Le Pilote du Danube – Voyages Extraordinaires de Jules Verne

POLAR FLUVIAL ET DANUBIEN

….. »Ilia Brusch comprit le danger. Faisant pivoter la barge d’un énergique coup d’aviron, il s’efforça de se
rapprocher de la rive droite. Si cette manœuvre n’eut pas tout le résultat qu’il en attendait, c’est pourtant à elle
que le pêcheur et son passager durent finalement leur salut. Rattrapée par le météore continuant sa course
furieuse, la barge évita du moins la montagne d’eau qu’il soulevait sur son passage. C’est pourquoi elle ne fut
pas submergée, ce qui eût été fatal sans la manœuvre d’Ilia Brusch. Saisie par les spires les plus extérieures du
tourbillon, elle fut simplement lancée avec violence selon une courbe de grand rayon. À peine effleurée par la
pieuvre aérienne, dont la tentacule avait, cette fois, manqué le but, l’embarcation fut presque aussitôt lâchée
qu’aspirée. En quelques secondes, la trombe était passée et la vague s’enfuyait en rugissant vers l’aval, tandis
que la résistance de l’eau neutralisait peu à peu la vitesse acquise de la barge. »

Quel plaisir de s’évader au fil de l’eau à bord de la  grosse barque du pêcheur Ilia Brusch, champion  de la Ligue Danubienne des Pêcheurs au concours 1876 de Sigmarigen à Routchouk. Ilia a imaginé ce périple comme une véritable opération de communication : annonçant ses étapes par voie de presse, vendant aux enchères le produit de sa pêche.

Depuis plusieurs mois, en effet, les rives du Danube étaient désolées par un perpétuel brigandage.

Les voleurs, très mobiles, sont insaisissables et la police fluviale délègue un fin limier Karl Dragoch pour les arrêter. L’enquêteur, incognito, s’invite à bord de la barge d’Ilia Brusch. Jusqu’à Vienne c’est une véritable partie de pêche et de plaisir. Tout se complique quand le pêcheur fait escale dans la Capitale et que de nouveaux personnages s’immiscent dans la navigation. Véritable imbroglio d’identités, Ilia Brusch est-il le paysan Hongrois qu’il prétend?

A l’escale suivante, en Hongrie, une villa est dévalisée, une tempête chahute la barque et Karl Dragoch tombe dans le Danube…C’est un roman d’aventures!

L’action se déroule en 1876 avec les guerres d’indépendances des patriotes bulgares contre la Turquie, trafics d’armes, pirates du Danube.

Il y a aussi un une romance.

Tous les ingrédients pour un polar aventureux très réussi.

 

 

L’inconnu du Grand Canal – Donna Leon

LIRE POUR VENISE

DL

Je suis une fan de Guido Brunetti, j’ai vu ses enfants grandir, j’ai partagé les repas gastronomiques préparés par Paola….la signorina Elettra, Vianello, Foa les équipiers du commissaire sont de vieilles connaissances. J’ai lu au moins 7 épisodes de la série.

Les enquêtes m’ont conduite dans les ruelles, les calli, les canaux et les places de Venise que notre enquêteur parcourt le plus souvent à pied au pas de la promenade. Les sujets abordés ont été variés , patriciens quand l’enquête touchait la famille de Paola, artistiques ou plus triviaux. Et chaque fois, j’étais enchantée de découvrir le Venise des vénitiens et pas celui des touristes. Enquêtes tranquilles pour prendre le temps de flâner.

Mais cette fois-ci, ce n’est plus de la promenade, l’enquête fait du sur-place, pendant les 100 premières page on tourne en rond, et même pas dans les canaux vénitiens, Guido traîne à la questure devant son nouvel ordinateur et quand il quitte enfin son bureau c’est pour aller à Mestre. Embouteillages et visite d’un abattoir – pas glamour du tout.

L’intrigue s’anime un peu dans la deuxième moitié du livre, je m’ennuie un peu moins mais la solution est téléphonée et je me doute bien à l’avance de ce que le commissaire va mettre au jour. Corruptions à tous les étages.

Beau final, original. Ne pas le louper en abandonnant trop tôt.

Intrigue à Giverny – Adrien Goetz

POLAR IMPRESSIONNISTE ? PLUTÔT SNOBINARD

Je ne me prive jamais d’une visite à Giverny. Dès que j’ai découvert ce titre à la Médiathèque, je l’ai commandé (click&collect). Malheureusement, les scènes se déroulant à Giverny  sont peu nombreuses et je ne profiterai guère du jardin de Monet. En revanche, on traînera dans un vernissage au Musée Marmottan-Monet avec le gratin snob et assez détestable. Puis l’action se transportera à Monaco où se prépare un mariage princier. Tout aussi kitsch et snob. Fin navrante sur une piste de ski improbable dans les émirats. 

L’intrigue est légère :  deux spécialistes de Monet disparaissent du diner mondain succédant au vernissage. L’une d’elles est retrouvée égorgée dans un sarcophage de bronzage (j’ignorais que la chose existât) ; la seconde sera enlevée à Monaco. Il sera question de la vente d’un tableau de Monet, peut être un faux.  Wandrille, journaliste mondain, et sa fiancée Pénélope, conservatrice du Mobilier National (imbuvables) mènent l’enquête qui ne démarre vraiment que dans la seconde moitié du roman. Dans la première partie au charmant titre Des crocodiles dans les nymphéas, l’intrigue traîne et la lectrice s’ennuie, le livre manque de me tomber des mains.

Dans la deuxième partie, Les parfums de Giverny, il est plus question de Monet mais pas tellement de sa peinture, plutôt de sa fortune….la fin est plus réussie mais ce serait dommage de la raconter ici.

 

Unité 8200 – Dov Alfon

POLAR ISRAELO/PARISIEN

En ce moment je lis beaucoup. J’alterne gros pavés et polars exotiques plus vite lus. Un polar israélien? J’embarque et télécharge sans méfiance puis qu’il est recommandé par Matatoune    

J’aurais dû être plus attentive : le titre original est A long Night in Paris et le livre est traduit de l’anglais. Je risque de ne pas être dépaysée et de ne pas me promener beaucoup en Israël!

Espionnage, jeux de  pouvoirs entre les différents services des Renseignements israéliens, entre Mossad et Shabak, dans les bureaux et les salles de conférences de Tsahal à la Kyria. Guerres d’égo, cirage de pompes, coups tordus. Un Israélien est enlevé à Roissy ;  est-ce un fait divers ou une affaire d’Etat?  Une série de cadavres retrouvés cette nuit-là fait craindre le pire.

L’auteur ne nous épargne aucune note de service avec les destinataires, de niveau de secret, les codes et les procédures pour garantir la confidentialité. Cela pourrait être original, c’est plutôt ennuyeux. Quelle bureaucratie!

Dov Alfon se complait dans la technologie des téléphones mobiles, des smartphones capables de géolocaliser les correspondants (c’est finalement banal) de crypter les conversations (on s’en douterait).  et même de localiser les armes et les attaquants derrière une porte….miraculeux! Fascination pour les antennes???? Même attention complaisante pour les armes. Je m’ennuie.

Seule figure un peu folklorique : madame Abadi, la mère du colonel israélien. Mère tunisienne typique, elle va cuisiner couscous-boulettes, et makhrouds (emballés dans du papier alu). Madame Abadi habite Créteil. Alors là, la lectrice cristolienne se vexe. Créteil est décrite comme une banlieue affreuse avec un maire communiste  et des constructions staliniennes. Et non! l’urbanisme a été dessiné du temps du Général Billotte, gaulliste bon teint, et depuis, le Maire Socialiste a entretenu une ville verdoyante. L’auteur résident à Paris aurait pu prendre le métro avant d’imaginer des choux-fleurs, à la place  des épis de maïs!18

Code 93 – Olivier Norek

POLAR GRAND-PARISIEN

 Les chiffres ne sont qu’une indication. Ils ne veulent rien dire. Demander un chiffre c’est faire l’évaluation d’un travail. La réponse changera en fonction de la personne à qui vous posez la question. Si vous le demandez à celui qui a effectué le travail, il sera poussé vers le haut. Si vous le demandez à ses
détracteurs, il sera tiré vers le bas. Demander de chiffrer une activité c’est être assuré d’avoir une information
déjà faussée. Les chiffres ne sont que des paillettes pour faire beau à la fin des rapports vides. – Vous vous trompez, Coste, les chiffres sont tout, exactement pour cette raison. C’est parce qu’on peut tout leur faire dire
qu’on les fait tant parler. Plus particulièrement ceux de la délinquance et de la criminalité dont les conséquences
ont des répercussions à une multitude de niveaux. C’est ici qu’est nécessaire la pièce du puzzle qui vous
manquait, à vous comme au lieutenant Aubin. Le projet du Grand-Paris.

va falloir en mettre sous le tapis, des cadavres, pour que les investisseurs choisissent la Seine-Saint-Denis
comme nouvel eldorado, au lieu des séduisants 92 et 94. « 

.

Généralement, je lis des polars pour découvrir la face cachée et non touristique des pays que je visite. 2020 n’étant pas propice aux expéditions lointains, je me contente de voyages minuscules dans le Grand Paris.

La télévision donne une image stéréotypée du 9-3, le plus souvent négative. On pense aux Misérables (le film de Ladj Ly , pas Victor Hugo). L’approche de Norek est différente : il s’agit de Police Judiciaire  et  non pas de contrôles au faciès, de racisme ou de terrorisme. Trois crimes spectaculaires – grand-guignolesques – doivent être élucidés par l’équipe de Victor Coste.

Je déteste les billets qui racontent l’intrigue et qui déflorent le suspens. Je ne vous raconterai donc rien.

Sauf, peut être, que j’ai bien accroché à la personnalité de l’enquêteur Vincent Coste que j’ajouterai volontiers à la collection des Brunetti, Montalbano, Erlendur…que la personnalité des personnages secondaires est bien fouillée…que ce n’est pas un polar manichéiste même s’il charge une certaine corruption.

Intéressante, cette analyse des projets du Grand-Paris qui se réalisent maintenant sous nos yeux. En revanche, Norek ne porte qu’un regard distrait au décor, cela m’aurait gêné si je n’avais pas été parisienne, banlieusarde, et habituée des randonnées urbaines en 9-3.

A vous de lire…

Une, deux, trois – Dror Mishani

LITTÉRATURE ISRAÉLIENNE

Une : Orna, enseignante divorcée, mère d’un petit Erann, qui fréquente rencontre

Deux  :Emilia, lettone, venue à Tel Aviv comme « aide à la personne » prenant soin de personnes âgées

Trois : Ella, qui rédige une thèse au café pour fuir l’atmosphère confinée de son foyer

Toutes trois  rencontrent Guil, avocat dragueur, menteur, spécialiste des pays de l’Est.

Il faut lire plus de la moitié du livre pour comprendre pourquoi il se trouve classé Polar ou Thriller.

 Drame psychologique, divorce  mal vécu , Orna tente de réinventer une vie après que Ronnen, son mari, l’ait abandonnée. Elle fait suivre son fils par un psy.  Que peut-il arriver.  Emilia, travailleuse immigrée s’adresse à Guil pour avoir un visa qui lui ouvrira plus de portes. Drame de la solitude, sa seule sortie ; la messe dite par un prêtre polonais. Ella est plus difficile à cerner. Jeux de séduction. Savoir jusqu’où on peut aller dans le flirt quand on est marié (e), goût de l’aventure?

Nous traînons dans Tel Aviv, jeux d’enfants sur la plage, restaurant de poisson à Jaffa. C’est reposant un polar sans (ou presque) sans violence. Flirt, séduction mais sans sexe torride.

C’est un peu énervant de ne pas savoir comment cela va se finir! Il faut attendre la fin….

Balagan – Alexandra Schwartzbrod

LIRE POUR ISRAËL

Balagan: Amazon.fr: Schwartzbrod, Alexandra: Livres

Balagan ? C’est le mot le plus utilisé dans ce pays. Il signifie « bordel », et il englobe tout, de l’embouteillage à
l’Intifada… Dans le langage des jeunes Israéliens, et même des Palestiniens, il revient quasiment à chaque phrase

Balagan? un mot trop anodin, passe-partout, pour qualifier ces carnages. Au cours de quelques jours il n’y a pas un attentat, il y en a 3 séries de deux; au moins. Carnage, massacre, auraient mieux convenu. Assassinats, meurtres, explosions, attentats-suicides sont les éléments obligés de thrillers et de polars surtout à Jérusalem en  période d’Intifada. Hémoglobine, démembrements, enfants morts aussi. Même si je me dis « dans un polar c’est normal » c’est trop gore. 

Evidemment, malgré mes réserves ci-dessus, je me suis laissé embarquer et je n’ai rien fait avant d’être arrivée à la fin de l’histoire. Thriller addictif!

A l’équipe de policiers chargés d’enquêter sur les deux premières explosions  à Jérusalem, s’ajoutent un diplomate français, un journaliste américain, un ultra-orthodoxe volontaire pour ramasser les restes des victimes éparpillés, une femme mystérieuse, des Palestiniens, un Russe déjanté… toute une galerie intéressante de personnages. un soin particulier est donné aux personnages secondaires. Landau, l’officier chargé de l’enquête est persuadé que les coupables sont à chercher du côté du Hamas, borné, macho, il n’aura pas le beau rôle, il songe surtout à évincer Bishara, le policier Arabe-israélien, l’anti-Landau. Sharon, la seule femme de l’équipe ne se laisse pas démonter et enquête à sa manière…Personnage complexe cet Eli Bishara, comment un Arabe peut-il se prénommer Eli et servir dans la police israélienne. L’auteure semble affectionner ce policier borderline, qui apparaît dans le roman Les lumières de Tel Aviv. mais je ne vous en dirai pas plus, de peur de spoiler.

D’un coup, le monde n’était plus binaire, il n’y avait plus les méchants d’un côté et les gentils de l’autre, juste un
puits de souffrance dans lequel ils chutaient tous sans raison, sans explication.

Goût des nèfles, du houmous, des pitas encore chaudes. Parfums, ruelles de la vieille ville. Ambiances contrastées entre Méa Shéarim,une discothèque branchée un peu bizarre à Tel Aviv, une boutique un peu désolée à Beer Sheva…une maison à Hebron. On est dépaysé!.

Un bon thriller si on supporte la violence!

 

 

 

ADN – Yrsa Sigurdardottir

POLAR ISLANDAIS

 

Faire un tour à Reykjavik en ces temps de confinement où tout projet de voyage se trouve exclus? ADN ne vous fournira que peu de dépaysement. L’action se situe à l’intérieur d’appartements sans intérêt particulier et non localisé dans la ville ou ses environs, ou dans un poste de police non identifié, dans une Maison d’Enfants impersonnelle.

Faire la connaissance avec de nouveaux enquêteurs? Le 4ème de couverture parle d’une psychologue mais son rôle n’est pas principal. L’enquêteur est un policier Haldur, bien classique…

L’intrigue est embrouillée à souhait, les crimes tout à fait horribles. Les armes du crimes sont la principale originalité du roman : le tueur a utilisé un aspirateur, un fer à friser et un fer à souder pour chacun de ses crimes. Pour égarer le lecteur il y a un club de cibistes, j’ignorais qu’au temps d’Internet, d’Instagramm et Face-Book les radios-amateurs existaient encore.

J’ai lu rapidement  ce livre, les pages se tournent seules, avec la même culpabilité que j’éprouve quand je regarde les séries policières à la télévision. Impression que je pourrais employer mon temps à lire quelque chose de plus intelligent, et en même temps, j’ai bien le droit de me divertir dans la facilité!

La prochaine lecture islandaise se fera plutôt avec Arnaldur dont il me reste de nombreux livres à découvrir!

La Daronne – Hannelore Cayre

NOIR/ POLAR?

La daronne : le livre

Je lis des polars exotiques, nordiques, grecs, érythréens, pour découvrir l’envers de la société inaccessible aux touristes.

Avec la Daronne je me promène près de l’autoroute A13 aux alentours de Marly dans un improbable domaine, dans un Belleville très chinois,  sur le parking de la prison de Fresnes, chez Tati à Barbès et un peu autour du Quai des Orfèvres et du Palais de Justice. Peu d’exotisme donc, quoique, la narratrice part aussi en vacances chics, en Suisse ou à Oman…

Je découvre une société interlope gouvernée par le principe que « l’argent est Tout« , c’est d’ailleurs le titre du premier chapitre du livre. Cosmopolite ou rastaquouère? La petite fille grandit dans une parfaite amoralité, à la lisière de la forêt, à la lisière de la société. Jeune femme, elle épouse un homme d’affaires qui lui procure luxe et confort sans qu’elle ne se soucie de la provenance de la richesse.

Veuve et mère de deux filles, elle devra travailler pour assurer sa subsistance. Son meilleur atout : une très bonne connaissance de la langue arabe. Elle est donc traductrice auprès des tribunaux et de la police. Sans contrat, à la tâche. Elle côtoie toute la misère du monde; comme celui qui a fait deux ans et demi de détention provisoire sur la foi d’une dénonciation avant d’être acquitté et qui demandait réparation

« Le tribunal aurait pu l’écouter cinq minutes ne serait-ce que pour s’excuser qu’un juge d’instruction ait foutu sa vie e l’air pour l’avoir maintenu sans preuve durant trente mois. Eh bien non, le président, méprisant, l’a coupé net : « Monsieur vous travailliez au noir à l’époque. Vous n’avez aucune prétention à réclamer quoi que ce soit. Pour nous, vous n’existez même pas!

Je ne trouvais plus mes mots en arabe tellement j’avais honte. je n’arrivais même pas à le regarder en face. J’ai commencé à balbutier et puis c’est sorti tout seul : Moi aussi, monsieur le Président, je suis payée au noir; et par le ministère de la Justice. Alors puisque je n’existe pas, débrouillez-vous sans moi! »

Et elle se retrouve à transcrire les écoute téléphoniques de dealers et trafiquants de drogue qui convoient le shit du Maroc.   Dépourvue de tout scrupule, elle va saisir sa chance au vol.

l’affiche du film La Daronne

« Çà y est, j’y étais de plain  pied dans le business. Le côté cour que mon père nous cachait ; là où l’entrepose les poubelles. Ce moment où il revenait les mâchoires serrées de ses voyages et qu’à la maison nous comprenions qu’il était de bon ton de s’écraser. »

j’ai déjà assez spoilé comme cela. A vous de le lire et de découvrir les rebondissements, les surprises que ce roman noir distille peu à peu.

Cela se lit bien, d’un trait.

Et j’ai hâte de voir le film!

Six Fourmis blanches – Sandrine Collette

LIRE POUR L’ALBANIE?

Une histoire qui se déroule dans les montagnes autour de Valbona où j’ai d’excellents souvenirs d’un accueil chaleureux et d’une nature vierge?

Une histoire racontant un trek hivernal pour une randonneuse?

Un thriller addictif et haletant qu’on ne lâche pas une fois commencé.

Certes, les Six Fourmis blanches offre un bon moment de lecture, c’est du travail bien fait. 

Mais je décroche quand on invoque les esprits ou le diable. Je suis diablement cartésienne, le surnaturel m’agace. Je suis mauvais public pour les films d’épouvante. Parfois ces incursions dans l’irrationnel sont justifiées, dans l’évocation de coutumes locales. La Transylvanie et les vampires de Dracula, par exemple. L‘Albanie, aux confins de l’Europe, dans les Balkans, le pays des Aigles comme on l’appelle parfois héberge des coutumes d’un autre temps, comme la vendetta, les tours…vierges jurées. Des sacrifices d’un bouc (chèvre) émissaires y ont-ils encore lieu? Un des narrateurs est le Sacrificateur qui précipite les chèvres du haut des montagnes, il a du charme ! Comme mon esprit critique me titillait je me suis promenée sur la Toile à la recherche de sacrifices, ou de bouc émissaire dans les Balkans, et j’ai été surprise de découvrir une fête de l’été (ou de Saint Georges) au Kosovo où des chèvres et moutons étaient sacrifiés, sans parler de la fête musulmane du sacrifice du mouton….

Pour la randonnée qui tourne mal dans le mauvais temps et la tourmente, c’est très bien fait, on ressent le froid et la peur, on tremble quand une crevasse s’ouvre sous les pieds des marcheurs encordés. Un petit clignotant d’incrédulité s’allume.  Pour les glaciers, j’ai médit! Il y a vraiment 8 glaciers de petite envergure en Albanie,  proche du Monténégro (selon un site anglais,trouvé sur Internet). Le pic le plus haut  au-dessus de Valbona approche 2500m . Parce que je suis exigeante! Si on me balade, j’aime bien qu’on détaille le contexte.