹un même persécuteur. Deux enfants d¹un père violent ne s¹aiment pas obligatoirement. Souvent, chacun voit en l¹autre l¹image du parent tortionnaire.Telle est la situation entre les Juifs et les Arabes au Proche-Orient. Les Arabes voient en les Juifs les nouveaux Croisés, un nouvel avatar de l¹Europe colonialiste. Les Juifs voient en les Arabes une réincarnation de leurs persécuteurs d¹hier : les auteurs des pogroms nazis.Cette situation fait porter à l¹Europe une responsabilité particulière dans la solution du conflit israélo-arabe. Au lieu de pointer un doigt accusateur en direction de l¹un ou l¹autre des côtés, les Européens feraient mieux d¹apporter sympathie, compréhension et aide à ces deux côtés. Vous n¹avez plus à choisir entre être pro-palestiniens ou pro-israéliens. Vous devez être pour la paix. La femme à sa fenêtre pourrait être une Palestinienne à Naplouse ou une Israélienne à Tel Aviv. Si vous souhaitez contribuer à faire advenir la paix entre ces deux femmes à leur fenêtre, vous feriez bien de lire davantage sur elles. Lisez des romans, mes amis. A travers eux, vous en apprendrez beaucoup. Il serait bien aussi que ces deux femmes se lisent l¹une l¹autre. Ne serait-ce que pour savoir ce qui, chez l¹autre femme à sa fenêtre, fait naître la peur, la colère ou l¹espoir.Je ne suis pas venu ici ce soir pour vous dire que la lecture des livres changera le monde. Mais je vous dis, et j¹y crois vraiment, que la littérature est l¹un des meilleurs moyens de comprendre qu¹au bout du compte, toutes les femmes à toutes les fenêtres ont un besoin urgent de paix.Je voudrais remercier les membres du jury qui m¹ont décerné ce magnifique Prix du Prince des Asturies. Merci, et que la paix soit sur vous. »Amos OzPar delà la dimension politique, je trouve que c’est une des plus belles invitations à la lecture pour les voyageurs.

Invitation au voyage: Ithaque de Constantin Cavafy

Quelle est la plus belle invitation au voyage que celle de Cavafy?

j’ai cherché longtemps les poèmes de Cavafy

Et voici que j’ai trouvé par miracle Ithaque alors même que nous nous trouvions à Ithaque

p7280384-copie.1283000078.JPG

Quand tu prendras le chemin vers Ithaque
Souhaite que dure le voyage,
Qu’il soit plein d’aventures et plein d’enseignements.
Les Lestrygons et les Cyclopes,
Les fureurs de Poséidon, ne les redoute pas.
Tu ne les trouveras pas sur ton trajet
Si ta pensée demeure sereine, si seuls de purs
Émois effleurent ton âme et ton corps.
Les Lestrygons et les Cyclopes,
Les violences de Poséidon, tu ne les verras pas
A moins de les receler en toi-même
Ou à moins que ton âme ne les dresse devant toi.

Souhaite que dure le voyage.
Que nombreux soient les matins d’été où
Avec quelle ferveur et quelle délectation
Tu aborderas à des ports inconnus !
Arrête-toi aux comptoirs phéniciens
Acquiers-y de belles marchandises
Nacres, coraux, ambres et ébènes
Et toutes sortes d’entêtants parfums
– Le plus possible d’entêtants parfums,
Visite aussi les nombreuses cités de l’Égypte
Pour t’y instruire, t’y initier auprès des sages.

Et surtout n ‘oublie pas Ithaque.
Y parvenir est ton unique but.
Mais ne presse pas ton voyage
Prolonge-le le plus longtemps possible
Et n’atteint l’île qu’une fois vieux,
Riche de tous les gains de ton voyage
Tu n ’auras plus besoin qu’Ithaque t’enrichisse.
Ithaque t’a accordé le beau voyage,
Sans- elle, tu ne serais jamais parti.
Elle n’a rien d’autre à te donner.
Et si pauvre qu’elle te paraisse
Ithaque ne t’aura pas trompé.
Sage et riche de tant d’acquis
Tu auras compris ce que signifient les Ithaques.

Céphalonie, Ithaque : Lire Homère sous un olivier

Voyager pour Lire/Lire pour Voyager

quel livre emporter dans les Iles ioniennes?

p7250332-copie.1282983257.JPG

Quand je (re-)lis l’Odyssée, je retrouve l’âme de l’enfant qui redemande la même histoire le soir avant de se coucher, qui la connaît mais ne s’en lasse pas, qui attend son épisode favori, qui découvre un détail passé inaperçu, qui se réjouit d’une expression favorite comme « les mots ailés« …

Je suis  au bord de la magnifique plage de Filiatro, à Ithaque, j’ai nagé dans l’eau claire et paisible du petit fjord, nous avons déjeuné de souvlakis, je sirote mon café frappé sous un olivier. Je sors l’Odyssée et j’oublie la sonorisation de la taverne. je suis Ulysse aux Enfers…

Je lève les yeux et imagine les personnages se mouvoir dans ce décor précis.

Chant XI : Ulysse aux enfers rencontre les héros de la guerre de Troie Agamemnon raconte le meurtre de Clytemnestre, Achille s’enquiert de son fils Néoptolème, Ajax , toujours jaloux à cause des armes d’Achille, fait la gueule …passent en revue Tyrin Antiope, Alcmène, Epicaste, Chloris que je ne connais pas. Découverte de toute une mythologie beaucoup plus riche que je ne le soupçonnais.

Le chant XII raconte les épisodes plus connus des Sirènes, de Charybde et Sylla, des troupeaux du soleil. Ces aventures se déroulent sur l’autre rive du côté de l’actuelle Italie et de la Sicile. Le monde grec était alors plus étendu qu’aujourd’hui mais toujours avec le décor des oliviers de la rocaille…

C’est au chant XIII que les Phéaciens transportent Ulysse endormi au port de Phorkys, la plage Dexia, et les chants suivants nous serviront de guide dans notre visite d’Ithaque