Main basse sur Athènes – Gentrification – Kostas Fassoulopoulos – ed. Monemvassia

LIRE POUR LA GRECE

C’est toujours avec plaisir que je me promène dans Athènes,à pied, virtuellement ou en lisant. Les romans policiers sont souvent le meilleur moyen de pénétrer dans des lieux où la touriste (même curieuse) n’oserait jamais entrer. J’ai donc coché avec conviction la case de la liste de la Masse Critique de Babélio et me suis réjouie de recevoir ce cadeau de la Maison d’Edition Monemvassia dont je suis très curieuse de connaître les ouvrages.

L’éditeur note dans le sous-titre :

MAIN BASSE SUR ATHÈNES Un thriller politico-social dans l’Athènes de la crise

Dans le 4ème de couverture, je trouve la définition de la Gentrification :

« opération immobilière consistant à chasser les pauvres des centres-villes par des procédés plus ou moins licites, puis à rénover leurs logements avec l’aide de l’Etat, pour les revendre beaucoup plus cher »

J’aime Athènes, le sujet m’intéresse, voilà qui devrait me plaire!
Un bémol cependant : je n’aime pas les voitures, ni celles de collection, ni celles qui sont puissantes, ou chères….je préfère de loin marcher où prendre les transports en commun.
Toute la partie mécanique, voiture de prestige ou courses de moto, m’ennuie prodigieusement.

En revanche, toutes les manœuvres pour capter les investisseurs étrangers, fussent-ils mafieux laissent au romancier place à toutes sortes de manipulations, coups tordus et rebondissements qui sont les ressorts d’un bon thriller. La dénonciation du racisme, des sentiments anti-migrants est toujours saine.

Une lecture distrayante, même si je ne ferai pas d’infidélités au Commissaire Charitos de Petros Markaris qui a nettement plus d’envergure.

Play : Menis Koumandaréas

LIRE POUR LA GRECE

 

Koumandaréas est l’auteur de La Verrerie et du Fils du concierge, deux romans que j’avais trouvés charmants d’une simplicité étonnante, mettant en scène des gens ordinaires avec une telle maîtrise que l’histoire vous prend et vous émeut. 

« j‘ai du mal à comprendre comment cet homme, né dans un milieu aisé avec langues étrangères et musique, a plus tard parlé pour le compte de vagues employs, de dames en perdition dans le métro et de gamins d’Omonia »

Play est un  roman autobiographique. Un jeune journaliste demande une interview d’un écrivain célèbre pour une revue littéraire. Le jeune homme transcrit les cassettes enregistrées sur un magnétophone – d’où le titre Play . Quatre soirées et en épilogue, une conversation (non enregistrée à la terrasse d’un café), où l’écrivain monologue et se raconte. 

Il raconte ses années d’enfance, d’apprentissage. Ils évoque de façon très vivante le quartier d’Athènes, la place, ses cafés. On comprends rapidement par allusions à ses écrits que l’écrivain n’est autre que Koumandaréas lui-même. Play devient donc une auto-biographie écrite par un journaliste inventé par Koumandaréas lui-même; Jolie pirouette littéraire.

« Un écrivain, mon jeune ami, vit en permanence entre les deux aspects du monde, le réel et l’imaginaire, si l’on peut ainsi grossièrement les définir. Aucun des deux ne lui suffit. Un schizophrène abdique d’ordinaire devant son mal ; l’écrivain, à travers l’écriture, tend à la guérison »

De littérature, il est beaucoup plus question que de la vie personnelle que Koumandaréas livre fort peu. De création littéraire :

« …mais c’est peu à peu qu’on devient romancier, en regardant, en observant, en meurtrissant sas vie, pour pouvoir la décrire dans son état natif, faire d’elle, un mythe… »

Il raconte aussi la vie à Athènes, ses rencontre avec des gens simples dans les cafés et avec les écrivains athéniens. Comme son interlocuteur lui demande ses influences littéraires   Il passe en revue tous les auteurs connus – ceux que je connais comme Kazantzaki qu’il rejette « parce qu’il a un talent de conteur, dit-il,  mais il a donné à voir une Crète qui n’avait pas d’existence, dans une langue qu’aujourd’hui personne ne parle ni n’écrit. Voilà pourquoi les étrangers qui le lisent en traduction sont ceux qui le comprennent »

Séféris, est à part, « c’est autres chose, dit-il, ne mélange pas ; lui était un poète »

Il en cite de nombreux écrivains grecs par allusions, que les Grecs comprennent sûrement mais que j’ai eu du mal à décoder (malgré les notes de bas de page précises) .

Pour les écrivains étrangers, Lorca, Tennessee Williams, sont cités mais plutôt caricaturés, mais surtout Melville et Faulkner et enfin Tchékov, sans aucune réserve.

Avec ce panorama de la littérature grecque, ce roman clôt  ma série de lectures grecques de très agréable façon. Je reviendrai à Koumandaréas, maintenant je vais m’éloigner d’Athènes et découvrir une nouvelle île : la Corse

 

 

 

Le Cœur de Marguerite – Vassilis Alexakis

LIRE POUR LA GRECE

Résultat de recherche d'images pour "vassilis alexakis le coeur de marguerite"

Vassilis Alexakis conte la Grèce, les allers-retours Paris/Athènes, l’Exil et les mots, grecs ou français. J’aime sa façon de conter et suis rarement déçue.

Le Cœur de Marguerite est un roman d’amour, non pas de la passion amoureuse fulgurante, ou adolescente, ni du roman conjugal, mais de ces amours floues dont on ne sait si elles vont durer.

Le narrateur est un célibataire endurci, qui a bâti sa vie autour de maîtresses nombreuses, il tombe amoureux de Marguerite, mariée, mère de deux enfants. Marguerite quittera-t-elle son mari ou se contentera-t-elle de cette relation?

Le narrateur est un cinéaste documentariste qui réalise des films pour la télévision sans véritable succès, il rêve écrire depuis tant d’années. Il voue une admiration sans bornes pour Eckermann, un écrivain allemand qui a fui l’Allemagne, exilé aux USA puis en Suisse. Et justement, il offre à Marguerite un exemplaire d’un  des romans d’Eckermann. Puis il commence à écrire son roman, inspiré par Marguerite. Roman? ou journal de bord de l’amour qu’il lui voue?

Le roman d’amour m’a laissée froide. En revanche,  j’ai beaucoup aimé tous ces jeux autour d’Eckermann et du narrateur. Autour de Faust aussi : le père du narrateur, acteur, joue Méphistophélès, et bien sûr, le choix du prénom de Marguerite n’est pas une coïncidence.

J’ai aussi beaucoup aimé les allusions aux îles, Santorin, Andros, l’île des armateurs, Tinos où la héros a une maison.

J’aime la petite musique d’Alexakis qui parle d’écriture, de mots,  même si  cela ne semble pas le cœur du sujet.

Athènes : Musée Cycladique- En conclusion du voyage….

CARNET DES CYCLADES

3 idoles cycladiques

Mardi 3 juillet : Retour à Athènes

Le taxi pour Merichas vient nous chercher à 15h30 alors que le bateau part vers 18h pour le Pirée ;Dionysos Solomos est très en retard. Il fait très chaud dans le hall où on attend le ferry, le soleil cogne

La nuit est tombée quand nous arrivons au Pirée vers 22h. Le taxi emprunte une route un peu détournée par le périphérique sur le conseil du GPS. Il est 23h quand nous arrivons à l’hôtel Economy.  Nous retrouvons nos habitudes. Demain sera notre dernier jour en Grèce.

Mercredi 4 juillet : dernier jour à Athènes

idole cycladique

Il est logique de conclure ces vacances dans les Cyclades par une visite au Musée Cycladique 

 3200-2000 av. JC  « Early cycladic »

Dès le Néolithique on a vu circuler l’Obsidienne de Milos, quels étaient donc les premiers bateaux ?  Il semble qu’ils étaient de type canoë, de 15 à 20 m de long avec 20 à 25 rameurs et qu’ils pouvaient parcourir une distance journalière de 40 à 50 km.

Les figurines étaient-elles peintes ? Oui, les yeux, les sourcilson a retrouvé des traces d’oxydes de fer, ocre et cinabre mais aussi azurite et malachite .

A quoi seraient ces figurines ? trouvées dans les tombes on pense que c’étaient des objets rituels.

grande idole cycladique

représentaient-elles les figurines ? Les figurines féminines les plus nombreuses (90%), bras repliés représentaient peut-être la fertilité. Quelques figurines représentaient des femmes enceintes. Elles sont présentées au musée verticalement mais elles étaient probablement couchées (d’après la position des pieds) les bras repliés suggéraient la mort. Je remarque un étonnant porteur de coupe (2800-2300) sans attributs sexuels. Il y avait aussi quelques représentations masculines. En plus des figurines féminines variées, des récipients de marbre représentent des animaux (cochon, oursins ou plat des colombes.

petitcochon de marbre

Comment étaient faites les figurines ?

Pour sculpter une figurine de marbre :

  1. Traçer sur le bloc de marbre
  2. ôter le matériel en trop avec des outils à percussion faits d’émeri
  3. limer avec des outils de pierre
  4. inciser avec des pointes aiguës d’obsidienne et d’émeri

La salle du fond présente des « géantes » de 60 cm à 1 m.

A la fin de cette période, vers 2000 av JC : l’apparition de la marine à voile demandait d’autres ancrages, d’autres ports se développent. Développement d’autres formes en céramique. Egalement des mouvements de population et des changements climatiques

2000-1600 : Civilisation Minoenne. Les Palais Crétois furent bâtis autour de 2000. Apparition d’une écriture Linear A

1600-1200 : civilisation mycénienne Linear B. Le commerce devient extensif jusqu’en Italie. Les mycéniens avaient des sanctuaires mis leurs croyances s’exprimaient mieux dans les cérémonies funéraires représentées ici

musée cycladique chevaux

1100-700 Période géométrique : fin de l’âge de Bronze marquée encore par des mouvements de population les Doriens du Nord vers le sud.

Création des premières villes, l’alphabet grec fut adopté vers 800 av JC. L’état-cité prend sa forme définitive.

Je me suis moins intéressée à la période classique ou romaine.

george condo

Les 3ème et 4ème étages sont fermés.  Dans un autre bâtiment : Exposition de l’artiste contemporain George Condo né en 1957 New Hampshire

George Condo

 

 

 

 

 

 

La Verrerie – Mènis Koumandarèas

LIRE POUR LA GRECE

Koumandarèas est l’auteur d’un charmant livre Le fils du concierge

que j’avais bien aimé. La Verrerie est de la même veine quoique, plus long et plus abouti. La Verrerie est un magasin de luminaires à Athènes situé dans le quartier de l’Usine à Gaz encore en activité, tenu par un couple Bèba et son mari Vlassis. Quand ils étaient jeunes Béba et Vlassis étaient militants. Au début du roman, c’est un couple tranquille qui s’ennuie un peu, vie une vie tranquille avec deux amis célibataires un peu décalés. Vacances à Nèa Makri, samedi soir au restaurant La  Petite Friture, une vie un peu monotone que des tournées chez les fournisseurs en province, Lamia, Patras, Volos ou Thessalonique tendent de ranimer. Parfois Bèba va seule dans une pâtisserie, elle est séduisante et le sait.

Il semble que rien ne peut se passer. Et pourtant Vlassis est hospitalisé, victime d’une grave dépression. Bèba se trouve un amant. Spyros et Vassos se retrouvent aux commandes de la Verrerie. Croyant faire des affaires, ils mènent le commerce à la faillite. Bèba, tentera de sauver son entreprise. Malgré tout, c’est une femme énergique!

C’est donc surtout le portrait de cette femme courageuse. Les personnages secondaires ne sont pas négligés. C’est aussi le portrait d’une époque, de la  Grèce sous la botte des colonels.

C’est un livre tout en finesse. D’où vient son charme? difficile à dire et ce charme opère. Une lecture bien agréable!

 

 

Offshore – Petros Markaris

LIRE POUR LA GRECE

Je lis avec toujours grand bonheur les polars  de Petros Markaris pour le plaisir d’un bon polar, bien sûr., il n’est pas obligatoire de connaître Athènes et  la Grèce pour suivre l’intrigue bien conduite.

Je me suis attachée au Commissaire Charitos, humain, perspicace, mais surtout tenace, qui ne lâche pas l’affaire même si, plus haut,  on lui intime l’ordre d’abandonner. J’ai vu Katarina, sa fille, se marier, faire carrière comme avocate et juriste, Adriani, sa femme, parfaite maîtresse de maison, mitonner ses petits plats pour réjouir sa famille, même dans les moments les plus difficiles. J’ai suivi Zissis, l’ancien communiste, toujours au service de la bonne cause… Tous ces personnages racontent une Grèce actuelle, plutôt traditionnelle pour Adriani, plus moderne pour Katarina et son mari, aux prises avec la Crise. Comme souvent, l’auteur de polar fait mieux sentir le quotidien que le sociologue ou le journaliste.

Justement! quand Offshore débute, la Crise est terminée!

Par quel miracle économique, le salaire des fonctionnaires est-il augmenté? L’optimisme gagne les consommateurs. Les voitures ressortent et les embouteillages de fin de week-end paralysent les routes comme au bon vieux temps d’avant la Crise.

Ainsi commence le roman, dans l’enthousiasme béat de la Croissance retrouvée. Sauf que les homicides suspects se succèdent : Lalopoulos, impliqué dans des affaires de pots de vin, de marinas et de blanchiment d’argent est une victime bien ordinaire et l’affaire ne semble pas très compliquée. la seconde victime est un armateur, gros poisson, cet assassinat est une affaire plus délicate.

« C’était qui ce Hardakos? – L’un des grands armateurs que nous ayons; Enfin, façon de parler. Ce n’est pas nous qui ‘avons, mais les Anglais.[…] -On se tue à réclamer les marbres d’Elgin aux Anglais. C’est nos armateurs qu’on devrait récupérer. Si nous avion deux sous de cervelle, c’est ça qu’on leur proposerait : gardez les marbres, rendez les armateurs »

Mais quand on trouve mort un journaliste qui, justement enquêtait sur ces disparitions, ces meurtres qui s’enchaînent embarrassent la hiérarchie et Charitos est démis de l’enquête…..Je n’en dirai pas plus.

Roman prémonitoire! En Grec, Offshore est paru en 2016. Les Panamas papers sont parus presque en même temps!

Et pour une coïncidence, ce n’est pas la seule. « La Grèce est sortie de la Crise! » a-t-on pu lire récemment dans la Presse. Sortie, peut être mais exsangue! La TVA à 24% sur les denrées alimentaires, cela plait peut être aux créanciers, moins au consommateur!

Et si on veut continuer le jeu des ressemblances : que dire de ces politiciens quadragénaire du mouvement ETSI qui ont quitté tous les partis, ni-droite/ni-gauche…jeunes affranchis de toute idéologie….qui subventionnent les entreprises , mais pas les retraités…

« tu as des nouvelles pour les retraites? demande Zissis-« elles attendront. On dit qu’on va d’abord stimuler les investissements, pour doter la croissance et l’emploi, quant aux retraites on verra plus  tard. »[….]-« Lambros, toi qui as tout vu et tout vécu, lui dis-je plaisantant à moitié, as-tu découvert quelque part d’où vient l’argent? » – « Toi qui es chrétien, tu ne devrais pas me poser cette question, » répond-il sérieusement – Pourquoi? – « parce que les Écritures saintes ne cessent de répéter qu’on n’a pas besoin de savoir. « crois et ne cherche pas » qu’est-ce que cela veut dire? crois que tu vas recevoir et ne te demande pas d’où. Et « Donne-nous notre pain quotidien »? Seigneur, donne-moi à manger, peu m’importe où tu trouveras mon pain demain …. »

Non seulement Markaris décrit avec vivacité le quotidien des Athéniens, mais il le fait avec humour, et j’ai beaucoup souri et même ri.

 

 

 

 

Athènes : Lykaion et Musée Benaki

CARNET DES CYCLADES

Athènes néo-classique :le Musée Bénaki

20 minutes pour arriver au Musée Bénaki : par Syntagma puis Vassilis Sophias. Je passe devant l’Ambassade d’Egypte, l’Institut culturel français, italien…je me régale d’affiches, d’expositions et de concerts, Debussy… Le Musée Benaki est très bien logé dans un hôtel particulier le perron donne sur un jardin planté d’orangers avec une pergola de bougainvillées. Il n’ouvre qu’à 10h alors que mon téléphone magique avait annoncé 9h. Toujours sur Vassilis Sophias, le Musée Cycladique ouvre aussi à 10h.

Lykaion

De l’autre côté de l’avenue, le Lykaion est un site archéologique dans un jardin assez ombragé et agréable. Le site n’est pas spectaculaire : un quadrilatère en creux. Des vitres protègent les fouilles. De jeunes oliviers, des fenouils libèrent leur arôme. Le site fut découvert en 1996 lors de la construction d’un centre d’art contemporain (abandonné après identification du Lykaion).

Les panneaux explicatifs détaillés parlent à mon imagination :

Le premier gymnase date du 6ème siècle. Des terrains de sports étaient situés près de l’Ilyssos, non loin de l’Olympéion. Une photographie ancienne de 1910 des rives de l’Ilyssos montre un paysage bucolique. On retrouve des fossés de drainage et des canalisations antiques L’eau était indispensable pour les soins du corps partir de.  A partir du 5ème siècle il existait des bains publics, mais de dimensions restreintes Les bains ne devinrent populaires qu’à l’époque hellénistique.  Le plus grand bâtiment était la palestre, vaste cour presque carrée entourée de portiques, autour, des pièces fermées : éphebéion, Elasthesion ( ?) .

lykaion fleuri

C’est ici que fut lue l’œuvre de Protagoras comme Platon l’a rapporté. Le site était fréquenté par Socrate. Platon y a établi l’Académie, Aristote, le Lycée. D’après Aristophane et Xenophon, le terrain d’entrainement des hoplites. Un panneau dédié à Aristote nous apprend qu’il entra à l’école de Platon et y resta jusqu’à la mort de ce dernier en 347. Aristote marchait avec ses élèves (péripato). Après la mort d’Alexandre (323av JC) le climat d’Athènes lui devint hostile et Aristote retourna à son lieu de naissance en Chalcidie.

Il y avait également un sanctuaire d’Apollon : Apollo Lykieos.

Musée Benaki

Exposition Joan Fermor

Exposition temporaire The Photographs of Joan Leigh Fermor

Joan Leigh Fermor, née en 1912, photographe a rencontré Paddy Fermor au Caire en 1944 après des missions à Alger et à Madrid. Elle a cessé la photographie dans les années 60 sauf pour prendre en photo leur maison de Kardamyli ( Magne). En 1996, Joan et Paddy Fermor ont fait donation de la maison à la Fondation Benaki.

Cette visite est une promenade merveilleuse dans les paysages de la Grèce encore intacte des années 50. Elle livre aussi des photos de vacances. On croise Margot Fonteyn…

Le 3ème étage du Musée Benaki est dédié aux Guerres d’Indépendance de la Grèce au 19ème siècle

Exposition Guerres d’indépendance de la Grèce

Des tableaux montrent les massacres de Chios, l’évacuation de Parga (1819, CF Ali Pacha), Missolonghi où est mort Byron. Certains sont   peints par des artistes connus -Vernet ou Scheffer – ou inconnus (de moi,  par des artistes locaux et il y a  même des peintures populaires naïves. Grands  portraits d’hommes en costume oriental, fez rouge et turbans, fustanelles ou costumes européen. Batailles  navales qui me rappellent le musée de Kotor vu l’an dernier.

musée Bénaki : costumes

De grandes vitrines contiennent des mannequins présentant les costumes folkloriques parfois très variés de l’Epire, la Thrace, la Macédoine ou des îles. Les personnages sont mis en scène devant des paysages d’époque. Je suis émerveillée par la qualité des reconstitutions, l’abondance des collections. Je filme et oublie de prendre des notes. Comment décrire toute cette accumulation de meubles, gravures, panneaux peints, broderies, assiettes…Des salons entiers sont remontés avec meubles, boiseries et plafonds (un peu comme en Bulgarie), murs peints, cheminées ottomanes, tables basses, cuivres….

musée Bénaki

Une église entière a été remontée avec son iconostase. Aux murs, une collection d’icônes. Ma préférée est l’Adoration des Mages. L’Hymne acathiste ressemble à une bande dessinée rouge et dorée d’une infinie finesse.

Musée Bénaki : art populaire

Au rez-de-chaussée : Antiquité et période Byzantine

Après les visites dans les étages, ma concentration s’est émoussée. Je note les éléments les plus spectaculaires qui m’ont étonnée :

Un epitaphios, sorte de linceul pour le Vendredi Saint brodé de croix dorées et de fils d’argent est un véritable trésor.

Les portraits du Fayoum.

Je passe blasée devant la vaisselle antique peinte, j’ai eu mon content d’Antiquité sur l’Acropole hier !

Musée Bénaki : antiquité

Il faudrait revenir.Comment suis-je passée toutes ces années à Athènes sans visiter le Musée Benaki ?