Portrait de George Sand par Auguste Charpentier (1837 -1839)
On célèbre le 150 ans de la mort de George Sand. Depuis que nous nous sommes fixé le défi du Challenge des deux George, George Sand m’accompagne dans mes lectures et mes promenades. J’ai donc tenu à lui rendre visite dans la maison d’Ary Scheffer qui héberge de nombreux souvenirs, représentations de l’écrivaine et de ses familiers
Le musée a été rénové mais j’ai retrouvé les objets proches de George Sand, peut-être dans une autre vitrine: sa plume et le matériel pour la tailler et écrire, le moulage de la main de Chopin …mais j’ai défit des découvertes inattendues comme les dendrites paysages artificiels de la main de l’écrivaine et de Maurice
Dendrites
Des peintures de Maurice ont attiré mon attention, après l’écoute des podcasts de RadioFrance,
maurice sand
De même les nombreux portraits de Pauline Viardot, dont un petit peint par Maurice également :
Pauline Viardot peinte par Maurice Sand
En revanche, l’écoute de l’histoire de George Sand m’a fait prendre en grippe Clésinger dont plusieurs oeuvres sont présentées ici, pas de portrait de Solange.
Une découverte qui n’a pas de rapport avec l’écrivaine : la sculpture de Marie D’Orléans : deux élégants plâtres dont cette amazone qui m’a bien plu.
Marie d’Orléans : Amazone
Il me faudra revenir à une prochaine occasion, ce musée est très riche, trop riche pour tout explorer, surtout après une exposition.
Musée de la Vie romantique : salon de thé et jardin
Nous aurions aimé profiter du jardin et du salon de thé. Malheureusement, nous n’étions pas seuls. J’ai enragé de voir des tables occupées par des gens qui travaillaient sur leur ordinateur : aucune chance qu’ils nous cèdent une table.
A l’occasion du 400ème anniversaire de la naissance de Marie de Rabutin-Chantal (1626-1696), une exposition se tient comme une évidence au Musée Carnavalet. Madame de Sévignéest chez elle dans son hôtel où elle s’est installée en 1677 situé au 23 Rue de Madame de Sévigné
Hôtel Carnavalet vers 1740
Elle est née tout près d’ici, Place Royale, actuellement Place ds Vosges. Elle a grandit dans le Marais, s’y est mariée dans l’église Saint Gervais
Madame de Sévigné vers 1645 Jean Nocret
Madame de Sévignéfréquentait les salons littéraires. Des portraits de Ninon de Lenclos, de Madame de Scudéry, de Mademoiselle de Montpensier illsutrent cette vie intellectuelle et politique avec la Fronde
la Grande Mademoiselle
Madame de Sévigné, dans sa correspondance a fait une chronique politique (et mondaine) racontant la vie à la Cour, l’arrestation de Fouquet, le suicide de Vatel et la vie parisienne. C’est donc une vraie leçon d’histoire qui se déroule sous nos yeux. On peut écouter la lecture de certaines de ses lettres. On voit son écriture, si claire et lisible.
Bains dans la Seine devant le Pont Rouge
Vie de cour, mais aussi vie quotidienne comme ces tableaux des Bains dans la Seine devant le pont rouge et du Marché aux Fleurs
La Coréeest à l’honneur cette année après deux expositions à Guimet. Si Shin Sung Hy est un plasticien coréen, né en Corée (1948), il s’est installé en France dès 1980 et s’est beaucoup inspiré de Supports/Surfaces des années 1969-1971. Sa démarche est la mise en question de la peinture, par déconstruction, trompe-l’oeil et collages. La peinture devient son propre objet. Cela m’a fait aussi penser à l’exposition de Morellet visitée ce printemps à Pompidou-Metz.
Cette déconstruction commence avec des tableaux de jute. Une toile de jute est peinte à l’endroit en représentant l’envers = le chassis, une autre présente des rangées de petits points colorés, ce qui ne m’a pas spécialement passionnée.
collages sur plexiglas (1984)
Une autre déconstruction consiste à peindre à l’acrylique sur du carton et déchirer de petits fragments et les recoller sur un autre support, autre carton ou plexiglas. Les collages sur pléxiglas ont de l’allure avec l’ombre portée à l’arrière et forment un ensemble assez séduisant.
Beaucoup moins séduisants : des bandelettes collées à une moitié de chassis, ou même un T-shirt peinturé suspendu qui devient lui-m^me toile.
la salle suivante est nommée Retour à la peinture, des couleurs gaies : rose orange, rouge sur un fond clair , pas plus convainquant à mon avis.
Couturages (début des années 90)
La démarche suivante est de découper des bandelettes et de les piquer à la machine sur du caraton afin de réaliser des tableaux avec des rayures en relief.
Autoportrait
les Autoportraitsm’ont bien plu : au centre, un miroir est entouré par des bandelettes nouées en relief, des pinceaux complètent l’autoportrait du peintre
peinture Spatiale : nouages
j’ai bien aimé les nouages de bandelettes peintes de 1 à 2 cm formant des réseaux en relief
Nouage vu de près
Comme cette exposition n’occupe que 3 salles assez petites, j’ai poursuivi ma visite de Cernuschi par les collections permanentesqui m’enchantent toujours. Les personnages d’argiles, comme des tanagras figurent des cavaliers, des musiciens (musiciennes), des figures du calendrier chinois ou des soldats ou ouvriers et même des maquettes de maisons.
Hâm Nghi : autoportrait
Deux expositions temporaires sont appelées l‘Eté Vietnamien avec des brûle-parfumsmétalliques de très belle facture. Une salle est consacrée à l’empereur en exil Hâm Nghi(1871 Hué – 1944 Alger); emperreur fugitif traqué par les militaires français (1885) porte drapeau de la résistance anti-coloniale puis exilé à 18 ans à Alger .Il se réfugie alors dans l’étude et la peinture qu’il a pratiqué pendant ans. De beaux pastels sont exposés mais sous verre avec des reflets bien gênants pour les photographier.
Leandro Erlich né en 1973 à Buenos Aires est un artiste contemporain argentin. Il a représenté l’Argentine en 2001 à la Biennale de Venise avec La Piscine, et exposé diverses installations aussi bien au Japon, au Brésil, à Paris….Le Grand Palais lui consacre une rétrospective.
Des couloirs noirs, murs noirs. Seulement une flèche à suivre dans l’obscurité conduisent à un port. On entend le clapotis de l’eau, on voit les reflets, mais on est saisi d’un doute. A-t-on vraiment construit un port avec un bassin au premier étage du Grand Palais? Toute l’oeuvre de Leandro Erlichest construite sur le doute du spectateur. Il y a sûrement un truc, mais lequel?
Infinite staircase
Comme la surprise du visiteur fait partie du plaisir de la visite, je me garderai bien d’analyser chaque installation, de déflorer le mystère . Leandro Erlich a une formation d’architecte et prépare chaque installation avec des maquette. La plus grande salle de l’exposition du Grand Palais présente ces maquettes. Elles sont particulièrement jolies et font le bonheur des enfants. Surtout emmenez les enfants avec vous. Ceux qui étaient présents etaient ravis et surtout s’intéressaient beaucoup à tous les détails.
la maison fond (2015)
L’espace est un doute, j’ai sans cesse besoin de le marquer
Noa Eshkol est née au kibboutz Degania en 1924 – Holon 2007.
Affiche Chamber Danse group
Danseuse, chorégraphe, elle fonde en 1954 leChamber Dance Quartet avec des compositions dansées sans musiques rythmées seulement par una métronome. Une vidéo captée à Holon 1960 est projetée dans la salle d’entrée. Le tic-tac du métronome, la danse accueillent le visiteur entre des tentures suspendues ou plaquées au mur
A big kolo
La tenture, A big Kolo représente une danse, une danse balkanique qui se danse en rond comme la Hora.
ECRIRE LE MOUVEMENT
mouvement complexe bras jambe
Avec Wachman, Noa Eshkol met au point un système de notation chorégraphique très précis selon les segments du corps avec des sphères
Par delà l’aspect décoratif, très esthétique, un autre intérêt de l’exposition se trouve dans la projection de Décade , comémoration du Soulèvement du Ghetto de Varsovie au Kibboutz Lohamei Ha Getaot, spectacle dansé en extérieur devant l’aqueduc romain.
Cette chorégraphie a inspiré Yael Bartana pour son film The Undertaker (2019)projeté au milieu de l’exposition.Cette installation sonore de 13 minutes montre une cérémonie, une sorte de procession dansée à Philadelphie, manifestation avec une banderole « Bury your weapons not our bodies » spectacle très impressionnant qui se termine dans le cimetière sous la surveillance de personnages costumés à l’époque de la guerre d’Indépendance. CLIC
1973 Guerre de Kippour : « il n’est plus temps de danser »
Yom Kippur (mourning) 1983
La chorégraphe arrête la danse et commence une nouvelle création textile. De nombreuses tapisseries font référence au deuil comme Yom Kippur in memoriam of DanSapir ou Skud- the Gulf war (homage to Moshe Kupferman)
Skud – La Guerre du Golfe – Homage to Moshe Kupferman
Mais toutes les teintures ne sont pas si violentes ou si tristes. Souvent elles évoquent des paysages, la mer ou des collines
la mer de la Reine de Saba
Dans ces patch-word ou quilt Noa Eshkol se tissent des symboles :
En hébreu, les verbes coudre (tefira) et guérir(terufa) partagent une racine commune. Ainsi on peut interpréter la production de ces carpets cousus comme un acte de résilience…
Les seules règles que je mesuis imposées : ne pas acheter de tissu, n’utiliser que des chutes, des chiffons ou des vêtemnts usagés qui me tombent plus ou moins par hasard entre les mains. je m’impose aussi de ne pas couper le tissu, mais uniquement de découdre des pièces cousues
Et pour revenir à la danse ce magnifique paon, motif aussi de chorégraphie
j’ai été bluffée par l’Exposition Lee Miller au Musée d’Art Moderne, par ses photos, bien sûr et surtout par sa personnalité extraordinaire. Cette exposition faisait revivre le Paris de Montparnasse,les surréalistes, les vacances sur la Côte d’Azur autour de Man Ray, Picasso, Paul Eluard…mais aussi, l’Egypte, la Roumanie. Et enfin : la photoreporter de guerre, du Blitz de Londres, et à la suite des troupes alliées, le siège de Saint Malo, la Libération de Paris, et enfin le témoignage poignant des photos des camps…
Comme j’aime bien approfondir, j’ai trouvé parmi les podcasts de Radio France CLICoù intervient son fils Anthony Penrose, gardien de ses archives. Cette série est passionnante.
Quand j’ai trouvé le titreLes chambres noires de Lee Miller sur le blog de MatatouneCLICj’ai téléchargé le livre, impatience de retrouver cette femme exceptionnelle et tout son environnement aussi extraodinaire.
La première partie : (1922-1943) retrace sa vie parisienne avec Man Ray, d’abord, son apprentissage de la photographie puis ses fréquentation avec Picasso, Eluard et Nusch, Max Ernst et Leaonora Carrington. Son mariage égyptien puis après sa rencontre avec Roland Penrose leurs voyages et les reportages ethnographiques en Roumanie. Et enfin leur installation en Angleterre sous les bombardements nazis.
Histoire passionnante mais très bien documentée dans l’exposition. La complaisance vis à vis des moeurs de l’époque m’a un peu agacée : comment peut on encore écrire que « Paul Eluard offre Nusch à ses amis » au XXIème siècle, la position des « muses » de Picasso n’est pas plus enviable. J’aurais aimé un peu plus de réserve de la part de la biographe qui transcrit l’esprit de l’époque sans aucune critique. Bien heureuse insouciance ou machisme décomplexé? Le livre n’apporte pas grand chose que je ne connaissais pas déjà.
La deuxième partie : La route des ténébres (1944-1947) est passionnante. J’avais besoin d’explications sur les reportages sur les femmes britaniques photographiées puis sur la métamorphose de Lee en grand reporter de guerre, photos et écrits. La fameuse photo dans la baignoire d’Hitler se comprend mieux avec cet accompagnement. La suite des reportages en Autriche, Hongrie et Roumanie avec la fin de la guerre m’a beaucoup intéressée.
La troisième partie : Vers la chambre claire (1947-1977)
montre la dernière partie de la vie de Lee Miller, maternité, dépression post-traumatique et sa renaissance comme cuisinière gastronomique est très bien racontée dans le podcast par son fils. C’est plutôt le travail de galeriste, organisateur d’expositions majeures et biographe de Picasso de Roland Penrose qui a retenu mon attention.
En conclusion, ce livre est une honnête biographie, mais je conseillerais plutôt d’écouter le podcast.
J’ai repoussé cette visite, puis pressée par la date de fermeture, je suis allée au Petit Palais. C’est une exposition un peu hétéroclite. La majorité des oeuvres présentées proviennent des collections du Petit Palais.
l’atelier Gleyre on pourrait reconnaitre Monet Renoir et Sisley
Les artistes, célèbres en leur temps (fin XIXème siècle) sont souvent tombés dans l’oubli et sont pour la plupart des hommes à deux exceptions près un buste sculpté par Sarah Bernhardt et un grand tableau de Louise Breslau. En contrepoint, des oeuvres contemporaines parsèment l’exposition, oeuvre exclusivement de plasticiennes-femmes : Hélène Delprat, Nina Childness, Annette Messager, Nathanaëlle Herbelin, Sophie Calle, Nan Goldin, Cindy Sherman.
Hélène Delprat – autoportrait en cire
Nous entrons dans l’exposition par une série d’autoportraits de Leon Bonnat, Hippolite Flandrin, Carpeaux, Puvis de Chavannes…les deux derniers, je les connais. les portraits sont réussis sans soulever autrement mon intérêt. Bien sûr Courbet est la vedette!
Sarah Bernhardt : portrait de George Clairin
On aurait presque oublié que Sarah Bernhardtsculptait, et sculptait même très bien. Quant à George Clairin, je le découvre ici, après glooglisage, j’irai le chercher au Musée d’Orsay !
Carriès : masques de céramique
Sculpture donc! Avec les masques de céramique de Carriès. Encore une découverte pour moi (quelle ignare!). Justement le sculpteur a été portraituré par Louise Breslaudont j’ai fait la connaissance dans le livre d’Evelyne Bloch-Dano : Le Parfum des Années qui écrit :
« Il me semble que Louise Breslau incarne à la perfection la femme-artiste de la Belle-Epoque. Une femme qui choisit de venir à Paris pour peindre et vivre indépendante (mais longtemps pauvre) plutôt qu’une vie conventionnelle … »
louise Breslau : Carriès dans son atelier
Puisqu’on parle sculpture, je découvre un « panorama des impressionnistes » une collection de bustes de Paul Paulin. je me retrouve en terrain connu!
Paulin, sculpteur de Camille Pissaro, Monet, Degas (2 bustes) …
Un des thèmes de l’exposition est Fraternité d’artistes du Portrait collectif au récit de l’amitié où de nombreux peintres s’affichent ensemble. Pour l’Exposition Universelle de 1889 un immense panorama rassemblait 600 figures célèbres. la toile a été découpée et un bout figure ici.
henner : portrait de Eugénie-Marie Gadiffet-Caillard dite Germaine Dawis
Trop rare visage féminin : Eugénie Gadiffet-Caillard, dite Germaine Dawis, peinte par Henner. Germaine Dawis était son élève et une artiste reconnue alors. Ce tableau a été choisi pour être l’affiche de l’exposition.
Un mur a été offert à Annette Messager dont je ne découvrirai pas le visage (promis par l’exposition) mais une sorte de mosaïque « collection pour trouver pa meilleure signature » et une collection de châteaux.
Volton coin d’atelier boulevard de Clichy
Autres portraits de la vie d’artistes : l’atelier.
nathanaëlle Herbelin : Manifestation pour une deuxième grossesse.
Avec le chevalet sur le bord droit du tableau, on l’imagine dans son atelier. le rideau de douche détonne un peu. Une interview filmée permet de faire connaissance avec Nathanaëlle Herbelin qui parle de l’importance de l’atelier. Découverte il y a quelques temps à Orsay CLIC, elle se situe dans la proximité des nabis.
Vuillard : les quatre anabaptistes : Pierre Bonnard
Et puisqu’on parle des nabis, voici donc trois tableaux d’une série : Les quatre anabaptistes, où Vuillard peint Maurice Denis réaliant La Vie de Sant François, Pierre Bonnard et Aristide Maillol.
Claire Tabouret : Transformation Self-portrait
Sautant du coq à l’âne, je reviens à nos contemporaines : Sophie Calle et cette installation photographique après 2001, où elle s’est fait suivre par un détective (on voit surtout sa voiture et les compte-rendus écrits de ses déplacements) . Claire Tabouret peinte avec la collerette de Franz Hals sculpté par Carriès correspond tout à fait au sujet de l’exposition. Quant à Cindy Sherman déguisée en Fornarina avec des prothèses mamaires et un faux ventre recouvert d’une sorte de loque de rideau, elle fait fuire les deux jeunes filles « c’est malaisant » cit l’une d’elle.
Cindy Sherman : « untiltled » en Fornarina
Finalement, cette exposition qui ne m’a pas charmée d’emblée, est beaucoup plus riche que je ne pensais sur place.
Karoly Freund est né à Vienneen 1862, a étudié le droit 1878à Budapest, 1884 long séjour en Italie, 1886 : Munich, magyarise son nom en Karoly Ferenczy, 1889 s’installe à Szentendre puis en 1896 à Nagybanya où une colonie d’artistes travaille en plein air; En 1903 pivre une école des Beaux arts à Budapest, voyage, expose et meurt en 1917.
Portrait dfe Karoly Fererczy par sa femme Olga Fialka
L’Exposition du Petit Palais rend compte de la diversité des styles et des sujets abordés par Karoly Ferenczy
naturalisme : 1890 -1893
1890 jeunes filles et géraniums
Inspiré par Jules Bastien-Lepageses portraits sont quasi photographiques et les couleurs plutôt neutres
1891 devant les affiches
Il peint ses enfants, sa femmes et ses familiers.
Munich (1893-1896) L’éveil symboliste
le chant de l’oiseau
Ce nouveau styles fait plus de place à la nature. Les couleurs sont plus vives avec des verts et des rouges vifs. Deux tableaux se répondent Orphée et le Chant de l’oiseau présentés côte à côte Orphée, violoniste, porte un pagne rouge qui répond à la robe rouge de la femme enceinte. Un rapace est charmé par le violon tandis que la femme s’accroche au tronc du bouleau pour voir l’oiseau qui chante (que nous ne voyons pas). j’ai baucoup aimé ces deux tableaux. Moins Adam et l’Adoration des Mages, trop symboliste pour moi.
1904 – Le peintre et son modèle dans la forêt
Nagybanya : un atelier à ciel ouvert
1897 Le sermon sur la montagne
Dans cette ville minière (Baia mare, Maramures en Roumanie)dans la montagne, une colonie d’artiste s’est installée sous le signe du travail en plein air, de la vie collective et de la rupture avec la tradition.
Une affcihe montre les peintres avec leurs chevalets et pinceaux partant peindre à l’extérieur. Une photo montre un atelier de plein air avec au moin 15 chevalets. L’exposition fait aussi une place aux autres artistes comme cette prière matinale des mineurs, ou portraits de Tsiganes; de paysans, bûcherons..
1898 Oscar Gratz La prière matinale des mineurs
Grands tableaux aux thèmes bibliques mais aussi illustration des poèmes d’un poète juif Jozsef Kiss
Joszef Kiss
« Peindre au soleil »
1903 la Femme peintre
la couleur et la lumière prennent une importance primordiale
1905 matinée ensoleillée
Dans ce même style Karoly Ferenczy célèbre la baignade dans la nature avec 6 tableaux où on voit même les chevaux se baigner,
jeunes garçons à la baignade
il peint aussi des nus féminins, des athlètes, des acrobates d’un cirque.
j’ai un peu fait l’impasse sur les portraits qui forment un quart de sa production picturale. J’aime mieux les portraits de personnages que je connais….Puis le style évolue, la couleur se fait encore plus vive. On pense au fauvisme…Impossible de rendre compte de l’ensemble de l’oeuvre dans un court billet.
Un regret toutefois : quand Karoly Ferenczy a épousé Olga Fialka elle était une plasticienne reconnue qui exposait. Elle a abandonné la peinture pour élever ses enfants. L’exposition montre le portrait de Ferenczy et un tableau. J’aurais aimé qu’on lui offre une meilleure place.
merci à lorenztradfin de m’avoir signalé cette exposition CLIC
Martin Schongauerest né à Colmar en 1445, meurt à Vieux-Brisach en 1491. Né dans une famille d’orfèvres, il manie le burin et devient un graveur d’estampes virtuose.
Saint-Georges combattant le dragon
Dans un format minuscule, dans cet espace circulaire, Martin Schongauer met en scène trois plans, Saint Georges et le dragon, mais aussi la princesse et à l’horizon le château. Finesse et richesse des détails dans cette si petite estampe. Schongauer s’est inspiré d’un maître anonyme ES.
Rogier van der Weiden -Triptyque de la Famille Braque
Il s’inspire également de Rogier van der Weiden présenté dans l’exposition.
Adoration des bergers
La peinture de Schongauer est très restreinte. Seules 7 oeuvres sur es panneaux de bois sont conservées et la fresque de Vieux Brisach. L’adoration des bergers est aussi un très petit format avec un luxe de détails, aussi bien dans les baluchons oubliés, le chapeau de paille, les physionomies des personnages et même des animaux. Le paysage est traité avec un soin extrême.
Annonciation
Le Retable de Saint Barthélémy et de Sainte Marie-Madeleine est peint sur les deux faces d’un côté les deux saints et à l’avers 4 saynettes du massacre des innocents. Mes deux tableaux préférés sont Noli me tangere avec des oiseaux et des grenades et La Vierge au Buisson de Roses
Noli me tangereoiseaux (détail de La Vierge au buisson de roses)
Une vidéo explique les symboles dans ce « jardin clôt » symbolisant la virginité de Marie. le chardonneret avec sa huppe rouge = la passion du Christ, pinsons et rouge-gorge sont dessinés avec un soin extraordinaire, on voit la petite langue, une brindille dans un bec….
Fuite en Egypte
La suite de l’exposition est plutôt consacrée aux gravures. Schongauer a illustré l’histoire sainte. Les estampes ayant vocation à se multiplier et à être diffusées dans toute l’Europe, les chefs d’oeuvre de Schnongauer ont inspiré graveurs, orfèvres, émaux de Limoges, sculpteurs sur bois et même un jeu de 52 cartes!
Dürer : fuite en Egypte/
Albrecht Dürer admirait Schongauer qu’il appelait « le beau Martin »
On retrouve les mises en scène des estampes jusqu’à Cracovie ou en Espagne dans le retable de Montserrat de Bernat
Saint Antoine tourmenté par les démonts – Bernat
Impossible de rendre compte de tous les chefs d’oeuvres présentés au Louvre. Malheureusement il reste très peu de temps pour aller les voir
Né à Londres en 1916 d’origine canadienne, il revient à Londres à 16 ans. En 1934 s’inscrit à la Sorbonne et fréquente les milieux de Montparnasse et les surréalistes. Invité à exposer en 1935 avec les surréalistes.
Dessin surréaliste 1935
Sa période parisienne et surréaliste est sous le thème du rêve « REVER »: sont présentés des dessins de petites toiles, des décalcomanies, des estampes et des textes sur les champignons et aventures hallucinogène (mescaline, psilocybine). Deux encres de Victor Hugo figurent ici.
De 1940 à 1943, Brion Gysin s’installe à New York où il fréquente les milieux underground noirs et Broadway. En 1944, il est appelé sous les drapeaux et affecté à une unité d’espionnage où il découvre le Japonais et la calligraphie japonaise.
marrakech : marché des bicyclettes
VOYAGER
1950 il découvre le Maroc, sillonne le pays, s’installe à Tanger y ouvrira un restaurant. Toute une salle montre cette aventure marocaine, on y éntend la musique Jajouka. De grandes toiles colorées représentent le désert mais j’ai préféré les petits formats, aquarelles aux dessins très précis
After Midnight in Marrrakech
Un peu dans la même veine, j’ai aimé les fenêtres du Palais de Peggy Guggenheim à Venise
My window at Peggy Guggenheim’s palace
PERMUTER/ECRIRE/DESSINER
Calligraffiti on fire (1985)
La salle suivante est très colorée.Le très grand Calligraffiti (16 m) occupe tout un mur, les cimaises qui lui font face sont occupée par des tableaux abstaits très colorés, flashy, avec des motifs récurrents, Cette salle correspond à sa technique de cut-ups: à l’aide d’un cutter (exposé dans une vitrine) l’artiste découpe un texte et le réarrange aléatoirement. Le cut-off peut concerner un texte littéraire comme un motif pictural. Je me suis un peu embêtée dans cette section. Seul un tableau m’a attirée : Rustique olivette à la Ciotat
Rustique Olivette à la Ciotat (1959)
A la Ciotat, Brion Gysin a rencontré Chester Himes, Paul Celan, Schwarz-Bart. Il y était question de peinture mais aussi de littérature, de poésie. D’ailleurs l’activité littéraire de Brion Gysin est aussi documentée. En particulier avec Burroughs qui pratique aussi le cut-up
Brion Gysin et William S Burroughs (1985)
En revanche j’ai bien aimé les calligraphies surtout quand il surimprime calligraphie arabe et texte japonais.
Cuts d’écriture arabe collés sur une page d’écriture japonaise
Un dessin très émouvant est celui de l’hommage de Keith Haring à Brion Gysin
Hommage de Keith Haring FOR MY TEACHER LOVE ALWAYS LOVE ALL WAYS LOVE WAYS ALL
La Dreamachine est un procédé de projection de la lumière à travers un cylindre qui tourne.
Dreeamachine (à plat)
LE DERNIER MUSEE
Beaubourg 1975
Dernière partie de l’exposition éponyme. Le Dernier musée est le titre d’un livre de Brion Gyson CLIC
Le dernier muséeBeaeubourg
C’est aussi le titre d’une série de 10 clichés pris lors de la construction du Centre Pompidou. En 1973 Brion Gysin s’installe 135 rue Saint Martin en face du chantier de ce qui allait devenir le Centre Beaubourg. Il dessine, photographie la structure en exosquelette qui le fascine.
Je ne connaissais ni le plasticien, ni le poète, ni ses amis de la Beat-Generation bien que les noms me soient familiers et cette découverte est une bonne surprise. Dépêchez vous d’aller au Musée d’Art Moderne, l’exposition ferme ses portes à la fin de la semaine prochaine!