Exposition temporaire jusqu’au 7 mars 2027

A l’occasion des 400 ans du Muséum d’Histoire Naturelle, à côté de la Grande Galerie de l’Evolution 300 oeuvres sont exposées, oeuvres d’art très variées. J’ai adoré cette expostion et je me promets d’y retourner.
Qui sont ces artistes?

Le plus attendu, le Douanier Rousseau, en prologue. Le Douanier Rousseau n’a jamais mis les pieds sous les tropiques, il a trouvé ses modèles au Muséum d’Histoire naturelle. Une illustration sonore de Jean Roché qui a enregistré des sons de l’environnement montre que tous les arts peuvent participer.
Artistes embarqués : depuis le 17ème siècle, dessinateurs et peintres ont rendu compte des expéditions lointaines des explorateurs; comme l’expédition Baudin qui prévoyait de rejoindre l’Australie. Très beaux dessins scientifiques comme ceux de Lesueur décrivant l’ornithorynque ou les herbiers de Leschenaut.

Les expéditions en Arctique ont aussi été documentée par des peintres. Les instruments du peintre sous température polaires sont présentés sur des plaquettes de bois. Une planche appuie-mains, un coussin n’étaient pas du luxe pour le peintre.

L’oeil et la main : le dessin scientifique
Plus qu’une illustration, le dessin scientifique participe de l’actrivité du naturaliste . Joseph Pitton de Tournefort (1656-1708) est considéré comme l’un des fondateurs de la botanique, il a herborisé en Crète et au Moyen Orient . Joseph de Jussieu(1704-1779) a présenté ses carnets de terrain et des herbiers.

les carnets de terrain des géologues sont de véritables instruments de travail. le géologue reporte ses observation, note les affleurements qu’il devra étudier de près

Ces paysages annotés sont de véritables tableaux, pourtant il n’ont aucune prétention artistique.
Encore aujourd’hui, le dessin est utiles aux entomologistes de terrain comme cette planche de la Mission Guêptop en Guyane 2021

Des artistes reconnus font irruption dans ces documents de travail :
Delacroix et Barye

« Le lion est mort.Au galop »
est le message que Delacroix a fait parvenir à son ami, le sculpteur Antoine-Louis Barye en Juillet 1829 pour disséquer et étudier la dépouille du lion.

Un autre artiste reconnu qui vint au Muséum étudier les animaux marins : Gustave Moreau faciné par la mythologie et les athmosphère oniriques du monde marin


Les murs d’une salle sont couvert de velins (ou de reproductions) , véritable encoyclopédie de la nature. Certains sont l’oeuvre de Redouté (1759-1840), d’autres dessinateurs.trices sont moins connus comme Marthe et Juliette Vesque. Souvent ces dessins sont exécutés en noir et blanc, car l’exactitude des couleurs est un véritale problème : les poissons se décolorent sortis de leur milieu aquatique, la couleur est parfois subjective. On a dû confectionner des nuanciers pour colorier les dessins.

On peut s’interroger sur la pertinence de ce travail de précision maintenant que la photographie est répandue. Le dessin de la langouste présenté vis à vis de la photographie de l’animal vivant dans son milieu naturel répond à cette question.

je me suis émerveillée devant les dessins et aquarelles, la finesse, la transparence des aquarelles.
le dessin scientifique permet des représentation d’animaux disparus, comme la sarrigue de Cuvier, le mammouth de Durfort…

Reconstitution de l’environnement des dinosaures….

uen photographie XXL m’interpelle, une statue? une oeuvre contemporaine? C’est simplement l’agrandissement du larynx d’un ocelot dont le moulage se trouve juste à côté.

pour le plaisir : Bernard Buffet
Des oeuvres encore plus contemporaines utilisent les thèmes animaliers comme ce papier peint très coloré

ou cette machoire de dinosaure flashy.

Il faut aussi prendre son temps pour visionner des vidéos passionnantes comme celle qui raconte la cristallisation du venin de la vipère et celle qui montre une plasticienne construisant des pavés avec des champignons capables de digérer du plastique en mer. Plasticiennes ou scientifiques?






















Orgon nous tente pour la pause de midi avec ses maisons provençales, sa jolie église, son château en ruine. A l’entrée du village le rond-point porte une réplique de rudiste (fossile en forme de cône tordu). Cela fait tilt. Bien sûr, Orgon a donné son nom a un faciès bien connu des géologues : l’Urgonien, barre calcaire qui marque le paysage. Des souvenirs remontent. La géologie est célébrée dans les ronds-points ! Un musée au nom d’Urgonia n’ouvrira qu’à 14h. Une petite route monte à la chapelle N.D. de Beauregard dépassant les cimetières puis un bois de pins. Elle grimpe très raide bordée des rochers ruiniformes des Alpilles. A la fin de la route le « sentier de pierre » passe sous un porche pour arriver à une table d’orientation. Le calcaire mouillé par la pluie est très glissant, je ne porte pas les bonnes chaussures, je renonce. Pique-nique panoramique sur le parvis de la chapelle qui mérite son nom de Beauregard face à la Durance qui s’étale dans la plaine et se ramifie en différents bras.







