Le Cœur de Marguerite – Vassilis Alexakis

LIRE POUR LA GRECE

Résultat de recherche d'images pour "vassilis alexakis le coeur de marguerite"

Vassilis Alexakis conte la Grèce, les allers-retours Paris/Athènes, l’Exil et les mots, grecs ou français. J’aime sa façon de conter et suis rarement déçue.

Le Cœur de Marguerite est un roman d’amour, non pas de la passion amoureuse fulgurante, ou adolescente, ni du roman conjugal, mais de ces amours floues dont on ne sait si elles vont durer.

Le narrateur est un célibataire endurci, qui a bâti sa vie autour de maîtresses nombreuses, il tombe amoureux de Marguerite, mariée, mère de deux enfants. Marguerite quittera-t-elle son mari ou se contentera-t-elle de cette relation?

Le narrateur est un cinéaste documentariste qui réalise des films pour la télévision sans véritable succès, il rêve écrire depuis tant d’années. Il voue une admiration sans bornes pour Eckermann, un écrivain allemand qui a fui l’Allemagne, exilé aux USA puis en Suisse. Et justement, il offre à Marguerite un exemplaire d’un  des romans d’Eckermann. Puis il commence à écrire son roman, inspiré par Marguerite. Roman? ou journal de bord de l’amour qu’il lui voue?

Le roman d’amour m’a laissée froide. En revanche,  j’ai beaucoup aimé tous ces jeux autour d’Eckermann et du narrateur. Autour de Faust aussi : le père du narrateur, acteur, joue Méphistophélès, et bien sûr, le choix du prénom de Marguerite n’est pas une coïncidence.

J’ai aussi beaucoup aimé les allusions aux îles, Santorin, Andros, l’île des armateurs, Tinos où la héros a une maison.

J’aime la petite musique d’Alexakis qui parle d’écriture, de mots,  même si  cela ne semble pas le cœur du sujet.

Athènes : Musée Cycladique- En conclusion du voyage….

CARNET DES CYCLADES

Mardi 3 juillet : Retour à Athènes

Le taxi pour Merichas vient nous chercher à 15h30 alors que le bateau part vers 18h pour le Pirée ;Dionysos Solomos est très en retard. Il fait très chaud dans le hall où on attend le ferry, le soleil cogne

La nuit est tombée quand nous arrivons au Pirée vers 22h. Le taxi emprunte une route un peu détournée par le périphérique sur le conseil du GPS. Il est 23h quand nous arrivons à l’hôtel Economy.  Nous retrouvons nos habitudes. Demain sera notre dernier jour en Grèce.

Mercredi 4 juillet : dernier jour à Athènes

Il est logique de conclure ces vacances dans les Cyclades par une visite au Musée Cycladique 

 3200-2000 av. JC  « Early cycladic »

Dès le Néolithique on a vu circuler l’Obsidienne de Milos, quels étaient donc les premiers bateaux ?  Il semble qu’ils étaient de type canoë, de 15 à 20 m de long avec 20 à 25 rameurs et qu’ils pouvaient parcourir une distance journalière de 40 à 50 km.

Les figurines étaient-elles peintes ? Oui, les yeux, les sourcilson a retrouvé des traces d’oxydes de fer, ocre et cinabre mais aussi azurite et malachite .

A quoi seraient ces figurines ? trouvées dans les tombes on pense que c’étaient des objets rituels.

représentaient-elles les figurines ? Les figurines féminines les plus nombreuses (90%), bras repliés représentaient peut-être la fertilité. Quelques figurines représentaient des femmes enceintes. Elles sont présentées au musée verticalement mais elles étaient probablement couchées (d’après la position des pieds) les bras repliés suggéraient la mort. Je remarque un étonnant porteur de coupe (2800-2300) sans attributs sexuels. Il y avait aussi quelques représentations masculines. En plus des figurines féminines variées, des récipients de marbre représentent des animaux (cochon, oursins ou plat des colombes.

Comment étaient faites les figurines ?

Pour sculpter une figuriine de marbre :

  1. Traçer sur le bloc de marbre
  2. ôter le matériel en trop avec des outils à percussion faits d’émeri
  3. limer avec des outils de pierre
  4. inciser avec des pointes aiguës d’obsidienne et d’émeri

La salle du fond présente des « géantes » de 60 cm à 1 m.

A la fin de cette période, vers 2000 av JC : l’apparition de la marine à voile demandait d’autres ancrages, d’autres ports se développent. Développement d’autres formes en céramique. Egalement des mouvements de population et des changements climatiques

2000-1600 : Civilisation Minoenne. Les Palais Crétois furent bâtis autour de 2000. Apparition d’une écriture Linear A

1600-1200 : civilisation mycénienne Linear B. Le commerce devient extensif jusqu’en Italie. Les mycéniens avaient des sanctuaires mis leurs croyances s’exprimaient mieux dans les cérémonies funéraires représentées ici

1100-700 Période géométrique : fin de l’âge de Bronze marquée encore par des mouvements de population les Doriens du Nord vers le sud.

Création des premières villes, l’alphabet grec fut adopté vers 800 av JC. L’état-cité prend sa forme définitive.

Je me suis moins intéressée à la période classique ou romaine.

Les 3ème et 4ème étages sont fermés.  Dans un autre bâtiment : Exposition de l’artiste contemporain George Condo né en 1957 New Hampshire

 

 

 

 

 

 

dimanche 1er juillet à Aghios Dimitrios

CARNET DES CYCLADES – KYTHNOS

la plage d’Aghios Dimitrios

La brise est tombée- 11 km/h. Il fait plus chaud mais la mer est merveilleuse. Miraculeusement les sacs en plastique ont disparu.

Début de la saison touristique ? Un homme avec un râteau enlève les laisses des posidonies et remplit des sacs en toile géants. Les posidonies n’ont rien de sale. A midi, le camion municipal apporte de belles poubelles jaunes. Il ne sera pas dit que la plage d’Aghios Dimitrios ne sera pas propre ! mais la mer ?

notre balcon

Au déjeuner : poulet au poivron et à la tomate ou agneau au citron. On prend les deux et on demande de l’amarante comme accompagnement. Je l’ai découverte dans le jardin. Ce n’est pas du tout « l’herbe de la montagne « comme je le croyais. Elle pousse bien serrée, bien entretenue et s’appelle Vlita (et s’écrit Blita).

la vigne et la cabane du jardin

Ce matin nous avons fait des photos de la vigne et de la cabane du jardin. Ioannis est venu nous montrer courgettes et concombres. Les tomates poussent avec les fleurs dans le « jardin d’agrément » devant leur maison autour du citronnier. La vigne s’étale comme elle peut ; Elle n’est ni désherbée ni soignée. Le vin est bio !

Depuis que nous avons visité son jardin Ioannis est plus expansif. Il n’est pas bavard mais il nous fait des gestes amicaux quand nous le croisons.

J’ai terminé Le Luth d’ébène, polar byzantin. Exactement ce qu’il faut pour des vacances grecques.

Même si nous sommes déçues de ne pas avoir de voiture et de nous sentir « consignées » ici, les vacances se terminent bien. Tranquillement, le soir tombe, les moutons bêlent ; les hirondelles sillonnent le ciel. Il n’y a pas de moustiques.

les mystères de la campagne de Kythnos

CARNET DES CYCLADES – KYTHNOS

 

La haute saison a bien commencé. Timidement les Athéniens se sont installés pour le week end. Hier,  Dimanche 1er juillet, on est venu compléter les installations de plage. L’hôtel voisin a empilé les lits de plage. Hier midi, le restaurant Akrogiali était bondé. A 13h30, nous avons bougé la dernière table de la terrasse pour la mettre à l’ombre et 13h30 c’est tôt pour déjeuner en Grèce !

Aujourd’hui, la plage s’est encore plus peuplée de tribus : grands parents, et nombreux petits enfants, assez peu de jeunes couples qui étaient là pour le dimanche et qui sont rentrés travailler à Athènes. La petite station balnéaire s’active. Trois voiliers arrivent dans la baie, un gros bateau de pêche. Dans l’eau sont arrivés aussi les dauphins roses, crocodiles et les matelas gonflables. Sur la plage les jeux de raquettes. Ce sont les vacances !

Arrivée des guêpes aussi. Les premiers raisins commencent à mûrir sur la vigne. Guêpes et frelons deviennent insistants.

 

5ème île, 5ème version des vacances. Sans voiture nous n’avons pas exploré Kythnos comme els autres îles ; Le Guide Bert et le Petit Futé ne sont pas très diserts. Nous rentrerons sans avoir appris grand-chose sur Kythnos. La route de Merichas (le port) suit la crête, sorte d’épine dorsale de l’île. Le taxi allait tellement vite que nous n’avons pas vu le panorama sur Serifos et les autres îles. Impression d’une île aride où les arbres ne poussent pas. Seuls les murs tranchent sur les buissons d’épineux.

Je me suis levée tôt pour marcher sur la route, prendre mon temps et faire des photos. Le plus long est de monter sur la crête par une série de lacets entre les maisons neuves, les dépasser et découvrir la petite plage déserte d’Alyki, vierge de toute installation mais accessible par une piste. Distinguer dans la transparence de l’eau les touffes de posidonies qui donnent vie à cette mer trop limpide, trop vide.  Des maisons ont aussi été construites ici, récentes, je suppose. Je le déduis de l’absence de végétation et de fleurs. Peut être que cette absence s’explique par le manque d’eau. D’où provient l’eau potable et l’eau d’arrosage sur cette île aride ? Mon grec est insuffisant pour interroger nos hôtes. Demetra parle anglais mais elle me fait comprendre qu’elle a des choses plus importantes à faire que de bavarder quand je lui ai parlé de la culture de l’amarante. Certaines maisons ont de grosses citernes noires.

Amarante

Passées les maisons, je continue la route. Dans les creux on distingue nettement les terrasses façonnées par les paysans autrefois, maintenant envahies par les épineux mais toujours lisibles dans le relief. Les oliviers ou la vigne auraient continué leur existence sauvage. Je cherche les maisons et trouve des maisons de pierre, cabanes basses, peut être des bergeries dispersées dans le vallon. Autre vestige de l’occupation agricole : les arbres ou buissons que j’avais pris pour des pruneliers. Epineux, aux feuilles bien vertes, coriaces. J’avais cru Kythnos dépourvue d’arbres. Je découvre ces buissons à proximité des ruines des maisons. En observant mieux, les fruits sont de minuscules pommes, d’autres ont des feuilles de poiriers Ces arbres sont-ils les arbres fruitiers relique d’ancien village ? Quand a-t-il été déserté ? Pourquoi n’y a-t-il pas de moulin malgré la position exposée au vent ? Kythnos gardera ses énigmes puisque personne ne me répondra.

maison ou bergerie dans la campagne?

Chaque matin, à 9h précises, étrange procession des moutons qui traversent le champ plat et clos à la file pour boire à l’abreuvoir caché par le muret du jardin. Le soir, Qasim les appelle, leur donne des herbes. Puis il traverse le champ ; un sac de toile claire sur l’épaule, escalade le mur et monte dans la colline. Il appelle les bêtes ; je le vois gravir lestement la pente que j’ai montée péniblement ce matin. Dans les travaux de peinture et de bricolage Qasim a l’air indolent. Dans la colline il est rapide, alerte. Il rassemble les moutons dispersés et les pousse devant lui dans l’enclos. Le troupeau est beaucoup plus fourni que je ne le pensais. Plus tard, nous voyons un autre groupe de moutons qui descend vers les habitations.

A midi, menu différent. Demetra nous fait choisir entre Briam et boulettes de viande. Le Briam est un genre de ratatouille de courgettes, pommes de terre, tomates et oignons. On a pris les deux ; les boulettes sont délicieuses.

Kythnos : Aghios Dimitrios

CARNET DES CYCLADES – KYTHNOS

Acrogiali

La « jolie brise » soulève quelques vagues, pas assez pour me décourager. Le petit déjeuner à Akrogiali est à 9h,pas avant./ double-café grec et deux tartines de pain marmelade maison. La maman de Dimitra , voyant mon appétit ajoutera deux autres tranches de pain.

De notre balcon, on voit de nombreuses maisons. Dans le creux du vallon, les plus anciennes ont des toits en pente de tuiles, comme l’église un peu plus haut. Adossées à la collines ou construites au sommet, de grosses maisons récentes, pierre et ciment. Souvent leur entrée est précédée d’une arche de pierre et de grandes terrasses. Il y a aussi des « maisons cycladiques »- cubes de ciment peints en blanc avec un étage, un balcon et des volets bleus, maisons de vacances, plus ou moins terminées, à tous les stades de la construction : des poutrelles de ciment dessinant un cadre, à la maison gris-ciment attendant le crépi, à la blanche avec ou sans huisserie….dispersées sans aucune logique ni voierie organisée.

Tous les gens qui habitent là doivent bien se ravitailler quelque part ! je pars à pied à la recherche du (ou des) magasins(s) où nous trouverons des provisions nécessaires pour les 4 jours que nous passerons ici. Derrière Akrogiali, il y a une résidence récente avec bungalows sur un jardin, une taverne de poisson. De belles maisons sont situées dans la colline. Très peu sont habitées. La plupart des gens que je rencontre sont des artisans, charpentiers, menuisiers, peintres ou maçons.

Arrivée en haut de la route, je découvre des terrasses, des jardins, des piscines. Certaines maisons, très grandes, sont construites sur plusieurs niveaux. Le « village » originel se résume à 4 ou 5 maisons avec deux ou trois oliviers, autant de figuiers quelques agrumes, des vignes et des jardins. Autour de l’église on a planté des pins et un cyprès. Quelques palmiers et un araucaria dépassent. Deux grands champs plats sont occupés par des moutons. La colline est couverte de phrygana desséchée avec de rares buissons verts. Aucune boutique pour ces maisons de vacances. Les estivants, athéniens probablement, arrivent avec leurs provisions ou dînent dehors. C’est ce que nous allons faire même si notre budget ne nous permet pas trois repas au restaurant par jour !

Dimmitra nous a prévenues, ils doivent faire des travaux sur le toit et passer par l’échelle qui aboutit sur notre balcon. Elle est confuse et cherche à se faire pardonner en nous proposant un appartement plus grand qui vient de se libérer. On apprécie le geste mais on na pas envie de déménager.

A 13h30,  déjeuner ; ici pas de menu, ni catalogue des déceptions, ni ardoise. Dimitra annonce « Maman a cuisiné du poulet au citron cuit au four, ou de l’agneau à la sauce tomate ». Dominique demande des légumes : pommes de terre, courgette ou salade cuite (amarante). Tout vient du jardin. Le vin vient de la vigne de son père, c’est du rouge, ou du rosé, un peu fort.  L’agneau est excellent, servi avec des pommes de terre aux herbes et du citron. Les courgettes sont découpées en longues frites. On dirait des beignets mais il n’y a pas de pâte, elles sont seulement farinées. Une petite coupelle contient du tzatziki. On nous offre le dessert une tarte aux pommes, pâte sablée, des raisins et des noix, très bon et cadeau.

Après le déjeuner, nouvelle baignade. L’eau est très calme mais la tempête a chassé vers les côtes, ou fait voler des décharges, des sacs en plastique et autres horreurs. Dès que j’entre dans l’eau, je me heurte à des sacs. Je commence à faire le ménage. Que faire de tout ce plastique que je viens de sortir ? Aghios Dimitrios n’est pas au point en ce qui concerne les poubelles. Passé le dégoût, je vais nager plus loin vers le large et retrouve le plaisir de l’eau tranquille et des traversées de la baie. Nage facile au long cours.

L’après midi s’écoule au rythme des baignades, douches et lessives. Le soir arrive vite. Je sors le répulsif insect-écran avec son parfum de fruit tropical et de coco.

Salade grecque et yaourt au dîner

Sentier N°2 de Kastro au Chrysopigi, déjeuner sur la plage de Faros

CARNET DES CYCLADES – SIFNOS

ruelles du Kastro

Affranchir les 2 cartes achetées à Vathy ! Il n’y a qu’un bureau de poste sur Sifnos à Apollonia.Je butte en entrant sur 6 colis mal ficelés. Derrière la corde deux personnes font la queue. Une corde, mais pas de distributeurs de timbres ni de machine à affranchir. La pesée du 1er colis avec son bordereau en double exemplaire, placé sous plastique, l’affranchissement et j’en passe dure 20 minutes, Si cela continue à cette allure, je suis encore là pour 1h30. Entre le pope, curieusement vêtu de bleu. Du fond de la Poste, la cheffe l’appelle « pater », après avoir salué toute l’assistance d’un kalimera ecclésiastique, il passe devant tout le monde avec son paquet à expédier. Je suis écœurée et je sors après avoir brandi mes deux cartes postales.

Sentier n°2 de Kastro à Chrysopigi (5.8km, difficulté moyenne)

la citadelle de Kastro vue du sentier

Le départ est au bout de la route à la fin du village. Début charmant, très fleuri avec des buissons à fleurs bleues (Gattilier ou Vitex agnus-castus) et des lauriers roses dans le lit du ruisseau. Longue montée sur des marches de schistes verts, Je suis face au Kastro coiffant son rocher, sur l’arête de la colline en face il y a trois moulins et dans creux les coupoles bleues. Le sentier passe alors entre deux murs de schiste avec de blocs de marbre blanc. Au sol, les dalles de marbre sont piquetées pour qu’on ne glisse pas. Les crottins sur le chemin montrent que le sentier muletier est encore utilisé.

un beau chemin dans les oliveraies

Un homme me précède, grand, sec, grisonnant. Il porte un sac de toile blanche sur l’épaule. Il enjambe une murette, entre dans un champ et appelle ses bêtes : un berger.

Le sentier devient sableux, poussiéreux, jaune pâle, il passe par des terrasses plantées d’oliviers. On a aussi semé du blé, pas encore récolté. La traversée de cette campagne cultivée, habitée, me ravit. Je mesure ma progression sur la carte en repérant les chapelles, Aghios Nikitas, toute blanche, Aghios Ioannis est à l’écart, un poteau note 5’. Le sentier passe sous une voûte d’oliviers. L’ombre m’y invite. Je descends des marches dont on a peint le rebord à la chaux. Une grosse branche vermoulue barre le chemin. Peut-être est-elle tombée ou elle marque la clôture du monastère, ou dissuade les animaux ? Je rampe en dessous. L’église est ouverte. En remontant, je remarque deux vaches qui ruminent couchées. Des tuyaux conduisent l’eau. Il y a sans doute des sources.

chapelle en contre-bas

Après avoir traversé la route, le trajet est moins plaisant, le sol rocailleux, il n’y a plus de culture ni d’ombre. Le chemin, plus large est dallé de schiste. La descente sur Faros se fait sur de belles marches soigneusement disposées. Au fond, la mer est bleue. Le petit port avec ses barques est charmant. Sur un promontoire l’église de Chrysopigi est reliée à la terre par un petit pont.

Le Topo-guide du sentier n°2 est disponible sur le site de Sifnos-trails  : ICI

Je retrouve Dominique à Faros, installée à la plus belle des terrasses sur la plage, sous les arbres : Lychnos, les pieds dans le sable à deux pas de l’eau, un peu à l’écart du port.

Le sentier entre Faros et Chrysopigi

A la nage je pars explorer, il y a une autre plage bordée de tamaris plus sauvage et vers Chrysopigi, il y en a encore une autre avec un accès pour els voitures. Après une très belle baignade nous étudions le « catalogo » le menu, il contient des plats alléchants plus chers que d’habitude.Au diable l’avarice ! J’aimerais goûter à la spécialité locale, le mastelo (agneau cuit au vin) mais il n’y en a pas, pas d’aubergines farcies, pas de tomate, il n’y a rien de ce qui nous plait sur la carte. La seule viande : du poulet ; donc souvlaki de poulet et saucisse-frites, la saucisse est infecte, le souvlaki est cru. Quelle déception.

Sur la plage de Kamares on a hissé le Pavillon bleu, dressé un chemin de planches, planté des écriteaux. Cela sent la haute saison et les vacances. Les estivants peuvent arriver et remplir la plage.

La soirée s’écoule au rythme de l’arrivée des ferries. Les lumières s’allument. Une flottille de voiliers occupe le port, deux yachts arrivent…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Départ pour Kythnos

CARNET DES CYCLADES- SIFNOS/KYTHNOS

Sur le quai de Kamares

Le vent est tombé. La matinée s’est écoulée rapidement entre valises et baignades tranquilles. Du balcon de Grand View, nous observonsdans le port les  allers et retours de deux très gros yachts, le plus gros sous pavillon maltais, noir, brillant à la proue aigüe, agressive.

Kamarès

A midi, il faut quitter le studio et rendre la voiture. Le petit café « Anemologios » avec ses parasols ouverts à tous les vents nous hébergera à quelques pas du débarcadère. Ce n’est pas un restaurant, pour déjeuner il ne sert que des « toasts » et des « tortillas » qui ne sont pas des omelettes mais des pitas garnies. Nous commandons des « toasts spécial » et avons l’agréable surprise de voir arriver un club sandwich toasté agrémenté de tomates-cerises, de câpres, de chips et de deux sauces. Joliment présenté, cela fait un repas complet.

Allers et venues des ferries : le gros Highspeed habillé aux couleurs de Cosmote, le petit Seajet et ses dauphins sérigraphiés, les plus gros oranges de la compagnie de Zante font escale à plusieurs reprises, le nôtre Dionysos Solomos, et Adam Korais qui est encore plus gros. Le pétrolier Elko reste à quai pour des ravitaillements éventuels, toute la journée, mais on ne voit personne à cette « station-service » flottante.

 

J’aime bien regarder ces bateaux, imaginer la vie des îliens, leur ravitaillement par camion qui partent sans chargement avec juste la cabine et qui reviennent avec un container ou une citerne. Autrefois, l’île exportait des minerais de fer, les installations sont encore visibles, maintenant elle importe presque tout.  Les restaurateurs sont fiers de leurs « produits locaux ». Le sont-ils vraiment ? Dans les épiceries, tomates et fruits viennent de Crète. Je n’ai pas vu dans les jardins ni aubergines ni poivrons, tout juste des pommes de terre, des tomates et des oignons ou des courgettes.

Des enfants jouent à plonger d’une barque de pêche. Comme ils sont trop nombreux, la barque prend l’eau. Un gamin écope et balance l’eau sur la tête de ceux qui essaie de grimper.

L’au est tellement calme que je ne résiste pas au plaisir d’un nouveau bain. Je nage le long des bouées qui séparent la plage du port. Après trois jours de grand vent et de vagues, le plaisir est décuplé.

A bord du Dionysos Solomos

Résultat de recherche d'images pour "dionysios solomos"

Côtes de Sifnos s’éloignent doucement. De la mer, les silhouettes de montagnes diffèrent. Des deux monastères coiffant les montagnes, lequel est Profitis Elias, lequel Aghios Simeon ?Je ne les imaginais pas si proches de la côte. Je reconnais Aghios Nikolaos en revanche le port de Heronissos est bien caché au fond de sa baie sinueuse.

Sérifos s’approche rapidement. Au-dessus du port, une colline très pointue est couronnée de la petite ville de Chora avec ses maisons entassées et les coupoles qui se détachent.

 

Le ferry longe Kythnos du sud vers le nord. Côtes arides et constructions rares et dispersées. Comme il faut descendre chercher les valises avant l’arrivée, je ne verrai pas l’entrée dans le port de Merichas.

Merichas

Les locations de voitures se résument à deux agences qui n’ont plus rien pour le week-end. Ils veulent bien louer pour la journée (il est 19h30) mais il faudra rendre la voiture le lendemain à 9h30. Quel intérêt ?

« Où est la station de taxi ? » Cela n’existe pas à Merichas. En revanche deux taxis sont garés devant le café. J’interpelle les hommes « qui est taxi ? ». L’un deux se lève, emporte son café frappé dans le verre en plastique « Aghios Dimitrios ? »- « 20€ ». je suis ravie, au téléphone on m’avait dit 25€

En route vers Aghios Dimitrios

Arivée sur Aghios Dimitrios

Quand on croit avoir fait une bonne affaire en taxi on doit s’attendre à être secoué ! 18km d’une route en lacets. Le chauffeur coupe les virages et conduit aussi bien à droite qu’à gauche. Il n’y a personne sur la route on ne rencontrera personne en sens inverse. Il termine son café frappé, téléphone, hèle les passants sur le bord de la route et se tourne vers moi quand je complimente le paysage par politesse. Un gros SUV noir nous précède ; Il est tellement gros qu’il est hors de question de le doubler. Mer à gauche, mer à droite. La route suit l’arête, crête qui fait la colonne vertébrale de l’île. Au lion, Serifos. Pas un arbre. Quelques terrasses pelées, des murs de pierre d’un modèle inédit : des grosses dalles triangulaires sont debout reliées par des moellons plus petits. Ces gros triangles font penser à des menhirs. Souvent les murs sont doubles ; Il y avait probablement un chemin creux entre les deux.

Nous traversons sans nous arrêter Dryopides, le village aux toits de tuiles rouges. Le chauffeur nous montre le monastère de la Panaghia (des religieuses) toujours coiffé de tuiles rouges. Quelques lacets encore, nous arrivons à la plage bordée de tamaris devant une grande taverne à l’ombre de deux platanes : arcades de pierre, géraniums, lauriers roses. Cette luxuriance étonne. Nous sommes arrivées « chez Ioannis » selon le chauffeur de taxi, à la Taverne Akrogiali.

Une jeune fille aux boucles blondes nous accueille en anglais ; Nous montons 19 marcheds sur un escalier extérieur. Nous avons une grande chambre blanche triple avec 2 lits aux couvre-lits bleus et un petit balcon sur le jardin et la mer si on se penche un peu. La jeune fille se présente « Dimitra ». Dès qu’elle a le dos tourné,  on déchante : pas de douche séparée,elle arrose toute la pièce et le WC. Le bloc-cuisine consiste en un frigo, deux plaques électriques et un évier. Mais il n’y a ni casseroles, ni poêle,  ni assiettes. Et, de toutes les façons, il n’y a rien à cuisiner. La télévision ne fonctionne pas. L’autobus n’arrive pas ici. Si on veut aller quelque part il faut appeler le taxi.

Sans me laisser aller au découragement, je revêts ma tenue de bain et m’offre une somptueuse baignade au coucher du soleil en traversant la baie de part en part.

Pour dîner, salade grecque très bien servie avec une belle tranche de fêta et des croutons et un yaourt pour Dominique.

Je me suis tartinée d’Insect-écran, on a mis en route la climatisation et fermé toutes les issues. IL fait un froid polaire dans la chambre mais on ne sera pas piquées par les moustiques.