Même la Pluie – film d’Iciar Bollain

Une équipe espagnole vient en Bolivie filmer l’arrivée de Christophe Colomb, l’exploitation des Indiens, le pillage de leurs richesses mais aussi la protestation de Las Casas contre l’esclavage. Pourquoi en Bolivie? la nature fournit des décors somptueux mais surtout les salaires des figurants sont ridiculement bas : 2$! Et les figurants ne manquent pas! Au casting, des files impressionnantes attendent le réalisateur qui se sent rapidement dépassé. Pauvres mais pas si dociles que ne l’imagine le D’ailleurs, ils tombent mal : la ville est en proie à une révolte sanglante . Les Indiens de Cochabamba se battent contre la privatisation de l’eau. 

Ces luttes font un écho saisissant avec le propos du film. La jeune photographe saisit l’occasion : elle photographie et veut intégrer la lutte des Indiens à son making-of du film. producteur, réalisateur, acteurs se trouvent entraînés dans la tourmente quand les choses se gâtent sérieusement. Chacun réagit à sa manière et parfois de façon étonnante. les plus idéalistes se révèlent pétochards tandis que les cyniques témoignent de plus d’humanité….

Racontant une lutte qui s’est déroulée et qui s’est terminée par la victoire des Indiens, ce film n’est pas un documentaire. C’est du cinéma! Du cinéma à la Ken Loach, pas étonnant puisque le scénariste est celui de Ken Loach ! Ce qui n’est pas du goût de tous.

Ce film m’a touchée, la fin est un beau cadeau aux porteurs d’eau de la Fondation Danielle Mitterrand!

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Vol Paris/Le Caire – Infortunes d’une internaute étourdie


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J’ai pianoté sur mon clavier pour trouver le vol Paris/Le Caire, celui de  la SWISS est le meilleur choix : 7h05 CDG /arrivée 14 h,une escale à Zurich. Quand j’imprime le ticket électronique, c’est le vol de l’après midi par Genève qui apparaît.

Enregistrement en ligne

13h – ( 23 heures avant le vol), je me connecte avec la SWISS. Impossible d’imprimer la carte d’embarquement. SNCF.com, émetteur du billet, me fait remarquer que prénoms et noms sont inversés. Je remplis les cases à l’envers, la SWISS me reconnaît mais je n’arrive toujours pas m’enregistrer en ligne.
l’inversion des noms est possible, mais payante : 60€. A la SWISS, on me met en garde: jusqu’à Genève, aucun problème, mais je risque d’y rester bloquée.

15h :  impossible de faire la correction, »le vol est complet ! », me dit-on. Comment comprendre pourquoi Marianne Panigel ne peut pas céder sa place à Panigel Marianne ! Seule solution : annuler le vol et en prendre un autre – plus cher – 300€ de plus,  le remboursement du premier ne se fera que dans 3 mois !

17h –  SNCF.com ne veut plus rien entreprendre – trop tard ! A la SWISS c’est encore possible : 100CHF par personne.

19h – la SWISS rappelle pour proposer le vol de Zurich à 7h. Le ticket électronique arrivera par mail, il faut patienter.

21h – toujours rien, c’est de Suisse que me parviendra le nouveau ticket.

3h – je ne sais toujours pas quel avion nous emprunterons, si nous ne serons pas bloquées à Genève, ni même si le vol part de Roissy 1 ou de Roissy 2

4h15 – le taxi arrive.

5h15 – le guichet de la SWISS ouvre, ils n’ont rien reçu de Zurich.

6h – rien n’a avancé, l’hôtesse nous conseille de partir avec le ticket électronique tel quel.
Le vol de midi est un vol Air France qui part de Roissy 2.

7h – l’hôtesse d’Air France édite les cartes d’embarquement Paris/Genève mais aussi Genève/Le Caire sans aucune difficulté.

L’inversion du nom et du prénom est courante et n’a aucune conséquence. Si l’édition de la carte d’embarquement était impossible à la SWISS c’est tout simplement parce que nous ne voyageons pas sur la SWISS !

Il  reste 5heures à tuer dans l’aérogare. Je suis épuisée mais soulagée. Je n’ai pas dormi de la nuit. Heureusement,j’ai le masque et les bouchons d’oreilles.

En vol

Paris /Genève : Trois petits quarts d’heures et un  délicieux sandwich pain Poilâne . Une nouvelle surprise nous attend  à Genève: nous volons avec Egyptair !
Les nuages recouvrent uniformément la Suisse, l’Italie, la Croatie et la Grèce, ils se déchirent pour les lumières d’Alexandrie.  Applaudissements : l’avion atterrit à l’heure au Caire.

Le Caire

Les visas s’achètent à la banque 15$ (ou 15€), pas de queue à la police.
Devant les tapis roulants des bagages, nous faisons la connaissance de Samer, notre accompagnateur.  Le tapis s’immobilise : il manque la valise bleue. Grâce au petit talon, Egyptair retrouve la trace du bagage, resté à Genève. On le livrera à l’hôtel, au Caire ou à Alexandrie, dans le désert ce sera impossible.

Le taxi traverse Héliopolis où des villas délirantes sont illuminées. L’heure n’est pas au tourisme. Nous faisons l’inventaire de ce qui   manque: le chargeur de l’appareil photo et, bien sûr, les vêtements d’été (nous voyageons en jeans et pull).

Le trafic est ralenti,… le Nil… puis autoroute, autopont, tunnel sous le Khan Khalili. Le Palais Abdine éclairé est à son avantage. Arrêt devant la statue de Soliman Pacha que tous les chauffeurs de taxi  nous ont déjà montrée.
–    « qui est Soliman Pacha ? » demande Samer
–    « c’est une colle »
–    « le fils de Mohamed- Ali »

Hôtel Cosmopolitan

Les boutiques de Kasr-en-Nil sont allumées pour les soldes.

Cosmopolitan a toujours belle allure. Le hall a été repeint en jaune lumineux, son lustre de cristal brille de mille feux. Le  grand Nubien en veste rouge, nous reconnaît. Il nous conduit à la  chambre 408 que nous avons occupée il y a 8 ans, quelque chose ne va pas nous aurons la 419, celle de 2008. Nous sommes vraiment chez nous !

J’aime ce quartier qui est celui de mes grands parents à deux pas d’El Bustan, les immeubles Belle Époque. Les cafards qui éloignent les touristes ne me font pas peur. J’en ai toujours vus. Les chambres aseptisées des chaînes internationales m’ennuient. Quel plaisir de retrouver la même chambre à Londres à Bangkok ou sur le Lac de Créteil ?

A peine installées, nous partons faire les soldes pour remplacer les vêtements de la valise perdue.

Horreur : les vitrines du premier magasin présentent un défilé de mannequins noirs et voilés, même un niqab ! Jamais nous n’avions vu un tel étalage dans ce quartier. Autre déception : ce sont les soldes d’hiver. Il n’y a que des lainages, jupes longues, quelques jupes courtes. Rien n’est adapté à la température estivale actuelle (28°C). Ni cotonnades, ni T-shirts. C’est à Gizeh près des Pyramides que nous trouverions les boutiques pour touristes !

Le Caire 2010 : Foulard or not foulard? Telle est la question!


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Le soleil tape dur en Égypte
A Rome fais comme les Romains, dit l’adage.

Vais-je sortir mon foulard?

Je n’aime pas les casquettes américaines, ni les bobs. Les capelines sont encombrantes de même que les chapeaux de paille qui ont une fâcheuse tendance à s’envoler..

Depuis des années, je noue en turban  un voile blanc bordé de petites perles, acheté à l’entrée d’une mosquée à Beysehir en Turquie.Au Caire, il y a deux ans j’avais senti les regards ironiques des femmes égyptiennes.

Qu’est-ce qui n’allait pas?
Le tissu trop simple, paysan, passé de mode alors que les Cairotes superposent des tissus chamarrés, brillants, soyeux?

Ou était-ce qu’une touriste ne doit pas se voiler comme une musulmane?

Je parle à M de mes observations récentes sur le voile. Hier, les doigts de mes deux mains auraient suffi pour compter les femmes en cheveux sur Kasr-en-Nil de Cosmopolitan à Felfella. Deux ans auparavant, elles étaient un bon tiers, et en 2002, les voilées n’étaient qu’une minorité.
–    « C’est une mode ! » lâche-t-elle d’abord
Elle affirme ensuite que c’est le moyen de distinguer les Coptes :
–    « Les Chrétiennes ne se voilent pas ! «
Elle est véhémente. Je sens une animosité envers l’autre communauté jamais ressentie à notre précédent voyage. Nabil le Copte et Ashraf « good Bolis »ne tarissaient pas de témoignages d’amitié lorsque nous passions devant une église ou une mosquée en Moyenne Egypte.

M réagit-elle en tant que Copte ou que femme ? Elle s’insurge contre le voile et surtout le niqab qui cache la figure. Selon elle, des attentats  pourraient être perpétrés par ces femmes fanatisées ou par des hommes déguisés en femme. Elle raconte l’histoire d’une étudiante qui a envoyé son mari passer l’examen de fac à sa place, démasqué par sa voix. Elle félicite les Français d’avoir « gagné la guerre du voile » tandis que l’Espagne ou l’Angleterre le tolèrent.

Saqqarah et le nouveau musée


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la route de Saqqarah  longe le canal de Mohamed Ali. Le spectacle des buffles qui partent, des  charrettes chargées, est toujours aussi plaisant. La campagne est verte et paisible.

Complexe funéraire de Djoser

On entre par une galerie  protégeant une allée de colonnes fasciculées (rappelant les bottes de roseaux). 42 chapelles abritent les divinités des 42 provinces de Égypte. M nous montre les « fausses portes » ouvertes à l’entrée, le plafond avec les « rondins de palmiers ».

Dans la Cour du Jubilée,  M rappelle l’histoire du taureau que le roi devait abattre pour prouver sa vigueur et son aptitude à gouverner. Elle insiste sur l’aspect symbolique. Memphis toute proche était la capitale des vivants. De vrais jubilés devaient y prendre place tandis qu’à Saqqarah, ville des morts, tout était figuré pour des cérémonies qui ne se sont sans doute jamais déroulées.

La Pyramide à degrés est en restauration. Des échafaudages de bois flanquent un côté du monument  qui se dégrade. Les blocs calcaires érodés sont remplacés par des blocs solides. Cette opération révèle les étapes de la construction : d’abord un mastaba carré de 63m de côté a été revêtu de 3m de pierre calcaire puis de 8m d’épaisseur.

Le mastaba de Mere Rouka, la plus beau, est fermé. Les décorations murales m’ont laissé un vif souvenir. Le mastaba de Kagemmi est orné de scènes de pêche et de chasse d’une grande finesse. On reconnait les poissons du Nil, mais que viennent donc faire les calmars? On vend encore au marché, dans le Fayoum les mêmes canards.

Je descends à la pyramide de Têti dont je me souviens parfaitement des textes sacrés, du plafond étoilé et du sarcophage. Mais comment négliger une pyramide ? Visite brève, de politesse.

Le Musée Imhotep conclut parfaitement la visite. Musée voulu par Lauer : le bureau et la bibliothèque de l’archéologue français y occupent une salle. La pièce centrale reconstitue le complexe funéraire dans la pénombre. Explications claires, mise en perspective, détails mis à notre portée. Et surtout la merveilleuse galerie souterraine reliant le puits et la pyramide carrelée de faïence bleue d’une fraîcheur merveilleuse. Que symbolise ce bleu ? L’eau du Nil, le ciel égyptien ?
Dans les salles latérales d’autres trouvailles provenant de Saqqarah sont mises en valeur dans des vitrines modernes : la momie d’un pharaon, une merveilleuse vaisselle funéraire d’ albâtre , de granite ou de pierre verte à cristaux blancs.

Le Caire : rue El Mouizz

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Je sais précisément que visiter:
Au taxi, j’annonce :
–    « Khan khalili, ten guinees ! »

Il ne discute pas: à 15heures, le vendredi, la circulation est fluide,  c’est tout près. Nous descendons au pied de la passerelle qui enjambe la voie infernale qui passe au pied d’El Azhar.

Ensemble El-Ghouri

Nous poursuivons la promenade commencée il y a deux ans et interrompue par la tombée de la nuit à l’ensemble du sultan El-Ghouri.  Ces hauts bâtiments de part et d’autre d’El-Mouizz se voient de loin, mais recrues de fatigue, nous ne leur avions accordé que peu d’attention alors.

Un homme nous interpelle :
–    « le marché aux ibis (épices) c’est en face ! »

C’est là qu’on envoie les touristes pressés, je ne le suis pas.

La visite des 5 bâtiments : la Wakala (caravansérail) de la Mosquée, du Sabil koutab et du maqaad nous occupera un bon moment. Le gardien se précipite avec les billets.

Nous avons de la chance: trois femmes et une petite fille arrivent en  même temps que nous. L’une d’elle parle très bien français. Le gardien est conciliant, il ne peut pas nous donner le « tarif étudiant » mais invente un tarif « 3ème âge » par gentillesse. Bien sûr il n’a pas la monnaie, mais les femmes non plus, elles font confiance au gardien. Il la rendra à la sortie. C’est une visite accompagnée, la dame traduit.

La wakala mamelouke (1504-1505) est magnifique avec ses arcades de pierre. Elle est occupée par des galeries artisanales et c’est là qu’on donne maintenant les danses des derviches tourneurs (le dimanche). Le mausolée est richement décoré ainsi que la salle de réception attenante (maqaad).

La partie la plus intéressante de la visite est celle du Sabil Koutab:  ces établissements comprenant une fontaine, le plus souvent ottomans, ne sont pas rares au Caire. Nous n’avons jamais  pénétré à l’intérieur. Le gardien nous montre le puits, la pierre décorée de zigzags sur laquelle l’eau s’écoulait. les ouvertures communiquant avec l’extérieur sont en forme de flacon (est-ce un hasard ?).Nous grimpons un escalier pour découvrir une salle de classe tout à fait fonctionnelle avec tableau noir et pupitres d’élèves. Si la fonction « fontaine » n’est plus d’actualité celle « école coranique » marche encore. Et je comprends le sens de l’expression composée sabil-koutab. Ces établissements étaient au service de toute la population du quartier.

A la fin de la visite, le gardien a trouvé les 20£E qu’il nous doit,  nous lui laissons pour le remercier de la visite.

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De l’autre côté de la rue, la mosquée. On laisse les chaussures au gardien(pourboire à la sortie, normal puisque la visite est gratuite. D’autres touristes sont assis sur le rebord d’une estrade et lisent leurs guides. Nous faisons de même tentant de comprendre le sens mystérieux de l’Iwan. A la sortie nous admirons encore une fois l’ensemble de pierres  rayures (rappelant un peu les monuments bicolores toscans) les arcs surhaussés et travaillés.

Souk

La rue est occupée par des vendeurs de vêtements féminins. D a  besoin de sous-vêtements de rechange. Les couleurs agressives rouge, orange ou bleu violent nous dissuadent. Et puis comment demander sa taille? En arabe ?
Après les sous-vêtements sont suspendues toutes sortes de robes en longueur maxi, coupe galabieh,  très décorées, brodées, finalement assez gaies. Les Cairotes suivent une mode traditionaliste mais n’en sont pas moins élégantes.
La superposition des étoffes formant leur « voile » est sophistiquée. Les belles mélangent tissu soyeux et textures gaufrées, des épingles maintenant en place l’édifice. Elles peuvent rajouter des rubans, des sortes de cocardes au crochet. Ce n’est pas ici non plus Que D trouvera un t-shirt en coton pour remplacer ceux qui sont à Genève.

Le  sabil koutab Tousoun Pacha,
ottoman (1820) est en restauration un peu plus loin.

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Je rentre visiter la grande mosquée El Mouyaad (1415-1420)  du sultan Hassan sur l’emplacement d’une prison. Très vaste et très belle avec une grande cour. Ses deux minarets sont installés dans la porte Bab Zoueila dans l’ancienne muraille qui ceignait le quartier autrefois.

Le Caire : De Bab Zoueila à El Azhar

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Après Bab Zoueila, la Mosquée de Salih Talaï (vizir du dernier calife fatimide 1160) possède elle aussi une belle cour bordée de colonnes antiques. Une compagnie de petites filles est occupée à jouer dans la salle. Elles m’accueillent très gentiment, très fières de leurs quelques mots d’anglais et je leur réponds avec mon vocabulaire très restreint en arabe. Cela les amuse que je porte un « prénom égyptien ». Elles sont mignonnes mais un  peu envahissantes, je ne m’attarde donc pas.

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Plus loin se trouve une sorte de marché couvert occupée par les fabricants de tentes, ces tentes qu’il y a partout pour abriter des fêtes, des mariages… de toile multicolore. Cette corporation brode et confectionne des coussins, des couvre-lits, des tentures en tissu appliqué .

Sur le chemin du retour nous découvrons d’autres « petits métiers » : des confiseurs sont installés dans une wakala un  peu en retrait (Gallimard). Je m’aventure dans la ruelle mais une sorte de fou se jette vers moi en grimaçant – retraite prudente de ma part sous les rires des voisins (il doit être inoffensif et faire ce cinéma à chaque touriste), plus loin on enrubanne des piques (cierges ?) avec des rubans blancs et argentés « pour les mariages » dit l’enrubanneur.

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En face, une fabrique de tarbouches, la coiffure traditionnelle égyptienne que je croyais disparue. On peut observer le travail des artisans, la grosse presse à vapeur, les formes. Cette découverte seule aurait enchanté la promenade !

Le soir tombe tôt au Caire, la circulation est dense, nous trouvons un taxi juste en face de l’endroit où le premier nous a déposées mais  plus cher (15£E).

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Pour dîner j’achète un taamyia chez Felfela. J’adore cela mais il faut se méfier des salades qui peuvent être dangereuses si l’hygiène n’est pas respectée. J’ai été piégée à Suez et bien punie !

A 21h, le téléphone sonne : la valise bleue est arrivée au Caire.
–    « Peut-on vous réveiller plus tard ? »
–     « Evidemment, même à 3heures du matin !»

L’autoroute du Caire à Alexandrie


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8heures, la valise bleue n’est pas arrivée, le transporteur d’Egyptair se fait attendre. Pour passer le temps, je demande à Samer de m’apprendre à écrire, si nous renouvelons les leçons je vais progresser.

9 heures – La valise est à bord du minibus de Sylvia enfin ! Deux chauffeurs, un accompagnateur, nous sommes bien encadrées !

La Californie ???

La Alex. Desert Road est bordé de panneaux publicitaires où  les femmes ne sont jamais voilées. Le ciel est couvert,la visibilité mauvaise. Les pyramides de Gizeh émergent de la brume.
Des projets immobiliers monstrueux font face à Carrefour dans un centre commercial ultra-moderne. Non loin du péage, nous voyons de jolies villas, de la verdure et des pigeonniers. De hauts palmiers bordent une allée qui mène aux villas. Le projet immobilier s’appelle « Meadows », magasins de meubles design, pelouses avec des arroseuses. « You build your dream house » annonce la publicité. Un domaine agricole est cerné de hauts murs, son entrée « grecque » a presque l’envergure du Parthénon.

Une série interminable de panneaux publicitaires balnéaires vantent des marinas. Impression d’une Californie à peine levantine. Quelle proportion d’Egyptiens sont-ils concernés ? D’où viennent les capitaux ? La crise immobilière a-t-elle touché les investissements immobiliers ?