L’Exil est mon pays – Isabelle Alonso – Ed. Héloïse d’Ormesson

Je connaissais l’auteure, Isabelle Alonso, de l’émission de télévision de Ruquier autrefois à 19 h. Ce livre lui ressemble, sympathique, drôle, avenante.

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Troisième roman, de l’auteure.  La narratrice est une petite fille, née en France dans une famille de républicains espagnols. Angel, le père, communiste, métallo, grand lecteur de journaux, a fait la Guerre Civile et des années de prison. La mère, Libertad, est la parfaite mère au foyer, composé de 4 enfants, deux garçons et deux filles. La petite fille parle espagnol à la maison, français à l’école.  Ils ont obtenu la nationalité française et paradoxalement c’est ce qui leur permet de passer des vacances à Madrid.

Lecture facile, agréable, un peu convenue, sans surprise.

Vingt-quatre heures de la vie d’une femme – Stefan Zweig

 

Stefan Zweig ne m’a jamais déçue.  Je le retrouve toujours avec bonheur. Biographies, souvenirs dans le Monde d’hier (qui est mon préféré) romans ou nouvelles, chaque fois je m’émerveille de la finesse de son écriture, de la profondeur de l’analyse psychologique, de l’esprit bienveillant  . 

 

 

 

 

Ainsi donc, tout jugement moral serait complètement sans valeur, toute violation des lois de l’éthique, justifiée. Si vous admettez réellement que le crime passionnel, comme disent les Français n’est pas un crime, pourquoi conserver des tribunaux?

[…]

A coup sûr, les tribunaux sont plus sévères que moi en ces matières ; ils ont pour mission de protéger implacablement les mœurs et les conventions générales : cela les oblige à condamner au lieu d’excuser. mais, moi, simple particulier, je ne vois pas pourquoi de mon propre mouvement j’assumerais le rôle de procureur Je préfère être défenseur de profession. j’ai plus de plaisir à comprendre les hommes qu’à les juger. 

Raoul Dufy casino de Nice

Vingt-quatre heures de la vie d’une femme est un  court roman presque une nouvelle. Cette petite centaine de pages (126 pages) est un concentré de passion, passion amoureuse, passion du jeu, déception aussi. Dans une pension sur la Riviera, autour de la table d’hôtes la petite société se déchire autour du scandale qu’a provoqué la fuite de Henriette, femme mariée avec un jeune homme qu’elle connaissait à peine. Le narrateur s’érige en défenseur d’Henriette. Son attitude est remarquée par une vieille anglaise qui choisit de lui confesser un  secret ancien: les vingt-quatre heures de sa vie,  inoubliables, qu’elle a gardées enfouies dans son existence rangée. 

Vingt-quatre heures d’une densité incroyables, comme celle d’un diamant au cours desquelles une veuve tranquille connaîtra l’excitation du jeu de la roulette, l’abandon dans une chambre d’hôtel borgne, la rédemption, la générosité, l’enthousiasme d’une journée radieuse de la Côte d’Azur, la déception….Chacun de ces sentiment est admirablement figuré : du joueur nous verrons les mains et cela suffira pour deviner le gain ou la perte, la transfiguration du jeune homme aura pour cadre une chapelle…

Je n’irai pas plus loin, pour que vous ayez le plaisir de la découverte.

Les aventures Miraculeuses de Pomponius Flatus -Eduardo Mendoza traduit par F Maspéro

POLAR BURLESQUE ET ANTIQUE

Après une série de lectures épidémiques dans la Contagion du Covid, des livres tragiques, voici une bouffonnerie pour sourire maintenant que l’horizon s’élargit. 

De Mendoza j’ai beaucoup aimé La Ville des Prodiges qui est un livre passionnant  racontant Barcelone,et  beaucoup ri avec La Grande Embrouille et le Mystère de la Crypte ensorcelée deux polars brindezingues, moins aimé le labyrinthe aux olives de la même veine que les deux précédents. 

Les Aventures Miraculeuses de Pomponius Flatus pourraient être qualifiés de polar biblique. L’action se déroule aux temps de l’enfance de Jésus, à Nazareth. Le détective, Pomponius Flatus,est un philosophe romain affligé de désordres intestinaux (flatus comme flatulences) à la recherche d’eaux thermales curatives dans les provinces asiatiques de l’Empire romain. 

A peine débarqué d’une caravane nabatéenne, il rencontre une légion romaine qui doit rétablir l’ordre en Palestine et qui l’accompagne jusqu’à Nazareth. Pomponius est contacté par l’Enfant Jésus : on va crucifier Joseph, accusé de meurtre. C’est Joseph, le charpentier, qui doit fabriquer sa croix. Pour sauver Joseph, il faut chercher le coupable.

A propos de Joseph : 

« …une rumeur persistante selon laquelle Joseph, veuf d’un certain âge, a contracté des fiançailles avec une très jeune
personne nommée Marie, laquelle, presque aussitôt, présenta des signes non équivoques de grossesse….. »

« Dieu a dit : « Tu ne tueras point », et j’ai été fidèle à la volonté de Dieu. Je suis d’un naturel peu porté à la
violence. Une fois, j’ai douté de l’honnêteté de mon épouse et j’ai été sur le point de lui donner une raclée. »

L’humour de Mendoza est ravageur. J’ai ri aux éclats aux détournements des Ecritures et souri aux allusions (parfois bien appuyées) mythologie greco-romaine, histoire romaine, et surtout références à l’histoire sainte et même aux fables de la Fontaine. Une lecture jouissive.

Kupka : crucifixion

Quelques « perles » pour vous donner envie d’en lire plus :

A propos de la « victime » qui s’est fait passer pour assassiné :

« Voilà bien, en vérité, une idée originale, admis-je. Être enterré trois jours et ressusciter au bout du troisième. Qui
pourrait croire une chose pareille ? « 

A propos de Jésus que Pomponius prétend vouloir adopter pour le protéger en en faisant un citoyen romain :

« Je ne veux pas être citoyen romain, dit Jésus. De plus, j’ai déjà un père. Et un autre, putatif. Je n’ai pas besoin
d’un troisième. Et enfin, dire des mensonges, c’est offenser Dieu. »

Je pourrais multiplier les exemples de références bibliques ; Mendoza s’inspire aussi de la culture gréco- latine

A propos de Cave canem , écriteau reproduit en grec, hébreu :

Ce doit être un chien très dangereux, pour mériter un avertissement aussi pléonastique,

pas très fin mais cela m’a fait rire :

Et comme il n’y avait rien d’autre de disponible, j’ai opté pour me masturber en lisant La Guerre des Gaules.

le bruit court que le désordre règne à Nazareth, le prix du terrain dégringolera, et cela, par Hercule, nous ne
pouvons le permettre. 

son nom complet était Judas Ben-Hur, qu’il n’avait rien à voir avec les mouvements séparatistes et que son unique
passion était les courses de chars.

Je me suis bien amusée, à vous de le lire!

L’Amour de la Vie – Jack London

CHALLENGE JACK LONDON

Cette nouvelle est dans la même veine que Construire un Feu. Dans l’Arctique,   la nature sauvage est plus puissante que l’homme qui doit déployer des efforts surhumains pour survivre. Survivre seul est une gageure. Dans Construire une Feu, le héros affrontait le froid intense de l’hiver polaire. L’Amour de la Vie se déroule en été, l’homme abandonné par son compagnon Bill, blessé marche péniblement. Il est torturé par la faim; à cours de munitions il ne peut pas chasser et se trouve en concurrence avec les animaux. Les caribous abondent, sa carabine ne lui sert à rien, les étangs sont poissonneux mais il doit pêcher avec ses mains. Il est réduit à la condition animale. Un loup malade le suit.

La vie était là, tout autour de lui, mais c’était de la vie forte, résistante et pleine de santé. Il savait bien que le
loup malade s’attachait aux pas de l’homme malade dans l’espoir que l’homme mourrait le premier. Le matin, en
ouvrant les yeux, il remarqua le loup qui le regardait avec des yeux envieux et affamés.

mais chaque fois, la vie est plus forte, l’homme s’attache à la vie même s’il s’affaiblit. On comprend le titre « L’amour de la vie »

Pourtant la vie qui l’habitait le poussait en avant ; il était très fatigué ; mais cette étincelle de vie refusait de
mourir.

Cette expérience à la limite de la mort, me fait penser à un autre roman de London : Le vagabond des Etoiles quand, prisonnier de la camisole de force, le héros entrait en catalepsie et que la vie « quittait » son corps.  

suivit la trace de l’autre homme qui s’était traîné et arriva bientôt à… quelques os fraîchement nettoyés, dans un
endroit où la mousse spongieuse était marquée par les traces de pattes d’un grand nombre de loups. Il vit un petit
sac bien bourré, en peau d’élan, le frère du sien, et que les dents aiguës avaient déchiré. Il le ramassa malgré le
poids qu’il représentait pour ses doigts faibles. Bill l’avait porté jusqu’au bout, ha ! ha ! C’est lui qui pourrait
rire de Bill ; il survivrait et porterait le sac au bateau sur la mer éclatante. Son rire était rauque et horrible comme
un cri de corbeau, et le loup malade hurlant lugubrement se joignit à lui. L’homme coupa court à son hilarité.
Comment pouvait-il rire de Bill, s’il s’agissait bien de lui, si ces os si blancs, si rosés et propres étaient Bill ?

Une lecture éprouvante, magnifique. 

Pour une analyse plus détaillée lire le blog de Claudialucia ICI

et celui de Maggie

Maître Cornelius – Balzac

LECTURE COMMUNE 

Nous continuons ensemble l’exploration de l’oeuvre de Balzac, si diverse.

Comment classer ce court roman, une nouvelle médiévale, fantastique, romantique ou réaliste?

Deux histoires s’entremêlent : l’histoire d’amour entre  la fille naturelle de Louis XI mariée au sinistre et jaloux Comte de Saint-Vallier et un gentilhomme aventureux et les rapports entre le roi Louis XI vieillissant et Maître Cornelius, son torçonnier, collecteur d’ impôts.

L’épithète tortionnaire, restée au Palais, explique assez bien le mot torçonnier qui se trouve souvent écrit
tortionneur.

La maison de Maître Cornélius est voisine de celle du Comte, leurs toits se touchent presque. L’amoureux rejoindra sa dame par les toits. Rocambolesque!

Le morceau de bravoure est le portrait de Maître Cornélius, l’avare qui vit avec sa sœur, une véritable sorcière dans leur maison verrouillée de partout, pleine de pièges et de chausse-trappes.

« De chaque côté de cette porte se trouvait une figure encadrée entre les deux barreaux d’une espèce de meurtrière.
Il avait pris d’abord ces deux visages pour des masques
grotesques sculptés dans la pierre, tant ils étaient ridés, anguleux, contournés, saillants, immobiles, de couleur
tannée, c’est-à-dire bruns ; mais le froid et la lueur de la lune lui permirent de distinguer le léger nuage blanc que
la respiration faisait sortir des deux nez violâtres ; puis, il finit par voir, dans chaque figure creuse, sous l’ombre
des sourcils, deux yeux d’un bleu faïence qui jetaient un feu clair, et ressemblaient à ceux d’un loup couché dans
la feuillée, qui croit entendre les cris d’une meute. La lueur inquiète de ces yeux était dirigée sur lui si fixement,
qu’après l’avoir reçue pendant le moment où il examina ce singulier spectacle, il se trouva comme un oiseau
surpris par des chiens à l’arrêt… »

J’ai été surprise, amusée mais ce ne sera pas l’oeuvre de Balzac que je préfère.

Lire le billet de Claudialucia et de Maggie

Americanah – Chimananda Ngozi Adichie

LIRE POUR L’AFRIQUE : NIGERIA

C’est un pavé de 675 pages qui va vous faire voyager : au Nigéria pays d’origine de l’auteure, aux Etats Unis, voir le titre, et en Angleterre, autre destination prisée par les Nigérians. 

C’est un roman d’amour. Amour  indéfectible de Ifemelu pour Obinzé depuis les années de lycée et de fac, amour contrarié quand les deux amoureux sont séparés. Se retrouveront-ils? 

Cher Noir non américain, quand tu fais le choix de venir en Amérique, tu deviens noir. Cesse de discuter. Cesse
de dire je suis jamaïcain ou je suis ghanéen. L’Amérique s’en fiche. Quelle importance si tu n’es pas « noir »
chez toi ? Tu es en Amérique à présent. Nous avons tous nos moments d’initiation

C’est un livre qui fait réfléchir sur deux thèmes : le racisme et l’émigration. Ifemelu découvre le racisme quand elle s’installe aux Etats Unis. Elle découvre qu’elle est noire ce qui ne l’avait jamais préoccupé en Afrique. Elle découvre les Afro-Américains dont la personnalité s’est construite dans un monde où la couleur de peau est déterminante. Considérant le problème de l’extérieur, elle écrit un blog sur ce thème avec un angle d’attaque original. 

Comme elles sortaient du magasin, Ifemelu dit : « J’attendais qu’elle demande si c’était celle qui avait deux
yeux ou celle qui avait deux jambes. Pourquoi n’a-t-elle pas simplement demandé : “Était-ce la fille noire ou la
blanche ?” » Ginika rit. « Parce que nous sommes en Amérique. On est supposé ne pas remarquer certaines
choses. »

Elle fait aussi sauter les préjugés en ce qui concerne les migrations. Aucun misérabilisme dans cette histoire : les Nigérians du roman qui émigrent aux USA ou en Grande Bretagne ne sont ni des crêve-la-faim, ni des réfugiés politiques. Ils ne sont poussés vers le monde occidental ni par la guerre, ni par la misère. Ce sont des étudiants parfois très diplômés, anglophones venant de milieux universitaires, recherchant leur avenir dans les meilleures universités (Princeton, Yale, Oxford…) et se retrouvant nettoyer les WC (Obinzé) ou à garder des enfants illégalement rencontrant les pires difficultés pour s’intégrer et faisant des compromis qu’ils n’auraient jamais fait au Nigéria. Le miroir que l’auteure reflète une société raciste même quand elle s’en défend. Elle change notre regard. Celui-là qui campe dans la jungle de Calais, est peut être plus diplômé que nous? Et ces médecins dans les services d’urgence Covid, n’ont-ils pas souvent des noms à consonance étrangère?

Alexa, et les autres invités, peut-être même Georgina, comprenaient tous la fuite devant la guerre, devant la
pauvreté qui broyait l’âme humaine, mais ils étaient incapables de comprendre le besoin d’échapper à la
léthargie pesante du manque de choix. Ils ne comprenaient pas que des gens comme lui, qui avaient été bien
nourris, n’avaient pas manqué d’eau, mais étaient englués dans l’insatisfaction, conditionnés depuis leur
naissance à regarder ailleurs, éternellement convaincus que la vie véritable se déroulait dans cet ailleurs, étaient
aujourd’hui prêts à commettre des actes dangereux, des actes illégaux, pour pouvoir partir, bien qu’aucun
d’entre eux ne meure de faim, n’ait été violé, ou ne fuie des villages incendiés, simplement avide d’avoir le
choix, avide de certitude.

Le retour au pays n’est pas toujours évident. Les années passées aux USA ont imprimé leur marque sur l’héroïne qui se fait appeler « Americanah  » par une amie d’enfance. Une nouvelle identité, un nouveau départ.

Non, sur la vie. La race ne compte pas tellement ici. En descendant de l’avion à Lagos j’ai eu l’impression
d’avoir cessé d’être noire. — Tu parles. »

J’ai aussi découvert le Nigéria, proche du Bénin que je connais un peu, mais si différent. Le pays le plus peuplé d’Afrique, un pays anglophone marqué par la colonisation britannique, dont les élites sont aussi fascinées par la culture américaine, qui parle un « anglais » nigérian bien individualisé. J’ai alors regretté de lire ce livre en traduction :  j’ai raté les comparaisons entre les vocables british et les américanismes. Encore une richesse du roman!

J’ai dévoré ces 675 pages lues sans arrêt alors que j’avais deux rendez-vous de lectures communes.

 

Le Grand-Paon – Jean-Henri Fabre : Souvenirs entomologique L7-chXXIII

SOUVENIRS ENTOMOLOGIQUES

Surprise! les deux papillons accouplés!

 

 » Ce fut une soirée mémorable. Je l’appellerai la soirée du Grand-Paon. Qui ne connaît ce superbe papillon, le plus
gros de l’Europe, vêtu de velours marron et cravaté de fourrure blanche ? Les ailes, semées de gris et de brun,
traversées d’un zigzag pâle et bordées de blanc enfumé, ont au centre une tache ronde, un grand œil à prunelle
noire et iris varié, où se groupent, en arcs, le noir, le blanc, le châtain, le rouge-amaranthe [….]

Or le 6 mai, dans la matinée, une femelle quitte son cocon en ma présence, sur la table de mon laboratoire aux
bêtes. Je la cloître aussitôt, tout humide des moiteurs de l’éclosion, sous une cloche en toile métallique.
D’ailleurs, de ma part, aucun projet particulier la concernant. Je l’incarcère par simple habitude d’observateur,
toujours attentif à ce qui peut arriver.

Bien m’en prit. Vers les neuf heures du soir, la maisonnée se couchant, grand remue-ménage dans la chambre
voisine de la mienne. À demi déshabillé, petit Paul va, vient, court, saute, trépigne, renverse les chaises, comme
affolé. Je l’entends m’appeler. « Viens vite, clame-t-il ; viens voir ces papillons,

Combien sont-ils ? Une vingtaine environ. Ajoutons-y l’appoint des égarés dans la cuisine, la chambre des
enfants et autres pièces de l’habitation, et le total des accourus se rapprochera de la quarantaine. Ce fut une
soirée mémorable, disais-je, que celle du Grand-Paon. Venus de tous les points et avertis je ne sais comme,
voici, en effet, quarante amoureux empressés de présenter leurs hommages à la nubile née le matin dans les
mystères de mon cabinet….. »

 

Pendant des années, nous avions étudié en classe ce texte  suivi du compte-rendu détaillé de toutes les expériences auxquelles le naturaliste s’est livré pour identifier le stimulus attractif. Le récit de ses expérimentations est raconté avec précision et rigueur. Modèle de méthode expérimentale.  Les élèves devaient le résumé avec des schémas. Certains faisaient de véritables bandes dessinées.  J’ai photocopié celle de Pierre V. et j’ai gardé sa BD dans mes archives précieusement pendant des décennies.

Quelle a été mon émotion quand j’ai pu découvri Saturnia pyri, hier au cimetière de Créteil, à l’ombre et dans la fraîcheur d’une chapelle familiale. La conservatrice du cimetière qui l’avait repéré et qui nous l’a montré avait fait une photo avec sa main pour donner l’échelle.

un papillon géant presque de la taille d’une main

Surprise, le papillon n’est plus seul : ils sont deux, accouplés. A côté de la tombe pousse un cerisier, tout à fait favorable pour y installer la ponte.

Ce n’est qu’aujourd’hui, alors que je suis retraitée que j’ai le plaisir de cette rencontre avec le papillon vivant!

Les Souvenirs entomologiques de Fabre sont facile à télécharger (en plus c’est gratuit). Je vais les relire. C’est un livre délicieux!

Pour des renseignements détaillés et récents sur cliquer ICI un article qui raconte l’élevage de ce papillon géant.

Wikipédia bien sûr

et le blog  de Lequet

A-t-il profité du calme du cimetière fermé pour cause de confinement? Profité aussi de ce que la Ville de Créteil a banni les phytosanitaires?