Adya et Otto van Rees au Musée de Montmartre

Exposition temporaire jusqu’au 13 septembre 2026

Adya (1876-1959) et Otto van Rees (1889-1957)sont deux artistes néerlandais qui s’installent en 1904 au Bateau-Lavoir et se lient d’amitié avec Arp, Juan Gris, Blaise Cendrars, Kees Van Dongen, Zadkine et d’autres .Ils sont donc chez eux au Musée de Montmartre qui leur consacre une rétrospective. Je fais donc connaissance avec ce couple d’artistes que je ne connaissais pas. Cette visite est aussi l’occasion de traverser l’évolution de la peinture au cours de la moitié du XXème siècle. 

Fleury en Bière

En 1905, le couple s’installe à Fleury-en-Bière, près de Barbizon. Ils peignent des tableaux fleuris et colorés par petites touches presque divisionnistes. Après un Grand Tout en Italie, ils s’installent à Paris et se marient en 1909.

Adya : Portrait d’Otto (1908)
Otto : Portrait d’Adya au chapeau (1909)

Leur peinture évolue, une série montre des à-plat cerclés d’une ligne nette. héritage du cloisonnisme, héritage de Paul Gauguin ou d’Emile Bernard.  D’autres sont influencés par le cubisme

Otto van Rees 1910 Mère et enfant

On pourrait prendre certains tableaux pour ceux de Juan Gris. Otto sculpte aussi une tête de Adya cubiste.

Adya 1914 Deux religions

Pendant la Première Guerre mondiale, Otto est mobilisé, Adya se convertit au Catholicisme. On voit leurs deux visages séparés.

En 1919, au cours d’un accident ferroviaire leur fille Adyta décède. Ils quittent Paris pour Zurich et participent au mouvement Dada. 

Otto van Rees Carré et Cercle

Ils suivent aussi le mouvement Carré et Cercle expérimentant tous les styles différents. Ils ne se contentent pas de peindre, Adya se consacre aussi à la broderie 

 

Otto van Rees : Adya brodant

l’exposition montre plusieurs broderies d’Adya, certaines de petit format et la très grande très belle tapisserie Dieu avertit

Adya van Rees : 1929 Dieu avertit

En conclusion, je recopie le cartel en fin d’expostion

ODE A ADYA

REGARDS CROISES

Otto Van Rees : Adya dans l’atelier

Exposer un couple d’artistes pose un défi : la disponibilité des sources est souvent inégale et a été longtemps biaisée par un regard masculin. La disparité du nombre des oeuvres relfète un écart réel de productions d’Adya en faiosn du nombre restreint de recherches qui lui ont été consacrées.

Au Pays Bas, Adya van Rees-Dutilh est reconnue comme l’une des premières artistes à pratiquer l’abstraction ainsi que pour son rôle dans les débuts du dadaïsme . lezs oeuvres divisionnistes, de ses débuts la force de sese dessins cubistes proche de l’orphisme côtoient des broderies expérimentales et d’autes créations classées parmi les « arts mineurs », tissus, affiches, jouets.

Adya est plus souvent représentée par Otto que l’inverse, apparaissant « à l’oeuvre » en train de peindre ou de broder. Otto lui rend hommage dans une nature morte intégrant un détail de sa vaste broderie Dieu avertit. Il exprime son admiration pour la capacité d’Adya de garder sa maitrise.

par son engagement antibourgeois et s volonté de transmettre des valeurs spirituelles et ethiques à travers l’art Adya montre combien la contribution des femmes à l’art du  XXème siècle et essentielle.

Qu’ajouter à  ce texte?

Ecole du Breuil et Arboretum du Bois de Vincennes et retour par les bords de Marne

TOURISTE DANS MA VILLE

Ecole du Breuil : bassins aux palmiers

Babélio a organisé une bien jolie rencontre avec Claire Elder : l’autrice de La Botanique des amours perdues, romance où les « amours perdues » avaient pris le pas sur la botanique et qui m’avait un peu déçue. 

Thuya taillé en nuage

Occasion de rattrapper la botanique  : la rencontre a eu lieu à L’Ecole du Breuil et commence par une visite du jardin en compagnie de l’écrivaine, commentée par la Responsable de la Bibliothèque de l’Ecole. Elle commence par l’historique de l’Ecole, créée en 1867 à la suite de la création par Alphand des parcs parisiens (Montsouris, Monceau, Buttes-Chaumont) afin de former le personnel qui doit entretenir ces parcs. Située à la Porte Dorée, l’école dut déménager à la suite de  l’Exposition Coloniale de 1931. 

Vivaces, sauges et graminées, hélichryses….supportant ensoleillement et sécheresse.

Actuellement, l’école assure une formation scolaire de la Seconde au BTS, une formation par l’apprentissage ainsi que de niveau universitaire en liaison avec la faculté d’Orsay. En outre, des cours de formation professionnelle pour adulte ainsi que des cours pour un millier de jardiniers amateurs qui peuvent se perfectionner, quelques heures, quelques jours.

Gouttes d’eau sur une pivoine

Notre guide nous montre les différents tableaux végétaux : jardin à la française avec ifs taillés en cône sur la cour d’honneur, entrée de la bibliothèque, jardins d’ombre avec des fougères, jardins de terre de bruyère avec rhododendrons, bruyère taillée en haies. Lycéens et apprentis apprennent le métier mais aussi expérimentent.  Sans phytosanitaires depuis une quinzaine d’années, ils protègent avec un voile les salades et laissent le soin aux poules et aux bernaches de limiter escargots et limaces.

pois fleuris

Au potager, dans le jardin enclos de murs avec des fruitiers en espaliers, il y a des salades, des fèves, des petits pois, des blettes de toutes couleurs.

On anticipe le changement climatique, avec l’agroforesterie, des plantes sauvages sont censées éponger les pluies. On laisse agir  la nature dans certains coins en ne touchant ni aux orties, ni à la chélidoine ou aux fausses oseilles arrivées par le vent ou les oiseau. Certaines assureront la régulation de l’eau en excès.

Jarfdin polynésien et kayak (on edst à Joinville, lieu de l’aviron)

Des étudiants plasticiens sont invités à installer leurs créations dans le jardin. Ce jardin est vraiment un plaisir des yeux! On peut le visiter chaque jour de 9h à 19h en été. Les serres, en revanche ne sont ouvertes que le mercredi après-midi.

Dans les serres, les sedum

j’ai oublier de décrire la roseraie, splendeur odorante en ce début mai. Et les rosiers grimpants qui colonisent les hêtres..

Comme nous sommes venues (seulement des dames dans les visites) pour parler d’un livre, la conférencière a choisi de nous présenter les végétaux emblématiques du livre puisque l’héroïne de l’histoire est botaniste comme son amoureux. Nous nous arrêtons donc devant l’albizia, les hélichryse au parfum de cumin, la sauge, les hellébores cités dans le livre.

TRès très joli plateau de fromages.

Babélio qui nous invite a préparé un très joli pique-nique, très très bien présenté avec des fruits frais et des fromages variés. Nous avons l’occasion de rencontrer Claire Elder qui dédicace ses livres. 

Dans l’arboretum, une vedette, le Pin de Napoléon haut de 16m et 78 cm de circonférence.

Je suis venue en autobus 281 jusqu’à la gare RER A de Joinville et 750 m de marche sur la route de la Pyramide que j’ai en bien du mal à trouver. Comme le soleil brille, j’ai envie de poursuivre la promenade dans le Bois de Vincennes. En traversant l’arboretum qui est une collection des arbres de Paris. Tous les arbres sont étiquetés et surveillés. Etudiés, il donnent des indications de leur comportement dans le changement climatique.

je suis une allée sur le Plateau de Gravelle non loin de l’hippodrome, puis le long d’un petit lac, rejoint l’allée du Point de Vue, il faut redescendre sur la route dès qu’on a atteint un petit kiosque, la traverser et descendre raide vers l’autoroute A4 et la Marne. Une haute et longue passerelle enjambe l’autoroute, la jolie passerelle de Charentonneau surplombe la rivière et débouche juste à la nouvelle plage sur la Marne. Par les bords de Marne on peut rejoindre le métro Maisons-Alfort -Vétérinaire vers l’ouest ou prendre un autobus pour Créteil .

Autour du parc Montsouris, maisons d’artistes et histoires d’eaux

TOURISTE DANS MA  VILLE

Rue des Artistes Paris XIVème

Le rendez-vous pour la visite d‘Explore Paris intitulée « Sous les pavés les aqueducs : les secrets du 14ème arrondissement » est fixé au coin de la Villa Seurat. Du métro Saint Jacques j’ai emprunté la rue de la Tombe-Issoire, l’avenue René Coty qui est occupée par une végétation luxuriante, comme une coulée verte, un escalier mène à la rue des Artistes et on retrouve la Rue de la Tombe-Issoire un peu plus loin. Ce quartier à l’arrière de Montparnasse fut un quartier d’artistes. 

 

La Villa Seurat est une impasse bordée d’ateliers d’artistes. Le plus connu est la maison de Chana Orloff au 7bis,(visites le week end, réserver à l’avance CLIC Dali  occupa le n°1, au n°4, se trouve la Villa Lurçat (appartient à l’Institut)et peut se visiter)CLIC.> 

Soutine et Henry Miller ont également habité la villa Seurat.

Villa Lurçat 4 villa Seurat

Lurçat est à l’origine de l’intallation des ateliers dans ce quartier modeste du Petit-Montrouge, non loin des fortifs et de la zone. Jean Lurçat fameux pour ses tapisseries avait un frère architecte André Lurçat qui a construit d’élégantes maisons blanches dans le style du Bauhaus. Au N°3 se trouve un autre atelier Bauhaus.

Maison de Chana Orloff, villa Seurat dessinée par Auguste Perret

 

 

 

 

 

 

La Maison de Chana Orloff est l’oeuvre d’Auguste Perretles structures en béton sont visibles rappelant les maisons à pan de bois. A l’étage un décor en relief un peu comme les décors à la pointe de diamant, pour les pièces d’habitation. Dans l’entrée j’ai aperçu l’accordéoniste 

 

 

 

 

Non loin Rue Marie Rose, nous découvrons la grande église franciscaine en briques rouge. Construite (1934-1938) au coeur de la ville dans l’idée d’évangéliser les quartiers populaires

églisde franciscaine

Poursuivant la rue de la Tombe-Issoire, nous découvrons les très vastes réservoirs protégés par des rouleaux de fils barbelés dissuasifs.  Second Empire, dûs à Alphand, l’ingénieur responsable des travaux hydrauliques de Paris ainsi que des Parcs, comme le Parc Monsouris tout proche. 

Réservoirs Montsouris

D’élégants pavillons de meulière et briques surmontés par une verrière portant des mascarons à tête de lion bleus sont sur les vannes de grands aqueducs le plus souvent souterrains transportant l’eau de rivières : Le Loing et la Voulzie. La qualité de l’eau était vérifiée par un « truitomètre » les poissons faisant office d’appareils. Non loin de là, un aqueduc fait surface à Arcueil

Fontaine Wallace

De l’autre côté de l’avenue Reille, un panneau présente le projet SILVIA d’une Agroforêt urbaine et comestible pour passer d’un espace bétonné à une renaturation. En 2023 furent plantés 120 châtigniers et noisettiers. Le nom « forêt urbaine » me fait sourire, square, parc, bosquet peut-être, mais forêt n’est-ce pas exagéré? 

Square Montsouris

Le Square Montsouris n’est pas un square mais une rue bordée de grosses maisons mitoyennes derrière des jardinets très fleuris. En cette journée de printemps glycines, cornouillers, rosiers sont en pleine floraison. 

square montsouris nichoirs

Ces maisons tranquilles sont maintenant très chics mais elles ont été construites pour une population modeste.

Square Montsouris maison Le Corbusier.

Au coin on remarque encore une maison d’architecte. A l’autre extrémité on découvre le Parc Montsouris avant d’y entrée, détour par la Rue Braque où l’atelier du peintre, oeuvre d’Auguste Perret, est masqué par une jungle de lierre, bambous et autres lianes. Des volets métalliques obstruent les fenêtres Est-il à l’abandon? Mystère!  Une observation plus attentive laisse penser que non, le jardin est propre et la poubelle sortie. 

REr B dans le parc sous les rail une exposition de panneaux racontant l’histoire du parc et Alphand

Le Parc Montsouris a été créé en 1860, ouvert en 1878, à proximité des fortifications. Curiosité soulignée par notre guide : « parc de gares » parcouru par deux lignes de chemin de fer le RER B et la Petite Ceinture qui courrait dans un creux. Un lac (bac en ciment) rafraîchit le parc. De l’autre côté on peut deviner la maison de Coluche. Higelin habitait aussi dans le coin mais sa maison a disparu, on a nommé une allée à son nom. Il y a énormément de monde sur les pelouses comme en plein été .

Notre guide nous a ménagé une surprise : la ZAC Alésia Montsouris a été aménagée dans les année 1990 sur des friches ferrovaires(RATP). Le chantier a mis au jour deux aqueducs : l’Aqueduc Médicis qui amenait l’eau aux jardins du Luxembourg et un aqueduc romain desservant Lutèce. les constructions ont endommagé les conduits mais on a préservé quelques vestiges qui sont encore visibles : on peut voir le vériatble béton romain dont l’usage s’est perdu. La toponymie garde le souvenir de deux empereurs Julien l’apostat (331-363) et Valentinien. 

Fontaine sur les boulvards des Maréchaux

La promenade se termine le long de la Cité Universitaire et nous retrouvons un troisième aqueduc (Second Empire) et les vestiges des fortifications de Thiers.

Ce fut une après midi très agréable et le conférencier l’a rendue très vivante avec de nombreuse anecdotes et explications historiques.

 

Byblos à L’IMA

Exposition temporaire jusqu’au 23 Aout 2026

Affiche

C’est l’excellent documentaire d‘Arte CLICqui m’a incitée à faire cette visite et je recommande de le visionner avant.

Byblos est la cité libanaise de Jbail, ville côtière située au nord de Beyrouth. Son peuplement est très ancien  : communauté de pêcheurs il y a 9000 ans.

urne funéraire néolithique avec collier de cornaline

Byblos, en trois mots : la mer, le cèdre, l’alphabet

la mer

Ancres votives

Merveilleusement scénographiée, la présence de la mer avec ces rangées d’ancres votives grosses pierres percées d’une ou plusieurs perforations par lesquelles passaient les cordages. Ancre pour immobiliser le bateau, mais aussi pour mesurer la profondeur du fond. Stèles maritimes comme des ex-votos. Sur les parois est projetée la mer mobile de la baie et les bateaux transportant les grumes vers l’Egypte ou d’autres contrées. 

 

Le transport du bois de cèdre sur le bas-relief du palais de Sargon II à Khorsabad (721-705 av.JC)

On reconnait les grumes transportées jusqu’en Egypte où elles servirent à la construction des pyramides. Les échanges commerciaux avec l’Egypte ont laissé de nombreuses traces : scarabées de cornaline ou de pierre, buste du roi coiffé en pharaon, hiéroglyphes….Echange aussi dans tout le proche Orient et le pourtour de la Méditerranée jusqu’en Sardaigne et même  en Assyrie comme le montre le bas-relief.

maquette de bateau en argile et varques votives en cuivre et en argile

le cèdre du Liban proche était très recherché, recherché pour  le bois, l’essence transportée dans des jarres. Les jarres, amphores, cruches et cruchettes  étaient très élaborées. On reconnait l’oeil typique de ces poteries

Double anmphore à tête de bélier
jarre à anse torsadée sous le col reconnaître l’oeil

Byblos fut fouillée au XIXème siècle par Renan Des campagnes de fouilles récentes ont mis au jour des nécropoles inviolées. L’exposition présente des objets métalliques précieux : comme la cuiller à tête d’oiseau si délicate:

Les représentations animalières sont très répandues, bovins, mais plus étonnant hippopotames. Les petits personnages métalliques longilignes sont fascinants

Byblos a été occupée en continu, de la Préhistoire jusqu’à la période hellénistique, romaine, byzantine, ottomane, moderne. De la période romaine une merveilleuse mosaïque avec l’Enlèvement d’Europe, de jolies statuettes. Toutefois l’exposition de l’IMA s’est plutôt centrée sur le Néolithique, Âge de Bronze et Antiquité. 

Byblos : son nom évoque la Bible, le Livre, et l’alphabet phénicien. 

Les habitants de Byblos, étaient de commerçants. On a retrouvé des correspondances sur des tablettes d’argile en caractères cunéiformes mais aussi des stèles, des statues égyptiennes portant des hiéroglyphes. Sur des tombeaux on a aussi retrouvé les premiers textes en alphabet phénicien. Un tableau montre la correspondance entre ces lettres, le dessin représentant l’objet symbole de la lettre. J’ai été étonnée de la correspondance presque parfaite avec l’alphabet hébreu. Et encore plus étonnée de ne pas voir cet alphabet figurer dans le tableau de correspondance. Et encore plus étonnée de la réponse qui a été faite à une visiteuse devant moi qui a posé la question : »de toutes les façons l’Arabe ne figure pas non plus »

 

alphabets : correspondance entre les lettres phéniciennes et grecques

Très belle exposition; une scénographie spectaculaire, des objets magnifiques. Dommage que certains soient manquants du fait de la guerre.  Encore un site fragile (comme Baalbek) dans la situation actuelle! L’IMA fait de très belles expositions de sites en danger : Gaza dernièrement, et en images virtuelles, Alep, Damas et un site lybien il y a quelques années.

 

Matisse (1941 – 1954) au Grand Palais

Exposition temporaire jusqu’au 26 juillet 2026

La Gerbe

Cette exposition est très fréquentée, il convient (même avec une gratuité) de réserver à l’avance un créneau et d’éviter les horaires de pointe. Elle présente énormément de chefs d’oeuvres, les plus surprenants (les papiers découpés) sont à la fin, prévoir une belle plage de tempset des chaussures confortables. 

Autoportrait

1941, Matisse a 72 ans, il sort très affaibli d’une opération. Nice est relativement préservée de la guerre. Trop fragile pour peindre, il dessine beaucoup. Il dessine par séries, d’un sujet au fusain, il décline des infinies variations d’un trait élégant très sûr.

Aragon (1942) de profil

De profil, de face, il portraiture Aragon.

L’exposition nous montre les étapes de la réalisation d’un chef d’oeuvre : la Blouse Roumaine avec le portrait de Marguerite, sa fille. 

1943, tout le Midi de la France est occupé, Matisse quitte Nice pour Vence où il peint une série d’intérieurs :

Intérieur barres au soleil
Fond jaune deux jeunes filles

Matisse innove avec une série de papiers découpés qu’il réunit dans l’album Jazz présentée dans une cellule ronde et noire dans des vitrines éclairées. Deux thèmes sont privilégiés : des lagons marins avec des formes aquatiques

lagoon

ou des figures du cirque avec l’enterrement de Pierrot 

Jazz l’enterrement de Pierrot

mo  préféré esdt la chute d’Icare

La chute d’Icare

Matisse utilise cette technique pour illustrer de magnifiques livres de poèmes.

nature morte aux mimosas

Sa production ne se limite pas aux petits formats, il continue à nous émerveiller avec ses natures mortes et ses intérieurs, toujours ensoleillés, colorés : fenêtres, bouquets et citrons…

Polynésie : la mer (1946)

De la Polynésie il rapporte des motifs marins, algues, coraux poissons et oiseaux qu’il découpe sur de très grands panneaux dont certains sont rapportés sur des tissus.

L’exposition montre encore d’autres aspects du travail de Matisse : la Chapelle de Vence avec vitraux, panneaux, chasubles… (voir le beau documentaire d’Arte) 

Grand intérieur rouge (1948)

Nous ne sommes pas au bout des surprises : d’immenses panneaux de gouaches découpées vont retenir notre attention. La Gerbe répond à une commande pour une décoration en céramique d’une villa de Los Angeles. 

La Tristesse du Roi (1952)

Mon préféré est sans doute La Tristesse du Roi peut être un autoportrait en compagnie d’un guitariste et d’une danseuse que je n’ai pas identifié tout de suite. Il faut explorer toute la richesse de ce tableau. 

La sa&uteuse de corde

Et bien sûr terminer par les nus bleus mais lequel choisir? Je les aime tous

 

Cartes imaginaires – Inventer des mondes à la BNF

Exposition temporaires jusqu’au 19 juillet 2026

Si tu peux rêver des heures avec un atlas, Si tu ne pars jamais en randonnée sans une carte papier, si un plan de ville t’est plus utile que ton GPS. Si tu as suivi le tour du Monde de Magellan.Cette exposition est pour toi!

Très belle exposition, très populaire aussi. Pour les grands et les petits. Il y avait donc une longue queue  dimanche dernier , d’autant plus que les documents sont relativement petits et qu’on a tendance à rester très longtemps devant  chaque vitrine.

les mondes inexplorés

Tour du monde de Magellan

Cette section rassemble des cartes anciennes, surtout des cartes marines qui retracent les voyages de Christophe Colomb ou de Magellan  même une beaucoup plus ancienne : celle d’Al-Idrîssî.

monstres des mers froides

Sur ces planisphères (l’un d’eux est centré sur la Sardaigne) on trouve des lieux connus mais aussi des terres inexplorées « hic sunt dragones« . Ces dragons sont représentés, comme le mythique Prêtre Jean, des hommes sans têtes 

Sur la carte on fait figurer les navires mais aussi les habitants de ces contrées. De très jolies représentations montrent les Indiens avec le bois-brésil et des perroquets colorés.  Des gravures les figurent en anthropophages faisant griller des membres humains sur des grils.

les habitants du Brésil et le bois-Brésil

C’est très amusant de comparer les cartes anciennes avec nos représentations actuelles. On reste une éternité devant une vitrine! J’ai aussi beaucoup aimé un globe terrestre vert, malheureusement j’ai raté la photo.

Les cartes chinoises ne ressemblent pas aux nôtres.

Les mondes littéraires

Carte de l’Île au trésor

L’Île au Trésofigure avec l‘Île d’Utopia de Thomas More

utopia

Un manuscrit de Marcel Proust montre la ligne de train imaginaire allant à Balbec. On voit bien sûr des exemplaires de Jules Vernes. Déception : l’Odyssée est absente. Je suis passée rapidement devant les cartes du Monde de Tolkienet des jeux vidéo qui ont des amateurs plus jeunes. 

On voit aussi des oeuvres de plasticiens contemporains sur le thème de la carte.

En conclusion une de mes préférées est la carte des méandres actuels et fossiles du Mississipi

Mississipi

Alexandre Lenoir – Par la force des choses -à l’Orangerie

UNE DECOUVERTE!

Très grand format, très étrange ce paysage aquatique où les reflets jouent avec le paysage. On sent la proximité avec les nymphéas.

la petite salle est toute emplie de ces trois toiles

par la force des choses Ensemble de trois peintures 2026

Comme je ne connais pas du tout ce peintre je préfère recopier le cartel

« Alexandre Lenoir, né en 1992 peint depuis les année 2010 à partir de photographies comme des souvenirs de moments heureux quoique dominés par une nature impérieuse. Les protocoles techniques u’il instaure donnent naissance à des peintures paraissant avoir été crées presue sans son intervention accodant une place au hasard. Il utilise le papier adhésif pour masquer et révéler certaines zones du tableau. En laissant une partie de la toile au sol, il recueille les aléas de la vie d’atelier: coulures, taches, traces de pieds, pliure. Il tient la formule de Niele Toroni, un artiste qu’il admire : « travailler à ce que la peinture travaille d’elle-même…. »

A suivre!

henri Rousseau – l’ambition de la peinture à l’Orangerie

Exposition temporaire jusqu’au 20 juillet 2026

La bohémienne endormie (1897)

On croit tous connaître le douanier, qui n’était pas douanier mais employé de l’Octroi. On le qualifie de « naïf », alors qu’autodidacte, il cherche à être un peintre à part entière qui envoie ses tableaux aux Salons, concourt pour des commandes officielles et cherche la reconnaissance institutionnelle.

moi-même portrait paysage (1890)

Avant d’aborder ses tableaux les plus connus comme la Charmeuse de Serpents ou La Guerre qu’on ne présente plus, l’exposition présente des petits formats, souvent des portraits. Rousseau se voulait peintre, vendre des portraits lui permettait de vendre. Il a inventé le concept de « portrait-paysage » où le sujet se trouve dans un environnement fleuri (remarquer le petit chat plein de fantaisie)

Portrait de Madame M/ (1895)

la charrette du Père Junier lui a permis de rembourser une dette . Il fut remarqué par Apollinaire  qui l’acheta 

la charrette du Père Junier (1908)

Petits formats encore, ces paysages de Paris (Pont de Grenelle), des Rives de la  Bièvre près de Bicêtre, ou de l’octroi, petits tableaux adaptés au budgets de bourgeois modestes.

Le Pont de Grenelle avec la statue de la Liberté et l’ile des Cygnes (1892)

j’ai beaucoup aimé ces tableaux de plus grand format représentant des arbres très élégants comme le Soir de Carnaval

Soir de Carnaval (1896)

Toute une salle est occupée par cette jungle imaginaire et fantaisiste sortie de son imagination (et de l’observation de plantes tropicales dans les serres du Jardin des Plantes) . J’ai adoré les singes farceurs et cherché, perchés, les hiboux .

 

les deux farceurs (cherchez le hibou!)

vous ne verrez pas la Guerre, ni les autres chefs d’oeuvres, je les ai photographiés à Orsay en 2016 CLIC

Ou avec Séraphine au Musée Maillol en 2020 CLIC

Renoir et l’Amour – La modernité heureuse (1865 – 1885) à Orsay

Exposition temporaire jusqu’au 19 juillet 2026

 

La promenade

Renoir est à sa place au Musée d’Orsay dans ses collections permanentes mais ce printemps deux expositions Renoir s’ouvrent. Est-ce bien nécessaire de se déplacer au risque d’affronter la foule? Même si les tableaux-phares : Le Moulin de la Galette et le Déjeuner des Canotiers , sont archi-connus, j’ai eu l’impression de redécouvrir le peintre. Je suis sortie ravie.

Renoir peint par Bazille 1863

En introduction, faisons connaissance avec le peintre jeune. Deux estampes dessinées par Desbartin, le portrait que Bazille a fait de lui, jeune à 22 ans et un autoportrait en 1875

Renoir autoportrait 1875

L’exposition s’organise autour de quelques thèmes. Un chef d’oeuvre est mis en majesté. On peut s’assoir sur un banc pour l’étudier à loisir tandis que derrière la banquette de nombreuses explications sont fournies. La scénographie invite à une visite lente et approfondie.

Scène de la vie de Bohème 

le Cabaret de la mère Anthony à Marlotte

Les artistes se réunissaient à Marlotte près de la forêt de Fontainebleau. On reconnaît Sisley (de dos) à son chapeau, Murger est caricaturé sur le mur avec un chapeau melon, le personnage imberbe n’est sans doute pas un peintre. Le Cabaret est un grand tableau mis à l’honneur. Autour on a acroché la Grenouillère et une jolie vue de Bougival et la Promenade (voi plus haut)

A Bougival

Fêtes galantes

Cette section regroupe des tableaux de groupes ou de couples avec une vision harmonieuse des échanges amoureux dans une liberté joyeuse. 

le tableau à l’honneur est le Moulin de la Galette avec beaucop d’explications et encore un banc pour prendre son temps à découvrir les personnages assis au premier plan, les couples, les lumières. Les taches claires de lumière sur les robes des femmes, sur les bancs et les dossiers, au sol semblent la marque de fabrique de Renoir. 

 

Moulin de la Galette

Les autres tableaux qui accompagnent le tableau principal sont presque tous des couples dont les visages rapprochés suggèrent les confidences ou une conversation intime. Avec, en permanence ces taches de lumière.

Rencontres en ville

Le Pont des arts

le Pont des Arts surprend par sa netteté des traits,. Point de taches de lumière, de grands coups de pinceau flous, ici c’est net et précis. Dans le tableau voisin des Grands boulevards je retrouve à travers le léger feuillage les taches de lumière. 

Chez la modiste

Uen série de petits formats décrit la vie parisienne : chez la modiste, dans la loge à l’opéra avec un magnifique bouquet offert à la chanteuse, dans une loge au théâtre, au café….

Renoir reçoit ses amis dans son atelier, on reconnaît Rivière et Pissaro 

Une partie de campagne

A pour chef d’oeuvre le Déjeuner des Canotiers qu’on croit si bien connaître mais qui m’a surprise par sa taille. Plaisir de chercher les détail de cette composition si riche : le raisin sur la nappe, les miettes, les verres presque finis. Plaisir de reconnaître les convives : Ephrussi porte un haut de forme, grande bourgeoisie qui se mêle aux canotiers plus modeste, il y a aussi Jules Laforgue aui fut le secrétaire du banquier. C’est encore la célébration du loisir et des liens humains.

Tout autour se trouvent des tableaux sur le thème du canotage et de la vie au bord de l’eau

La yole

Pas de jeunes hommes en maillot blanc dans cette yole, deux femmes rament seules dans ce tableau à la facture très impressionniste.

Fin du déjeuner

Cette fin de déjeuner m’a beaucoup plu. C’est un thème que le peintre affectionne. plutôt que de montrer les victuailles dans les plats il préfère témoigner de la satiété, du bonheur de se retrouver ensemble.

les parapluies

les parapluies

Avec ce grand tableau Renoir s’éloigne de l’impressionnisme. Il a été peint en deux étapes avec plusieurs années d’écart. Sur la gauche, un jeune homme propose un parapluie à la jeune fille au panier qui fait mine de ne pas le regarder. A droite les deux enfants avec le cerceau ne semblent pas craindre de se mouiller.

Les danseurs 

la salle ronde avec un banc rond ne contient que trois tableaux : trois couples de danseurs de taille humaine décrivant trois milieux sociaux différents : un se trouve dans des salons bourgeois, un autre à la campagne,

Je n’ai pas continué dans la deuxième exposition Renoir Dessinateur me réservant le plaisir pour une prochaine fois; le privilège de la Carte Blanche !

Au pied du Palais de Justice Porte de Clichy, Parc Martin Luther King

TOURISTE DANS MA VILLE

Une affaire familiale au Palais de Justice m’a fait découvrir le Parc des Batignolles par cette matinée de printemps très ensoleillée. Plaisir de la promenade dans les arbres en fleurs.

palais de Justice

Plaisir aussi de découvrir tout un quartier qui a surgit de terre cette dernière décennie.

façades variées

Et comme l’heure du déjeuner était arrivée, nous nous sommes installés en terrasse au restaurant argentin Palermo à proximité du marché des Batignolles, Rue des moines,  très animée et plus traditionnelle. 

Palermo

Qui dit « argentin« , dit excellentes grillades d’Angus . A la carte empanadas délicieuses ou ceviche. Une boutique adjacente vend également des produits exotiques et des empanadas à emporter.