Orly/le Caire

PREMIER VOYAGE EN EGYPTE 2002


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16 février 2002 : Orly 17h

Les formalités d’embarquement sont sécurisées. Des rubans élastiques délimitent des files. On présente à chaque étape son passeport. Le passage des portiques n’est plus une simple formalité. Mon sac sonne. Il me faut tout vider : mon  appareil photo, mon porte monnaie. En salle d’embarquement, je panique, le porte-monnaie n’est plus dans sa cachette! A la boutique Hors Taxe, c’est mon pull et les polaires que j’oublie. Enfin la carte d’embarquementest introuvable. Le voyage commence mal!

Corsair part à l’heure. Le vol durera 4 heures 20 .  De nuit on ne voit rien. Nous nous endormons. Nous arriverons relativement reposées  et surtout moins stressées.

A l’aéroport du Caire, le représentant d’Oriensce nous cueille à la sortie du premier couloir. Toutes les formalités de visas, change, douane et bagages se déroulent par enchantement.

Le taxi traverse Héliopolis, passant devant  des villas délirantes Belle Epoque. Un boulevard monumental nous mène au Caire. La ville est tout à fait éveillée Les magasins de chaussures sont éclairés à trois heures du matin. Les soldes  commencent,on change les étiquettes.
L hôtel Cosmopolitan est illuminé. Je reconnais le hall avec son lustre de cristal monumental en photo sur Internet.

Notre chambre est plus haute que large. Le mobilier est laqué foncé,  vieillot et poussiéreux. Les draps sont impeccables. Nous avons même une petite terrasse, malheureusement jonchée de détritus, suffisante pour griller une cigarette mais pas trop sympathique.

Le Caire : musée, des clés pour comprendre

PREMIER VOYAGE EN EGYPTE 2002

 

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8H 30 réveil sous un ciel nuageux.
Petit déjeuner dans la salle à manger monumentale un peu défraîchie. Le buffet offre des viennoiseries, des omelettes, de la purée des falafels et des vermicelles indéfinissables.

9h30 : notre guide ’est une vieille dame vêtue d’un ensemble en laine grise, jupe longue, gilet et turban de laine. Cette tenue vestimentaire m’inquiète , j’ai seulement sur moi la chemise GAP en jeans sur une chemisette;. Est ce que cela suffira ? Zeinab parle un français parfait, appris au couvent, avec le même accent que les cousines.

Musée

Notre taxi est un microbus.Pour arriver au Musée dans le trafic c’est aussi long qu’à pied. Notre guide  court-circuite les queues aux tickets et à la consigne.Nous passons devant tout le monde (non sans entendre des réflexions peu amènes de ceux qui attendent dans la file).

Devant le Musée, les inévitables japonais, mais aussi de nombreux étudiants égyptiens avec de très gros blocs à dessin.

 

Présentation  de Mariette Pacha puis arrêt devant un bassin contenant un buisson de papyrus et des nénuphars, plantes symbolisant la haute et la Basse Égypte.

Dès l’entrée, une impression de manque de place évident. Les plus belles statues sont les unes contre les autres. Pas de recul pour les mettre en valeur.

Les clés pour comprendre
Zeinab récapitule en trois heures toute l’histoire des pharaons.
Chronologiquement, en premier: la stèle de Narmer. puis les pharaons des Pyramides Djoser en calcaire blanc, Chéops, Képhren en pierre dure noire surmonté d’Horus et Mykérinos

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Zeinab nous donne donc les clés  :
– la position des pieds du Pharaon, vivant: en marche; mort en Osiris, les pieds joints
– la barbe postiche, carrée de son vivant, recourbée, mort.
– Le terme Osiris remplace notre français « feu ».
–  reconnaître les hommes des femmes à la couleur, les hommes sont bronzés, les femmes pas.

Récapitulation des principales divinités, un truc pour ne pas confondre Anubis le chacal et l’animal séthien : regarder les oreilles coupées perpendiculairement de l’animal séthien.
Les scènes familiales sont pleines de tendresse.

Moyen Empire: une tête de Sésostris.

Le Nouvel Empire est peuplé de personnages que j’ai rencontrés dans la littérature.

La grand  Reine Hatcheptsout est une figure légendaire. Zeinab raconte de manière très vivante : Comment s’affirmer comme pharaon ? En revêtant la barbe postiche et en s’habillant en homme.

Au fond d’une salle, deux statues colossales Aménophis III et la Reine Tyi – couple  anticonformiste-  représentés de la même taille. le pharaon avait épousé une syrienne qui avait apporté le monothéisme. Cette religion était restée dans le cercle familial, tandis que leur fils Akhenaton et sa femme Néfertiti ont voulu l étendre à toute l’Egypte. Une révolution artistique double la révolution religieuse: l’esthétique réaliste peut être interprétée par la relation d’Akhenaton avec la divinité unique : Akhenaton n’étant plus qu’un homme, plus besoin de le déifier ou de l’idéaliser comme les autres pharaons.

Toutankhamon: un demi- étage est consacré au  trésor et au mobilier trouvé dans son tombeau. Quatre chapelles d’or, grands coffres finement ouvragés, s’emboîtent les uns dans les autres, pour une fois, la présentation est astucieuse: une vitre réfléchit la chapelle suivante, Isis et Nephtys, ailes déployées protègent le pharaon. Ce n’est pas la richesse de tous ces ors qui m’impressionne mais plutôt la finesse des orfèvres.

la salle des bijoux .Au centre, le masque fameux, autour, les parures, ce sont elles qui me plaisent le plus : finesse des émaux cloisonnés, des yeux incrustés du cobra et du vautour (symboles de la haute et de la Basse Egypte) . le vautour, avec toutes ses plumes émaillées bleu turquoise, orange cornaline et or m’a surtout impressionnée .Ces motifs se retrouvent sur les pectoraux, les bijoux. Nous sommes éblouies.

Nous admirons aussi le mobilier, trône incrusté avec son marchepied, lit au sommier de palmier tressé, sièges pliants, personnages qui lui servent de serviteurs .A la fin nous n’arrivons plus à nous concentrer.
L’horaire retardé  du vol de Nouvelles Frontières  nous avait supprimé la première après midi de découverte libre du Caire et modifié notre programme de visites. Finalement, un point positif, cette première visite est l’introduction idéale à notre voyage. En trois heures, Zeinab, très pédagogue, a réussi à mettre en place toutes les notions fondamentales : la chronologie des Empires et des figures principales des pharaons, les symboles de la royauté, les analogies avec l’Egypte actuelle quand elle nous présente un personnage assis de l’Ancien Empire comme le modèle de l’Egyptien moderne avec sa petite moustache, son collier bleu.

J’avais pourtant bien préparé ce voyage par une bibliographie monstre. La visite au Musée donne des images là où je n’avais lu que des chronologies indigestes. Les personnages ont maintenant des visages, les présentations sommaires  faites, nous pourrons voir les sites !

Le Caire : déjeuner au bord du Nil – Andréa

PREMIER VOYAGE EN EGYPTE 2002

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 Enfin ! Le Nil !

bâtiments administratifs, puis  hôpitaux, la faculté de médecine où la médaille d’or de Papa doit encore se trouver. Après l’aqueduc de Saladin, les maisons sont misérables, nous avons l’impression de quitter la ville, les berges du Nil sont envahies de roseaux. Une felouque passe avec sa voile.

Andréa

Andréa est une guinguette, il y a même une estrade pour un orchestre, le soir. A midi, elle est presque vide.
Nous passons devant des flamants roses, gris, leurs longues pattes roses et fines soutiennent un corps très léger et un cou immense, quand ils l’étirent ils sont très hauts.
La table est couverte de mézés : aubergines en purée ou miniatures dans de la saumure, choux, salade de pommes de terre, tehina, haricots, fallafels croustillants verts de persil …les pitas sont fines comme des crêpes, toutes petites, incrustées de sésame.
Zeinab disparaît pendant un long quart d’heure, nous n’osons pas commencer sans elle.
On nous apporte une assiette avec un demi poulet grillé, un peu sec, du riz délicieux avec une sorte de sauce bolognaise. Pour dessert : une orange. Café turc pour moi, pour D du thé à la menthe.
Des pêcheurs en barque passent et repassent. Un bac emporte des passagers et des marchandises sur la rive opposée où il y des serres.  L’endroit est très paisible, presque champêtre, malgré des immeubles affreux de l’autre côté de la route.

Le Caire : Citadelle, musée Gayer Anderson,

PREMIER VOYAGE EN EGYPTE 2002

 

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Citadelle

Fostat la ville des potiers est un curieux chantier. Des rangées de sacs de chaux ou d’argile sont entassés le long de la route, des poteries, alignées.
De  troupeaux de moutons attendent les acheteurs en pleine ville : vendredi prochain c’est l’Aïd El Kébir .En attendant, ils sont nourris de foin et de luzerne sur le trottoir. La présence de ces animaux est incongrue dans la ville. Nous nous dirigeons vers les carrières du Mokkattam face à la Citadelle.

Celle- ci est couronnée de la mosquée de Mehémet Ali, très turque, les coupoles argentées sont les répliques de Sultanhamet, les minarets très fins sont pourtant différents. Les murs sont revêtus d’albâtre merveilleux. On se déchausse ici en entrant dans la cour immense, des tapis rouges sont déroulés pour faire un cheminement jusqu’à la mosquée. Au centre de la cour, la fontaine aux ablutions est finement décorée encore dans le style turc. Les arcades sont percées de fenêtre garnies de ferronneries par lesquelles on devine la ville en contrebas, les minarets, les coupoles, les minarets …A l’intérieur de la mosquée, un lustre à la mode turque.
De la terrasse, parmi les constructions, se détache le grand rectangle nu de la mosquée d’Ibn Touloun que nous allons visiter.

Musée Gayer Anderson

Le musée Gayer Anderson est installé dans deux maisons jumelles reliées par un pont. Ces maisons anciennes sont surtout remarquables par leurs balcons de bois fermés qui dépassent des murs. Nous avons rencontré la première fois ce type d’architecture Rethymnon, en Crète, puis à Istanbul. Le musée est meublé merveilleusement. Ce que je préfère ce sont les moucharabiehs. Nous avons laissé les appareils photo à la consigne. Un vieil homme nous accompagne malgré la présence de Zeinab. Il mime avec humour les femmes observant par la fenêtre, de sa main il se cache la bouche pour imiter le voile, puis il imite le fumeur de kif dans les longues pipes et se vautre sur une banquette d’un air béat. Il nous fait découvrir les passages secrets du harem avec un regard malicieux. Ses yeux pétillent de joie.

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Ibn Touloun
Dans l’immense cour d’Ibn Touloun, règne une paix incroyable par comparaison avec l’agitation frénétique du quartier. Le soleil décline, il est près de cinq heures, la lumière est très chaude. Les arcades sont admirables, malheureusement il y a des échafaudages, des bâches en plastiques peu photogéniques.

Je monte à un  curieux minaret qui me fait penser à la tour de Babel.

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Entre-temps, je vais chercher une carte de téléphone. Un jeune homme très obligeant me montre le Central de Téléphone de la place Tahrir beaucoup plus économique. Il paraît très sympathique, mais j’ai du mal à m’en débarrasser je suis forcée d’inventer un mari jaloux qui m’attend à l’hôtel. Je n’ai compris que plusieurs jours plus tard son rôle de rabatteur pour une boutique de parfums.

   Felfela est une sorte de fast- food à l’égyptienne. pour 12 LE (22 F) on sort avec une pita-falafel, et du shwarma  Dès les premières marches de l’escalier, scandale ! André n’a pas le droit d’accéder à notre chambre, j’essaie de parlementer, inutile, ordre de la police !

Memphis, villages campagne égyptienne

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La route de Memphis

Le microbus quitte le Caire pour la campagne, longe un canal d’irrigation .Dans le petit matin brumeux, les champs de luzerne et de fèves sont vert vif. Les palmiers se détachent à contre-jour, silhouettes noires sur un ciel jaune pâle. Dans les villages, des charrettes multicolores sont chargées de bottes de carottes, de sorte de navets ou radis violets, d’artichauts et de choux fleurs, les pyramides d’oranges alternent avec les régimes de bananes.

Des buffles partent aux champs, gris massifs, étranges. Beaucoup d’ânes aussi. D’étranges pigeonniers en bois ressemblent à des miradors posés sur les toits. D’autres sont maçonnés tous coniques percées de gros trous ronds.

Les villages sont très peuplés. Des femmes portent des charges sur la tête. Nous aimerions descendre du taxi, profiter de l’atmosphère rurale, faire des photos.C’est hors programme.

Zeinab  fait un cours sur les divinités antiques, parle des triades.  Memphis,est  la ville de Ptah, le dieu coiffé d’un bonnet, dieu fondateur, qui; par la parole donne la vie. Elle trace toute une cosmogonie, de la naissance de la Terre sortie de l’eau.

Mythologie

Nous écoutons d’une oreille distraite, captivées par le spectacle de la campagne égyptienne. Je l’entends nous raconter les tribus nomades venues s’installer sur les bords du Nil. Ces nomades considéraient comme des divinités tout ce qui les dépassait, les bêtes féroces. Puis comparaison avec la Genèse. Triades : Isis, Osiris, Horus, aussi Ptah, Sekhmet et … Nous aimerions seulement regarder les paysans du Nil.

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Memphis
Un musée de plein  air est  situé  dans un petit parc près de la palmeraie.
Des colosses: l’un debout en granite, un autre en albâtre couché sous un abri.
Nous rendons visite à Ptah, le dieu au crâne caché sous un bonnet rond, sur la stèle la triade Ptah, Sekhmet et Pharaon.

Saqqarah

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Nous quittons la palmeraie  pour arriver à Saqqarah dans le désert. Voici notre première pyramide : la pyramide à degrés de Djoser. Au bureau qui vend les permis de photographier, je suis très bien accueillie comme française, on me parle de Lauer, c’est plus sympathique que Chirac ou Zidane!

Nous entrons sous une colonnade, la première en pierre, due à Imhotep ! D se fait hisser au sommet par le guide, elle a bien du mal à nous rejoindre !
Zeinab nous explique la fête du Jubilée qui devait prouver que Pharaon était encore apte à gouverner, donc à protéger ses sujets, il devait donc combattre un taureau sauvage et courir sept fois autour de la cour. Cette histoire de taureau m’est familière, elle me fait penser à Cnossos et aux Crétois aussi à Christian Jacq où Ramsès enfant fut confronté à l’épreuve du taureau sauvage par son père Sethi 1er. Nous voyons les chapelles restaurées par Lauer. Cette restauration est discrète. Tout un chapitre du livre d’entretien avec Lauer que j’ai lu y est consacré.

Zeinab nous laisse seules pour faire un petit tour. Un jeune militaire en armes nous escorte. Nous rencontrons aussi des chameliers qui nous proposent un « taxi », les montures sont pomponnées, heureusement ils n’insistent pas trop. Le policier nous conduit derrière la pyramide au serdab : une pierre percée à la hauteur des yeux : la statue de Djoser nous regarde les yeux fixant le soleil levant. Au loin les pyramides de Dachour.

Mastaba de Mere Roka

Mere Roka, haut fonctionnaire des pharaons Ounas et Têti, vétérinaire. Les murs de la tombe sont finement ciselés. A l’entrée, un calendrier ancien : le croissant de lune représente le mois, quatre croissants forment une saison, il n’y en a que trois : l’Inondation avec des vagues figurant l’eau, un hiéroglyphe en carré évidé vers le bas ressemblant à une maison pour , la troisième est la saison l’hiver  des récoltes .Dans la première pièce, une scène de pêche :les différents poissons du Nil sont dessinés en détail une sauterelle dans l’herbe, une, grenouille …Des processions de serviteurs apportent au défunt tous les présents nécessaires Certains portent plusieurs canards par le cou, des oies, des paniers de fruits…. Le réalisme est saisissant, on voit ces paysans de la 6ème dynastie, il y a 4500 ans/ La beauté est à couper le souffle.

Des ouvriers prennent soin des tombeaux, comblant la moindre fissure d’enduit. Ils nous proposent la truelle, prétexte à bakchich bien sûr, mais démarche combien sympathique !

La pyramide de Téti

La pyramide de Téti n’est pas spectaculaire vue de l’extérieur, mais on peut la visiter et elle est couverte d’inscriptions, de formules magiques. Je m’engouffre avec enthousiasme sur un plan  incliné dans une étroite galerie où il faut se plier en deux pour marcher. Ce que je découvre n’est peut être pas spectaculaire pour le non initié à la lecture des hiéroglyphes mais c’est très excitant de se trouver sous une pyramide !

Ecole de Tapis

La limite entre désert et terres cultivées est très nette. Nous passons sans nous arrêter devant le complexe d’Ounas en fouille. Puis nous nous retrouvons dans la campagne verdoyante vers Memphis. Nous nous arrêtons dans une « école de tapis » qui est un atelier où travaillent des enfants sur d’énormes métiers. Au dessus, il y a bien sûr, une galerie marchande. Méfiantes, nous ne sommes pas convaincues par « l’école » et évitons de tomber dans le piège de la galerie. Nous préférons rester au dehors à regarder la campagne.

Le Caire : les Pyramides et le sphinx

PREMIER VOYAGE EN EGYPTE 2002

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Déjeuner dans un restaurant de poissons « Caviar », grand luxe.

Nous abordons les trois grandes pyramides de Guizèh : Chéops, Khephren et Mykérinos.

Un parking est installé entre Chéops et Khephren. C’est choquant et ôte au lieu bien du charme. On aurait dû préserver la solitude du désert. D’autant plus qu’il règne une agitation frénétique : chameliers, vendeurs de cartes postales nous harcèlent. Nous avons bien du mal à observer l’énorme montagne de blocs.

  Khephren se visite. La galerie est beaucoup plus longue et encore plus étroite que ce matin, il y a foule et strictement rien à voir. Devant moi un Américain si grand qu’il doit ramper me bouche tout le passage. Je suis quand même toute excitée. Nous faisons une courte promenade autour de Khephren pour la vue sur le désert, on aperçoit au loin Saqqarah et Dachour.


Visite de la Barque Solaire :

Le soleil, chaque matin apparaît sous la forme du scarabée Képri, puis monte sur l’horizon, il est alors Rê, le disque solaire, puis il disparaît sous l’horizon et est avalé par Nout ou fait le voyage dans les ténèbres sur la barque solaire. Chaque Pharaon est assimilé au dieu Rê dispose donc d’une barque solaire. Celle ci, la barque de Chéops est à la dimension de sa pyramide ! Enterrée dans une longue fosse, toute démontée, on l’a retrouvée avec ce mode d’emploi » : « tirer les cordes ! ». En effet, tout tient sans clou ni tenon ou mortaise, simplement avec des encoches où placer les cordages liés par des nœuds de marin. Tout s’emboîte. le remontage de la barque a duré 20 ans. Zeinab accepte d’associer à notre visite deux adolescents qui comprennent le français, un Egyptien qui étudie dans le même couvent où elle a fait ses études avec son correspondant brésilien, sous l’égide du Lyons ‘club. Sympathique application de la francophonie.

Arrêt photo : les trois pyramides, des cavaliers galopent dans le désert. Je les envie, cela aurait plus d’allure que nos sauts de puce à bord d’un minibus jaune !

 

 

Le Caire : Guizèh Sphinx – palais des Parfums



Sphinx

Enfin le Sphinx dans la belle lumière de la fin de l’après midi !

Il y a foule, cela n’a pas tellement d’importance, comme aux Chutes du Niagara !

Palais des Parfums

Fin de la visite au palais des parfums. Bien sûr, c’est un piège. Mais la Galerie ornée e verre filé est charmante, ainsi que l’accueil, démonstration de verre soufflé et filé, une énorme bulle explose en apothéose, puis on nous offre du kerkadé, infusion de fleur d’hibiscus, délicieuse. Puis un jeune homme récite son boniment, nous fait respirer des essences. Bien sûr, il faudra acheter, ce sera le cadeau de Valou.

De retour à l’hôtel, pas de serviettes, donc pas de douche. Nous descendons à la recherche de la rue El Bustan. Problème : les numéros, soit en arabe soit inexistants. J’entre dans les bureaux d’Egypt Air qui se trouvent au 16, le 14 est donc à côté mais c’est un immeuble récent d’une quinzaine d’étages, de même que le 17. Peut être, les numéros ont ils changé ?
Nous trouvons par hasard une très bonne pâtisserie sur Talaat El Harb.