REYKJAVIK : Musée National islandais – promenades en bord de mer

CARNET ISLANDAIS

cabochons vikings ciselés

Déjeuner sur le parking d’un drive-in, entre l’hôtel et la mer : des hamburgers tout à fait comestibles mais pas très typiques.

Un tour au port en voiture tourne court, on arrive dans des rues bordées de hangars et entrepôts certains convertis en bars et restaurants branchés. Je grimpe sur un curieux mamelon herbu qui porte une cabane pour sécher des poissons à son sommet, installation contemporaine ?

Musée National Islandais

Situé à deux pas de la Maison Nordique, c’est aussi un bâtiment tout neuf qui raconte l’Histoire de l’Islande depuis la Colonisation (800 -1000) jusqu’à nos jours. L’audio-guide doit être téléchargé sur notre propre smartphone (j’ai horreur de cela, mon téléphone, saturé de photos et de musique n’a jamais la mémoire suffisante pour ce genre d’application) de plus, je l’utilise comme appareil photo et pour passer d’une fonction à l’autre je perds un temps fou. Autre aspect de l’Islande, pays connecté, exige smartphones et cartes de crédit !

Les premières périodes de l’histoire de la colonisation (870 -1000) , la christianisation (1000 – 1200), sous le règne norvégien (1200 – 1400) et les interactions avec l’Europe jusqu’en 1600 sont exposées au premier étage tandis que l’histoire moderne qui commence avec la Réforme (1550) se trouve au second ?

La colonisation est très bien documentée du point de vue archéologique sans faire appel aux sources littéraires que sont les sagas. Avant 870, on n’a rien retrouvé. Il faut imaginer que l’Islande n’était pas peuplées d’humains et que la plupart des animaux et plantes n’existaient pas non plus ; le sel mammifère terrestre était le renard. Les colons ont donc tout apporté. Etaient-ils tous Vikings norvégiens ? on évoque aussi les moines irlandais ;  dès 840 les Vikings avaient fondé Dublin. Il faut imaginer un monde viking s’étendant de la Scandinavie à Mer Noire. Monde dont je ne connais pas grand-chose. Parmi les objets présentés il y a des pièces romaines, une cloche anglaise, des bijoux et armes vikings. Les vitrines évoquent le « Premier Hiver ».

christianisation : bois ciselé

La section de la christianisation évoque la construction des églises et le développement d’un art ecclésiastique avec de beaux panneaux de bois gravé ou ciselés avec des motifs nordiques mais aussi byzantins. La vie quotidienne et économique est aussi décrite : les Islandais cultivaient peu de grain, ils pêchaient et élevaient les moutons ; les seules exportations étaient la laine travaillée par les femmes qui tissaient par bandes de 50 cm de large. Une vache, par exemple valait 45 m de laine.

1104 : l’éruption du volcan Hekla déposa des ponces 20 km autour du volcan préservant une vingtaine de fermes en l’état – sites historiques précieux pour les archéologues.

Sous le règne norvégien, les nobles et riches aimaient les objets de luxe ; Les cornes à boires sont les objets les plus spectaculaires. Au 14ème siècle, on note une augmentation des exportations de poisson séché (morue) et d’huile de foie de morue. Le commerce transitait par Bergen mais atteignait Londres, Marseille et les ports hanséatiques ;

cornes à boire

De 1400 à 1600, sous la loi danoise, le roi danois régnait aussi sur la Norvège.

Avec la Réforme, l’Islande passa au luthéranisme ; de beaux objets sculptés, des chaires à prêcher, des tableaux sont exposé au second étage. L’histoire est moins bien présentée ou peut-être ai-je simplement décroché.

après la Réforme

Après cette visite studieuse, il est temps de s’aérer. Nous filons sur la petite presqu’île de Seltjarnanes construite d’agréables résidences – duplex clairs face à la mer, aux façades épurées contemporaines mais identiques à des dizaines d’exemplaires. Le bord de mer est aménagé pour la promenade des piétons et des cyclistes. A la pointe, une plage en face de l’îlot de Grotta qui porte un phare, est occupée les kite-surfers sous la « jolie brise » (dixit la météo). Leur équipement ressemble plutôt à celui des skieurs qu’à celui de baigneurs estivaux.

Je n’ai même pas l’idée de me déchausser pour marcher sur le sable de la plage.  A marée basse, on peut atteindre l’îlot à pied sec, pour la paix des oiseaux qui y nidifient, c’est interdit.

phare de l’îlot de Grotta et kite-surf

La route passe le long d’un parc aquatique ( baigneurs en maillot mais bien rouges), nous arrivons à un  petit étang avec des cygnes, des oies et des canards variés. La pointe est occupée par un golfe.

Reykjavik est bien sportive !

 

 

 

ARBAER musée paysan

CARNET ISLANDAIS

la ferme Aebaer

Musée de plein  air Arbaer – musée paysan

Il est situé à 4 km hors de la ville et rassemble des maisons anciennes démontées et remontées, meublées. Nous avons toujours apprécié ces musées vus au Canada, en Hongrie, à Riga, Bucarest….

Arbaer fut une exploitation agricole établie de longue date : une première référence historique de 1464 établit qu’elle dépendait au 13ème siècle au monastère de Videy Island. Après la Réforme en 1550 et la dissolution des monastères la propriété passa au Roi du Danemark ; un registre des propriétés signale qu’elle était louée à 2 fermiers ; la même année l’un d’eux fut assassiné par l’autre avec la complicité de sa femme. En 1948, la ferme fut abandonnée et le musée créé en 1957.

cuisine

Chaque maison, meublée raconte une histoire. La première est celle de LIKN Nursing Society fondée en 1915 pour apporter l’aide médicale aux pauvres qui ne pouvaient payer une hospitalisation ; au début du 19ème siècle, apparurent des changements sociaux avec la formation d’une société urbaine. Un garage 1918 est reconstitué avec voitures d’époque. On peut visiter toutes les pièces d’un atelier du livre (typo et reliure), le logement est sous les combles, il y a une belle salle à manger et une minuscule cuisine. Qui devinerait tant de pièces dans une si petite maison ?

Dans une grange Heima est une belle exposition-photos racontant l’arrivée d’Allemands après les destructions des villes par les bombardements ; 300 sont venues s’installer en Islande ; je suis surprise par l’importance accordée à cet évènement pour seulement quelques centaines de personnes, migration infime !

bergerie à moitié enterrée

La cabine des boy-scouts, une maison de pêcheurs, moitié pierre, moitié bois, une maison de commerçants aisés….on pénètre dans l’intimité des familles entre 1880 et 1950. L’une d’elle, pavoisé de drapeaux danois raconte la visite du roi Fréderick VIII du Danemark en 1907 qui donna deux pièces de monnaie. J’entendrai encore parler de cette visite et de ses pièces plus tard dans le voyage !

Pensant à KARITAS de Kristin Marja BALDUSDOTTIR que j’ai commencé avant de partir, je collectionne les photos de machine à coudre si importante ! Cette visite illustre le roman.

morue séchée et filet

Les maisonnettes, bergeries, forge… à moitié enfouies sous l’herbe qui pousse sur le toit me paraissent très exotiques. La grande ferme Arbaer est composées de plusieurs maisons mitoyennes aux pignons triangulaires, on passe par des étables, laiteries, fromageries, remises puis par de belles salles communes tandis que les chambres à coucher sont à l’étage ; c’est un véritable dédale malgré la façade réduite.

la petite église de bois

Près de la ferme, l’église, dans son enclos possède de remarquables boiseries de bois blond avec des motifs en volutes et spirales.

Reykjavik, promenade matinale au centre: l’église, les maisons

CARNET ISLANDAIS

Lever du soleil à Reykjavik

Le petit déjeuner est très copieux, on peut se composer un muesli avec toutes les graines imaginables, piocher dans les viennoiseries, choisir une omelette, se faire cuire une gaufre. Pour moi, ce sera hareng gras!

les maisons colorées du centre de Reykjavik

Sous un frais (6°C) mais brillant soleil, nous faisons des collections de maisons de tôle ou de bois peintes. Certaines sont mises au goût du jour avec fresques et graphs. Je suis étonnée de la fraîcheur des couleurs et de la fantaisie des décors.

l’église Hallgrimskirkja

La grande église Hallgrimskirkja domine toute la ville. Elle se voit de partout. De son clocher on découvre Reykjavik et ses environs. Son aspect extérieur est intéressant. Les cannelures dans le béton rappelleraient les cascades islandaises ou les glaces pétrifiées par le gel ou enfin les orgues basaltiques d’une monstrueuse coulée. Elle semble envelopper par des ailes le haut clocher conique.

1000 ISK (8 € ) pour l’ascenseur qui arrive au niveau des quatre cadrans évidés pour voir le panorama. Les plus courageux montent l’escalier jusqu’au sommet fermé. De petits blocs permettent d’atteindre les ouvertures grillagées pour filmer la ville et les montagnes environnantes.

Reykjavik moderne vue du clocher

C’est une église très récente : la construction fut commencée en 1945 et elle fut consacrée en 1986 ; l’orgue date de 1982.

Son nom : Hallgrimskirkja honore le poète Hallgrimur Petursson (1614 – 1674) qui vivait à Copenhague où il rencontra sa femme Gudridur Somonarsdottir qui fut capturée par les pirates algériens et rachetée par le Roi du Danemark. Hallgrimur fut appointé pour rafraîchir sa foi chrétienne après son long séjour en terres d’Islam (j’adore les histoires de pirates) . Hallgrimur abandonna ses études et retourna en Islande avec sa femme. Il écrivit ses hymnes à la Passion, 50 hymnes qui sont une méditation, lus à haute voix dans les maisons islandaises et récités comme prières.

L’intérieur de l’église est très sobre. Les hautes ogives de la nef lui confèrent un volume et une clarté étonnants ; avec son grand orgue, c’est bien un lieu de culte mais on y donne aussi des concerts.

les maisons colorées de Reykjavik

Par cette belle journée ensoleillée, nous délaissons les musées. Le petit Lac Tjörmin, au centre-ville est bordé de belles maisons et réunit des monuments remarquables. Comme il semblait tout proche, je néglige de régler le GPS. Erreur ! Un chantier sur Hringbraut(sorte de périphérique) nous désoriente. Et nous voici quittant la ville ! Nous demandons au GPS de nous conduire à la Maison Nordique, un peu à l’écart, proche de l’Université. C’est une construction élégante, allongée, légèrement incurvée proche d’un étang. Dessinée en 1968 par un architecte finnois. Ici les préoccupations environnementales s’affichent : 7 poubelles différentes pour le tri, et une tentative de préserver la nature sauvage au milieu de la ville. Dans une petite serre et dans des bacs de bois on cultive des herbes sauvages.

l’Hôtel de Ville les pieds dans le lac

Autour du petit lac Tjörmin un sentier de promenade est aménagé. Le Théâtre Ino(1891) est un joli bâtiment jaune avec un clocheton. Plus loin, les pieds dans l’eau : l’Hôtel de ville se trouve sur le parcours les portes s’ouvrent toutes seules devant le visiteur, attention sympathique !

ARRIVEE A REYKJAVIK

CARNET ISLANDAIS

Premières vues islandaises

Avion presque vide, vol tranquille. Je reconnais la vallée de la Somme, la Baie de Somme puis Berck et Merlimont, sans m’en apercevoir nous survolons l’Angleterre et son paysage de bocage. Les nuages nous cachent la suite tandis que l’avion va plein nord au-dessus de l’Ecosse. L’Atlantique Nord est très agité aux abords de l’Islande. Quand il descend sur Keflavik, le sol paraît lunaire, je découvre des panaches de vapeur et très clairement le Lagon Bleu.

15H30 , il fait un temps magnifique, 12°C, une lumière éblouissante ;

J’enrage en attendant la voiture. L’employé d’Avis-Budget est d’une lenteur désespérante. Si le temps se gâte, nous aurons gâché le beau temps dans l’aéroport. 17h30, nous prenons la route à bord d’une VW Polo 90 000km au compteur. Les téléphones feront office de navigatore.

premiers volcans

50 km de Keflavik à Reykjavik sur la route 41, 2×2 voies. Interdit de s’arrêter pour les photos d’un paysage spectaculaire : champs de lave recouverts de mousses et de lichens. Une cassure révèle des prismes de lave. Heureusement, on a aménagé des aires avec tables de pique-nique ; A la descente de voiture, je découvre une végétation rase mais bien présente : des petits bouleaux rabougris, petits bonsaïs, des graminées un géranium aux feuilles rousses. Un cône pointu ressemble à un dessin enfantin, pic isolé. Non loin, la mer. Une petite route, plutôt une piste, conduit à des habitations de tôle ou bois colorées. Quand le soleil est de face on distingue mal les gravillons noirs de la lave et nous ne prenons pas garde aux nids de poule. Un conducteur d’engin nous prévient : cette route est fermée ! Trajet hasardeux, mais nous sommes ravies d’approcher la mer aux crêtes blanche qui vient battre les rochers noirs ou se calmer dans des échancrures. Des lichens épais encroûtent la roche, des herbes très vertes s’agitent au vent. J’ai absolument envie de photographier une maison grise aux portes, fenêtres et balcons orné de découpes de bois laqué de blanc.

coulées et végétation

Les abords de Reykjavik ressemblent aux faubourgs de toutes les villes contemporaines avec entrepôts, barres d’immeubles sans grâce, restauration rapide aux enseignes mondialisées, chantiers routiers. La distance pour arriver au centre est minime. Le téléphone nous conduit sur Baronstigur où se trouve notre hôtel FossHotel Baron.

Cet hôtel appartient à la chaîne Foss ; malgré ses 4* il n’a rien d’un palace : c’est un bâtiment gris foncé au hall riquiqui. Pas de tracasseries à l’accueil, pas de chichis, personne ne se précipite pour les valises. On les monte seul par l’ascenseur. Personne pour ouvrir la chambre ; pas à se poser le problème des pourboires !

La chambre est vaste, très propre, très sobre : murs blanc cassé, un grand lit double, un bureau avec un écran plat. L’éclairage est parfait. Plateau-bouilloire avec des gobelets en carton, thés variés dosettes de café. Salle de bain fonctionnelle, pas d’échantillons-cadeaux, des distributeurs de savon et de shampoings. Sous le bureau, 3 poubelles. On ne gaspille pas, on trie ! Simplicité, écologie.

les maisons colorées de Reykjavik

Foss Hotel Baron est très bien situé à deux blocs de la touristique rue Laugavegur où se trouvent de nombreux guichets automatiques (commission exorbitante). La rue est bordée de jolies maisons colorées, de restaurants et boutiques pour touristes. Spécialités islandaises : plaids et couvertures, pull mousseux aux dessins géométriques, gants, bonnets, écharpes douces. Tout cela est tentant et hors de prix. Rue pittoresque, peut être un peu trop touristique. Bankerstraet qui lui fait suite se termine sur des bâtiments officiels qui m’étonnent par la modestie des proportions.

Harpa, l’opéra de Reykjavik

La grande masse sombre de l’Opéra Harpa masque la mer. A première vue, peu séduisant, polyèdre indéfinissable tout noir. Plus près je découvre les alvéoles comme celles d’un rayon de miel dont on aurait étiré la cire. Les vitres prennent une teinte différente selon l’incidence de la lumière, bleue à verte, parfois brune ou violette. A l’intérieur, je suis fascinée par les jeux d’ombre de lumière, les transparences, les rythmes de cette géométrie compliquée.

Retour à l’hôtel le long du rivage sur une piste piétonne bordée d’herbe et doublée d’une piste cyclable. La statue Sun Voyager qui brille au soleil couchant, évoque le squelette d’un drakkar ou un insecte métallique. Les nuages envahissent le ciel, la montagne Esja se laisse engloutir dans la brume. La pluie fine ne décourage nullement les promeneurs.

Sun voyager

Sur le conseil du réceptionniste de l’hôtel, je trouve le dîner au supermarché (24h/7j) dans la rue voisine : salade de pommes de terre et poisson fumé, skyr (fromage blanc). Inutile de rentrer en rasant les murs. Cela se fait ici, simplicité islandaise encore

La femme en vert – Arnaldur Indridason

LIRE POUR L’ISLANDE

 

 

Les blogueuses me l’avaient chaudement recommandé! Enfin, je vais faire la connaissance du commissaire Erlendur.

 

 

 

 

 

 

 

Rien de mieux qu’un bon polar pour entre par la petite porte, non touristique, dans l’intimité des habitants d’un pays que je m’apprête à visiter. Pas de geyser ni d’aurores boréales, mais un squelette retrouvé dans un lotissement en construction, en bordure de Reykjavik qui s’étend comme toutes les métropoles…

Pour exhumer les ossements, une équipe d’archéologues fera l’affaire afin de ne pas bouleverser la « scène de crime ». Un crime? peut-être?  Encore faudrait-il d’abord identifier la victime. 

Une rangée de groseilliers fournira le premier indice. Je prends conscience alors de la valeur des arbustes sous un climat si rude. Il y avit donc une maison, peut être plus…Erlendur remonte à la période maintenant lointaine de la Seconde Guerre mondiale, quand les armées britanniques puis américaines avaient des bases en Islande (je l’ignorais) .

Une histoire de violences conjugales fait irruption à plusieurs reprises dans le récit. Violences insoutenables. Récits difficiles à lire.

Ce n’est pas toujours une lecture plaisante, mais je suis accrochée et ne laisserai le livre (et ma chaise longue) qu’une fois l’énigme résolue. Fausses pistes, retournements de situations imprévus, des surprises.

346 pages lues presque d’un trait.

Le dernier gardien d’Ellis Island – Gaëlle Josse

J’ai du mal à chroniquer ce livre qui m’a bien plu, lecture fluide, rapide. Livre sensible; sujet qui m’intéresse beaucoup.

Cet ouvrage a pour handicap d’être venu immédiatement après Ellis Island de Pérec et Bober qui m’avait émue. Comme souvent, le roman ne tient pas la comparaison avec le témoignage, avec l’histoire et la réalité. Pérec et Bober visitent Ellis Island, traduisent le choc des souvenirs qui hantent les lieux et leur histoire personnelle.

Gaëlle Josse raconte l’histoire du dernier gardien qui  va prendre sa retraite alors que le centre d’Ellis Island va fermer. Il a vécu toute sa vie dans l’île.  Il a consacré toute sa vie à l’accueil et au tri des immigrants qui abordaient avec tous leurs espoirs le Nouveau Monde. Certains étaient retenus, d’autres refoulés. Certains étaient retenus longtemps si leur identité n’était pas clairement établie comme cet ouvrier italien qui s’est avéré être un activiste recherché, mais que le gardien a préféré libérer en feignant d’ignorer sa situation. Certains étaient renvoyés comme ce frère, un peu demeuré, qu’on a séparé de sa sœur, ou comme ceux dont la tuberculose ou tout autre invalidité interdisait l’entrée sur le sol étasunien.

Fonctionnaire consciencieux mais homme sensible aussi.

J’aurais mieux fait de commencer par le roman

la maison de Chateaubriand à la Vallée aux loups

TOURISTE EN ÎLE DE FRANCE 

maison de Chateaubriand

Comment n’ai-je jamais visité la Maison de Chateaubriand  alors que j’ai adoré son Itinéraire de Paris à Jérusalem ? et surtout si proche de Créteil!

Itinéraire de Créteil à Châtenay

A peine 20 minutes pour rejoindre la Vallée aux loups par :l’A 86, sortie 28, Verrière-le-Buisson, Chatenay-Malabry. 3 parkings : un tout petit à l’entrée de la Maison de Chateaubriand, Rue de Chateaubriand, un grand parking 161 places, Rue Jean Jaurès en haut du Parc Boisé, et un troisième près de l’Arboretum. La Vallée aux loups est un ensemble composé du Parc Boisé très vallonné plutôt sauvage mais entouré d’un grillage  de la Maison de Chateaubriand entourée elle aussi d’un parc, d’un Arboretum. Il convient donc de vérifier les horaires de chacun des accès.

Nous avons garé la voiture au parking Jean Jaurès qui correspond à l’entrée haute du parc boisé et il faut 30 minutes à pied pour rejoindre la Maison de Chateaubriand à travers le Parc Boisé (très bon fléchage vers la Maison, en revanche rien pour le retour au parking, prendre ses repères ou imiter le Petit Poucet). C’est une promenade très agréable avec quelques dénivelés.

Maison de Chateaubriand : salon de musique

La Maison de Chateaubriand est entièrement meublée. Le salon de Musique rappelle les goûts musicaux de l’auteur, le salon tendu de bleu à rayures verticales fait honneur à Madame Récamier (copie du tableau de David du Louvre ) . Si le tableau est une copie, la méridienne sur laquelle Madame Récamier est allongée est juste sous le tableau. Madame Récamier a habité la Vallée aux Loups, sa chambre à l’étage a été meublée à son goût (il s’agit d’une restauration) et il y a un joli buste en marbre.

madame de Récamier

Chateaubriand, ruiné a été forcé de vendre sa bibliothèque et sa maison en 1816.  Il ne l’a occupée que de 1807 à 1817 mais c’est lui qui a fait planter les arbres du parc. On ne trouve donc pas les pièces dans l’état où l’écrivain les a laissées…mais les souvenirs sont très parlants : copie du portrait par Girodet, exemplaire d’époque de l’Itinéraire de Paris à Jérusalem, papier peint panoramique racontant ce voyage, avec les ruines grecques et des chameaux.

Chateaubriand (Girodet)

C’est une visite très agréable qu’il faut compléter par un tour dans le parc jusqu’à la Tour Velleda en prenant son temps pour admirer les arbres centenaire. Un très joli salon de thé donne sur le parc.

maison de chateaubriand (2)

De nombreuses expositions, conférences et animations sont organisées dans la Maison de Chateaubriand ou aux alentours. J’ai eu le plaisir de découvrir les paysages d’un artiste contemporain Boubounelle. Une invitation à la lecture , un brin de lecture est installée avec la plus belle boîte à livre qu’on puisse imaginer : le tronc d’un grand chêne a été creusé de niches contenant des livres à emporter ou échanger.

Boubounelle maison

L’Arboretum m’a enchantée avec ses collections de convolvulacées (plantes de la famille des liserons, ipomées et arbrisseaux que je ne connaissais pas )

convolvulacée

J’ai été surprise d’entrer dans un verger avec des meules de foin à l’ancienne. A l’origine l’arboretum était la pépinière Croux

exploitation horticole, à l’époque où l’arboriculture s’étendait au sud de Paris de Vitry à la vallée de Chevreuse(souvenir d’un voyage métropolitain dans la vallée de la Bièvre). Il réunit des  arbres tout à fait remarquables et extraordinaires comme le chêne à feuille de myrsine ou un hêtre pleureur, un charme pyramidal…Des constructions pittoresques comme une cabane, une grande glacière, un pavillon mauresque, agrémentent la promenade.

arboretum de la vallée aux loups : cabane

Il aurait fallu rester toute la journée pour profiter plus de toutes ces merveilles et  visiter la collection de bonsaïs. On reviendra!