le 21 juin, arrivée de l’été au Capo Vaticano

CARNET DU MEZZOGIORNO (CALABRE)

Capo Vaticano

Dernier jour au LImoneto, nous faisons une pause pour profiter des environs, de notre terrasse, du jardin, des plages.

Juste après le tournant sur la route de Ricadi, sur la route parallèle à la côte nous prenons la première descente fléchée Tonicello –route privée avec une barre limitant l’accès. Comme elle est ouverte, nous tentons notre chance. Elle dessert des hôtels, des résidences dans des jardins très fleuris puis devient de plus étroite et se termine par un cul de sac. Peut être à pied trouverions nous une belle plage ? Mais où laisser la voiture ? Demi-tour laborieux sous els yeux d’une hôtesse – chemise blanche, petit foulard comme ceux des hôtesses de l’air.

Deuxième essai : flèche « Tono », après avoir dépassé deux hôtels-clubs géants très verts, tellement verts que je suspecte du gazon artificiel, grand parking plat ombragé . La plage est proche facile d’accès. Plage de sable blanc grossier mais agréable sous les pieds. Comme la bande sableuse est étroite, les plagistes ont installé les ombreloni et lettini en hauteur sur une sorte de plateau. Sur la plage, on ne voit que les parasols multicolores apportés par les estivants. Ne pas voir la colonisation du sable vraiment agréable ; L’eau d’une grande transparence laisse voir les rochers. Par prudence, je me chausse. J’ai bien fait, entre le sable et les rochers, il y a des galets. Je nage avec circonspection au dessus de rochers superficiels ; C’est amusant : ils offrent un « paysage » sous-marin. Au bout de. la plage, la barre rocheuse du Capo Vaticano, de l’autre côté des écueils. Encore une fois je regrette d’avoir oublié mon masque à Créteil.  Je nage assez près du bord, il n’y a pas de bouées pour séparer les nageurs des bateaux qui emportent les touristes au Capo Vaticano. Nouveauté d’aujourd’hui : les méduses sont arrivées ! D’abord une petite, jolie, ronde, avec à peine des tentacules, plutôt une couronne d’épines. Je l’évite après l’avoir admirée. En nageant, je regarde le fond de l’eau moussu, soudain une brûlure au bout des doigts ‘avertit que je viens de pêcher une méduse dont je me débarrasse à la hâte. Cela pique, mais pas trop.

Au bout de ¾ d’heures je sors me réchauffer. Un marchand a installé sa « boutique » sur me sable. Il a suspendu sous un parasol de nombreuses robes de plage qui me font envie. Il faudrait que je remplace la bleue de Sardaigne. Le marchand m’en propose une jolie pour 20€, j’essaie de marchander mais je sors de l’eau. Si j’essaie il me faudra acheter la robe mouillée même si elle ne convient pas. Quand je me décide, il a déménagé.

Encore une petite heure dans l’eau. Nous quittons le parking après avoir cueilli une feuille d’aloès. Dominique a vu un monsieur badigeonner sa femme piquée par une méduse. Je frotte le gel sans savoir si c’est vraiment efficace, mes doigts ne me brûlent plus depuis un moment.

Capo Vaticano : Belvédère

Enfin ! nous trouvons le parking du Belvédère nord du Capo Vaticano. Un Biergarten est installé sur le bord de la falaise. Un artisan local expose sur le grillage ses productions en bois d’olivier : croix grossières, chapelets et rosaires, cornes éloignant le mauvais sort de la maison, mobiles avec des noix vernies. Ce n’est pas très joli mais c’est plus sympathique que les magnets made in China.

La vue sur les petites plages (les plus belles de toute l’Italie selon le guide Geo qui les place dans le Top5 des incontournables) est vraiment très belle. A nos pieds, une eau turquoise, des pédalos blancs pour décorer. Opuntias au premier plan. Bien caché, un sentier poussiéreux descend. Si j’avais passé mon maillot si j’étais en sandales je n’aurais pas résisté. Nous avons failli passer à côté d’une telle image !

Brivadi : Torre Marrana

Nous ne voulons pas quitter Ricadi sans avoir vu les tours qui balisent le rivage. Au village de Brivadi, la Tour Marrana domine la vallée étroite de La Fumara Vaticana della Ruffa. Des falaises blanches tranchent sur les buissons.

Sur le rivage la Torre Marina est incluse dans un groupe de maisons. Un esccalier extérieur métallique la défigure. Au pied de la falaise, une petite plage à rejoindre à pied sur une petite roue.

Nous nous approchons de la Torre Ruffa qu’on voit très bien de notre gîte, illuminée la nuit mais inaccessible de la route.

Salade de courgette tiède avec de l’huile d’olive et du citron sur lesquelles j’ai mis des rondelles d’oignon de Tropea, vraiment très doux et très sucrés. On s’accorde une vraie sieste dans la maison fraîche. Il suffit de bien tout fermer volets et fenêtre avant que l’air ne se réchauffe. La maison reste agréable sanclimatisation ni ventilateur. Pour l’empreinte carbone rien ne mieux que ces volets extérieurs à lamelles orientables.

J’ai tellement aimé la plage de Tono que nous y retournons après la sieste.  Le vent s’est levé, la mer est plus agitée. Pas de vraies vagues mais assez pour me faire boire la tasse. La plage est animée, une flottille de kayaks en plastique fluo complète les pédalos pour accéder par mer aux plages paradisiaques du Capo Vaticano. Des adeptes du snorkelling équipés de gropro font des exploits à 3 mètre du bord par 80cm de fond ! Les véliplanchistes me font un peu peur. Sauront-ils dévier de leur trajectoire si je me trouve devant eux ? Je nage moins seule aujourd’hui, une dame avec un chapeau rose aperçeu ce matin me salue ;

Le 21 juin : début de l’été avec méduses et vacanciers !

 

Marina Bellezza – Silvia Avallone

LIRE POUR L’ITALIE

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Silvia Avallone est une auteure italienne que je suis avec attention. J’ai été scotchée par D’Acier qui raconte l’amitié entre deux jeunes adolescentes près de Piombino avec la crise de l’acier en arrière-plan. J’ai été très intéressée par La vie Parfaite qui se déroulait dans les grands ensembles de Bologne, mais moins par le thème de la maternité et du désir d’enfant.

Marina Bellezza a pour cadre une petite ville des Alpes Biella et les hameaux et villages de montagne. Dans les deux premiers ouvrages, le rôle principal était attribué à des femmes et des jeunes filles, les hommes n’étant que des comparses souvent négligeables ou absents. Silvia Avallone a changé son point de vue, Marina Bellezza, l’héroïne est une tête à claques tandis que la sympathie du lecteur va plutôt à Andrea, fils de notables, qui décide de s’établir dans une ferme, se consacrer à ses vaches et son fromage dans les meilleures traditions des marcaires.

« Mais lui,, de toute façon, il était comme son grand père. Dur comme le roc de ces montagnes; Il prouverait à tout le monde, et aussi à son père, et à son frère, que lui, Andrea, dans la période la plus dure que le pays ait traversé depuis soixante ans, l’année où cent milles boîtes avaient fermé, il était capable de mettre sur pied une entreprise compétitive. Il n’aurait pas besoin pour ça, contrairement à d’autres, de vendre son âme, de troquer sa liberté contre sa carrière »

Marina Bellezza, au contraire, a pour capital, sa beauté, un don pour la chanson, et surtout une invincible volonté de réussir dans le milieu de la télévision. Elle court, et gagne les radio-crochets dans l’Italie de Berlusconi.

Depuis le lycée, Andrea et Marina entretiennent une relation amoureuse. mais qu’ont-ils en commun ces deux-là? Après une éclipse de quelques années, ils se retrouvent, et leur liaison reprend, si forte qu’ils décident de se marier.

« De quoi avait-il peur? d’une bimbo? D’une gamine de vingt deux ans, débarquée de sa province en talons aiguilles pour être remarquée dans les endroits à la mode par quelqu’un? 

Non, Andrea savait qu’elle n’était pas comme ça : trop fière pour se vendre, trop ambitieuse. Bien pire, en fait. [….] Marina, on pouvait juste la détester. Et en ce moment, il la détestait? Il la revoyait, arrogante, pas plus instruite qu’une chèvre, esclave du conformisme. Nourrie au biberon et à la télé….. »

Nous assistons donc à l’ascension de la nouvelle star de la télé-réalité et en même temps à la réalisation du rêve d’Andrea. De temps en temps ils se retrouvent dans la montagne dans la communion avec la nature dans les endroits qu’ils ont fréquentés depuis leur enfance. Et puis chacun retourne à ses projets…..

Pourtant, il y a bien une autre fille, philosophe qui étudie Gramsci, qui tombe amoureuse d’Andrea et qui partage ses idéaux de retours à la terre. Pourquoi Andrea ne la préfère-t-il pas?

Silvia Avallone réussit à se renouveler en changeant de cadre, d’époque, de personnages. Elle a toujours un regard acéré sur la  psychologie de ses personnages et sur l’analyse politique et social, nous faisant voir une autre facette de l’ Italie.

mai est le mois des transhumances, octobre le mois des retours dans la plaine. Les troupeaux remontent la vallée, traversent les villages, et leurs cloches appellent les rares habitants aux fenêtres. A la fin de l’été, ils redescendant? C’est un cycle, chaque année. 

Quiconque naît sur les bord du torrent, qu’il le veuille ou non, s’imprègne de ce silence, cette immobilité, cet abandon. Quiconque a grandi, comme Marina Bellezza, entre Andorno et Piedicavallo, dans cette fente creusée entre les rochers, isolée du monde, porte en soi cette clôture, qui est avant tout un enracinement, et aussi une forme de défense, une manière de résister quelle que soient les circonstances ; de s’adapter aux imperfections de la vie »

 

Une excursion vers le sud : Scilla

CARNET DU MEZZOGIORNO (CALABRE)

Scilla : le château sur le rocher

Il fait très frais ce matin (20°C) et le vent intensifie cette impression de fraîcheur. Le soleil est encore dans la ramure du grand arbre. J’écris sur la table de la terrasse guettant les oiseaux qui se posent face dans l’amandier. Un merle vient me rendre visite et sautille sur le sol sableux. Les tourterelles préfèrent prendre de la hauteur. Un grand lièvre a fait un petit tour, je n’en n’avais jamais vu de si près. On ne peut vraiment pas le confondre avec un lapin.

Comme tout le monde, je connaissais l’expression « de Charybde en Scilla », d’après l’Odyssée. Nous avons prévu  une grande excursion (200km aller/retour) pour voir Scilla, son château et les côtes de Sicile. Googlemaps annonce 76 km en suivant le littoral, Le Navigatore de la Polo propose 3 itinéraires, le plus court 89 km en partant par Ricadi, puis nous fait passer par Zungri en nous déroutant vers le nord et non pas à Nicotera sur la côte. Nous grimpons les pentes du Monte Poro par de petites routes tortueuses à travers des villages ignorés des guides touristiques ainsi que de la carte Michelin : St Costantino, Calimera, La Panaia, toponymie à consonance grecque évoquant Byzance. Ces gros villages sont bien différents des résidences touristiques fleuries et pimpantes autour de Tropea. Les maisons ressemblent à des chantiers permanents. Les habitants vivent au rez de chaussée, parfois au 1er étage de grosses bâtisses de parfois 3 étages ou même plus ; Les étages supérieurs n’ont ni portes ni fenêtres, dans le meilleur des cas on les a bouchées avec des tôles, des planches, ils sont parfois ouverts à tous les vents. On a rarement fini le toit, le plus souvent des tiges rouillées dépassent. Nous avons déjà remarqué ce phénomène en Grèce. Tant que les tiges rouillées étaient apparentes, la maison n’était pas considérée comme terminée, donc pas imposable. En est-il de même ici ? Pourquoi des maisons si grandes dans des villages perdus ? Qui les habitera ? Les enfants quand ils seront grands ? Les émigrés du Nord, d’Allemagne ou d’Amérique quand ils reviendront pour passer leur retraite. A moins que ce soit de la construction pour de la construction, inexplicable comme ces ponts autoroutiers de Sicile ou ne passera jamais aucune autoroute. Evidemment on n’a pas crépi, ni peint les façades . Le village a un aspect gris, pas entretenu, plutôt sale et déplaisant. Autre aspect déplaisant : les ordures qui s’entassent sur le bord de la route. Sacs crevés par les chiens ou les oiseaux qui s’éparpillent. Ailleurs en Italie on est très attentif au tri sélectif, ici, c’est la décharge. Nous avons vu un panneau qui prie le passant « de ne pas jeter d’ordure ici parce que la récolte ne passe pas ».

En dehors de ces deux « écueils «  (Charybde et Scilla), le voyage dans la campagne est très plaisant. Dans les champs de céréales, il y a des coquelicots. La moisson est commencée mais pas terminée.  Les roues de paille sont du meilleur effet. Des chardons mauves, roses ou bleus décorent le bord des routes. De hautes graminées agitées par le vent fournissent un joli premier plan aux photos de paysage. Calabre verdoyante et vallonnée au mois de juin où poussent des oliviers majestueux dans des oliveraies bien entretenues. Les arbres sont si hauts qu’on ne peut pas cueillir les olives, sans doute les ramasse-t-on au sol comme en Corse ou à Corfou. Dès qu’on est en plaine les orangeraies occupent le terrain. A l’inverse des oliviers, les orangers sont taillés très bas et forment des boules compactes. Les oranges doivent être cueillies, plus l’oranger est bas, plus c’est facile. Ils sont irrigués, on voit de fins tuyaux courant entre des poteaux de ciment.

Gioia-Tauro

Nous trouvons la route côtière à Rosarno à quelque distance de la mer cachée par la voie de chemin de fer et une lagune jusqu’à Gioia Tauro où un port de dimension impressionnante a été implanté avec des grues et des portiques pour les conteneurs sont visibles de la route. Selon Wikipédia, c’est le 1er port italien pour les conteneurs et le 10ème européen. L’histoire de ce port est intéressante. En pleine crise de l’acier, on tenta d’implanter une industrie sidérurgique puis une centrale thermique qui n’a jamais fonctionné. Les ruines industrielles ont un aspect désolant dans le paysage. Je m’étonne de croiser si peu de camions sur la route, les installations impressionnantes feraient craindre un trafic dense. Peut-être sont-ils sur l’autoroute ?

La route évite le centre de Palmi ( »à voir » selon les guides touristiques) avec un musée ethnographique présentant des masques, qui me tente). A la sortie de Palmi, le Navigatore nous dirige sur l’autoroute Salerne/Reggio di Calabria tunnels et viaducs, je ne compte plus les galeries, il y en a bien une dizaine. Frustration : la Côte Viola bordant l’Aspromonte est la plus belle partie du voyage, nous l’avons loupée !

Scilla

Nous ne quittons les tunnels qu’à Scilla – petite ville (5000habitants) facile à traverser avec des ruelles pittoresques avec de la végétation dégoulinant des balcons et de la lessive qui sèche. La route qui descend de l’autoroute vers le château est bordée de lauriers-roses taillés comme de petits arbres avec des troncs bien dégagés, les roses et les blancs alternent.

Scilla : Castello Ruffo

Du belvédère, Piazza San Rocco, on découvre le château, les plages, les toits du quartier des pêcheurs, Chinalea, et les côtes de la Sicile très proches, où d’énormes porte-containers croisent dans le Détroit de Messine.

Un escalier descend au pied de la rampe du Château Ruffo qui coiffe le rocher de Scilla (ou sévissait le monstre de la légende). Il a fière allure malgré les deux séismes de 1783 et 1908 qui l’ont touché. Pendant les Vêpres siciliennes (1282)  le monastère-forteresse S. Pancrazi faisait partie du dispositif de défense de Charles d’Anjou. En 1313, il fut occupé par Federico d’Aragon (Frederic II de Sicile 1295 – 1337) puis restitué à Robert d’Anjou par le Pape. Il appartient à la famille Ruffo depuis 1533. Qui en fit un palais luxueux. Sous l’actuelle phare, des citernes et vasques de décantation et un puits fournissait l’approvisionnement en eau de la forteresse imprenable. Une plaque rappelle un épisode tragique quand la foudre en 1812 mit le feu à l’armurerie tuant dans l’explosion deux soldats français (règne de Murat) .

Dans les salles d’exposition on trouve des souvenirs de la pêche à l’espadon(une barque et de très belles photos anciennes) et l’histoire complète du château avec des cartels très détaillés en italien.

Le phare fut construit en 1885, il signale l’entrée du Détroit de Messine et communique avec celui de Capo Vaticano.

Scilla : Chinalea le quartier des pêcheurs

Le quartier des pêcheurs, Chinalea est juste en dessous, à deux pas à pied mais d’abord compliqué en voiture. Nous ratons l’accès et remontons dans les tunnels de l’autoroute pour refaire un tour complet de la ville. Les maisons sont construites les pieds dans l’eau le long d’une rue étroite.

Très belle terrasse sur pilotis

Le meilleur point de vue est une terrasse de restaurant sur pilotis. Nous nous installons dans le premier qui nous semble très classe La fiocina. Sa belle terrasse est installée sur l’eau claire, le menu sophistiqué est présenté entre des plaques de bois. Menu prometteur : Dominique choisit des involtini d’espadon et moi, des pâtes contenant tout plein de bonnes choses comme des artichauts et de la crème de truffe. Rien de tout cela n’existe en cuisine, pas d’involtini, pas d’espadon sous une autre forme, rien qui ressemble à du poisson d’ailleurs, ni à de la viande non plus ! Le Maitre d’Hôtel est désagréable : il prend des grands airs alors qu’il n’a rien à proposer.

Je lui dis :

– « dites plutôt ce qu’il y a ! »

– « des pâtes ! »

Bien décevantes, pâtes maison peut être, al dente, avec des petits morceaux d’espadon, sans aubergine ni artichaut, seulement des petits filaments de courgettes râpée crue (à retenir) et une sauce à la crème. Pour 12€, on aurait pu s’attendre à mieux. On ira prendre le café ailleurs !

Scilla : Marina Grande et une terrasse plus modeste mais service plus sympathique

Deux plages à Scilla la plage de la Sirène (une statue de sirène genre Andersen et pas du tout monstre homérique, on a oublié que chez les grecs les sirènes étaient mi-femme mi-oiseau terrifiantes) et Marina Grande avec des établissements balnéaires. Nous nous attablons dans le premier. Une jeune fille très sympathique sert le café et une glace. C’est ici que nous aurions dû déjeuner, il y a de magnifiques salades de fruits (pastèque-melon). Baignade très agréable, je nage en regardant la Sicile et les cargos.

Au retour, nous coupons le GPS pour suivre la SS18 qui court sur la corniche et la spectaculaire Costa Viola, tout d’abord au niveau de la mer jusqu’à Bagnara puis qui grimpe en lacets serrés dans le village et reste en hauteur jusqu’à Palmi où nous retrouvons la route de ce matin. Le port de Gioa Tauro, bien visible d’e haut est vraiment très grand.

Costa Viola entre Scilla et Bagnara

Rosarno est engourdie par la sieste, seuls des Africains se promènent dans les rues, nous trouvons une flèche indiquant Nicotera Tropea, nous quittons la statale pour une petite route qui traverse des orangeraies près de la mer. Jusqu’à Nicotera, nous nous félicitons de notre initiative. Nicotera Marina possède de belles plages . Nicotera est perchée sur une colline qui domine le rivage. Nous trouvons la route de Cocorino Joppolo. Il est à peine 17h, nous décidons d’aller à la plage à Joppolo.

Plage de Nicotera10

C’est là que tout se gâte (et que nous comprenons les détours que nous avait imposé le Navigatore). La route de Joppolo est barrée par un bloc de ciment. Une déviation est fléchée dans la montagne par une toute petite route (interdite aux camions). Comme La Polo n’est pas un camion nous nous engageons et montons dans la forêt par des pentes incroyables. La Volkswagen renâcle, il faut passer la 1ère et même en 1ère elle s’essouffle. La route est très étroite et le revêtement dégradé. Arriverons-nous quelque part ? On monte, on descend, tortille. Par chance personne ne vient en face. Finalement nous nous retrouvons à Brivadi. L’épreuve pour la conductrice n’est pas terminée, les ruelles sont très étroites. On aurait peut-être dû écouter le GPS ?

Le livre des choses cachées – Francesco Dimitri

CARNET DU MEZZOGIORNO

J’ai trouvé ce titre sur le blog d‘eimelle fort à propos puisque je cherchais des lectures à télécharger sur la liseuse pour notre voyage dans le sud de l’Italie.

Le récit se déroule dans le Salento où nous sommes passées il y a quelques années mais j’ai commencé la lecture à Bari, pas trop loin. J’ai donc eu le plaisir de le découvrir sous le soleil des Pouilles, avec la chaleur de l’été évoquée dans le livre, de l’accompagner des plats dont le livre parle, les poissonneries qui sont aussi des petits restaurants. Ambiance raccord!

C’est un thriller, pas question de dévoiler l’énigme!

C’est un livre de potes, quatre jeunes hommes ont conclu un Pacte, se retrouver tous les ans, à la même date dans leur pizzeria, et bien que la vie les ait dispersés, qui à Londres, qui à Milan, qui à Rome….bien qu’ils aient une vie professionnelle bien remplie, des femmes, pour certains des enfants, ils sont restés fidèles au rendez-vous. Sauf, qu’au début du livre Art ne se présente pas. Il a disparu!

Et cette disparition est suspecte! Les trois autres vont mener l’enquête qui va souder le groupe comme au temps de leur adolescence….Assez logiquement, ils rencontrent la mafia locale, remontent dans les secrets anciens.

Puis ils découvrent qu’Art s’intéressait aux « choses cachées » avec des connotations plutôt ésotériques. Là, je décroche un peu. Le fantastique, surtout adolescent, ce n’est pas mon truc.

Mais l’action est bien menée, les personnages attachants et je termine le bouquin avec plaisir. L’auteur a maintenu la tension jusqu’au bout et a conservé sa lectrice.

La cité rupestre de Zungri et les spécialités gastronomiques

CARNET DU MEZZOGIORNO (CALABRE)

Cité rupestre de Zungri

Une belle affiche « la cité des pierres « nous avait attirées. Zungri est éloigné d’une vingtaine de km en passant par Ricadi et Spilinga.

Aqueduc de Spilinga

2km après Spilinga, au détour de la route, un aqueduc court dans les olivaies, une chapelle jaune complète l’ensemble charmant ; Il ressemble à un aqueduc romain mais il est récent (19ème ). On s’élève sans s’apercevoir sur le plateau de Monteporo, qui culmine à 711 m, cultivé de blé (moissonné on voit les grosses roues de paille) mais aussi parcouru par les troupeaux de moutons.  Nous parcourons une campagne tranquille après les côtes urbanisées.   Des petites maisons abandonnées aux toits de tuiles crevés nous attristent.  Les occupants ont-ils quitté la Calabre pour le nord de l’Italie ou l’Amérique, ou plus simplement, ont-ils préféré le confort des grosses maisons à étage en ciment des villages, ceinture grise de béton ?

maquette de la cité rupestre

Les billets sont vendus au Musée Ethnographique qui raconte la vie paysanne au 20ème siècle exposant des outils, des photos anciennes, des vêtements, robes de mariées 19ème siècle ou combinaisons des années 60, outils agricoles, machine à trier les noisettes, tourne-disque avec des 45 tours, et dans la bibliothèque les discours de Mussolini 1924-1928/

La cité rupestre est dans la falaise qu’a entaillé le cours d’eau Fiumara Malopera noté « fleuve intermittent ».

 Le sous-sol est composé de Calcarénite Miocène/Pliocène contenant des fossiles marins Crasostréa glyphoides (Huitre),  Amphiopes (oursin) et Clypeaster(oursin), Térébratules.

Ces niveaux de calcarénite sont surmontés de tufs Pléistocène.

La calcarénite, de texture assez grossière, se taille très bien ; la cohésion est assez bonne pour conserver les structures anciennes. De Chypre à la Sicile, j’ai vu ds tombes et des catacombes dans la calcarénite.

Cet habitat rupestre est très ancien. D’après un cartel : » le Plateau de Poro a vu la migration des moines orthodoxes fuyant les Arabes et les persécutions iconoclaste auxquelles ils étaient sujets dans leur pays se refugièrent au sud de l’Italie. Ces grottes furent utilisées comme granges, ermitages ou monastères où les moines byzantins suivaient la règle de Saint Basil. ».

De ces cellules d’ermites ou de cette communauté monastique, on ne retrouve pas grand-chose, à part peut-être un poisson gravé dans un dôme. Pas d’églises comme en Cappadoce. En revanche, les installations agricoles, un pressoir à vin rectangulaire, une cuve ronde.  De belles formes arrondies comme des jarres, mais en creux, étaient destinées à recevoir du grain ? Des maisons ont été creusées, les façades évidées dans la roche ressemblent aux façades des maisons traditionnelles. Certaines sont maçonnées. Ces hypogées résidentiels ne différent pas d’un village en pente, bâti de chaque côté d’une rue étroite et de ruelles en escalier. Parfois on remarque les traces d’un étage. Un toit en tuile couvrait certaines maisons.

Je suis étonnée de la complexité des structures qui combinent l’utilisation de la falaise en troglodyte avec des niches, caves creusées et les constructions maçonnées ? Certains passages sont si étroits que je n’arrive pas à m’y faufiler. Peut-être une cachette ? ou une chatière ? Deux pièces au plafond évidé en coupoles communiquent, dans la seconde une sorte d’estrade a été taillée. Aucune destination indiquée à cette structure. Un panneau semble indiquer qu’elle aurait été utilisée comme silo à grain.

Le site est très étendu. Un sentier en balcon court à mi-pente. Les herbes hautes me griffent els jambes, peut-être n’est-ce pas prudent d’avancer. La promenade se termine sur une placette près d’une source où capillaire et fougère croissent dans l’humidité d’une source.  Je remonte en m’aidant de la main courante et d’une corde tant certaines marches sont hautes et usées.

Sur la route du retour nous achetons du fromage dans une fromagerie artisanale de Spilinga  qui commercialise des produits locaux : mozzarella fraiche et séchée, fromages de chèvre, provolone avec des inclusions rouges de piment. Ne goûte à la spécialité de Spilinga : la Nduja, une sorte de saucisson mou à tartiner rouge du piment rouge de Calabre. Avant de l’acheter, je goûte une bruschetta portant une couche généreuse. La Nduja est piquante, comme de la harissa. Je croque avec précaution la tartine. C’est vraiment trop piquant pour moi. Il existe aussi une version douce de la Nduja mais elle se vend en grosses saucisses que je n’arriverai pas à terminer d’ici 3 jours et qui ne sera pas transportable avec la chaleur.

oignons de Tropea

Midi, nous mangeons tranquillement sur notre terrasse d’une omelette aux oignons de Tropea (encore une spécialité locale) ; doux et délicieux. Après ce repas léger j’essaie encore une spécialité : le Tartufo de PIzzo, une 8glace artisanale que le Limoneto propose au bar. Les glaces industrielles proposent un gros dôme de chocolat sous la nom de tartufo. C’est plutôt une tranche de chocolat claire et une autre tranche à la noisette. A l’intérieur il y a du chocolat noir liquide. Par cette chaleur, il faut faire vite avant que tout ne fonde.

 

15h30, direction Capo Vaticano où il y aurait deux belvédères et deux parkings. Je compte me choisir une plage. Le Navigatore ne fait aucune difficulté à accepter cette direction. Capo Vaticano n’est pas le cap rocheux désert que j’imaginais.  Il est construit, même très construit. Des autocars stationnent devant les hôtels, nous cachons la petite route que le GPS nous indique avec insistance. Nous ne trouvons pas les belvédères mais le parking de la plage Groticello complet (il en existe un privé et payant plus haut mais plein soleil. A la plage de Santa Maria nous avons plus de chance. Nous sommes déjà venues sur cette plage dimanche et la mer était agitée. Aujourd’hui elle est calme, l’eau est transparente et j’ai chaussé les petits chaussons bleus qui ne sont même pas indispensables. Je reste près d’une heure et demie dans l’eau à faire de grands parcours d’une bouée à une autre. Je m’amuse à regarder le fond mais ne vois aucun poisson. Je regrette d’avoir laissé le masque à la maison.

Dîner de pastèque et de fromage sur la terrasse.

Je continue la lecture de Roger II de Sicile de Pierre Aubé. Les rivalités entre les deux papes ou antipapes Anaclet et Innocent II se prolongent. Les révoltes des barons normands m’ont lassée. Je commence La Pyramide de Boue de Camilleri et la savoureuse traduction de Quadruppani. J’avais oublié comme c’était drôle. J’éclate de rire toute seule avant de trouver le sommeil.

 

 

 

 

Hicham Berrada au Louvre-Lens

ESCAPADE NORDISTE

Nuages? Feuillages? vaisseaux sanguins?arborescences? sur les vitres de la Galerie

Hicham Berrada est ce plasticien un peu chimiste, un peu informaticien qui invente des univers minuscules dans des bocaux, cristallisoirs  où il fait varier différents paramètres (température, acidité, conductivité etc…) pour observer des phénomènes de précipitation, cristallisation, corrosion, sédimentation, érosion… qu’il filme dans des vidéos poétiques ou qu’il moule et met en scène dans des aquariums. 

un monde dans un aquarium

J’avais déjà rencontré ses œuvres dans le Parc de Versailles pour un Voyage d’hiver 

mais ces univers minuscules étaient perdus dans les bosquets.

Seconde rencontre à l’Abbaye de Maubuisson

près de Pontoise et j’avais été bluffée par cette chambre d’or et par les vidéos

un autre petit univers minéral

Aquariums, vidéos des expériences de chimie artistique, il ne faut  pas oublier les installations créées pour le lieu de résidence ni l’utilisation des algorithmes pour des créations en même temps aléatoires et maîtrisées.

L’art contemporain est une conclusion logique de la Galerie du Temps qui ne peut s’arrêter à l’art classique. Cependant, pour la comparaison, la barre est haute et se trouver confronté à de tels chefs d’oeuvres n’est pas forcément un avantage pour un plasticien, même reconnu.

Iles Eoliennes

CARNET DU MEZZOGIORNO (SICILE)

Stromboli

L’excursion est bien organisée. Une navette vient nous chercher à 7h dans le virage juste à côté du cancello. Au port, à Tropéa, notre bateau n’est pas encore là, il est pris d’assaut dès son arrivée pour occuper les sièges du pont découvert. Nous trouvons des banquettes bien rembourrées en bas ; Dominique sera bien à l’ombre  et je bougerai tout le long de la traversée.

Trois îles au programme : Vulcano, Lipari et Stromboli.

Vulcano

Nous quittons Tropea , ses falaises et son église sur le rocher, le navire vire au large. Presque deux heures en pleine mer sans rien à voir ? Rien, si ! La guide crie d’excitation « Delfini ! » Je monte sur le pont. Toute une troupe de dauphins, je n’en ai jamais vu autant, ils sautent, font des pirouettes avec un mouvement d’ensemble, une véritable chorégraphie. Ils suivent longtemps le sillage du bateau et sautent dans l’écume. Evidemment, je ne réussis pas à les filmer, il y a toujours une tête, un bras, une perche à selfie dans le viseur. Ces selfies sont vraiment ridicules.  Que des adolescentes prennent la pose, c’est de leur âge. Quand il s’agit de Russes largement ménopausées, mais très apprêtées, qui se recoiffent et minaudent et qui s’échangent les clichés sur leurs téléphones, c’est affligeant. Parmi les passagers, il y a un bon tiers d’Allemands, autant de Russes et le reste des Italiens et de rares Français. Le voyage est commenté en Italien d’abord, puis en Anglais, en Russe et enfin en Français. La guide francophone, Manuela, est très sympathique et vient souvent prendre de nos nouvelles.

Un peu avant 10 heures, nous approchons de Vulcano et de Lipari qui sont voisines. Vulcano est un volcan, de son cratère blanchi on devine des fumerolles. Ses roches sont très colorées, rouge, jaune mais aussi turquoise et vert.

Bains de boue sur Vulcano

1h30 d’arrêt sur Vulcano. Au choix, des bains de boue chaude (+ de 35°C) 3€ l’entrée et 1€ jeton pour la douche ou une baignade gratuite sur la plage de sable noir. Je choisis la boue (j’aurais trop regretté se ne pas avoir sauté sur l’occasion) ; Un bassin contient une eau boueuse agitée de bulles, jacuzzi naturel. Seules les têtes de baigneurs émergent, ils ressortent couverts de boue(c’est le but de garder cette boue le plus longtemps possible, elle est censée guérir les affections rhumatismales ou dermatologiques). Pour simplifier les déshabillages je décide de me baigner en slip et soutien-gorge blancs, ils seront sales et gris de toutes les façons. La boue est vraiment diluée, rien à voir avec Lidia en Macédoine. Ce n’est pas une expérience exceptionnelle. Je respire les émanations sulfureuses et m’attarde devant les dépôts de soufre puis fils me débarrasser de la boue sous la douche. Je me suis rhabillée trop tôt : il existe un accès à l’eau de mer par des rochers noirs fumants ; J’aurais pu également me baigner dans la mer.

Affleurement de soufre

Quand j’arrive sur la plage noire, c’est trop tard. Je me contente de marcher les pieds dans l’eau. Le sable noir est recouvert par des graviers beiges par endroits. Avec ses installations de plage trop nombreuses, elle a perdu de son charme. Je flâne dans la rue pleine de boutiques qui proposent des blocs de soufre, des pierres ponces, de l’hématite et des bombes, ou plutôt des géodes coupées en deux. Galerie marchande sans intérêt qui vend aussi t-shirts, paréos et chapeaux pour les touristes imprévoyants. Je regarde avec envie le cratère fumant au-dessus du port ; pas le temps de s’approcher, il faut déjà remonter à bord.

Tour de LIpari

15 minutes de traversée entre Vulcano et Lipari où débarquent les passagers qui n’ont pas payé le supplément « tour de l’île »(10€). A petite vitesse le bateau s’approche des rochers spectaculaires dressés en pleine mer comme des colonnes géantes (60 m pour la plus haute) , ou rougeâtres de lave solidifiée en formes bizarres qui permettent d’imaginer un profil ou un cheval…couleurs changeantes passant du rouge au noir avec des traces vertes. Devant une petite arche un beau voilier blanc a jeté l’ancre. La piscine de Vénus est une piscine naturelle d’eau turquoise, on raconte qu’Aphrodite, après avoir trompé Héphaïstos, y aurait retrouvé sa virginité.  Le petit tour enchanteur a duré une heure.

Escale d’une heure et demie à Lipari pour déjeuner ou visiter la ville. Sur le port on trouve bars et terrasses des restaurants. La capitale de Lipari est une vraie ville.   La rue qui monte à l’acropole est construite de belles maisons de pierres avec des porches sculptés et des balcons aux ferronneries arrondies pour les robes à paniers des belles dames , nous sommes bien en Sicile ! Le symbole de Lipari est un cercle de fer forgé aux coins des balcons avec deux épées normandes qui se croisent et coupent les vents.

Lipari : port et Acropole

Acropole

Sur l’acropole est construit le château médiéval et une grande église baroque.  Je monte l’escalier théâtral jusque la cathédrale baroque en peinant un peu sous la chaleur de midi. Dans un jardin sont exposés les sarcophages antiques grecs ou hellénistiques. Un site archéologique livre des ruines grecques ou romaines. Différents bâtiments du château sont occupés par le Musée Archéologique : salles de Préhistoire, salles grecques et romaines, salle consacrée à la Géologie de l’île. Cela me passionnerait mais la billetterie est déserte. A un homme qui passait par là, je demande si le musée est ouvert ou fermé. Geste d’impuissance « pomeriggio… »

Lipari sous le signe du corail

La plupart des passagers sont allée au restaurant, je rapporte au bateau deux arancini. Comme il reste encore un petit quart d’heure je m’installe pour un café et mange une délicieuse glace pistache-citron. Il me faut courir avant que le marin ne retire la passerelle.

1h10 entre Lipari et Stromboli en longeant un moment Panarea (l’île de la jet-set) qui a donné son nom à notre bateau « Magic Panarea ». Face à l’île deux îlots rocheux. Je ne veux pas rater l’arrivée au Stromboli et monte sur le pont supérieur. Il approche , j’ai déjà pris une bonne dizaine de photos et j’étais d’abord impressionnée par ce cône parfait avec un cône plus récent emboîté ; quand soudain un panache s’élève : une éruption ? Je suis toute émue. J’avais presque oublié que Stromboli est un volcan actif ! Je guette les projections ; Une colonne de vapeur d’eau blanche s’élève, parfois une petite émission grise.

Au large de Panarea

 

En bas, Dominique profite de l’écume du bateau an premier plan pour faire des photos superbes.

En s’approchant encore, on voit une face gris plus foncé, pierrier géant des émissions récentes pas encore érodées. Je suis toute excitée. Sur les côtés la végétation a colonisé la pente et les coulées anciennes.

Stromboli et son panache

1h30 à Stromboli. L’ascension compte 3h à la montée et 2 à la descente, il faudrait rester une journée entière ou passer la nuit. Je visite donc le village de maisons blanches, cubiques avec des lauriers roses et des bougainvillées débordant des murs. Enseignes colorées. On se croirait dans les Cyclades. Tourisme de passage, tourisme sportif, vulcanologie. Ailleurs on louerait des voitures, des vespas ou des quads, à Stromboli on loue des chaussures, des bâtons de marches et des casques (j’avais oublié les bombes). L’église est baroque et toute blanche.Nuages baroques, lustre ,quel luxe pour une si petite paroisse. Les putti musiciens sont groupés par trois au sommet des chapiteaux, nous sommes bien en Sicile !

Stromboli

Plage de galets noirs, à structure spongieuse comme de la ponce ou des scories arrondis par la mer mais peu confortable pour s’asseoir, encore moins pour marcher pieds nus. Il me reste une bonne demi-heure pour nager dans une eau d’une transparence exceptionnelle, à l’ombre du volcan elle parait bleu foncé.

Stromboli et ses maisons blanches

1h30 pour rentrer au port qui passent très vite à trier nos nombreuses photos. L’équipage annonce au micro la répartition des passagers dans les navettes et les cars qui nous ramènent aux différents hôtels. C’est vraiment très bien organisé !

De retour au gîte sous une très belle lumière, je guette le coucher du soleil. Et le voilà encore : le Stromboli ! La visibilité est parfaite ; je retourne à la nuit tombée, espérant un feu d’artifice du « phare de la Méditerranée » mais c’est vraiment trop loin.