Villages au pied des Albères : Saint André – Villelongue-dels-Monts : Santa Maria del Vilar

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Eglise de saint André

Dernières visites : villages au pied des Albères, vus de loin de la route d’Argelès. 

Saint André est un bourg tranquille. Un collège moderne est  à l’entrée du village. On suit  une rue commerçante. La  jolie mairie est sur une place avec une fontaine moderne originale de schistes de montagne imitant le cours d’un torrent.  Il  a une église réputée et un musée d’art Roman qui n’ouvre qu’à 15 heures. Dans le musée, des moulages en plâtre de chapiteaux romans et quelques sculptures avec des explication. Rien d’exceptionnel si ce n’est un audioguide très bien fait pour visiter l’église au prix très modique d’1€ .

Façade de l’église Saint André

Pour visiter l’église on passe d’abord sous le porche qui était l’entrée de l’ancien monastère

L’église est « pré-romane », église du monastère bénédictin de Saint-André fondé en 823 sur des terres que Louis le Pieux octroya à l’abbé Miro et ses moines qui fuyaient l’Espagne maure. Située sur la Via Domitia et sur la route du Pèlerinage de Compostelle.

L’église primitive fut bâtie  tout d’abord en galets roulés en arête de poisson. Elle fut reconstruite au 12ème siècle un appareil de pierres  plus petites, et surmontée de moellons soigneusement taillés (remploi de pierres de taille antiques) avec une rangée d’arcatures aveugles lombardes.

Fenêtre avec son encadrement de marbre et les 6 médaillons

Une fenêtre au dessus du porche est encadrée de fine sculptures de marbre blancs ciselés d’entrelacs comme une dentelle (remploi)  et décorée de sculptures de marbre 11ème et 12ème.  6 médaillons ronds portent les symboles des évangélistes : lion ailé de Saint Marc, taureau de St Luc,  et des séraphins.

Linteau

Le  linteau (1030-1050) représente le Christ en Majesté entouré d’apôtres et d’anges. Deux curieux personnages émergent des murs : les simiots, chimères mi-singes, mi-lions qui terrorisaient le Vallespir autour de l’an mil en sortant des forets. L’abbé Arnulphe rapporta de pèlerinage à Rome les reliques de St Abdon et Sennen qui accomplirent le miracle de faire fuir les simiots. Cette légende est également rapportée à l’abbaye d’Arles-sur-Tech.

Simiot

A l’intérieur, la nef est haute mais sombre, on distingue encore deux fresques. L’autel à lobe est emprunté au monde byzantin. Les ateliers du 9ème au 11ème siècle empruntaient les marbres à la ville romaine de Narbonne.

Santa Maria del Vilar

Au lieu de rentrer par la grande route à 4 voies, nous passons de villages en villages par Saint Genis en direction de Maureillas sur l’ancienne route départementale. Le prieuré Santa Maria del Vilar est indiqué par une flèche qui monte à l’assaut de la montagne. On passe devant de belles maisons pour arriver dans un endroit isolé mais soigné : le prieuré est occupé par des moniales roumaines orthodoxes qui accompagnent les visiteurs dans une visite guidée. des concerts se tiennent également dans la chapelle qui a une très bonne acoustique.

Tout d’abord, la bonne sœur me donne un livret dactylographié racontant l’historique du monastère, et me conduit sur un banc de pierre en face du porche de l’église.

porche roman

Des chanoines augustin arrivés des environs de Figueras fondèrent la première communauté de 1083 à 1535 quand la propriété fut confisqué et le monastère sécularisé. Les moines sont revenus en 1802 pour trouver l’église en ruine, vendue à un cultivateur qui avait installé vaches et chevaux dans l’églises, agneaux dans le cloître et cochon dans la salle carolingienne. En 1942, les agriculteurs abandonnent l’exploitation. Le prieuré fut redécouvert en 1993 par Madame Triadou qui entrepris de le restaurer et de le faire classer aux Monuments Historiques en 2004. En 2005, installation d’une communauté monacale orthodoxe roumaine.

Reste de la chapelle pré-romane

La sœur

nymphéum

vient alors me chercher pour me montrer les éléments architecturaux remarquables : le porche et sur la façade les trous carrés (boulins) trace de l’échafaudage. On voit aussi les fondations d’une très ancienne chapelle pré-romane 7ème siècle : Sainte Eulalie et les restes d’un nymphéum païen 1èr siècle avant J.C. Elle montre aussi un paratonnerre rudimentaire et les fresques dans l’église. La salle carolingienne a été entièrement reconstruite mais il ne reste rien de carolingien. dans le cloître est installé un petit musée.

fresque

 

 

 

 

 

 

Cap Béar – les asperges sauvages

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Saint Ferréol- les asperges

Cap Béar

J’ai beaucoup aimé cette balade. Pourquoi ne pas la refaire sous le soleil ? J’ai pris mon bâton, pas tant pour me faciliter la montée qui n’est pas énorme, plutôt pour m’assurer là où le ruisseau a envahi le chemin. Je prête plus attention aux végétaux dans la chênaie, petit hou, salsepareille, ronces au bas de la pente, plutôt bruyères et genêts, plus haut ; Je croise un monsieur d’un certain âge, aux pantalons fendus comme ceux des ados. Il a dû capter mon regard :« je vais aux asperges qui sont dans les ronces, je ne vais pas abîmer un bon pantalon ! » annonce-t-il je lui réponds que j’aimerais bien en trouver mais que je n’ai pas mon couteau. « Pas besoin de couteau pour les asperge, il suffit de les casser ! En revanche, pour les pissenlits il faut un couteau ! ». Je continue la balade en cherchant les asperges que je ne trouve pas.

Toute la journée je vais croiser des gens avec un bouquet d’asperges dans la main. Cela doit vraiment être la saison !

Cap Béar

Port Vendre

A la sortie de Port Vendre en direction de Cerbère, le Cap Béar. Le vent marin a apporté une brume et un éclairage un peu bizarre. Le vent souffle en tempête soulevant des vagues spectaculaires. Les romarins sont couverts de fleurs bleues. C’est le début de la floraison des asphodèles. Je les aime beaucoup mais depuis que j’ai lu qu’elles étaient les prairies blanches des morts de l’Enfer dans l’Odyssée, je les trouve funèbres.

Asphodèles

En dessous du phare, des marches conduisent à l’anse Sainte Catherine, invisible de la route. Je découvre des petites maisons blanches ; on se croirait dans les cyclades. Des agaves aux belle feuilles lancéolées dépassent des épineux et des romarins. Ici aussi c’est la chasse aux asperges. Un sentier mène à un petit promontoire. Pour y arriver, il faut descendre dans les schistes argentés ; je marche avec précautions et agrippe les romarins, au moins il ne pique pas ! A la montée ce sera moins impressionnant, d’ailleurs je trouve un autre passage avec des marches.

Anse Sainte Catherine

Collioure

La mer est tellement agitée que la promenade sous le fort n’est pas possible ; de très grosses vagues viennent s’y briser sur la banquette de ciment.

Les vagues sur Collioure

Au retour, le Canigou semble irréel dans la brume, blanc, spectral.  On le devine plus qu’on  ne le voit.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Randonnée avec Vall’respire au dessus d’Arles-sur-Tech vers Monferrer

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Arbre en fleur à Amélie

Le matin,  le temps bien gris avec menace d’averses n’incite pas à la promenade, d’autant plus que le club de Randonnée Vall »Respir d’Amélie-les-bains propose une randonnée au-dessus d’Arles-sur-Tech. Je reste toute la matinée à saisir mes notes à l’ordinateur.

cerisier

Rendez-vous à Amélie-les-Bains sur la Place de la Sardane. Nous sommes 15 et nous répartissons dans trois voitures. Traversant Arles-sur-Tech on passe devant la fabrique des meilleures rousquilles de la région. Un petit faon traverse la route, certain ont cru reconnaître les cornes recourbées d’un isard. Nous dépassons les Gorges de la Fou et empruntons une petite route qui monte jusqu’à un petit parking. Le repère dans le paysage est un énorme rocher qui fait une falaise dans la montagne. Nous allons nous retrouver au-dessus, après avoir grimpé un raidillon qui court en balcon au-dessus de la route à couvert dans la forêt. Puis encore un raidillon, et toujours un sentier en balcon qui monte, monte. Mes compagnons randonnent plusieurs fois par semaine et sont bien entraînés. Tout le monde grimpe avec une apparente facilité alors que je peine mais ne veut rien en dire, je reste dans le groupe de tête de peur de me faire distancer si je reste à la queue. Le groupe est très bien organisé, il y a une organisatrice en queue pour ne perdre personne. Nous arrivons à une minuscule chapelle avec une très belle vue sur toute la vallée.

fleurs bleues

La descente est moins difficile physiquement, mais plus aventureuse. Le sentier du retour n’est pas balisé, les organisatrices cherchent des chemins de chèvres (ou de sanglier). Un arbre barre le sentier, il faut le contourner, on descend au jugé à travers la forêt et atteint une piste qui descend ; J’en ai un peu assez de ces descentes dans les genêts et les ronces et suis bien contente de sentir un bon chemin sous mes pieds ; Mais c’est de courte durée, on retrouve le sentier. A la montée c’est essoufflant mais à la descente il faut être très attentif pour ne pas glisser. Heureusement j’ai mon bâton ! On se retrouve au parking pile à l’heure !

Retour sous le soleil. Les cerisiers sont épanouis, tout blancs. Magnifiques !

Prieuré de Serrabone

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Prieuré de Serrabonne

Ce haut-lieu touristique des Pyrénées Orientales est signalé depuis la route principale(N116) qu’on quitte en direction de Bouleternère -joli village dominé par une haute église, une tour ronde et des remparts mais nous n’avons pas le temps de nous y arrêter.

A la sortie de Bouleternère, un panneau annonce « Serrabone, 25 minutes ». La route tortille mais elle n’est pas étroite comme les routes de montagne que nous connaissons. La D615 suit le cours du Boulès, petite rivière très encaissée. Brusquement, une tête cornue : une belle chèvre, très familière elle ne s’enfuit pas à mon approche renifle ma main et la lèche. Encore 4 km en lacets pour découvrir le prieuré. Une haute tour carrée en schiste, sobre et austère et isolé dans la montagne. On découvre ensuite les bâtiments conventuels en dessous.

Histoire

Chapiteaux de la galerie extérieure

Le prieuré de Serrabone est attesté à partir de 1069, en 1082 le Vicomte de Conflent permet l’installation d’une communauté monastique suivant la règle de Saint augustin. A partir du 12ème siècle les constructions s’enrichissent d’un cloître, une salle capitulaire et un dortoir. La crise démographique du 14ème siècle, une mauvaise gestion du monastère (un prieur est déposé en 1448 pour « crime énorme ») entrainent le déclin de Serrabone.

La tribune
Serrabonne : la Tribune de l’Eglise

Passée la billetterie, je passe par une galerie en balcon, avec de jolis chapiteaux historiés, avec une vue sur la forêt. L’église est dépouillée, son ornement le plus extraordinaire est une merveilleuse tribune de marbre rose de Conflent. La sculpture est très fine, on voit les symboles représentant les quatre évangélistes : aigle, taureau, lion et homme. Les chapiteaux sont amusants avec des hommes grimaçants, des singes des animaux fantastiques ailés….

personnage

On peut se promener dans les alentours dans les collections botaniques : collection d’oliviers, vigne sur des terrasses minuscules qui semblent suspendues, des plantes aromatiques.

Le retour par la D615 est très agréable dans les Aspres couverts de très hauts chênes. On passe par deux villages : Boule-d’Amont, Oms et Llauro. C’est une promenade tranquille dans la belle lumière du soir.

 

Marcevol

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Marcevol et les neiges du Canigou

C’est avec beaucoup d’émotion que nous retournons à Marcevol.

Je me souvenais du lac de Vinça où nous nous sommes baignées. J’avais oublié la présence majestueuse du Canigou qu’on a l’impression de toucher tant il est près. Il me semblait que nous étions au bout du monde. En effet, la petite route s’engage dans des gorges granitiques avec des rochers qui pointent vers le ciel, puis elle passe par des forêts de chênes bas et touffus. Sur le bas-côté poussent le thym et la lavande. Le prieuré n’est pas isolé comme je le croyais, il se trouve à proximité d’un village avec une jolie chapelle qui pointe au-dessus des toits des maisons. Le prieuré n’est donc pas isolé. Des champs d’herbes aromatiques, rangées de thym, de lavande alternent avec la plantation récente d’arbres fruitiers, pêchers ou amandiers, en cette saison on ne distingue pas sur ces jeunes plants. Ces plantations n’existaient pas il y a 38 ans ! Ni les chevaux qui paissent tranquillement dans un pré. En revanche nous arrivons à identifier l’emplacement du camping où nous avions nos tentes, la montée dans la nuit. L’église est ouverte : elle est sombre. Les photos seront loupées. Nous retrouvons nos souvenirs, ici en rond, il y avait des séances de méditation qui nous donnaient des fous-rires.

vieille porte

Le bloc construit regroupe l’église romane. L’appareil de la façade consiste en pierres soigneusement maçonnées, taillées en blocs réguliers, avec quelques cavités. Le porche en marbre rose de Conflent se détache sur la façade. Il est particulièrement soigné. Au-dessus la fenêtre centrale est aussi bordée de marbre rose tandis que deux ouvertures sont à peine visibles. Comme beaucoup d’églises dans la région le clocher est un mur-clocher avec quatre arcades, deux grandes et deux petites ; Le mur-clocher est bizarrement décalé par rapport à l’axe défini par le porche. C’est une reconstruction à la suite du séisme de 1428 qui endommagea aussi les bâtiments conventuels.

Marcevol : porche roman

Nous tournons autour des bâtiments pour voir les autres constructions, malheureusement c’est fermé ( normal puisque c’est un gîte).

Je m’intéresse – tardivement- à l’histoire du prieuré bâti au 12ème siècle par des chanoines de l’Ordre du Saint Sépulchre . Cet ordre fut fondé après la prise de Jérusalem en 1099 par les Croisés et était en charge de veiller sur le tombeau du Christ.  Il fut dissous en 1484 par le Pape. En 1129, l’Evêque d’Elne leur fit donation de la Chapelle Nostra Sinyora de les Grades située non loin. En 1484, le prieuré passa sous l’égide des prêtres de Vinça. Les chanoines suivaient la Règle de Saint Augustin. A la Révolution il devient bien national. On dit que la mère d’un Pape serait enterrée au prieuré, morte en route vers Saint Jacques de Compostelle. Le prieuré reste un lieu de pèlerinage le 3 mai.

Depuis les années 70 le prieuré est un lieu hébergeant des groupes, classes vertes. La fondation qui le gère a aussi des actions d’agroécologie et d’agroforesterie, particulièrement autour des plantes à parfum. En effet une balade est annoncée sous forme d’affiches pour le 15 avril pour herboriser les plantes aromatiques. C’est aussi un but de promenade, plusieurs sentiers de randonnées arrivent au pied du prieuré.

Nous pique-niquons sur de gros blocs de granite face à l’église. Il fait très bon. On croit voir fondre les neiges du Canigou.

Castelnou

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Castelnou

Dimanche, pas de soins à la cure thermale, nous avons donc une grande journée pour visiter la région ! En plus il fait un temps splendide.

Au lieu de suivre les conseils du GPS et du smartphone qui veulent absolument nous faire passer par l’A9 et la N116 à 4 voies, nous improvisons, à l’ancienne, avec la carte. La D615 qui passe juste derrière le gîte coupe vers Thuir en passant devant l’Ermitage de Saint Ferréol, Llauro et Fourques. Nous connaissons le trajet jusqu’à Llauro dans les chênes dans les montagnes des Aspres.

Et toujours : le Canigou!

En descendant dans la vallée, nous apercevons les éoliennes, elles ont dû drôlement tourner hier ! mais les gens d’ici ne les aiment pas : No pasaran ! Cela m’agace un peu, on ne pas être contre le nucléaire, contre les barrages contre les éoliennes chez soi (chez les autres elles sont très bien).

Terrats

Terrats: le clocher mur dépasse des toits des maisons. On cherche l’église et dépasse le village. La petite ruelle de l’église ne se parcourt qu’à pied tant elle est étroite et j’ai bien du mal à regarder la façade, tant le parvis est petit. Il doit y avoir un céramiste : les plaques de rues sont très colorées et les gouttières émaillées verts.

Tour bouteillée

La coopérative vinicole a de très curieuses cuves, monstrueuses : c’est une Tour Bouteillé qui vinifie la cuvée Terres plates cuvée haut de gamme selon le site du producteur.

On arrive vite à Thuir, où se trouvent les caves Byrr qu’on peut visiter, mais ce n’est pas au programme.

Castelnou

Castelnou

Castelnou est réputé un des « plus beaux villages de France ».

Au parking panoramique, avant l’entrée du village, nous avons le souffle coupé. Au sommet de la colline, un château médiéval avec un donjon, des murs d’enceinte. Les maisons de Castelnou sont blotties sous le château serrées. L’église est à l’écart en bas. Un peu plus loin sur une colline, une tour à signaux ronde. Et au loin, toujours le Canigou !

Malheureusement le château est fermé à la visite. Une fissure l’a rendu dangereux et le propriétaire – le Crédit Agricole – ne veut pas payer la restauration. La marchande de pralines regrette, « il faudrait que le conseil Général rachète le château. C’est quand même du patrimoine ». Je me promène avec grand plaisir dans les rues en pente. Aujourd’hui, jour de Pâques, les commerçants inaugurent la saison et ouvrent leurs boutiques. Une marchande m’offre une figue sèche.

Poterne de Castelou

A côté de la poterne un panneau raconte l’histoire de Castelnou :

990 le comte de Besalu fait construire le château

1003 les propriétaires se disent Vicomtes de Vallespir, en 1067 Vicomtes de Castelno

1255 : prise de Quéribus par les Croisés en lutte contre les Cathares. Quéribus devient forteresse du Roi de France

1314 Castelnou est assiégé. Le Roi d’Aragon fait construire la Porte de Millas.

1473 Castelnou sert de base aux révoltés roussillonnais, partisans du Roi d’Aragon.

1559 Pierrot de Llupia seigneur et brigand est arrêté ce qui entraîne la démolition du château.

1789 A la Révolution le château devient Bien National et propriété de la Commune.

Au19ème siècle, en raison d’impôts trop élevés la commune vend le château ;

1875, le Vicomte de Satges du Conflent, résident en Angleterre fait reconstruire le château qui est à nouveau vendu.

1945le château est restauré

1981 un incendie se déclare

1987 rachat pas le Crédit Agricole.

2017 : fermeture pour raisons de sécurité.

Banyuls : maison de Maillol et vignoble

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Aristide Maillol

Maillol est né à Banyuls, sa maison rose est située en pleine ville. Je l’ai vue dans le circuit « sur les pas d’Aristide » mais elle ne se visite pas. Le sculpteur, en plus d’une propriété à Marly-le-roi possédait la petite métairie dans la vallée de la Roume à 4 km de Banyuls. Le trajet est très plaisant dans le vignoble. Les piétons arrivent en empruntant un chemin le long du ruisseau. La maison est nichée sous de la verdure. Une glycine commence à fleurir ; les iris violettes sont tout juste sortis. Une tonnelle cache la maison. Sur le côté : la tombe de Maillol avec une statue de bronze.

La maison de Maillol
La maison de Maillol

La visite est libre, sans parcours imposé.  Ses dessins sont exposés dans la pénombre. Les vitrines contiennent de nombreuses sculptures de petit format. Bronzes et plâtres. De très belles photos de Maillol montrent le sculpteur au travail ou avec ses amis.

La tombe d’Aristide Maillol

Au niveau inférieur, projection d’une vidéo ancienne. Derrière des vitrines on a reconstitué la salle à manger de Marly-le-Roi et la cuisine de la métairie.

maillol : plâtre

Cette maison est très émouvante. Jolie visite. Pour prendre des notes, j’irai au Musée Maillol à Paris.

Maillol : baigneuse plâtre

Promenade dans le vignoble

Promenade dans le vignoble de Banyuls

Le vent souffle en tempête, la mer est presque blanche d’écume, hérissée de la crête des vagues. Les buissons s’agitent. Difficile d’ouvrir la portière de la voiture. Certaines bourrasques m’empêchent d’avancer. Au lieu de rentrer par le même chemin, nous continuons sur le mince ruban de goudron qui s’écroule un peu sur les bords. Impossible de se croiser, heureusement personne ne vient ! je descends à pied. Une des plus belles balades des vacances !

ceps de vigne

Ermitage Saint Ferréol

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Saint Ferréol

Le circuit « pèlerinage à Saint Ferréol » commence juste derrière le gîte au parking du Pont du Diable . Juste après le pont sous l’ancienne voie ferrée, je trouve le Chemin de Vivès qui est un tronçon de la Voie Verte reliant le Boulou à Céret, mais je le quitte rapidement pour monter dans la colline. Les cerisiers sont curieusement taillés en espalier ou plutôt en tonnelles gracieuses, fleuries, derrière lesquelles je vois les Albères où nous étions hier. Plus haut il y a des vignes. Le sentier cimenté est envahi par le ruisseau, j’essaie de marcher sur le côté pour ne pas mouiller mes pieds dès le début de la promenade. Le sentier est bien décrit dans le petit guide acheté à l’Office du Tourisme, bien balisé. Le sentier grimpe raide dans les chênes verts. La croix de fer est la première étape. Continuant dans les bois, nouveau ruisseau dans le chemin, j’arrive alors à une fontaine, fermée. Un écriteau demande « ne gaspillez pas l’eau ».

Ne gaspillez pas l’eau!

La chapelle Saint Ferréol, vue de la route D615, m’avait beaucoup plu. Je m’étais promise d’y retourner la dessiner. Mais en arrivant de la colline, elle est moins photogénique. Surtout il y a une famille bruyante. Monsieur coupe des pissenlits nouveaux, la petite fille mange des mandarines, et les deux dames parlent bien fort. La chapelle est 13ème siècle, après une épidémie de peste en 1654, les habitants firent de Saint Ferréol leur saint patron. Au 18ème siècle des bâtiments furent construits. Comme la chapelle est fermée, je n’ai pas vu l’inscription en Catalan de l’ermite « Laurens Cros fils d’ille » qui fut 44 ans esclave à Constantinople, qui devint ermite jusqu’à la fin de sa vie. Ce genre d’anecdote fait vivre un lieu et m’enchante.

mimosas

Le retour se fait par l’autre versant. Sur la D615, je  retrouve la vision de la chapelle que j’avais envie de dessiner. Après avoir traversé la route le sentier monte sur une autre colline, il me semble qu’on tourne le dos à Céret.  Un sentier se transforme en piste sableuse, qui dessert plusieurs propriétés cachées dans les bois. En descendant le sentier passe par des bois de mimosas. Il fait beau et chaud et ils embaument. C’est vraiment une très belle promenade. 2h30 pour 2h annoncées, une impression d’aventure, bien balisée !

Le temps change vite en montagne. Nous avions tout préparé pour un déjeuner dans le jardin. Une averse nous a fait rentrer.

A pied sur la voie verte jusqu’à Amélie/ balade en auto à Fontfrède

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Amélie les bains : cure

Une voie verte, cycliste et piéton, relie Argélès à Arles- sur-Tech, empruntant l’ancienne voie de chemin de fer entre Reynès et Amélie-les-bains. Par un soleil splendide et une température printanière (enfin !). J’ai franchi le Tech sur le pont métallique et marché sur le ruban de ciment avec pour seules rencontres quelques cyclistes, une marathonienne et son entraîneuse (à vélo). 6 km environ très facile et très agréable traversant plusieurs fois le Tech. A l’arrivée d’Amélie-les-Bains le parcours retrouve les rues de la ville. Je termine sous les platanes de la promenade du Mondony sous l’hôpital militaire abandonné.


Déjeuner sur la table dans le jardin du gite.

Au dessus d’Amélie

Fontfrède

on monte au dessus de Céret

En montant la Rue des Evadés un panneau routier indique la direction de Fontfrède, 11km (en vrai 14). La route grimpe, très tortueuse, bordée parfois d’un petit parapet de granite. Les vues panoramiques sont somptueuses, sur la montagne et sur la mer. Nous roulons dans les chênes verts, des bruyères arbustives, très hautes, qui fleurissent blanc. Quand on s’élève dans la montagne, on arrive dans une forêt hivernale de châtaigniers. Ces derniers sont très touffus, des rejets très hauts et peu de gros arbres. Ils semblent en bien mauvais état, l’écorce se décolle par plaque sur les troncs et de nombreuses branches se dressent blanchies et desséchées. Que leur est-il arrivé ? Peut être quand le printemps avancera ceux qui reverdiront donneront une impression moins pénible. C’est une forêt privée du Mas costello. La route est très étroite et pleine de nids de poules (les souvenirs d’Albanie reviennent).

Ver! Fonfrède presque une piste!

Nous passons un col à 860m avec une intersection : la route vers Maureillas. La route est encore plus étroite et passe dans la très haute futaie. Enfin : la Fontaine de Fontfrède (1021m) avec un parking d’où partent des randonnées, celle des Trabucayres les contrebandiers et les bandits armés de tromblons. La stèle des Evadés rappelle les souvenirs de la Seconde guerre mondiale quand les juifs voulaient passer en Espagne.
Le sommet est tout proche, (1093 m), un sentier mène à un col à 900m je grimpe, mais les première gouttes me font descendre. Ce n’est pas de la pluie, de la neige ou de la grêle. Les hêtres et les pins succèdent aux châtaigniers.


Nous rentrons par Maureillas, le parcours est interminable. La route remonte, dessert de très gros mas qui semblent perdus dans la montagne. Comme la pluie a cessé je marche sur la route dans la forêt de châtaigniers. La route D13F a le même numéro depuis Céret mais elle fait un circuit vers la frontière, on se dirige vers le sud ou vers l’Est alors que Céret est au Nord-Ouest.

 

Quand nous rentrons au gîte, le soleil est revenu et j’installe l’ordinateur sur la table de jardin.

Elne et Saint Cyprien

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Elne cathédrale

cathédrale d’ElneEntre Perpignan et Argelès, la ville historique fortifiée d’Elne est perchée sur un rocher qui domine la plaine.

Illibéris, au 4ème siècle prit le nom de Castrum Helenae, en l’honneur d’Hélène et Constantin. Difficile d’imaginer que cette toute petite ville était, depuis 568, le siège de l’évêché qui ne fut transféré à Perpignan qu’en 1602. A partir du 14ème siècle, son importance décline au profit de Perpignan. La ville fortifiée fut assiégée quatre fois : 1285 par Philippe le hardi, 1344 par Pierre d’Aragon, 1474 par Louis XI et en 1641 sous Louis XIII.

Sa cathédrale fut consacrée en 1069. Encadrant sa grande façade romanes deux tours carrées symétriques étaient prévue, on ne construisit alors que la tour carrée de pierre, la tour de brique plus tard.

Nous entrons dans la ville close en passant sous un grand porche.

Cathédrale Sainte Julie et Sainte Eulalie, le jeudi Saint

Préparatifs pour la procession

Des femmes aux cheveux blancs mais d’allure jeune, et le curé, préparent la procession qui aura lieu ce soir, jeudi saint. Elles ornent le brancard de la Vierge vêtue de noir, robe noire, mantille noire, couronne dorée portant des lunes et des étoiles. Du lierre et des lys sont prévus. A l’arrière une croix avec les instruments de la Passion.

La cathédrale est vaste, la nef est haute,  les arcs sont romans sauf l’entrée qui est gothique. De beaux chapiteaux sont perchés trop haut pour que je les détaille. Les tableaux viennent de l’atelier des Guerra : Antoni le « major »1634-1705, Antoni le « menor »1666-1721, Francesco 1681-1729. Ils ne sont pas mis en valeur dans la pénombre et aucun cartel ne les distingue. Dans la chapelle de la Passion se trouve un beau retable, sur un des panneaux, Sainte Marthe dompte la Tarrasque. Le retable de la chapelle saint Michel est également très beau avec plusieurs panneaux amusant comme celui d’une femme sauvée de la marée.

A l’arrière de l’église, à l’extérieur un curieux mur d’enceinte en pierres soigneusement taillées, avec des avancées et des creux.

Le cloître

Le cloître d’Elne

Le cloître est intact, tout au moins dans son niveau inférieur. Il y avait une galerie mais elle a été vendue en 1959 pour orner le château de Villevêque en Anjou dans l’entrée du petit musée archéologique des photos des chapiteaux de la galerie montrent les douze mois de l’année.

On visite le cloître avec un plan et des indications des scènes représentées. La galerie sud est 12ème, Ouest et nord 13ème, Est 14ème. Chapiteaux des colonnes et des piliers sont historiés. Je cherche la Genèse, la scène du Quo Vadis, le martyre de Julie et Eulalie, 13ans arrêtées par les Romains, des scènes de chevalerie. Certaines scènes se répètent sur chaque côté, entre les scènes, des animaux, des plantes…. J’aime bien ces recherches qui ressemblent à un jeu. Et en plus, ils sont très beaux.

Elne : scène de la légende de Sainte Eulalie

Musée archéologique

Dans une sorte de crypte, un peu décevant sauf les très belles céramiques mudejar, aussi belles qu’à Perpignan.

 

Musée Terrus

Fermé malheureusement ; je regrette de ne pas avoir consacré plus d’attention à ce peintre à Perpignan.

Saint Cyprien

la plage de Saint Cyprien

C’est la plage la plus proche d’Elne. On a décoré les ronds-points avec des jets d’eau. Mais le front de mer n’est pas bien beau. Mais la plage est merveilleuse, 6 km de sable fin. Plus fin qu’à Argelès. Comme hier, je me déchausse et marche les pieds dans l’eau.

Au retour on passe devant une pièce d’eau. Les hérons se rassemblent sur une île. Il y a un golf qui détonne parce que les immeubles ressemblent plutôt à des cages à lapins, pas