Mexique au Grand Palais (1900-1950) Le Mexique et la Révolution

(suite de l’article précédent, depuis que je suis passée à Windows10 j’ai des problèmes incessants avec le traitement des images)

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La Révolution zapatiste fut sanglante et certains tableaux sont effrayants.

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Les tableau d’Orozco aux teintes terreuses marron/gris noir sont extrêmement violents.

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Femmes soldats

Je découvre aussi Siqueiros (sous-titré : La Lutte des classes) . Selon les explications, il privilégie la peinture murale, mais aucune image de ces fresques n’est donnée ici

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la Mère prolétarienne Siqueiros

Dans le même thème, les photos de Bravo sont très belles. Un long extrait de Que Viva Mexico d’Eisenstein est projeté. Magnifique! on peut le visionner sur YouTube.

L’utopie sociale est représentée par Rivera dans la Rivière Juchitan (1953-1955) apporte les couleurs vives qui contrastent avec ces images bien sombres

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Mexique au Gand Palais (3) Des Femmes fortes

20161211_104758-2Cette section est initiée par des séquences filmées où des femmes rossent des soldats, des malotrus. Curieux cinéma où les rôles sont inversés.

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Bien sûr, parmi ces femmes fortes on trouve Frida Kalho mais elle est loin d’être la seule femme peintre.

Frida Kalho
Frida Kalho
Nahui Olin
Nahui Olin

Je découvre Nahui Olhin,

Maria Izquierdo
Maria Izquierdo

Maria Izquierdo (lire ICI ) qui sont représentées dans des autoportraits.

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Mexique (1900- 1950) Au Grand Palais (1) les mexicains à Paris

LE MONDE EN EXPOS

 

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J’ai gardé le plus vif souvenir de l’exposition de l’Orangerie en 2013 consacrée à Frida Kalho et Diego Rivera. L’exposition actuelle, bien qu’elle expose quelques tableaux qu’on y avait déjà vus, n’est nullement redondante. Même si Frida et Diégo étaient les vedettes les plus connues, ils n’étaient pas seuls, loin de là. Cette peinture est très riche. L’exposition de 1913 était surtout centrée autour de le personnalité de Frida et Diégo et leur relation de couple. Celle de 2016 est organisée autour de thèmes très variés. Il ne faut donc pas faire l’impasse au prétexte qu’on a vu celle de l’Orangerie

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Diego Rivera : Femme au puits

 

LES MEXICAINS A PARIS présentent une série de gravures de Roberto Montenegro d’inspiration symbolistes où je retrouve une parenté avec les illustrations de Salomé de Beardsley vues à l’Expo Oscar Wilde mais avec des thèmes bien mexicains, têtes de morts et squelettes  Vulnerant omnes ultima necat de Roberto Montenegro ainsi qu’un Saint Sebastien. Zarraga dans la Femme et le pantin montre un clown grimé comme une tête de mort.

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Rivera, Zàrraga, Montenegro ont une bonne connaissance des avant-gardes parisiennes, s’essaient au cubisme dans la Femme au puit de Rivera, le Paysage zapatiste. J’ai du mal sans l’aide des cartels à distinguer les peintures de Rivera de celles de Zarraga. Les thèmes mexicains et la révolution zapatiste dominent. j’ai aussi aimé la footballeuse de Zarraga  ainsi que les deux tableaux où figure la même indienne aux tresses attachées et à la jupe rouge flamboyante.

Zarraga Footballeuse
Zarraga Footballeuse

 

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Zarraga

 

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Hadassa – Myriam Beaudouin

AUTOMNE QUÉBÉCOIS

HADASSA

Incipit :

« J’ÉTAIS VÊTUE SELON LES NORMES du contrat qui excluaient le blouses sans manche, les jupes au-dessus du genou, les pantalon, les tissus qui brillent, les coupes ajustées…. »

……..

« Pendant 9 mois, cinq jours sur sept, quartier hassidique, j’avais partagé le temps avec dix-huit visages de lumière, et un amour de onze ans, extravagant. J’avais fait ce détour dans une vie bien remplie de détours. J’avais connu Hadassa, onze ans. Au cours de l’été qui venait elle serai Bat Mitzva, et je ne pouvais rien faire pour retarder le temps où elle passerait au troisième étage, apprendrait à tenir une maison, cuisiner selon des prescriptions strictes, maintenir la pureté lors de ses menstruations. Mon temps d’escale auprès des petites filles d’Israël était achevé… »(p. 208)

Alice, la narratrice est une jeune professeur de français qui découvre le monde fermé des Hassidim de Montréal, ses prescriptions strictes et ses coutumes. Elle devra se faire accepter par les jeunes filles et tentera de leur faire découvrir le monde des livres. 

 » – La Liberté?

c’est une statue madame!…..

la liberté c’est quand on ne doit rien à personne, quand on fait ce qui nous plait quand on veut…..

Non ce que tu dis, c’est être spoiled! »

C’est un roman très sensible, tout en nuances, dans  Montréal multiculturel, tolérant.  On y parle aussi bien Français qu’Anglais ou Yiddish que mélangent allègrement les  fillettes ; ce qui donne une saveur particulière à la langue ou les « très beaucoup » sont calqués sur les very much qu’on devine, où les mots yiddish ne savent être traduits quand ils concernent les traditions.

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L’épicier du quartier emploie un pianiste polonais (Chopin bien sûr) tout le monde s’y retrouve pour acheter les légumes (qui n’ont pas besoin d’être cacher) …

Les hommes ne sont présents (à part Charles et Jan qui tiennent le magasin) que dans le regard des femmes. Regard des femmes bridé quand elles observent la noce derrière un rideau.

En ce moment, une très belle exposition photo au Musée du Judaïsme à Paris sur ce regard féminin .

                 9 janvier 2015 – 24 janvier 2016
Myriam Tangi
       Mehitza. Ce que femme voit

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Une grande nostalgie transparaît entre le passage de onze à douze ans.  Entre les fillettes de onze ans insouciantes qui jouent encore à la poupée et écrivent de gentils poème tandis que les douze qui déjà manient la censure et qui ont intégré leur rôle de femmes.

Il y a aussi une discrète histoire d’amour que je vous laisse découvrir!

merci à Aifelle qui m’a fait découvrir ce livre!

lu dans le challenge de l’automne québécois

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