Moules et Sel – visite guidée d’une saline

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Après avoir acheté 1 kg de moules au Port du Bonhomme, nous regagnons la route principale pour acheter du sel. La Bonne Pogne a un vaste parking un peu à l’écart de la route avec une petite boutique dans l’ancienne salorge ou je prends un kilo de gros sel et deux petits sacs de sel aromatisé »piccolo » aux saveurs italiennes.

Cabane à sel et girouette

16 heures, visite commentée de la saline. Ce n’est pas ma première visite de marais salants emais à chaque occasion j’apprends quelque chose de nouveau. Le vocabulaire m’enchante. A Noirmoutier les travailleurs du sel sont des sauniers, paludiersà Guérande.

le circuit du sel dans le marais

Notre guide présente les outils du saunier : l’ételle est une raclette à long manche. Elle sert à râcler l’argile au fond des œillets (bassins rectangulaires) et à  entretenir les petites levées d’argile sur lesquelles il se déplacera quand il nettoie le marais salant pendant l’hiver . L’ételle sert également à décoller la couche de sel déposée au fond. Chaque œillet  possède une petite plateforme en demi-lune sur laquelle on accumulera le sel très blanc, presque une pyramide blanche.

Avec sa brouette, le saunier transfère le sel sur un grand tas sur une bâche plastique qui s’appelle le mulon. Autrefois, le sel était stocké dans la Salorge

La lousse perforée de trous est utilisée pour la récolte de fleur de sel qui cristallise en surface si le temps est ensoleillé et venteux. La fleur de sel requiet des conditions météos particulières. On la dépose sur des plaquettes rectangulaires de bois où elle sèche. La fleur de sel n’a pas toujours eu un intérêt économique pour les sauniers. C’est seulement récemment qu’un grand cuisinier l’a mise à la mode comme exhauster de goût. Elle serait aussi riche en calcium, magnésium, et potassium.

 

Encore un vocable mystérieux : la Loire (rien à voir avec le fleuve). C’est le bassin qui garde l’eau de mer avant qu’elle n’effectue son circuit dans la saline. L’eau vient par l’étier qui n’est pas une rivière naturelle mais un canal creusé par la main des hommes. L’étier est tellement tortueux que je l’avais imaginé naturel.

 

 

 

 

 

 

 

Promenade à la Guérinière et au Bois des Elloux

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La Guérinière Grande Plage et la dune

Les plages de la Guérinière sont associées à Agnès Varda. Peut être à cause de l’exposition visitée au Musée de la Guérinière. CLIC

Voiture garée à La Plage de la Cour. Marée descendante, la plage est déjà dégagée avec quelques baigneurs. Un bateau de pêche se balance non loin. Le sentier côtier passe dans la dune entre des ganivelles et les jardins fleuris des maisons basses blanches aux volets bleus tapies dans une végétation verdoyante.

la Guérinière maisons et yuccas

Je marche ensuite sur une corniche pavée puis cimentée, marche plus facile que sur le sable sec. J’avance à grands pas et dépasse la Cale des Perles (la plage de mes baignades à notre séjour précédent).

Travaux sur la digue

Juste après les trois bunkers un énorme pelleteuse orange s’attaque à la corniche. Une tempête hivernale a fait une brèche. On colmate, on protège, on cimente.  Cela ne fait pas mon affaire, je sui rejetée sur la route. La D95 est passante, j’ai hâte de retrouver la corniche en passant par la Rue de la mer : la digue surplombe la plage. Elle a été rénovée, consolidée. Les propriétaires des maisons s’abritent derrière de hautes vitres ou des murs de pierre de 2 m de haut. Cela sert à quoi d’avoir une maison « avec vue sur mer » si on est forcé de se cacher derrière un si haut mur ? Après le parking de la Plage de la Coquette (ignorée par le GPS, c’est dommage j’aurais voulu que Dominique m’y rejoigne) le sentier quitte le bord de mer privatisé par un club de vacances qui a même colonisé la plage et le passage du sentier côtier. Le chemin longe un terrain clos par une palissade de genêts et bruyères, s’engage dans le Bois des Eloux : magnifique pinède sur des dunes assez hautes. Il faut bine surveiller les balises jaunes car le sentier fait des détours avant de nous conduire au sommet. Je goûte énormément la balade en forêt ombragée à l’heure de midi quand le soleil commence à taper.

De retour à la plage de la Guérinière je découvre les parcs à huitres avec de gros tracteurs qui s’activent au loin. Il y a aussi tout le peuple des pêcheurs à pied avec leurs outils, longues fourches à 4 dents, bâtons à crochets, pics pour décrocher les huitres.

J’ai trouvé au marché de délicieuse « mérines » (terrines de poisson) et des pêches parfumées et juteuses.

Sallertaine et le Moulin de Rairé

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Sallertaine : maisons vendéennes et roses trémières

Sallertaine est situé à une quinzaine de kilomètres du Gois après avoir traversé Beauvoir-sur-mer. Sallertaine a reçu le label Ville des Métiers d’Art : une trentaine d’artisans et artistes ont installé ateliers et boutiques. Le village est très fleuri et décoré. Les poteaux indicateurs sont  remplacés par de vieux vélos peints de couleur vive : orange, rose, violine et portent les écriteaux touristiques.

Sallertaine : église romane

Le village possède deux églises : la plus ancienne romane (1080) appartenait à un prieuré bénédictin qui a joué un rôle important en asséchant les marais et drainer de nouvelles terres agricoles. Elle fut agrandie en 1173 puis au XIVème siècle. Au XVIIème siècle les peintures murales sont badigeonnées de chaux, quatre baies sont agrandies. Au XVIIIème siècle 3 retables sont ajoutés. A la Révolution, l’église sert d’entrepôt.

Le culte est transféré à la grande église construite en 1910.

L’église romane sert de galerie d’exposition. J’ai été plus intéressée par l’art roman que par la peinture exposée. J’étais un peu gênée vis-à-vis de l’artiste qui cherchait à engager la conversation avec les visiteurs.

Sallertaine église romane : coupole

La coupole est remarquable, très haute. Le dépliant qualifiée l’architecture de style Plantagenêt. Les chapiteaux en calcaire très blanc sont d’une grande simplicité. Le porche roman très simple est orné de cordages et de tresses.

Les petites venelles sont bordées de maisons vendéennes blanches fleuries de roses trémières et de roses roses.

En quête de pain (le seul boulanger est en vacances) je trouve seulement une épicerie. Les restaurants sont bien tentants mais complets. Contrairement aux villages environnants où les boutiques ont disparu des centre-bourgs, à Sallertaine, on peut faire du lèche-vitrine chez la céramiste, la couturière qui propose de jolies robes fleuries, ou dans la maroquinerie….

Le Jardin de Vaulieu

Sallertaine : le jardin dans l’ancienne carrière

En centre-bourg, ce jardin a été aménagé dans une ancienne carrière. Occasion d’un peu de géologie. La Pierre de Sallertaine est un  calcaire Eocène(Lutétien) gréseux, fossilifère (gastéropodes et foraminifères) . On peu déduire de la stratification que le sédiment s’est déposé dans un milieu marin agité et trouver le sens du courant de dépôt. Ce jardin est très fleuri. Des espaces ont été aménagés pour des ateliers et des animations, on peut également pratiquer le canoë-kayak.

Au hasard de ma visite, j’entre dans la boutique d’une céramiste Terre d’ âmes. >la potière est très aimable. Son travail est d’une grande finesse ; Elle propose également des stages de cuisson raku hors saison, deux séances espacées d’une semaine.

Moulin de Rairé

Le Moulin de Rairé avec ses ailes de bois

Il est déjà 13 heures, 34°C au thermomètre. La chaleur est accablante et je dois arrêter mon exploration des ateliers d’artisans. Nous pique-niquons dans le parking herbu et ombragé du Moulin de Rairé qui se trouve à 2.8 km de Sallertaine. Isolé dans le marais. Le moulin est accompagné de plusieurs bâtiments avec des expositions et même un alignement de menhirs.

La visite commence à 14 heures.

En introduction, une vidéo raconte la dernière révision du moulin. Construit en 1555, il y a près de 500 ans, il n’a pas cessé de moudre de la farine. Seul changement notable : en 1864 on a remplacé les voiles par des ailes de bois réglables, un peu comme des éventails. De temps en temps, il faut remplacer certaines pièces qui s’usent. La prochaine révision est prévue dans 60 ans ! A l’occasion de cette vidéo, j’apprends un nouveau mot Amoulangeur qui désigne le charpentier de moulins. La machinerie d’un moulin à vent est hautement sophistiquée. Le meunier du moulin de Rairé qui est également amoulangeur, vient à notre rencontre et nous invite à grimper au premier étage.

Moullin de Rairé :Engrenages

Ses premiers mots : « il n’y a pas de vent, aujourd’hui, le moulin est à l’arrêt » . pas de moteur au Moulin de Rairé, la seule force motrice est le vent qui détermine tout. A l’extérieur les nombreuses girouettes indiquent la direction du vent. Il y en a même à l’intérieur du moulin : de petites plaquettes de bois.

« Veiller au grain » est une expression courante semblant venir de la meunerie, mais surtout du domaine maritime ou le grain est une tempête violente imprévisible.

Le grain est moulu entre deux meules de pierre dont un est fixe et l’autre mobile. Les meules sont en silex de La Ferté-sous-Jouarre, de la meilleure qualité.

Nous découvrons les engrenages. La plupart sont en bois. Les dents sont en bois de cormier, arbre devenu rare depuis que le remembrement a fait disparaître les haies. Certaines pièces sont métalliques. L’association bois/métal confère de la souplesse au mouvement. En plus des mécanismes moteurs des meules, de nombreuses pièces améliorent le travail du meunier comme le régulateur qui assure la régularité du mouvement qui peut prévenir le meunier si les ailes s’emballent « meunier tu dors, ton moulin va trop vite ! » .

Le meunier du moulin de Rairé

Autrefois le grain était moulu en permanence, de jour comme de nuit. Maintenant le moulin ne tourne plus que le jour. Sa production est minime : un quintal par jour, alors que les minoteries industrielles fabriquent des tonnes et des tonnes. C’est un rendement d’un autre temps : du temps où il n’y avait pas de routes dans le marais et qu’il fallait deux heures pour rejoindre Sallertaine en barque par les canaux.

Le moulin  est plutôt un monument patrimonial qu’il convient de garder vivant comme témoignage historique. Tant de générations se sont succédées et le meunier est très fier de nous dire que la relève est assurée : son fils ! La production du moulin est commercialisée : des farines d’agriculture biologique moulues artisanalement sont vendues ; elles ne se conservent pas forcément, il est conseillé de les congeler.

Le travail le plus pénible serait d’acheminer des sacs de 100 kg de grain. Le problème est résolu par un système de chaînes, de sangles et de poulies. Les trappes s’ouvrent toutes seules à la montée. Le grain s’ »enfourne dans la trémie d’alimentation. Sophistiqué et délicat : un simple geste permet de faire tourner le tout pour présenter les ailes au vent ;

Pour terminer la visite : une belle crêpe cuite sous mes yeux.

Il y aurait beaucoup à voir dans les expositions des bâtiments annexes mais il fait très très chaud, 34°C et beaucoup plus dans la voiture, nous préférons écourter ;

 

 

Passage du Gois, le dimanche matin

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Ce dimanche matin, horaire idéal . Basse mer 10h35 – coefficient de marée 87.

A 9h30 nous sommes à l’entrée de la chaussée submersible que j’emprunterai à pied. Dominique attend dans la voiture,  nous nous rejoindrons sur le continent.

Le dimanche, nous ne sommes pas seules. La circulation est très dense. Les pêcheurs à pied ont aligné les voitures le long de la route. Armés d’une pelle, d’un râteau, d’un panier métallique, ils ramassent des palourdes. D’autres ont un petit pic pour détroquer les huitres sur les rochers.

Je m’amuse à faire des photos. Ce n’est pas si facile. Eviter les voitures, celles qui pourraient me renverser, celles qui s’interposent. Chercher des sujets. J’avais envie de reflets, des silhouettes des pêcheurs à pied au travail. Photographier les refuges : un vieux vélo est adossé. Sur un autre refuge s’est massé tout un club de cyclistes habillés aux couleurs du club. Leurs vélos sont entassés, ils forment une pyramide. J’ai loupé la photo, une voiture est passée. Il y a vraiment trop de monde, trop de trafic.

Noirmoutier en l’île – le Bois de la Chaize – le Vieil

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Noirmoutier-en-l’Île Château

Notre gîte est situé à 1.5 km du Centre-bourg et 800 m de la plage de la Clère. Après avoir acheté les courses de base à l’Intermarché de La Guérinière nous allons compléter dans les boutiques du village.

Sous le soleil, le Château offre son meilleur aspect.

A notre premier voyage, l’église était sous les échafaudages, je la découvre donc aujourd’hui. Elle me semble plus grande et plus claire que je ne m’y attendais.

Noirmoutier-en-l’Île église Saint Philbert

Dédiée à Saint Philbert(mort en 690), elle a subi les ravages des Sarrazins (732) des Vikings(836) et plus tardivement des Hollandais (1674) et désaffectée à la Révolution. Cette visite résume l’histoire de l’Île . Le dépliant décrit les différentes œuvres d’art, retables et statues (1822-1824) et l’ ex-voto (maquette dans une vitrine) et tableau de la Pêche miraculeuse. J’ai surtout aimé la crypte (VII ème siècle).

Même après notre précédent séjour, il reste des découvertes à faire ici !

Visites plus prosaïques dans les belles boutiques de la rue piétonnière : charcuterie-traiteur luxueux, et très belles boulangeries. Le luxe ! je commence à me repérer dans les places de la ville : la place du marché (mardi, vendredi, dimanche), une petite place avec des terrasses de cafés et restaurants et la grande Place d’Armes à proximité du Château, de l’Eglise et du Musée Jacobsen.

Plage des dames

J’irai me baigner sur « notre » plage, la Plage de Clère à 600 m du gîte. Comme je nage seule et que début juin, les plages ne sont pas surveillées, je préfère prendre mes marques, c’est plus sécurisant.

l’Estacade du bois de la Chaize

En attendant nous nous retrouvons au Bois de la Chaize qui est un des points remarquables de l’Île avec sa jolie plage des Dames, son estacade, ses belles villas Second Empire. Cette jetée construite en 1885permettait aux estivants d’arriver de Pornic en bateau. Sur l’estacade les pêcheurs remontent de petits carrelets avec chaque fois de minuscules fritures.

De très beaux arbres, principalement des chênes verts ombragent la pente. La promenade conduit à une sorte de grotte (fermée) ; des sentiers conduisent à la très petite crique : l’Anse rouge dominée par une tour :la Tour Planier.

L’anse Rouge et la Tour

Par des impasses j’arrive enfin à une plage plus grande La plage des Souzeaux personne sur le sable mais le silence est troublé par des artisans qui terminent les derniers travaux dans les villas avant l’arrivée des juillettistes. En continuant dans les villas on rejoint la Plage de la Clère.

Le Vieil

L’après-midi, nous continuons la promenade le long de la côte en suivant les Dunes du Vieil puis dans les petites maisons blanches et fleuries du Grand Vieil et du Petit Vieil.

 

Viva Varda ! Cinémathèque

Exposition temporaire jusqu’au 28 janvier2024

Cette grande exposition se tient au 5ème étage de la Cinémathèque dans le Parc de Bercy, prendre son temps pour admirer le bâtiment de Frank Gehry (1994) et s’il fait beau flâner dans le parc.

On entre dans la 1ère section qui présente des portraits et autoportraits de Varda dont on a un peu oublié les images de jeunesse tant la dame à la coiffure bicolore est encore présente dans nos mémoires. 

Les 7 familles d’Agnès la met en scène avec ses familles de Théâtre au Festival d’Avignon, dont elle était la photographe, rue Daguerre qu’elle a abondamment photographié et filmé, en compagnie de cinéastes, Demy, bien sûr mais aussi Godard. Amusant de chercher et trouver (ou pas) les visages de Piccoli, Samy Frey, Depardieu tout jeune, Brigitte Bardot, Sylvia de Monfort, Noiret…et tant d’autres qui ravivent tant de souvenirs. 

Curieuse du monde rappelle un aspect de son œuvre que j’avais oublié : ses films des Back panthersles Murs peints de Californie, Cuba, Chine,et même Madonna interviewée…

Féministe, joyeuse : L’une chante et l’autre pas est un grand souvenir des années 70, figures de Delphine Seyrig, de Valérie Mairesse, Giselle Halimi . projeté sur un mur la réception de sa palme d’or d’honneur à Cannes et la manifestation d’actrices, réalisatrices pour entendre son discours où Varda expose les chiffres ahurissants  : seulement à ce jour deux femmes palmées et encore pour Varda une palme d’honneur pour l’ensemble de sa carrière et Jane Campion a dû partager la sienne avec un réalisateur-homme. 

J’avis choisi la date de notre visite en fonction de la rétrospective : justement dans la salle Franju se joue Les Glaneurs et la Glaneuse dont j’avais raté la sortie et que j’ai vu avec énormément de plaisir

Du temps de Millet glaneurs et glaneuse se baissaient et amassaient les épis après la moisson. Mais ce sont plutôt des glaneurs de patates que Varda a rencontrés. Société d’abondance qui jette par tonnes les pommes de terre hors calibre, trop grosses, en forme de cœur.Société de misère qui ramasse, Varda donne la parole à ceux qui ramassent pour manger tout simplement. La parole à ceux qui ne l’ont jamais. 

Dans les vignes et les vergers, on ne glane pas, on grappille les pommes laissées sur l’arbre, les tombées, les trop petites, les trop grosses. Dans les vignes, grappillage aussi après la vendange, dans les vignes délaissées non cueillie.

Un avocat en robe rappelle le Droit : le Droit prévoit glanage et grappillage, prévoit les dates, les horaires. Oui c’est légal, prévu par le Code.

Glanage urbain aussi. Fin de marchés, dans les cageots pour les miséreux, mais pas que. Rencontre d’un homme droit dans ses bottes, salarié, intégré qui fait les poubelles par devoir militant. Scandale de ces poubelles de supermarchés pleines de victuailles encore bonnes que certain arrosent d’eau de Javel pour interdire de les consommer. Depuis la sortie du film (2000) c’est maintenant interdit.

Glanage d’objets, ou plutôt accumulation de ce qui pourrait encore servir et qui est abandonné dans la rue. Encore un avocat en robe pour dire le Droit de la propriété de ces objets abandonnés : détournement sympathique de ces objets : collection de frigos devenus œuvres d’art.

Quel joli enchaînement que ce frigo plein de figurines, play-mobiles casqués, manifestation ouvrière enfermée monté juste avant une vraie manif avec drapeaux rouges dans les avenues parisiennes. Un des intervenants de la Table ronde nous fait remarquer ce montage marabout-bout-de-ficelle-selle de cheval…. la manif arrive à Denfert Rochereau, il y a un lion de bronze, lion de pierre d’Arles….Il faut avoir vu le film un bon nombre de fois pour remarquer comment Varda a glané des images sans aucun rapport évident et avoir donné du sens au montage.

mais j’anticipe sur la Table Ronde réunissant quatre spécialistes Nathalie Mauffrey, Sylvain Dreyer, Antoine Compagnon et Pierre-Antoine Burquin. 

Curieusement Antoine Compagnon est surtout venu en tant que spécialiste des chiffonniers du XIXème siècle. Chiffonniers, biffins, ancêtre de ces glaneurs du XXIème siècle. Coïncidence? La rue Mouffetard était le rendez-vous des chiffonniers et un des premiers films d’Agnès Varda est L’Opéra-Mouffe (1958)

les Glaneurs, on comprend, mais la Glaneuse? la Glaneuse c’est Varda, elle même, qui ramasse « au hasard? » des images et des objets pour les réunir au montage. Occasion de mentionner le concept de Cinécriture ou de Roaddocumentary . Des camions, des camions, sur l’autoroute. Quel autre cinéaste s’arrêterait aux camions, encore de ces objets triviaux qui n’ont rien à faire au cinéma…

Et j’ai oublié ses films les plus célèbres : Cléo de 5 à 7 (1962) Sans Toit ni loi(1985)  Visages-villages (2018)..

Une après-midi bien remplie!

la Guérinière : Le Musée des arts et des traditions de l’île invite Agnès Varda

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La Guérinière : Musée des Traditions

Situé sur la place de l’église, en face de la Mairie, la maison traditionnelle à un étage ne paie pas de mine de l’extérieur. Pourtant la visite sera longue. Les 9 salles contiennent une foule d’objets et des panneaux intéressants. Du 22 avril au 15 novembre 2023 se tient une exposition Agnès Varda à La Guérinière que j’ai beaucoup appréciée.

La première salle raconte l’Histoire de Noirmoutier illustrée avec des cartes anciennes et des photographies d’époque. La deuxième salle Marines et Exposition Agnès Varda

Marines : maquettes, bateaux en bouteilles, coffres de marins…

Un coin présente la pêche et ses instruments traditionnels : une barque bleue centenaire et tout le matériel pour la pêche à pied. A propos, savez-vous ce qu’est une Gorbille : c’est le seau en bois qui se porte en bandoulière pour la pêche à la crevette.

Pêche à la sardine à l’Herbaudière et conserverie rachetée par Cassegrain en 1900

Agnès Varda (1928 – 2019)

photographie jean Vilar au Festival d’Avignon 1948 puis crée Tamaris-film en 1954 et réalise 36 films. Elle préfère se définir comme « « artiste visuelle ». Jacques Demy venait à Noirmoutier à vélo de Nantes dans les années 50 et a voulu lui faire connaître l’île. Ils font l’acquisition d’un moulin à La Guérinière en 1962. Elle y tourne en 1965 Les Créatures avec Catherine Deneuve et Michel Piccoli au Bois de la Chaize et en 2000 les Glaneurs et la Glaneuse.

Les œuvres exposées au Musée sont :

Les Cabanes de Noirmoutier (2005-2006)

 Cinq photographies de Veuves (2005) ,

 Quelques veuves de Noirmoutier long métrage 70 minutes (2004)

Une installation :le Tombeau de Zgougou vidéo en boucle 3mn40 tumulus de terre végétal couvert de sable sur une musique de Steve Reich. Rendant hommage à sa chatte

les Cabanes m’ont beaucoup plu, j’ai recopié des citations de Varda

« Cabane, le mot-même, renvoie à des désirs d’enfance, à des désirs de toujours[…]faire cabane est une façon de se mettre à l’abri, et quand je fais cabane, je raconte quelque chose, je fais des cabanes dans des matières qui ont du sens comme la pellicule de film »

J’associe ces cabanes à celles, plus virtuelles et plus politiques, de Marielle Macé une de mes lectures coup de cœur de l’année. Marielle Macé est comme Demy originaire de la région. Quand je me promène dans le marais je pense à ces images.

Le musée des Arts et traditions est riche en outils et installations traditionnelles comme ces moulins à sassor petite éolienne à pales pour assécher les marais. Les planchettes de bois ont des dénominations précises selon leur utilisation pour réguler l’eau des marais. Tous ces noms ont pour moi une poésie inédite.  

Bien sûr les habits traditionnels, les coiffe et leur évolution ont aussi du charme. Sans parler des meubles, de l’atelier du sabotier, de celui de l’ébéniste…

Je n’aurais jamais imaginé toute la richesse de ces collections !

Le passage du Gois et le pays de Bouin

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le passage du Gois

Pour tenter l’aventure du passage du Gois, il nous a fallu attendre la fin de la semaine. Le jour de notre arrivée, une course Les foulées du Gois bloquait le passage, ensuite les horaires étaient malcommodes. Aujourd’hui : basse mer à 10h 08  la route est dégagée de 9h10 à midi. Dominique a réservé une table au restaurant panoramique et chic Le Relais du Gois.

Les voitures sont très nombreuses sur la route, peu atteindront le continent. La plupart sont celle des pêcheurs à pied qui profitent de l’aubaine. Les huitres ont colonisé les pierres sur le bord de la chaussée, il suffit de se baisser pour les détroquer. D’autres vont plus loin munis de bêches et de paniers. Certains remplissent des bouteilles d’eau de mer. Tous ces personnages se détachent à contre-jour sur la surface lisse et brillante de ka vase. Des silhouettes, des reflets, des flaques argentées.

Le Gois : Pêcheurs à pied

L’Equipement envoie des balayeurs pour enlever la boue. J’ai un peu peur des éclaboussures des véhicules qui me frôlent. Régulièrement des refuges sont prévus pour les étourdis qui se seraient laissé prendre par le flux. Certains ont des plateformes confortables. D’autres sont simplement des poteaux avec des barreaux métalliques. Peu pratique pour attendre des heures le reflux !

A pied il faut un peu moins d’une heure pour parcourir les 4.3 km de chaussée submersible.

Le gois – pêcheur à la ligne

Un pêcheur a son téléphone greffé à l’oreille. Autrefois, la pêche à la ligne était une activité silencieuse et méditative, silence relatif troublé par les chants des oiseaux, le clapotis de l’eau, le saut des grenouilles. Il y avait aussi un aspect convivial : pique-nique et bouteille de vin. Nostalgie….

Le Gois n’a pas toujours existé. L’accumulation des sédiments du fait de deux courants dans la Baie de Bourgneuf a construit un cordon surélevé. Ce n’est qu’en 1701 que ce passage a été documenté. Le pavage en dalles de ciment date de 1930, il a été recouvert ultérieurement de macadam.

Port de Bec – pontons chinois

A 11h nous sommes sur le continent, en face du restaurant Le Relais du Gois. Beaucoup trop tôt pour déjeuner. Nous partons explorer Beauvoir-sur-mer et Fromentine. Une petite route nous conduit à Port de Bec un port ostréicole important sur le Dain qualifié parfois de « port chinois » en raison de la centaine de pontons de bois sur pilotis.

Un restaurant sympathique Le Mordeau attire notre attention : deux terrasses extérieures dont une couverte ; par un auvent de bois, et à l’avant, la proue d’un navire avec la cabine de pilotage. Carte très variée : le menu du jour 13€90 comprenant entrée, plat, dessert et café mais aussi des moules sous toutes les variantes, des plats de fruits de mer ou des assiettes d’huitres ainsi que des plats plus sophistiqués comme « blanquette d’encornets aux crevettes » ou « marmite de lotte ». Nous réservons une table en terrasse (et annulons par téléphone le Relais du Gois)

Bouin – éoliennes

En attendant nous suivons la route le long du littoral : installations ostréicoles de l’autre côté de passerelles, et un peu plus loin le parc éolien de Bouin :

Occasion d’en apprendre un peu plus sur ce Pays de Bouin que nous découvrons :

D’après un panneau sur site : Histoire du pays de Bouin

567 : un raz de marée fait périr toute la population de Bouin qui était une île

577 : retour de la population et construction de levées de terre

1715 à 1720 : une digue est construite pour enfermer le Polder du Dain

1940 : brèche dans la digue :  300 ha de polder se trouvent sous les eaux pendant 18 ans

1958 -1965 : reconstruction d’une nouvelle digue et nouveau polder.

Aujourd’hui Bouin se trouve sous le niveau de la mer à l’abri d’une digue de 14 km.

A propos des éoliennes : Utiliser la force du Vent

Autrefois le pays de Bouin comptait 14 moulins à vent. Pour les éoliennes mises en service en 2003 on note :

Rotor : 11 à 19 tours/minute

Vent de démarrage 4 m/s (14 km/h)

Vent d’arrêt : 90 km/h

Longueur d’une pale : 38,8m, longueur de la nacelle 10.3 m

En bas des éoliennes le GR (et la piste cyclable) rejoint Port de Bec (3.1 km) et se poursuis jusqu’au Gois (8 km) passant entre les blés déjà mûrs et les champs de tournesols encore petits. De temps en temps les grosses masses arrondies des figuiers rythment la promenade. Mauves vipérines, coquelicots fleurissent les abords des champs avec les ombelles des carottes sauvages. La taille des champs change avec celles de petits champs étroits de Noirmoutier.

Le temps se gâte, au restaurant les premières gouttes tombent. Nous avons choisi le menu du jour : salade composée maïs tomate, pommes de terre, moules et crabes, merlu à la sauce crémeuse et îles flottantes comme dessert. Roboratif, délicieux et vraiment pas cher ! heureusement que nous avions réservé, le restaurant refuse des clients.

Puisqu’il pleut nous rentrons à Noirmoutier par le pont. Il reste des fraises au stand du rondpoint . La dame n’en récolte qu’une cagette chaque matin.

 

 

L’Epine/La Guérinière

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A travers les Marais salants

Circuit « en passant par les moulins » 15.1 km 3h30 sur le Guide Nature balisage jaune

Avant de rejoindre le départ au port du Bonhomme nous faisons le détour par le stand de fraises. A 9h30, elles viennent d’être cueillies. Du rondpoint suivant au Port du Bonhomme 600m sur une route goudronnée tranquille. Je passe devant les boutiques-restaurants, dégustation d’huitre et arrive aux maisonnettes cimentées collées les unes aux autres. Au bout de la route : l’estran complètement dégagé. La mer est si loin qu’on ne la devine même pas. Dans Les installations ostréicoles, tables, j’observe le ballet des tracteurs qui tirent des plateformes et des bateaux métalliques à fond plat.

Le chemin qui mène à la Nouvelle Brille (1.3 km) est commun avec la piste cyclable au bas de la digue. J’aurais préféré marcher sur la digue mais le sentier n’existe pas et les chardons sont vraiment très touffus et piquants. A la Nouvelle Brille on peut aussi déguster des huitres ou en acheter. Le marais n’est pas joli-joli,, l’eau est verdâtre avec des algues vertes formant une mousse peu appétissante. La végétation est déjà desséchée, les chardons secs et jaunis, la vipérine et la moutarde des champs donnent un peu de couleur mais rien de passionnant.

Un sentier dans les chardons en haut de la digue permet de prendre de la hauteur et d’avoir plus de vue. A marée basse la vase est grise, il n’y a même pas de ruissellement, à peine une vieille épave. La digue en ciment plus basse porte une route. De loin on voit bien l’église de Noirmoutier ainsi que le château et ses poivrières. Après la Pointe de l’îlot, , le circuit coupe la route.

L’Epine : Marais salants Grande Mauve

Changement de paysage : on entre dans les marais salants. L’étier des Coëfs coule le long de la piste. La végétation est moins sèche ; des grandes mauves apportent leur touche de couleur.
Je retrouve le parcours balisé en bleu des « chemins de la mer et des marais » en suivant bien le jaune à l’entrée de l’Epine, je suis la Rue de la Forêt qui a de belles propriétés à l’ombre de grands arbres. La promenade continue dans le Bois des Eloux et traverse une belle pinède non loin du rivage. Les pins ont été plantés sur une dune, le sentier monte et descend, malheureusement je perds le balisage, arrive sur le sentier côtier, sablonneux et malaisé et préfère marcher sur la plage. Après plusieurs tentatives je retrouve le sentier de randonnée et le parking des Eloux où Dominique m’attend.

L’Epine : Bois des Eloux

J’ai refait la promenade quelques jours plus tard en veillant bien suivre les marques jaunes qui me mènent au bois des Eloux dans la dune et non pas sur la plage. Montées et descentes, je suis sur le « sommet » de cette île plate. Les arbres embaument, pins mais aussi arbousiers (pas d’arbouses) . Le sentier contourne par les bois un domaine fermé (Hôtel-club, peut-être?) et j’arrive à la mer sur une petite plage (parking) la Plage de la Coquette à La Guérinière. Dominique m’attendait au parking des Eloux. Récalcitrant, son GPS ne reconnait ni la Plage ni la rue de la Coquette. Comme ce n’est vraiment pas loin, je tente de la retrouver par la plage. Marée haute, pas de sentier côtier et la propriété que j’avais contournée par le bois interdit le passage. Je retourne dans le bois.

La Guérinière : Roses Trémières

Après la Plage de la Coquette le sentier côtier est bien tracé au dessus de l’eau. Il y a même un cheminement cimenté au ras des maisons fleuries qui rejoint les petite plages.

La Guérinière, promenade le long de la côte en corniche, le moulin de Both

Un joli moulin domine la côte. Les roses trémières sont fleuries. Je passe sous les batteries allemandes du Mur de l’Atlantique, bunker original parce que rond. Me voici arrivée à la Cale des Perles sur la Plage de la Cantine, je marche sur le sable puis rejoins la Plage de la Cour au niveau

 

 

Noirmoutier-en-l’île : Hôtel Jacobsen et Château

NOIRMOUTIER

Noirmoutier-en-l’île Château et remparts

L’Hôtel Jacobsen

C’est un Hôtel XVIIIème élégant construit sur la Place d’Armes.

Le Musée très contemporain ouvert en 2019 présente des collections de meubles et objets anciens, des écrans et beaucoup à lire sur l’histoire de Noirmoutier.

Salle 1 : La Mer : Les Echanges Exportations/Importations de Noirmoutier

Des vitrines présentent différents produits et font le bilan.

Exportations : Sel – sardines – Goémon (engrais de Noirmoutier) les cendres de goémon sont utilisées pour faire de la soude. Céréales et pommes de terre dès la fin du XVIII ème s.

Importations : Ardoises, Pierre (lest des bateaux) . Tuiles, Bois, Café, Thé, tissus

De jolies photographies anciennes,

Objets de marine : très bel encrier de voyage règle de marine en ivoire.

maison Jacobsen : pendule en bronze matelot noir

Un historien raconte sur une vidéo l’arrivée de Jacobsen en 1740.  Ce commerçant est très bien organisé, il tient avec soin ses livres de compte et y consignes bonnes comme les mauvaises affaires. Cet armateur possédait 5 ou 6 bateaux. Il ne néglige pas le commerce local : il tient une boutique et vend au détail. Il veut aussi faire des dessèchements comme aux Pays Bas.

Salle N°2 : Les Arts Décoratifs

Les thèmes maritimes et les références à l’Orient

Pendules en bronze :  Au Naufragé, Au matelot (1820) un homme noir porte une balle de coton sont une référence au commerce maritime, aux produits des colonies et aussi à l’esclavage

Porcelaines de Chine

Mobilier de bateau : secrétaire en acajou. La simplicité du mobilier est inspiré des Pays Bas.

Exposition : L’Egypte d’un Noimoutrin

A l’étage : on peut admirer les papiers peints veloutés (fin XVIIIème) imitant le damas des tentures, fabriqués par Jean Baptiste Réveillon.

La Chambre verte entièrement meublée est maintenue dans la pénombre : à travers une vitre, comme par effraction, et voir une malle de voyage recouverte de peau de phoque et un très élégant pot à toilette en faïence de Rouen.

Naissance du Phénomène balnéaire : illustré par des chroniques de presse, un film et des photographies de l’architecture balnéaire au Bois de la Chaize.

La forme d’une île témoigne de l’évolution du paysage. Le Gois : n’apparaît qu’au XVIIIème siècle , au XVII la baie de Bourgneuf s’est envasée et le passage est devenu praticable. Avec son relief très plat et ses polders, 60% de la surface de Noirmoutier se trouvent au-dessous-du niveau de la mer. Des mesures de protection doivent être entreprises pour éviter les catastrophes comme en 1978 la rupture de la digue Sébastopol ou en 2015 la brèche à La Guérinière. La solidarité et la culture du risque sont indispensables. Les plages doivent également être préservées par la construction d’épis et le clayonnage. Les dunes font aussi l’objet de mesures de protection.

 

Le Château :

Il se voit de loin avec ses deux tourelles pointues couvertes d’ardoise, il y a deux tours rondes en diagonales sans couverture. Il est d’ailleurs recouvert d’un enduit blanc pour se voir de loin et servir d’amer aux marins. Il m’a accompagné dans mes randonnées.

En 677 un monastère fut fondé et fortifié en 830 contre les Vikings. En 847, les Vikings incendient le monastère

Le château fut bâti par Pierre IV de Ganache en 1187. Il fut agrandi par Pierre V de Ganache et enfermé dans son enceinte.

1347, Noirmoutier passe aux Anglais, 1351 repris par les Français, 1458, invasion anglaise.

Le logis du gouverneur construit en 1690 servit de logis au gouverneur jusqu’à la Révolution puis de prison.

Dans la basse-cour un magnifique arbre , Cyprès de Lambert, a une taille impressionnante, il n’est pourtant pas si vieux il a été planté en 1939.

L’art contemporain est représenté par une baleine en tôle bleu Klein œuvre de Julien Vrignaud.

Au rez de chaussée le collectif de plasticiens Ayekan a installé une installation sonore Eidôlon : évocation du temps passé à Noirmoutier depuis les Dolmens de l’Herbaudière qui ont 6000 ans, le moyen âge et la Crypte de Saint Philibert. L’installation immersive consiste en une projection vidéo sur le mur et invite le spectateur à participer, toucher, faire vibrer. Je ne suis pas très sensible à ce genre de manifestation que les créateurs qualifient de Sieste immersive avec incantation et rythme lent. Je dispose de peu de temps pour la visite.

Dans les étages, peu de mobilier original. Que faire d’un château presque vide ? un lieu d’expositions didactiques avec nombreux panneaux à lire.

L’un des thèmes des l’Archéologie avec des possibilités de manipulations, de nombreuses explications. Passionnant pour les enfants un jour de pluie quand on ne peut pas aller à la plage….

Une salle est consacrée à la Révolution et aux guerres vendéennes. Un grand tableau montre la Mort du Général Elbée  général de l’armée vendéenne et le fauteuil sur lequel il a été fusillé en janvier 1794.