TOURISTE DANS MA VILLE / GRAND PARIS

Explore Paris propose des balades accompagnées passionnantes. Cap au nord : de Pantin à Romainville, le conférencier, Thomas Paris propose un circuit de découverte de lieux d’artistes : galeries ou ateliers de Pantin à Romainville. Sonia de Passage du temps CLIC m’a donné l’idée de cette promenade.
Le rendez-vous est fixé à la Gare de Pantin : gare du RER E, mais véritable gare à l’ancienne, charmante en face d’un Hôtel de Ville véritable petit château de style éclectique inauguré en 1886. Avec un groupe scolaire de briquetout à fait agréable à regarder.

A l’arrière de la gare, sur le pont qui enjambe les voies ferrées les constructions sont tout autres. Les anciens hangars industriels de la SNCF sont occupés par LA CITE FERTILE : un tiers-lieu avec un restaurant, de la musique (DJ), mais aussi distribution de colis alimentaires, maraudes CLIC

Quittant le centre-ville de Pantin, 700 mètres nous séparent de la Galerie Thaddeus Ropac qui occupe une ancienne chaudronnerie. Cet espace vaste permet d’accueillir les très grands formats(560×760 cm) de Anselm Kiefer que j’ai revus avec un plaisir renouvelé . Surprise : j’étais venue un matin très ensoleillé, aujourd’hui il pleut, la lumière zénithale, beaucoup plus douce ,me permet de remarquer certains tableaux qui m’avaient échappé

Je n’avais pas vu les visages émerger du haut des paravents rouges. je retrouve avec toujours autant de plaisir les légendes mythologiques du Nymphéum . Le seul bémol de cette exposition est le manque de cartels et d’explications, ce n’est pas un musée, c’est une galerie!

Dans un bâtiment annexe, plus petit, vient de s’ouvrir une nouvelle exposition
David Salle – The Venice Paintings – 21 octobre 2026 – 23 décembre 2026
David Salle(né en 1952) est un plasticien américain qui a exposé (entre autres) là la Biennale de Venise 2026. C’est cette exposition vénitienne que rappelle le titre de Venice paintings. Ne pas chercher de paysages vénitiens.
Alors que la rentrée littéraire est toute chamboulée à la suite de la parution du roman d’Orélien et du soupçon d’utilisation de l’IA dans la rédaction du roman, le plasticien revendique l’utilisation de l’IA pour la réalisation de cette oeuvre. Il s’est d’abord inspiré de tapisseries russes du XVIIIème siècle, elles-mêmes interprétant des peintures italiennes du XVIème-XVIIème. Il a utilisé ses Tapestries(1989-1991) et les a soumis à l’IA
« c’est une façon de sortir de soi-même. L’IA ne produit pas directement des dessins ou des peintures: elle décompose et modifie la structure de l’espace des compositions en recombinant les éléments dans de nouvelles configurations » déclare-t-il

Le résultat est vraiment surprenant, mélange d’images anciennes, d’imageris de la publicité, d’éléments destructurés. Corps sans têtes et têtes sans corps…D’emblée je ne suis pas immédiatement séduite. Peut-être, si l’on m’explique…si je vois davantage d’oeuvres de ce peintre….Avec l’art contemporain, je suis prête à faire des efforts. A suivre….

Sur le bitume du trottoir un marquage au pochoir nous invite à rejoindre les Grandes Serres, nouvel ensemble culturel sur le point d’ouvrir (6 à 8 novembre 2026) CLIC
Nous rejoignons le Canal de l’Ourcq en passant devant le Théâtre au Fil de l’Eau bâtiment de brique, ancien entrepôt de riz, proposant des spectacles variés : théâtre, musique, marionnettes et cirque.

Les Grandes Serres se trouvent dans les anciennes Usines Pouchard, metallurgie, fabrication de tubes. De grandes verrières laissent deviner les comptoirs de la Halle gourmande. Il me faudra patienter pour découvrir l’intérieur de ce très vaste site multiculturel.
Sur les bords du canal on a soigné la végétation pour y accueillir la biodiversité. Des panneaux expliquent cette action. Diverses plantes aquatiques, des frayères à poissons permettront de renaturer cet environnement très industriel.

Le canal de l’Ourcq permettait aux péniches et chalands d’apporter de la marchandise à Paris. Elle était stockée dans cet immense bâtiment : les Magasins Généraux CLIC
Construits en 1930, ils furent désafféctés dans les années 90. Squattés par des artistes, ils furent un temps une « cathéderale du graff », la façande complètement recouverte d’oeuvres Street-art. L’agence de publicité BETC s’est emparée de la réhabilitation, utilisant la majeure partie de l’immeuble pour ses bureaux mais offrant un très vaste espace aux créateurs : expositions, résidences , ou même exposition-résidence. Du 8 octobre au 8 novembre Angels Front présente DIE&RETRY décrite comme une simulation immersive confrontant le participant aux nouvelles technologies. E,n simplifiant beaucoup, le public est invité à s’inscrire à des sessions pour participer à « une série d’entraînements destinés à étudier les effets de la guerre cognitive » (vous avez comprssis, pas moi). Arrivés hors performance publique, nous avons visité les décor, des canapés, caméras sur des trépieds, des écrans….

Comme l’exposition précédente, il faudra qu’on revienne et qu’on m’explique.
La promenade continue sur le bord du canal jusqu’à Romainville

un peu plus loin Thomas raconte l’histoire surprenantedu Paddock de Romainville. Avant le règne du moteur thermique, les chevaux occupaient une place prépondérante dans les transports parisiens, passagers comme marchandise, sans oublier le halage des chalands sur le canal. Ces chevaux étaient hébergés à Romainville dans un espace impressionnant. Cette histoire ancienne a laissé une trace : le Paddock, centre commercial avec hôtel, resturants, fast food et parkings.

En 1909, Gaston Roussel, vétérinaire soignant les chevaux découvre un remède contre l’anémie des chevaux l’Hémostyl. Il crée en 1920 un laboratoire pharmaceutique pour exploiter le sérum de cheval. Roussel- UCLAF qui prit une extension internationale avec Hoechst et Sanofi.
Un centre culturel FAST- Fiminco CLIC est logé dans les vastes locaux de l’ancienne usine pharmaceutique dont la cheminée historique dépasse de la chaufferie. Arts plastiques, musique, théâtre et danse Blanca Li y est en résidence. En plus de l’espace d’exposition dans la chaufferie, 9 galeries sont installées, une école d’art, des ateliers de création dont celui de Laurel Parker qui crée des livres. Les réserves du FRAC y ont également élu domicile.

Rester vivant(e) est une exposition collective du 15.10 au 29.11 de six plasticiens suisses invitant le visiteur à ralentir, observer, écouter, ressentir et prendre son temps. Santiago Martinez Benedetti nous invite à jouer au chifoumi : Feuille, caillou, ciseaux avec des ciseaux à taille humaine, des feuilles de papier et des empreintes du caillou qui disparaissent…
Séverin Guelpa : Ce ne seront pas des cailloux mais des blocs extraits de carrière, des tubes, les sons de la terre, et des empreintes monumentales . Cela me fait penser à une expostion d’Arcangelo Sassolino vue à la Galleria Continua il y a quelques temps.

J’ai beaucoup aimé Le Studiolo de l’Exil de Stephan Zimmerli : les parois d’une maisonnette en contreplaqué sont couvertes de dessins, d’inscriptions représentant les maisons au bled de nombreux exilés : Maroc, Algérie, Sénégal. Maisons imaginées, rêvées.
Les grandes photographies de Julie Semoroz sur des panneaux mouvants m’ont églement plu, mais difficile d’en rendre compte de ces photgraphies fluides. Dans une pièce plus petite, obscure, les vidéos de Sophie Balimer et Tarik hayward sont projetées sur de curieux écrans où des briques font des degrés qui coupent la projection.

La visite se termine en beauté dans l’atelier de Laurel Parker &Paul Chamard où nous sommes chaleureusement accueillis. Laurel Parker fabrique dans son atelier des livres d’exception, ces derniers ne sont pas imprimés sur place, l’atelier fabrique couvertures, coffrets et divers accessoires. Sur de grands rayonnages sont exposés ces livres précieux. Au mur deux kimonos de papier racontent la résidence des deux artistes au Japon où le papier est beaucoup plus qu’un support d’écrit ou matériau d’emballage. Cloisons dans les habitations, ombrelles, vêtements aussi divers et étonnants que des imperméables ou des sous-vêtemements. Laurel Parker feuillette pour nous un livre-catalogue de ces différents papiers, très fins gaufrés, épais cirés, roulés pour faire des fils, tubes…Voyage exotique qui me fait rêver. En un livre, je suis partie très loin.

Uen oeuvre qui m’a fascinée est un herbier Folded to Fit de Yann Sérandour et Laurel parker Des plantes aquatiques, genre de roseaux ont été repliées pour entrer dans le format A4 puis on a replié la feuille-support en un savant origami (encore le Japon?) sur des cartons B5, les cartons sont accuiellis dans un magnifique coffret. Une très belle découverte. Le Musée de la Chasse et de la Nature a accueilli ces artistes en 2022.
Nous aurions pu visiter des galeries à Fiminco , il est tard je préfère rester sur ce dernier émerveillement.















Comment se fait-il que la laïcarde que je suis, l’ancienne kiboutznikit de l’Hashomer Hatzaïr, soit si fidèle aux écrits d’un rabbin, ou une rabine si on féminise la fonction? J’ai téléchargé le dernier livre de 






















