Adieu Monsieur Edgar Morin, vous allez nous manquer

Giacometti, Rothko

Je ne rajouterai rien à tous les hommages, bien plus pertinents et avertis.

Seulement l’envie de réentendre sa voix dans les podcasts de RadioFrance qui enchantent mes balades en forêt. Prendre Edgar Morin pour compagnon de marche et traverser le siècle.

A voix nue : 5 épisodes de 30 mn CLIC 

Musique Emoi : CLIC

Le relire peut-être : je garde en mémoire son merveilleux Vidal et les siens qui m’a fait retourner à Salonique et j’ai téléchargé La Rumeur d’Orléans 

Les Beaux Messieurs de Bois-Doré – George Sand

CHALLENGE LES DEUX GEORGE AVEC CLAUDIALUCIA

Quelle bonne idée de la part de Claudialucia que de proposer cette lecture commune d’un ouvrage moins connu de George Sand ! Avec une nouvelle facette  de l’oeuvre de la Bonne dame de Nohant qui s’aventure dans le roman historique, de cape et d’épée.  

Pavé de plus de 700 pages avec de l’action, de l’amour, des personnages nombreux, très pittoresques et attachants. 

Le roman se déroule en Berry, dans trois manoirs voisins, pendant le règne de Louis XIII. Les guerres de religion font encore rage. A Bourges, Condé et les Jésuites tentent de s’imposer. L’arrivée d’un noble espagnol, Sciarra d’Alvimar venu se cacher en Province après un duel à Paris qui a mal tourné, chez un châtelain berrichon va provoquer les premières péripéties. 

Il a un grand malheur en la tête, qui est d’être trop Espagnol. Ces gens sublimes méprisent tout ce qui n’est pas eux; mais je crois qu’ils se sont rompu les reins en martyrisant et en exterminant ces pauvres Morisques. Ils s’en mangeront les mains, un jour ou l’autre.

Alvimar est reçu à la Motte-Seuilly chez M. De Beuvre et sa fille Lauriane, qui avait « embrassé le parti de la Réforme » sans être « exalté en fait de religion ». Alvimar est ensuite invité à Briantes, chez le beau Marquis de Bois-Doré, vieil original emperruqué et fardé, toqué de l’Astrée au point d’avoir construit un jardin sur le modèle du roman et de nommer ses serviteurs aux noms de ses personnages.

« la monomanie de M. de Bois-Doré était assez répandue de son temps pour n’être pas une excentricité. Henri IV et sa cour avaient dévoré l’Astrée, et, dans les petites cours d’Allemagne, les princes et princesses prenaient encore ces noms redondants que le marquis imposait à ses gens et à ses bêtes. La vogue passionnée du roman de M. d’Urfé a duré deux siècles; il a encore ému et charmé Jean-Jacques Rousseau »

Chevaleresque, cultivé, admirateur du bon roi Henri IV, Bois-Doré est débonnaire, tolérant et aimé de tous.

« il me faut pratiquer ici l’hospitalité à la mode antique, respecter les secrets de mon hôte et lui faire bon visage, comme à un ancien ami dont on croit tout le plus honorable du monde. Mais cela ne m’oblige point à
lui donner la confiance qu’il me refuse, et c’est pourquoi vous avez vu que, devant lui, je vous ai laissé en un
coin comme un pauvre musicien à gages. »

En revanche, Alvimar, peu respectueux de l’hospitalité généreuse de Bois-Doré, cherche un allié auprès du curé Poulain.

« —Si cet ecclésiastique est zélé pour la bonne cause, pensait-il, il peut m’être utile de l’avoir pour ami; car ce de Beuvre est un huguenot, et le Bois-Doré, avec sa tolérance, ne vaut pas mieux. Qui sait si je pourrai vivre en bonne intelligence avec de pareilles gens? »

Surgissent une troupe de Bohémiens, accompagnés d’une Morisque et d’un jeune enfant. Une gitane fait d’étranges prédictions qui vont se révéler exactes….mais je ne veux pas tout dévoiler!

Alvimar et Bois-Doré se retrouvent tous les deux prétendants à la main de Lauriane. Lequel aura la préférence de la jeune veuve de 16 ans? Cette rivalité va tourner très mal pour l’un d’entre eux….

Mais, au fait, pourquoi les Beaux-Messieurs de Bois Doré? Pourquoi ce pluriel? C’est que le Marquis a retrouvé son neveu qu’il a adopté, le petit Comte de Bois-Doré, aussi beau que son père adoptif, aussi valeureux et amoureux de Lauriane, à 11 ans est-ce raisonnable de demander sa main?

Elle me dira peut-être, pour me remettre le coeur au ventre que je ne suis point un bâtier de paysan, ni un
méchant batteur d’estrade, ni un valet grenier à coups de bâton, car il est dit des valets qu’ils sont comme les
noyers, lesquels tant plus ils sont battus, tant plus ils rapportent. Elle me dira encore que je ne suis ni un
escogriffe, ni un tire-laine, ni un damoiseau, ni un fier-à-bras, ni un olibrius, ni un godelureau, ni un
pourfendeur, ni un ostrogoth, ni un escargot; que j’ai assez bonne mine, nonobstant une physionomie un peu
subalterne; mais, devant un mérite comme celui de la dame que je vois (on n’estropie pas une déesse pour la
regarder), et devant une réunion de seigneurs qui ressemblent plus à une assemblée de monarques qu’à une charretée de veaux en foire, le plus vaillant homme du monde perd la tramontane et n’est plus qu’un égout
d’ignorance, une sentine de stupidités et le bassin de toutes les impertinences…

 

Assaut du chateau de Briantes par des brigands, les reîtres du lieutenant  Saccage  et du Capitaine Macabre.

Condé et le curé Poulain organisent les persécutions des Huguenots…Lauriane se voit exilée dans un couvent tandis que son père est parti combattre (et faire des affaires ) avec les Protestants.

Tout un feuilleton, batailles…un vrai roman d’aventure! doublé d’un roman d’amour. Sans parler de l’attention portée aux personnages secondaires, aux valets et aux servantes, au vaillant Adamas

« Adamas, n’ayant jamais manié d’autre arme que le peigne et le fer à papillotes, remplissait évidemment le rôle de la mouche du coche, rôle qu’il savait rendre utile, et que savent bien nécessaire, parfois, ceux qui
connaissent la lenteur et l’apathie berrichonnes.

Sans oublier le colossal carrosseux, Aristandre, si dévoué!

Et toujours ce style inimitable de George Sand si savoureux avec le souci du détail, de la vie quotidienne comme ces descriptions de l’auberge

On sait qu’en ce temps-là encore, les auberges se distinguaient en hostelleries, gîtes et repues. Les gîtes
étaient particulièrement affectés pour la nuit, et les repues pour le dîner des voyageurs; ces dernières étaient
de méchantes auberges où les gens de bien ne s’arrêtaient que faute de mieux,
du corbeau, de l’âne et de l’anguille de Sancerre, c’est-à-dire de la couleuvre. Les gîtes, au contraire, étaient
souvent très-luxueux. Les hôtelleries se divisaient encore en auberges pour les gens à pied et en auberges
pour les gens à cheval. On y pouvait prendre deux repas.

je pourrais recopier tant de passages amusants! Découvrez les!

Promenades dans Pont Aven

CAP SIZUN ET CORNOUAILLE

Chaos sur l’Aven

Pont Aven est une ravissante petite cité. que j’avais négligée  après la visite du Musée.  J’étais si impatiente d’aller à la mer! Nous sommes donc revenue sous un beau soleil. Le village est si encaissé qu’à 9h30 il était complètement dans l’ombre.

Trois promenades : Le port, la promenade Xavier Grall qui remonte l’Aven, le circuit du Bois d’Amour encore plus vers l’amont du ruisseau. Et bien sûr les rues du village avec toutes les galeries de peinture.

Moulins sur l’Aven

La rue des Meunières conduit au Port. Selon Gauguin, « Pont Aven, 15 maisons, 14 moulins ».  L’activité meunière est à l’origine des fameuses Galettes de Pont Aven étaient confectionnées avec le grain moulu sur place. 

Le cours de la rivière s’élargit au Port. De nombreux bateaux de plaisance sont à quai dont la Belle Angèle . La Belle Angèle est le portrait d’une des hôtelières de Pont Aven, peinte par Gauguin actuellement exposée au Musée d’Orsay. C’est aussi un bateau qui emmène les touristes dans l’estuaire de l’Aven et du Belon (Belon comme les huitres!). Beaux hôtels et restaurants chics pour un tourisme friqué.

Le Port de Pont Aven

Plus haut, dans le centre du village après le pont, la rivière ressemble plutôt à un torrent de montagne au vif courant et à l’eau claire bondissant sur les rochers arrondis d’un chaos granitique. La Promenade Xavier Grall remonte l’Aven ; elle se déroule sur du sable fin entre des massifs fleuris. Des passerelles conduisent aux terrasses des restaurants.

Xavier Grall (1930 -1981)est présenté comme un poète et journaliste libertaire et breton. Selon Wikipédia, élève des établissements catholiques traditionnaliste il a conçu une aversion pour ces curés noirs autoritaires sans renier pour autant sa foi. Son passage en Algérie, tortures et tabassages, l’a marqué. Il quitte Paris pour la Bretagne.

Promenade au Bois d’Amour

la promenade du Bois d’Amour continue à remonter le cours de la rivière, assagie maintenant, son lit élargi s’écoulant sous de très grands arbres. C’est dans le Bois D’Amour que Gauguin délivra sa leçon de peinture qui guida Sérusier pour peindre le Talisman. 

Arrivée à Audierne, notre gîte à Esquibien

CAP SIZUN ET CORNOUAILLE

Pique-nique à ‘entrée de la presqu’ile de Quiberon à marée basse. Deux heures de route sur la 4 voies bretonne gratuite qui contourne Lorient. Nous arrivons sous le soleil à Audierne. Après avoir longé les quais nous posons la voiture sur un grand parking à l’entrée du port? Promenade sur une longue digue empierrée jusqu’à un petit phare blanc et rouge : la Jetée de Raoulic. La marée monte; Des surfeurs s’élancent sur la vague qui déferle sur le port longuement comme un mascaret.

Le port d’Audierne

Des panneaux émaillés racontent l’histoire d’Audierne. 

Port marchand dès le XVème siècle exportant au loin sel et marchandises. Puis vint le temps de la pêche. Du XVIIIème au début du XXème siècle, la sardine fit la richesse dAudierne. Dès le début du XXème siècle les bancs de sardines se sont raréfiés. Les pêcheurs ont alors pêché la langouste dont les effectifs ont aussi décliné, remplacés par le thon. Ces reconversions m’ont rappelé les analyses d’Anita Conti sur la prédation de la ressource.

Plus loin j’ai découvert la ville, ses commerces, la Mairie et les halles.

Notre gîte est à Esquibien, sur la route de la Pointe du Raz. En 1960 j’avais fait un camp de Petites ailes dans l’école d’Esquibien qui avait laissé le souvenir d’un petit village. Avec Leclerc, Biocoop et Liddl , je découvre plutôt une banlieue d’Audierne. Nous logeons dans une maison moderne dans un lotissement, le Cabestan, allée Surcouf. maison modeste, moderne mais bien typique crépie de blanc avec des volets bleus. A l’intérieur, pas de chichis, c’est clair, fonctionnel. A l’arrière un carré de jardin, tables et des fauteuils en plastique et de très confortables chaises longues. C’est parfait.

Tour de Guernesey -Côte ouest plus sableuse

 

GUERNESEY

La Plage de Pembroke et les tours Martello au dessus de l’Ancresse

Il fait un temps merveilleux, l’eau est presque tiède (la Manche, pas la Méditerranée. J’en profite pour une belle matinée plage sur la Plage de Pembroke. Plage de sable fin très doux pour marcher. A marée haute les bancs rocheux disparaissent. Je parcours pieds nus cette belle anse. 

Je combine 3 promenades du Perry’s Coastal Walks pour retrouver Dominique plus au sud vers Port Soif

promenade 14 – de l’Ancresse à Chouet (3 km ) facile

Le sentier fait le tour d’un petit cap où se trouve le Fort Pembroke(1778 -1811) cachant la toute petite Baie de la Jablonneuse. De l’autre côté, un golf, environnement vert et tranquille. Au lieu-dit Crève-Coeur, c’est une réserve naturelle. Cela se gâte ensuite. Le Mont Cuet et le cap Chouet sont enfermés derrière de hauts grillages . Les carrières ont creusé de grands trous. Un ouvrier en salopette orange interdit le passage. Avec un couple de retraités, je  suis consignée sur un banc face à la mer. Une sirène va retentir, puis un Boum! (tir de mine) et enfin une sirène nous signalera que les tirs sont terminés et que nous pouvons reprendre la promenade. 

Vazon à marée basse

promenade 13 – Grand Havre Bay : de Chouet à Rousse Tower 5.5 km  facile

On longe encore le Golf, environnement agréable quoique non dénué de danger : un écriteau prévient qu’il faut prendre garde aux tirs de golf! (après les tirs de mine….). Le Grand Havre est une vaste baie avec nombreux bateaux. Le sentier est proche de la route et des constructions, ce n’est pas très agréable de marcher près de la circulation. Je passe devant l’église Vale Church. J’ai raté le site néolithique signalé sur le petit livre les Fouaillages. 

la fin du parcours se fait en bord de route, bien fréquentée à cette heure-ci. La tour de La Rousse fait encore partie du système de défense des 15 tours martello mais elle a été rénovée et a fière allure. Toujours une tour ronde de deux étages inspirée des tours génoises corses mais au centre de fortifications en étoile avec des canons encore en place. 

Guernesey ail et ciel bleu

Promenade 12 – De la Tour de la Rousse au tir au pigeon Les Pecqueries (2.5 km) Facile mais en bord de route. la côte est sableuse. Le sentier court dans des dunes bien plates. 

Nous avions prévu de piqueniquer aux Grandes Rocques mais un mur d’escalade a été installé pour des scolaires et le parking est occupé. Nous terminerons notre journée balnéaire à la plage de Vazon. Malheureusement à marée basse la baignade n’est pas possible. La mer s’est retirée vraiment loin. 

Voyage extraordinaire au Crotoy – Tristan Robert

MASSE CRITIQUE JEUNESSE DE BABELIO

Le résumé précisait que cette BD racontait comment Jules Verne avait conçu ses 20 000 Lieux sous les mers au Crotoy après que George Sand lui ait suggéré un roman en plongée sous-marine. 

L’auteur et le sujet m’intéressent, j’ai coché avec enthousiasme la case. 

Il a une très jolie couverture rappelant les livres originaux.

Mais une fois ouvert le livre : déception. L’histoire est simplette, peu de recherche (aucune dans les décors) le graphisme est moche. Et pourtant, il y avait tant à faire ne serait-ce qu’avec les maquettes (j’en ai vues de passionnantes à Cabourg à la Maison du Temps Retrouvé où il y a une exposition Jules Verne). 

Une déception, ce n’est pas grave. la prochaine Masse Critique me livrera peut-être une pépite

Dives, ville de Guillaume le Conquérant et de l’usine électrométallurgie

NORMANDIE IMPRESSIONNISTE 2024 

le marché installé dans les halles médiévales

Samedi est jour de marché à Dives, excellente occasion pour découvrir cette petite ville animée. L’un des joyaux est la Halle médiévale à la belle charpente de bois reposant sur 60 piliers. Charcutiers, bouchers, fromagers et primeurs sont installés sous cette belle toiture pentue. Les autres commerçants ont investi toutes les rues adjacentes étroites.

la Lieutenance

Les maraichers et vendeurs de fruits et légumes aux étals colorés sont sur la place devant la Lieutenance, (1695) belle maison en pierre de Caen appelé aussi Manoir de Bois Hibou. Les poissonniers sont installés dans une halle de bois,  ouverte,  installée sur une estrade. Plus lion, des vêtements bradés. C’est le dernier marché de l’été ; dit une marchande qui propose des bracelets en acier à 10 €. Toujours pour 10€ j’achète un Laguiole(peut être pas tout à fait authentique) mais j’i une fâcheuse tendance à égarer mes canifs.

l’église ND de Dives

Je parviens enfin à a belle église blanche, Notre Dame, fondée au XI ème siècle. La façade a un fronton pointu accompagné de deux clochers aux ouvertures gothiques. A l’intérieur, de beaux vitraux colorés et les ex-voto des marins. Il y a même une barque de pêcheur toute entière. Au-dessus du porche, un historien, Arcisse de Caumont(1801-1873) a fait graver le nom des 475 compagnons de Guillaume le Conquérant.

Village Guillaume le conquérant : relais de Poste

Guillaume le Conquérant est la grande figure historique de Dives. C’ est dans l’estuaire de la Dives qu’il a rassemblé mille bateaux en 1066 pour partir conquérir l’Angleterre. Avant de traverser la Manche, il fera une escale dans la Baie de Somme. Toute la ville célèbre Guillaume. Les piliers des Halles portent les blasons de ses barons. Le village touristique de Guillaume et bien sûr Port Guillaume.

Village Guillaume le Conquérant . Louis XIV

Le Village de Guillaume le Conquérant se compose de plusieurs cours entourées de maisons à colombages. C’est un ancien Relais de Poste sur la route de Caen à Rouen, transformé en hostellerie. Henri IV, Marie de Médicis, Louis XIV , Madame de Sévigné, y sont passés. A la fin du XIX ème siècle, le propriétaire de l’auberge, collectionneur d’antiquités fit orner la cour de nombreuses statues et d’éléments de décoration. Ce « village » est tout à fait charmant et pittoresque. C’est aussi le siège de l’Office de Tourisme. A propos de l’auberge Guillaume le Conquérant voici ce que je viens de trouver dans La Recherche du Temps perdu La Prisonnière

« C’est de la même façon que tout le monde a connu à Dives un restaurateur normand, propriétaire de «Guillaume le Conquérant», qui s’était bien gardé — chose très rare — de donner à son hôtellerie le luxe moderne d’un hôtel et qui, lui-même millionnaire, gardait le parler, la blouse d’un paysan normand et vous laissait venir le voir faire lui-même, dans la cuisine, comme à la campagne, un dîner qui n’en était pas moins infiniment meilleur et encore plus cher que dans les plus grands palaces. »

En passant par l’avenue Secretan et le boulevard Maurice Thorez, nous retrouvons la toponymie communiste (il y a aussi une rue Aragon, un collège Paul Eluard, une rue Benoit Frachon). Nous retrouvons la mémoire ouvrière d’une ville industrielle.

L’usine électrométallurgique

le beffroi de l’usine garde l’entrée du quartier résidentiel de Port guillaume

En 1891 Pierre-Eugène Secretan fonda une usine métallurgique par le procédé Elmore-Secretan (élaboration de tubes de cuivre par électrolyse sans soudure. Il y a eu jusqu’à 144 cuves à électrolyse et le diamètre des tubes allait jusqu’à 600 mm. Le métal était acheminé du havre par  cabotage.

En 1897, création d’une fonderie et d »’ateliers de laminage

1910 création d’une douillerie.

En 1929, la société métallurgique de Dives devient Compagnie Générale d’électro-métallurgie.

En 1945, reconstruction des bâtiments endommagés par les combats de 1944

1956 adjonction d’un département plastique

1967 fusion Cegedur et Trefimétaux. L’usine de Dives est la plus importante usine français de métallurgie , 1100 personnes y sont employées.

1988 cessation d’activité. L’usine est rasée, ne subsiste que le beffroi et les bâtiments des bureaux.

Autour de l’usine des cités furent construites pour accueillir les travailleurs français, marocains, bretons, polonais, russes et italiens.

Quand nous revenons du Centre-ville à Port Guillaume, nous traversons ces quartiers ouvriers.

1991 Inauguration de Port Guillaume

Port Guillaume le soir

La marina et les immeubles touristiques sont construits dans le périmètre de l’usine rasée. On entre dans le quartier en passant entre le beffroi et les immeubles de bureaux contenant maintenant la médiathèque de Dives et un musée de marionnettes. Le buste de Secretan a été déboulonné par les ouvriers grévistes dans les années 80. On l’a remplacé aujourd’hui par une cuve de fonderie.