Voyages avec ma tante – Graham Greene

INVITATION AU VOYAGE

Une invitation au voyage un peu ancienne (1969). J’aime bien les voyageurs anglais surtout quand le voyage a une touche d’espionnage qui le pimente. Surtout quand humour et ironie me font sourire et parfois rire aux éclats!

Un banquier retraité, le plus conformiste qui soit, vieux garçon qui soigne ses dahlias, a ses habitudes au pub, et garde des relations éloignées avec ses anciens clients de la banque….Au décès de sa mère, Henry fait connaissance avec sa tante Augusta, une originale, que dire, une excentrique,3 comme peuvent l’être certaines vieilles anglaises.

Et Henry va l’accompagner en voyage!

Le premier le conduira à Brighton, et c’est toute une aventure !

Mais ce n’est qu’un début, le second le mènera jusqu’à Istanbul, via Paris. La tante Augusta est-elle une contrebandière? Elle connaît toutes les techniques pour passer des valises mystérieuses…fréquente des Turcs louches. Nous faisons un voyage dans l »Orient Express qui a perdu tout son lustre mais pas tout son mystère.

Pèlerinage à Boulogne.

Et pour couronner le tout, sa tante disparaît, et cette disparition intéresse toutes les polices et même la CIA pour aboutir en Uruguay!

Humour, extravagances, invraisemblances, exotisme : tout pour me plaire, avec un goût un peu désuet du temps où l’on traversait l’Europe en train et l’Atlantique en bateau.

 

 

Ma Cabine Téléphonique Africaine – Lieve Joris – Actes sud

INVITATION AU VOYAGE

J’ai reçu Ma cabine Téléphonique Africaine en cadeau au pique-nique de Babélio. Comme je n’avais aucune idée de ce que cachait ce titre original, le livre est resté longtemps dans ma PAL. Quelle bonne idée de l’en sortir!

164 pages, 10 récits, autant de rencontres en Afrique, au Moyen Orient, en Europe de l’Est.

J’aime les écrivains-voyageurs et encore plus  les écrivaines-voyageuses. Après Alexandra David Neel, Mary Kingsley, Isabelle Eberhardt et d’autres, je découvre Lieve Joris  née en Belgique(1953) mais basée aux Pays Bas, donc néerlandophone. Journaliste, boulingueuse elle a écrit de nombreux livres que je compte bien lire!

Ma cabine téléphonique africaine est le titre du premier récit : rencontre avec Bina, receveur des postes dans un village malien en 1996, déjà les touaregs rebelles menacent les autorités ou leurs représentants. La téléphonie mobile n’existe pas dans cette contrée. La cabine de Bina est une institution….Comme j’ai aimé ce récit! Lieve Joris s’efface devant les personnages africains. Elle les campe magnifiquement.

Le second récit, Les Enfants de Mobutu, se déroule au Congo, en 1998, le règne de Mobutu s’ achève, il reste un grand désordre et pourtant l’auteure se promène dans la province qui paraît paisible. Elle accompagne un homme d’affaires qui vend, troque, ou achète un peu n’importe quoi. Elle nous fait imaginer l' »ambiance du poisson » sur le bord du lac, on rencontre des pauvres pêcheurs, des cyclistes qui font des kilomètres de pistes défoncées pour transporter 3 malheureux poissons….Aventure humaine, chaleur africaine…

On passe aussi par Dar-es-Salam ou par Saint Louis du Sénégal .

Lieve Joris a posé ses valises en 1982 au Caire. Elle nous invite dans l’appartement de Madame Taher, sa logeuse, bourgeoise déclassée qui fait survivre un monde féminin, désuet, étriqué et décalé.

Puis elle part à Alep et à la frontière de la Syrie et de la Turquie, rencontre Ismaïl,  Kurde qui préfère disserter sur Baudelaire et les surréalistes que de lui faire rencontrer la réalité, « Baudelaire est sans danger » : rencontre touchante.

Les 50 dernières pages se déroulent en Pologne (1987)et en Hongrie (1990) . Rencontre avec Kapucinski – un écrivain -voyageur que j’aimerais lire. Ils ne parleront pas de l’Afrique que les deux auteurs ont parcouru, Kapuscinski fera découvrir la Pologne grise de la fin du communisme. Enfin Lieve Joris aboutit dans un petit village hongrois  sur la Tisza.  Avec une grande délicatesse, elle nous présente les protagonistes de l’histoire récente, l’idéaliste qui voulait changer le monde, le maire communiste, l’institutrice aux prises avec les enfants tziganes qui ne supportent pas la sédentarisation imposée…Aucun jugement, juste une grande sympathie.

Lieve Joris ne se met pas en avant. Elle ne se vante pas de ses aventures. Elle laisse parler les personnages qu’elle rencontre, nous fait sentir les ambiances, les odeurs, les goûts, les manques aussi. Un tout petit livre, un concentré de saveurs!

 

Géométries Sud du Mexique à la Terre de Feu – Fondation Cartier

Exposition temporaire 14/10/18 au 24/02/19

Freddy Mamani Bolivie style « néo-andin »

 

Dans le salon, on peut s’asseoir face à l’écran où sont projetés deux documentaires sur le constructeur bolivien Freddy Mamany : les Andes et l’Altiplano d’où il est originaire ainsi que sa ville El Alto qu’il a souhaité repeindre de toutes les couleurs inspirées par les costumes de fête des indiens Aymaras. Certains ont appelé cette architecture « façadisme »  ou kitch post-moderniste.

Salon, salle de bal, conçu par Mamani exprès pour la fondation Cartier

Tout le salon est une installation!

La salle suivante est occupée par la construction ajourée de matériau brut de Solano Benitez et Gloria Cabral  (Paraguay) également crée exprès.

Solano Benitez & Gloria Cabral : la géométrie comme un rythme…

en contrepoint de cette construction massive les sculptures graciles en fil d’acier ou d’aluminium formant treillis et résilles de Gego (Vénézuela)

stèles traditionnelles de pierre (3000-2000 av JC) confrontés aux tableaux contemporains

Les deux salles du sous-sol recèlent de nombreuses œuvres de taille plus modeste mais non moins variées et intéressantes : poteries anciennes ou grès et céramiques contemporains, acryliques ou huiles colorées et géométriques, de toutes couleurs et influences, stèles de pierre indiennes ou contemporaines…

Grès et céramiques de Gustavo Perez Mexique

Les œuvres sont si nombreuses, de provenances diverses que je ne sais que choisir. Difficile de se concentrer sur un objet, une photo ou un tableau.

La dernière salle est sombre, éclairée en son centre par une installation textile originale

Brumes 2013 Olga de Amaral Colombie

On semble immergée dans la sombre forêt amazonienne, où l’artisanat indien est très présent (tissage, bâtons-serpents) ainsi que les photographies de peintures corporelles très impressionnantes et d’une géométrie parfaire.

Luiz Zerbini : a primeira missa

Deux grands tableaux m’ont impressionnée.

Luiz Zerbini Brésil Coisas do Mundo

L’exubérance tropicale de la forêt amazonienne, les références historiques, les couleurs les motifs géométriques; tout me plait! Et j’en fais des photos de détail:

géométries délicates

 

J’aurais pu m’arrêter sur d’autres sujets, mais celui-ci est mon coup de coeur.

 

 

Géopolitique du moustique – Erik Orsenna

PRECIS DE MONDIALISATION

J’ai lu avec grand plaisir Le voyage au Pays du coton, Sur la route du papier  et l’Avenir de l’Eau qui sont les autres volets du Précis de Mondialisation. La biographie de Pasteur : la vie , la mort, la vie s’inscrit aussi en introduction logique à ce nouvel opus.

Orsenna est un merveilleux conteur et un vulgarisateur doué. C’est aussi un grand voyageur. J’aime me laisser guider dans les pays lointains où il mène son enquête. Panama, Guyane, Cambodge, Sénégal, Vietnam, Ouganda et j’en oublie….Il nous introduit dans les laboratoires des chercheurs de terrain, dans la forêt Zika qui a donné son nom au virus Zika. Il rend compte de l’histoire de sciences avec les découvertes de Carlos Finlay  (fièvre jaune 1870) Laveran(paludisme 1907) , Manson et Ross.

Les moustiques sont les vecteurs du paludisme et de la fièvre jaune – c’est connu depuis longtemps! mais actuellement des maladies émergentes : Ebola, Zika, Chikungunya sont aussi transmises par des moustiques. Au fait, qu’est-ce qu’une maladie émergente? « une maladie émergente est une maladie qui commence à toucher des pays riches ». Orsenna est toujours conscient des données sociales et économiques liées au développement des épidémies 

« chaque orpailleur est un réservoir d’agents infectieux particulièrement malfaisants. puisqu’il vit en forêt l’orpailleur est en permanence piqué : il ne peut donc qu’être infecté. Il n’est jamais soigné, car; toujours en situation illégale, il se garde bien de rendre visite aux dispensaires… »

Orsenna raconte l’histoire des découvertes des remèdes – passionnante et prometteuse, celle de l’artémisine mais aussi les reculs, les échecs, les résistances des insecte ou des agents infectieux. Le mieux c’est de ne pas être piqué! mais faut-il éradiquer les moustiques?

« Contrôler? Oui, mille fois oui de toutes nos forces ! Eradiquer? Jamais ! »

Il aborde aussi les pistes de la génétique et des organismes génétiquement modifiés, avec prudence….

C’est donc encore un ouvrage passionnant, avec un petit bémol dans la première partie, c’est bien de vulgariser et de simplifier, mais là, je m’ennuie un peu.

 

 

une Aventurière au Musée – Alexandra David Néel –

EXPOSITiON TEMPORAIRE AU MUSÉE GUIMET 

jusqu’au 22 mai 2017

Je lis toujours avec beaucoup d’intérêt les récits et les écrits des grands voyageurs. Mais les exploratrices me passionnent encore plus. J’attendais avec impatience l’exposition du Musée Guimet qui vient tout juste de commencer. Il ne s’agit pas d’une grande exposition mais seulement dans la Rotonde du 2ème étage (décor prestigieux avec cariatides).

 

Alexandra David Néel (1868-1969) féministe, anarchiste, exploratrice, écrivains et « dame-lama » trouve toute sa place au Musée Guimet puisque c’est à la suite de la visite de ce musée après sa création en 1889 qu’elle découvre le bouddhisme. En 1891 Emile Guimard organisa des cérémonies bouddhiques au Musée et Alexandra David Néel adopta le bouddhisme en 1892. 

A cette époque elle se consacrait au chant lyrique. De belles photos et sa tenue de cantatrice datent de la décade 1890-1900.

L’exposition se compose surtout de photos de ses deux grands voyages en Asie de 1911 à 1925. Son voyage à lhassa (1923-1924) en hiver est le plus aventureux, à 56ans elle effectue ce voyage clandestin dans une région interdite aux étrangers et non cartographiée, 2000km à pied et souvent de nuit se faisant passer pour une tibétaine. . Dans des vitrines on voit aussi ses petits carnets et des lettres rédigées avec une impeccable calligraphie.

Elle légua au Musée 8 panneaux peints de toute beauté, des objets. On voit aussi des objets provenant de Digne-les Bains où elle passa ses dernières années entre autre deux masques effrayants et une belle statue à tête de lionne.

En 1959 Marie Madeleine Peyronnet entre à son service. Elle a contribué à l’élaboration de deux bandes dessinées retraçant ses aventures par Fred Campoy et Mathieu Blanchot ed Grand Angle. Je ne suis pas très fan de BD et je n’ai pas beaucoup aimé leur graphisme.

En revanche je garde un souvenir ébloui de L’Inde où j’ai vécu que j’ai lu il y a quelques temps en rentrant des voyage au Rajasthan.

 

 

Aventuriers des Mers de Sindbad à Marco Polo à l’Institut du Monde Arabe

EXPOSITION TEMPORAIRE

jusqu’au 26 février 2017*

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Un boutre omanais, en figure de proue sur le parvis de l’IMA, la Nizwa invite à la visite. Les aventuriers des mers ont sillonné la Méditerranée, la Mer Rouge, l’Océan Indien du 6ème au 16ème siècle. Marchands ou marins, géographes ils ont repoussé les limites du monde connu.

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Sindbad est un personnage des 1001 Nuits, marin de Bassorah, personnage mythique du temps d’Haroun-ar-Rachid (765-809). On peut voir dans une  vitrine le manuscrit ayant appartenu à Antoine Galland qui traduisit les 1001 nuits entre 1700 et 1715. Sindbad nous parle d’une vitrine noire (ces hologrammes parlants ne sont pas de mon goût, ils m’avaient déjà passablement agacée dans l’exposition Quoi de neuf au Moyen Âge? à la Villette).

Le même procédé nous fait entendre Ibn Jubayr, natif de Valence qui raconta son pélerinage à la Mecque en 1184-1185, en passant par Saint Jean d’Acre, Damas, Alep, Djeddah  et qui fait naufrage devant Messine.

Marco Polo (1254-1324)

Les voyages d’Ibn Battûta (1304 à Tanger – 1377 à Marrakechsont représentés par un très joli spectacle d’ombres chinoises .

Ibn  Mâjid né en 1432 était un géographe et un cartographe reconnu qui avait écrit des ouvrages de navigation et servit de pilote à Vasco de Gama sur la route des Indes.

Nous ferons aussi la connaissance Zheng He (1371-1433)de Vasco de Gama (1469- 1524 à Cochin) . 

Après la prise de Constantinople (1453) et la découverte du Nouveau Monde(1492), l’épopée se terminera par la Bataille de Lépante (1571) et la création de la Compagnie Neerlandaise des Indes (1602).

Si cette exposition s’intitule Les Aventuriers des Mers, elle va plus loin que l’évocation des explorateurs (ce que j’ai le moins apprécié). Elle raconte ces navigations avec de nombreux objets, cartes, manuscrits remarquablement disposés. Plus je visite d’expositions, plus je suis sensible à la scénographie. L’exposition occupe deux niveaux.

La première salle s’intitule LA MER ÉTRANGE ET REDOUTABLEUn mur est occupé par une mer déchaînée filmé par Arthus-Bertrand, des monstrueuses mâchoires de requins, des monstres marins sur des miniatures illustrent ce propos. On voit aussi des esclaves des pirates, de merveilleuses miniatures indiennes et persanes de naufrages.

NAVIGUER : UNE INTELLIGENCE DU MONDE montre l’évolution de la cartographie.

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mappemonde vénitienne (Europe et Méditerranée)

Un plafond bleu nuit est illuminé des constellations qui servaient aux marins pour s’orienter. Dans des vitrines, les maquettes des embarcations sont très jolies: bateau cousu et pirogue à balancier….Aux murs, la grande mappemonde vénitienne de Fra Mauro,1459 avec  le nord en bas, comme le planisphère du Roger II de Sicile 1138 réalisé par Al-Idrisi où la Sicile et la botte italiennes sont tout à fait disproportionnées.

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Feu grégeois

Le centre de la pièce est occupée par une vitrine composée de huit compartiments répartis autour d’une carte centrée sur l’Arabie. On y voit des manuscrits : le Traité de géographie de Ptolémée traduit par Al Khwârizmi(ancienne connaissance de Khiva) et le Traité des étoiles fixes de Al Sâfi 1551 (souvenir de lecture de Luminet : Ulugh beg), ainsi que de très beaux instruments , boussole et astrolabes.

A l’étage MARCHANDISES ET CONVOITISES

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jeu d’échec de Charlemagne

Changement de couleur : murs gris, vitrines rouges, impression d’être dans la cale d’un bateau. Les marchandises : épices et pierres précieuses sont contenue encore dans une vitrine découpée en  six compartiments autour d’une balance. ON associé muscade, girofle, cannelle et poivre tantôt aux diamants et à l’or, tantôt aux saphirs et aux cauris qui servaient de monnaie d’échange, gingembre, curcuma, riz et garance vont avec rubis d’une part soufre de Sicile et orpiment de l’autre tandis que les deux autres cases renferment camphre, myrrhe, oliban et benjoin odoriférants sont associés au lapis-lazuli et au cristal de roche.

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Bateaux sur une faïence d’Iznik

Aux murs, diverses cartes montrent les échanges commerciaux à travers les siècles, des Romains, Byzantins, Omeyades, aux républiques italiennes…et des vitrines contiennent des objets variés. J’ai beaucoup aimé une ancre de pierre, une lettre rédigée en judéo-arabe faisant un inventaire, le jeu d’échec en ivoire de Charlemagne en ivoire parmi de nombreux objets précieux.

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autel indien

Une vidéo montre aussi les recherches des épaves. Une autre la reconstitution de la rencontre entre Richard Coeur de Lion et Saladin. Plus loin, de magnifiques meubles en marqueterie damasquinée et des céramiques chinoises sont de toute beauté. Tant de trésor que je ne peux énumérer….

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La bataille de Lépante

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Caravansérail – Charif Majdalani

 

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Incipit :

« C’est une histoire pleine de chevauchées sous de grande bannières jetées dans le vent, d’errances et de sanglantes anabases…. »

caravansérailAinsi commencent les aventures de Samuel Ayyad qui se mit au service des Britanniques à Khartoum en 1909 et partit guerroyer contre Bellal, un rebelle successeur du Mahdi, au Kordofan, Darfour et plus loin encore dans l’Afrique de l’Est. Samuel Ayyad doit gagner l’alliance des sultans grâce aux fusils offerts par l’empire Britannique et à des sacs d’or…Batailles de cavaliers avec étendards, bannières, sabres et turbans.

Un autre libanais est parti pour une aventure différente :

« parmi les nombreuses histoires sur ces hommes qui se sentirent à ‘étroit entre la mer et la montagne et quittèrent le Liban au début du XXème siècle, celle de Chafic Chebab est sans doute une des plus singulières »

Chafic Chebab est un commerçant, un antiquaire qui vend de belles pièces de menuiserie en Alexandrie. A Tripoli il découvre un petit palais qu’il achète en entier fait démonter et s’imagine pouvoir vendre à un des sultans des cheikhs au sud du Sahara, Tchad ou Soudan. Il affrète donc une caravane pour transporter pierre à pierres le palais

« En découvrant les pierres de taille, le bassin décoré et les plafonds sculptés portés par les équidés aux allures de pimbêche, il part d’un fabuleux éclat de rire en déclarant qu’il vient de comprendre l’étymologie du mot « caravansérail »…. »

Car on rit aussi beaucoup en suivant cette épopée de mille et une nuits et même beaucoup plus qui suivra la traversée caravanière, du palais dans les savanes soudanaises, sur des barges sur le Nil jusqu’au Caire, abordé en 1914, alors que la guerre vient d’éclater.

Lawrence d'Arabie (K)Le seul moyen de retourner au Liban est de faire un prodigieux détour par l’Arabie où les tribus alliées de Fayçal se sont alliées aux britanniques contre l’empire ottoman. rencontre avec T E Lawrence…nouvelles alliances avec les Bédouins mais aussi avec des notables de Médine faits prisonniers.Chevaleresque, Samuel Ayyab rachète leur liberté et les raccompagne
« durant ces interminables journées, il arrive à Samuel de songer qu’il s’apprêtait  lieu à rentrer chez lui et que, au lieu de ça, il se trouve en train d’aider les autres à le faire, sorte de Moïse involontaire ramenant ses Hébreux vers leur ville promise…. »

Roman d’aventures, récit de voyage, de caravanes exotiques, de batailles et de marchandages, récit historique aussi, aventures cocasses, rebondissements…Samuel et son palais arriveront-ils à destination?