Du Douanier Rousseau à Séraphine – Les grands maîtres,naïfs- au Musée Maillol

Exposition temporaire jusqu’au 23 février 2020

René Rimbert : Le Douanier Rousseau montant vers la gloire et entrant dans la postérité

 

Le Douanier Rousseau m’enchante, j’ai découvert Séraphine au cinéma sous les traits de Yolande Moreau mais je ne connaissais pas ses tableaux.  C’était donc l’occasion d’en savoir plus sur les peintres naïfs ou plutôt « dits naïfs »  « primitifs modernes » selon l’expression du collectionneur Wihem Uhde , oubliés du grand public et inconnus de moi : René Rimbert, André Bauchant, Louis Vivin, Camille Bombois, Dominique Peyronnet

Quelle meilleure entrée en matière que cette ascension vers la gloire du Douanier Rousseau peint par Rimbert accueilli dans les cieux par Delacroix, Courbet, Cézanne et Renoir! Peint en 1926 il me paraît surréaliste. Le Douanier Rousseau jouissait d’une certaine gloire, Picasso possédait deux tableaux qu’il exposait chez lui. Mais les autres? Oubliés aujourd’hui, ils étaient remarqués des collectionneurs comme Dina Vierny  ou Wilhem Uhde.

 

 

Louis Vivin : Le Ballet (1925)

 

les tableaux de Vivin, vues du Sacré Coeur et le Ballet correspondent à mon « idée préconçue de l’art naïf » avec un grand souci du détail et de la couleur et un certain mépris de la perspective. Je vais découvrir au fil de l’exposition que ce courant de peinture est beaucoup plus riche que je ne l »imaginais. 

André Bauchant : fleurs de dahlias dans un paysage

 

les bouquets de fleurs colorées d’André Bauchant qui fut pépiniériste, ceux de Séraphine

Séraphine : feuilles

Les Feuilles et les bouquets ne furent pas une surprise, en revanche les natures mortes sont plus inattendues

Louis Vivin : nature morte au Homard

A la suite de Rousseau la jungle fantasmée fut une source d’inspiration. J’ai beaucoup aimé les oiseaux exotiques ou pas dAndré Bauchant

André Bauchant : oiseaux exotiques

Une salle : La Mer toujours recommencée présente des tableaux de Peyronnet avec des vagues ou des rides sur le sable peint avec une minutie fascinante sous des ciels embrumés ou orageux qui m’ont séduite :

Dominique Peyronnet : sous un ciel d’orage

les vues de la ville de René Rimbert s’éloignent de l’idée de la peinture naïve :

René Rimbert : vue sur la ville ou la fenêtre ouverte

me renvoie plutôt aux cubistes. J’aime beaucoup ce tableau.

Encore une exposition pour faire bouger les lignes de mes préjugés!

 

Auteur : Miriam Panigel

professeur, voyageuse, blogueuse, et bien sûr grande lectrice

6 réflexions sur « Du Douanier Rousseau à Séraphine – Les grands maîtres,naïfs- au Musée Maillol »

  1. Charmante expo ! j’aime particulièrement Dominique Peyronnet : sous un ciel d’orage., il y a « quelque chose d’électrique, comme un déferlement en attente. Je connais la mer et cela lui ressemble !

    Aimé par 1 personne

  2. Dans la foulée du film « Séraphine » j’étais allée à l’exposition qui avait été organisée par le musée Maillol à l’époque. C’est sûr que les naïfs sont plus nombreux qu’on ne le pense, on en méconnaît beaucoup.

    Aimé par 3 personnes

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