Banyuls : maison de Maillol et vignoble

CARNET CATALAN

Aristide Maillol

Maillol est né à Banyuls, sa maison rose est située en pleine ville. Je l’ai vue dans le circuit « sur les pas d’Aristide » mais elle ne se visite pas. Le sculpteur, en plus d’une propriété à Marly-le-roi possédait la petite métairie dans la vallée de la Roume à 4 km de Banyuls. Le trajet est très plaisant dans le vignoble. Les piétons arrivent en empruntant un chemin le long du ruisseau. La maison est nichée sous de la verdure. Une glycine commence à fleurir ; les iris violettes sont tout juste sortis. Une tonnelle cache la maison. Sur le côté : la tombe de Maillol avec une statue de bronze.

La maison de Maillol

La visite est libre, sans parcours imposé.  Ses dessins sont exposés dans la pénombre. Les vitrines contiennent de nombreuses sculptures de petit format. Bronzes et plâtres. De très belles photos de Maillol montrent le sculpteur au travail ou avec ses amis.

La tombe d’Aristide Maillol

Au niveau inférieur, projection d’une vidéo ancienne. Derrière des vitrines on a reconstitué la salle à manger de Marly-le-Roi et la cuisine de la métairie.

Cette maison est très émouvante. Jolie visite. Pour prendre des notes, j’irai au Musée Maillol à Paris.

Promenade dans le vignoble

Le vent souffle en tempête, la mer est presque blanche d’écume, hérissée de la crête des vagues. Les buissons s’agitent. Difficile d’ouvrir la portière de la voiture. Certaines bourrasques m’empêchent d’avancer. Au lieu de rentrer par le même chemin, nous continuons sur le mince ruban de goudron qui s’écroule un peu sur les bords. Impossible de se croiser, heureusement personne ne vient ! je descends à pied. Une des plus belles balades des vacances !

Szentendre : Musée Margit Kovacs

CARNET DE BUDAPEST – TOUSSAINT 2008

Kovacs Margit (1902-1977)  céramiste-sculpteur a utilisé la terre pour modeler des personnages et des compositions.elle a également réalisé  des bas-reliefs sur des panneaux muraux.

Chaque sujet raconte une histoire :
– histoire du quotidien : femmes de pêcheurs hiératiques qui attendent, coniques, enveloppées dans leurs voiles,plus loin, deux groupes de femmes se répondent : celles qui bercent un nouveau-né et celles qui portent sur leurs genoux un cadavre… des bergers…

Ulysse et les sirènes

– Histoire sainte : Adam et Eve, Noé et sa femme en bateau, les 4 évangélistes figurés sous leurs symboles animaux sur des sortes de cruches.

–  Légendes : Ulysse et les Sirènes, et tant d’autres.

Variété des sujets et  des techniques : certains personnages sont faits au tour, d’autres modelés, certains émaillés, d’autres bruts à la surface granuleuse ou au contraire, délicatement décorée. Malheureusement, ce qui ne change pas, ce sont les traits des personnages féminins. Toutes les jeunes filles ont le même nez retroussé, les lèvres fines relevées en un sourire un peu niais. A cette réserve près, ces sculptures sont intéressantes.

Interdit de photographier (et surveillance étroite, nous sommes les seules visiteuses). Nous achèterons le livre à la librairie de la place. : une plaquette à 1400 forint un peu décevante).

Druskininkai : Lipschitz et promenade à pied dans la Station Thermale


Rue Jakubo 17, se trouve le Musée Lipschitz,  une belle maison de bois jaune, une tête sculptée d’homme avec une casquette se trouve devant la porte. Mais le musée est vide !

 

 

http://www.dailymotion.com/video/x2gske_jacques-lipchitz_webcam

 

Sur le même trottoir, une très belle maison blanche, véritable dentelle de bois, est un hôtel.

 

 

 

 

 

 

l'église orthodoxe bleue de Druskininkai

J’arrive à une place : sur le terre-plein carré planté d’une verte pelouse, sous de grands arbre se trouve une ravissante petite église orthodoxe bleue aux bulbes argentés.

Revenant sur mes pas, en face de la maison Lipchitz, une stèle est gravée avec une ménorah en trois langues, Hébreu,  Russe, et Lituanien. Des bougies brûlent, elle est très fleurie. Des fleurs sur une tombe juive ? je m’étonne. Je m’approche et lis que c’est une stèle collective au souvenir du ghetto de Koenigsberg. Si j’avais eu un caillou…Il y a également deux cimetières israélites à Druskinikai.

De la place de l’église bleue, une rue rejoint le Niémen, coupant la rue Vilnius piétonnière et plantée comme une promenade. De là, je découvre les beaux établissements thermaux : le Grand Spa, tout neuf : on devine le mur d’eau qui sépare la piscine du dehors. L’hôtesse habillée de blanc, blonde aux cheveux tirés stricts, on imagine une infirmière suédoise. Deux curistes en peignoir blanc s’accoudent au comptoir. Europa Royal est plus ancien, immense peint vert d’eau. Druskininkai Gydykla est encore plus chic et plus cher. Aquapark est monstrueux avec son plan circulaire, ses toboggans aquatiques, plus parc à thème que ville d’eaux.

Malheureusement les petits kiosques où l’on boit l’eau minérale sont fermés avec les travaux sur la  promenade le long du fleuve. L’un d’eux est décoré de vitraux Art Nouveau .

Au-delà de l’Aquapark, le long de la rivière, dans une très belle pinède, se trouve le plus grand parc d’Accrobranche. De jeunes adultes sécurisés par deux longes se déplacent très haut dans les arbres sur des rondins retenus pas des chaînes qui se balancent. D’autres se lancent sur des tyroliennes vertigineuses. Des câbles ont été tendus sur le Niémen mais je n’ai vu personne s’élancer jusqu’à l’autre rive.

Je rentre par les grands « sanatoriums » de la période soviétiques. L’un d’eux, grand comme Plein Ciel de Melun, est flanqué d’un établissement de briques, à moitié détruit. Incendie, abandon, destruction volontaire ? En face le Sanatorium Belarus englobe une belle villa de bois ; Qui fréquente le Belarus ? Des gens originaires de cette république, distante de quelques kilomètres ? Ou est-ce seulement le nom de l’établissement (il paraît que cette hypothèse soit la bonne, la taxe d’habitation acquittée à la ville de Druskininkai  lui est destinée).