La Bibliothèque enchantée – Mohammad Rabie (Actes sud)

LIRE POUR L’EGYPTE

Vous aimez les livres et les bibliothèques?

A l’heure où les médiathèques s’informatisent, où la lecture se fait électronique, où les ordinateurs deviennent traducteurs (plus ou moins bien) … Voici une bibliothèque enchantée, mystérieuse, cachée dans une rue du Caire, invisible aux passants, au nom féminin de Kawkab Ambar!

 

 

Dans cette bibliothèque, nul fichier, nul classement, nulle carte de lecteur. Seuls quelques habitués la fréquentent. Et pourtant la quantité de livres est impressionnante.

 

Chaher, un fonctionnaire, est envoyé pour faire un rapport sur le fonctionnement de cet établissement. Il ne se fait pas d’illusions : la bibliothèque est condamnée, on va faire sur son emplacement une station de métro. On attend de Chaher le rapport qui confirmera la fermeture.

Ce dernier tombe sous le charme de cette bibliothèque mystérieuse, il fréquente les habitués. L’un d’eux l’initiera à la logique du rangement des livres puis à la particularité : la bibliothèque a « la baraka des traductions » . Un auteur qui dépose un exemplaire obtient la chance de voir son ouvrage traduit dans des langues étrangères. D’ailleurs, l’un des fidèles lecteurs est un traducteur réputé, même un Professeur de traduction.

Il sera question de Mahfouz, de Joyce et de Borges, je découvrirai le plus vieux roman arabe Hayy ibn Yazqzan écrit au 12ème siècle….je me suis demandée si le Codex Seraphinianus avait vraiment existé(oui me répond Wikipédia)…

Ironie, mystère, mystification ou délire, on nage dans l’invraisemblance, qu’importe? Il n’y a pas d’intrigue, ni d’histoire seulement une poétique déambulation dans l’univers des livres. ‘

 

Ma Cabine Téléphonique Africaine – Lieve Joris – Actes sud

INVITATION AU VOYAGE

J’ai reçu Ma cabine Téléphonique Africaine en cadeau au pique-nique de Babélio. Comme je n’avais aucune idée de ce que cachait ce titre original, le livre est resté longtemps dans ma PAL. Quelle bonne idée de l’en sortir!

164 pages, 10 récits, autant de rencontres en Afrique, au Moyen Orient, en Europe de l’Est.

J’aime les écrivains-voyageurs et encore plus  les écrivaines-voyageuses. Après Alexandra David Neel, Mary Kingsley, Isabelle Eberhardt et d’autres, je découvre Lieve Joris  née en Belgique(1953) mais basée aux Pays Bas, donc néerlandophone. Journaliste, boulingueuse elle a écrit de nombreux livres que je compte bien lire!

Ma cabine téléphonique africaine est le titre du premier récit : rencontre avec Bina, receveur des postes dans un village malien en 1996, déjà les touaregs rebelles menacent les autorités ou leurs représentants. La téléphonie mobile n’existe pas dans cette contrée. La cabine de Bina est une institution….Comme j’ai aimé ce récit! Lieve Joris s’efface devant les personnages africains. Elle les campe magnifiquement.

Le second récit, Les Enfants de Mobutu, se déroule au Congo, en 1998, le règne de Mobutu s’ achève, il reste un grand désordre et pourtant l’auteure se promène dans la province qui paraît paisible. Elle accompagne un homme d’affaires qui vend, troque, ou achète un peu n’importe quoi. Elle nous fait imaginer l' »ambiance du poisson » sur le bord du lac, on rencontre des pauvres pêcheurs, des cyclistes qui font des kilomètres de pistes défoncées pour transporter 3 malheureux poissons….Aventure humaine, chaleur africaine…

On passe aussi par Dar-es-Salam ou par Saint Louis du Sénégal .

Lieve Joris a posé ses valises en 1982 au Caire. Elle nous invite dans l’appartement de Madame Taher, sa logeuse, bourgeoise déclassée qui fait survivre un monde féminin, désuet, étriqué et décalé.

Puis elle part à Alep et à la frontière de la Syrie et de la Turquie, rencontre Ismaïl,  Kurde qui préfère disserter sur Baudelaire et les surréalistes que de lui faire rencontrer la réalité, « Baudelaire est sans danger » : rencontre touchante.

Les 50 dernières pages se déroulent en Pologne (1987)et en Hongrie (1990) . Rencontre avec Kapucinski – un écrivain -voyageur que j’aimerais lire. Ils ne parleront pas de l’Afrique que les deux auteurs ont parcouru, Kapuscinski fera découvrir la Pologne grise de la fin du communisme. Enfin Lieve Joris aboutit dans un petit village hongrois  sur la Tisza.  Avec une grande délicatesse, elle nous présente les protagonistes de l’histoire récente, l’idéaliste qui voulait changer le monde, le maire communiste, l’institutrice aux prises avec les enfants tziganes qui ne supportent pas la sédentarisation imposée…Aucun jugement, juste une grande sympathie.

Lieve Joris ne se met pas en avant. Elle ne se vante pas de ses aventures. Elle laisse parler les personnages qu’elle rencontre, nous fait sentir les ambiances, les odeurs, les goûts, les manques aussi. Un tout petit livre, un concentré de saveurs!

 

L’ÉPOPÉE DU CANAL DE SUEZ DES PHARAONS AU XXIè SIÈCLE Expo à l’IMA

Exposition temporaire jusqu’au 5 Août 2018 à l’Institut du Monde Arabe

l’Inauguration du Canal de Suez

On entre dans l’exposition au son des trompettes d’Aïda, opéra écrit par Verdi pour l’occasion de l’inauguration du Canal de Suez sur un livret de Mariette, le célèbre égyptologue. Puis, on est convié à la grande réception de l’inauguration du canal de Suez le 17 novembre 1869,  parmi les milliers d’invités. au centre une maquette des installations et des bateaux, aux murs photographies anciennes d’Arnoux et Zangaki aquarelles de Théodore  Frère et des tableaux, projection sur trois écrans  de la  novembre cérémonie du  commentée par Frédéric Mitterrand, en mode Zitrone, Ce qui m’a étonnée, c’est la cérémonie religieuse commune aux chrétiens réunis sous un pavillon tandis que les imams étaient en face sous un autre pavillon. Œcuménisme, du 19ème siècle? Étonnante absence aussi de Victoria qui a boudé cette réalisation franco-égyptienne ainsi que le Sultan Ottoman alors qu’Ismaïl Pacha avait donné la place d’honneur à l’Impératrice Eugénie. 

Sésostris III

Les origines du Canal racontent qu’un canal fut creusé dès l’Antiquité par Sésostris III vers 1850 av. J.C. entre le Nil et la Mer Rouge.

Des barques portant le chargement de 300 ânes pouvaient y circuler. En 519 av. J.C. Darius le restaura, ainsi que Ptolémée II, Trajan et en 643 ‘Amr al-‘As, commandeur des croyants. Il fut ensuite volontairement abandonné. Une stèle cunéiforme en granite rose au nom de Darius fut trouvée pendant les travaux de creusement par Mariette et atteste de ce canal antique.

En 1504, les Vénitiens présentèrent  au mamelouk un projet de creusement d’un nouveau canal, sans suite.

L’expédition de Bonaparte et l’Inventaire de l’Egypte par les savants qui l’accompagnaient, l’avènement de Mehemet Ali qui a modernisé l’Egypte réactualisent l’idée du percement d’un nouveau canal.

les Saint Simoniens et Prosper l’Enfantin

En 1846 les Saint Simoniens fondent la Société d’Etudes du Canal de Suez. Ferdinand de Lesseps obtint de Saïd Pacha  la concession en 1855 et le chantier débuta en 1859.

La construction du Canal eut d’abord recours à la Corvée : le khédive mit disposition 25000 fellahs qui ne disposaient que d’outils rudimentaires et qui mourraient par milliers. Des photos et un film égyptien montrent les conditions déplorables  des hommes qui moururent par dizaines de milliers. Les britanniques dénoncèrent cet esclavagisme et Napoléon III obtient en 1864 l’abolition de la Corvée. En plus du creusement il fallait draguer le canal pour éviter l’ensablement : une maquette de dragueuse à godet est sous une vitrine tandis que des vidéos montrent son fonctionnement.

Dragueuse à godet

Bartholdi qui avait accompagné Gérôme en Egypte, à la suite de sa rencontre avec Ferdinand de Lesseps, inspiré par les statues antiques géantes eut l’idée du projet d’un énorme phare à l’entrée du Canal à Suez portant une paysanne égyptienne brandissant une torche, l’Occident éclairant l’Orient. Cette réalisation ne se fit pas mais inspira la statue de la Liberté réalisée en 1896

projet pour la statue de Bartholdi

Trois villes furent crées ex nihilo : Port Saïd, Ismaïlia et Port Tawfik (Suez). Un grand plan relief de plusieurs mètres de long est dans une vitrine comme la maquette de Port Saïd. Ces villes étaient très cosmopolites peuplées aussi d’Italiens, et de Grecs.  Dans les années 1930, des expérimentations architecturales Art Déco sont illustrées par les très belles photos d’Arnoud de Boistesselin

 

Des tableaux montrent le développement du trafic à travers le canal. Deux années-record : 1966 avec 21.250 t dont 75% de pétrole et plus tard 2008,  21.415  t. Entre temps, les conflits régionaux et mondiaux eurent leurs influences sur le trafic. En 1882, l’armée britannique réprime une révolte de l’armée égyptienne, occupe tout le pays et prend sa part dans l’exploitation du Canal.

En 1888, le canal est déclaré neutre et international. Il est , de fait, contrôle par l’armée britannique .

La nationalisation par Nasser

Le discours de Nasser

Le 26 Juillet 1956, Nasser annonce la nationalisation du Canal. Cet événement capital est mis en scène dans l’exposition : un écran double montre d’un côté Nasser et la foule en délire, de l’autre côté de l’écran, sans le son, mais avec les sous-titres, est projeté le film égyptien Nasser56 qui montre les égyptiens partant contrôler le Canal.

La suite de la nationalisation est l‘Expédition militaire Anglo-franco-israélienne d’Octobre/Novembre 1956

Le Pacte secret de Sèvre est affiché au mur. amusant de constater que Britanniques et Français n’ont pas conservé leurs exemplaires du protocole, il ne reste que l’israélien.

la suite de l’exposition détaille les guerres israélo-égyptiennes des Six jours et de Kippour avec des cartes et des témoignages de vidéos : interviews et films égyptiens : dans les « petits rêves » on voit la démission de Nasser à la suite de la Guerre des 6 jours et les manifestations de soutien au Rais de la population.

Le canal du Futur

le 5/8/2014, le Président Egyptien Al-Sissi annonce le creusement d’un deuxième canal. Une nouvelle capitale administrative construite dans le désert entre le Caire et Suez est prévue pour 2019. Je suis très étonnée d’avoir manqué une telle information.

La visite se termine par un film tourné à bord d’un prote-container commenté par Michel Serres qui parle de la Garonne et aussi des nouvelles voies de navigations par les pôles dégagés par le réchauffement climatique…..

C’est encore une exposition passionnante, même si la fin qui raconte l’histoire est présentée de manière un peu aride.

Belles d’Alexandrie – Edouard Al-Kharrat

LIRE POUR L’EGYPTE

Je suis toujours fascinée par Alexandrie des années 1930 à 1950, la ville de Durrell et du Quatuor, celle de Cavafy, Tsirkas,  Stefanakis, Solé, Moustaki….. Égyptienne, bien sûr, mais aussi francophone, italienne, grecque, levantine, britannique…..Ville littéraire mais aussi populaire. Ville qui a été noyée sous le béton d’une corniche-muraille. Sur place, au cours de nos deux séjours, j’ai cherché les traces de cette ville cosmopolite, sans trouver ces souvenirs. Pèlerinage au Cécil sur Saad Zagloul….

Edouard Al-Kharrat est copte. Il raconte des tableaux de sa vie d’enfant, étudiant révolutionnaire, ingénieur et restitue sa part de la ville d’antan, des baignades. Rencontres avec des femmes convoitées, rêvées…. j’ai bien aimé le suivre dans la ville.

Alexandrie 2010

Et, puis, je me suis lassée. Ses histoires lui reviennent sans ordre chronologique. Certains personnages sont récurrents, d’autres disparaissent. J’aurais eu besoin d’une intrigue, d’une histoire pour reconstruire le puzzle. Je me suis intéressée aux luttes contre les britanniques, aux manifestations de rue, mais j’ai besoin de plus de précisions, de dates, pour les suivre. J’ai donc lu, interrompu la lecture, repris, butiné…je me promène dans Alexandrie, puis je prends un polar, pour me laisser emporter par une enquête.

Ce pays qui te ressemble – Tobie Nathan

LIRE POUR L’EGYPTE

« Ô Dieu! Ô dieux! Qui que vous soyez…Dieu des juifs ou des musulmans, des Coptes, des Grecs ou des Arméniens, dieux des Égyptiens, peut être si gracieux dans leurs fins dessins hiéroglyphes, Ô dieux, n’avez vous pas pitié des humains? » 

le Caire souks

C’est l’histoire de Zohar, un juif né dans la ‘Haret el Yahoud, la ruelle aux juifs, le ghetto du Caire. Fils d’Esther, que le quartier considère comme à moitié folle, et de Motty, l’aveugle qui chante si bien les textes saints, qui mémorise non seulement les textes religieux que les comptes des bijoutiers. C’est aussi l’histoire de l’Egypte entre 1925 et 1952, date de l’abdication de Farouk. Histoire racontée par trois amis, Zohar, juif pauvre et débrouillard, Joe  de Zamalek, Juif fils de famille sioniste et de Nino Cohen, étudiant en médecine famélique, l’intellectuel et politique qui choisira de rejoindre les Frères Musulmans.

Frères égyptiens, je pense aux Pyramides. On dit que nous, les Juifs, nous les avons bâties pour vous…Comme dans la formule des contes égyptiens, « cela fut, ou cela ne fut pas […]On dit que l’Egypte est la mère des mondes, oum el donia…C’est aussi la mienne! Je veux dire l’Egypte est ma mère ; c’est la matrice de toutes mes pensées…. »

Les trois amis profitent de la guerre pour monter une distillation de canne à sucre, leur commerce de l' »eau bleue » leur apporte la prospérité.

C’est aussi l’histoire de Masreya, soeur de lait de Zohar, fille d’une chanteuse, fille de fellahs du Delta. Masreya dont le nom veut dire l’Egyptienne. Masreya devenue danseuse à succès  séduira le roi Farouk jusqu’à lui imposer un mariage secret. Masreya est liée à Zohar par un lien magique, magie des sorcières qui ont permis la naissance de Zohar alors qu’Esther était stérile, amulette magique du rabbin. Bien que considéré comme incestueux l’amour de Zohar pour Masreya est indéfectible.

Il est beaucoup question de magie, des magiciennes musulmanes de Bab Zoueila,  les habitants du ghetto y ont recours malgré le rabbin qui les sermonne :

« Dieu vous a donné trois façons de comprendre : par la pensée, par le sentiment, par la raison; Je vous propose de vous servir de votre raison »

Il est aussi raconté Rommel et El Alamein, Farouk et les Anglais, et à la fin la Guerre d’indépendance d’Israel et les pogroms qui provoquèrent le départ de nombreux juifs.

J’ai beaucoup aimé ce livre foisonnant.

 » 

 

Les Normands en Egypte au château de Caen – sur les pas de Flaubert

BALLADE  NORMANDE 

Sous les remparts, des salles  hébergent les expositions temporaires : Actuellement

Voyages en Égypte

Des Normands au pays des pharaons au XIXe s.   23 juin 2017– 07 janvier 2018

Bonaparte Maurice Orange

La première salle est consacrée à l’Expédition de Bonaparte (1798) illustrée par les tableaux de Guérin, Cognet et des gravures de Vivant Denon ainsi que les aquarelles de Conté. Un tableau de très grand format de Maurice Orange (1865) occupe tout un mur.

 

La Description de l’Egypte : en 9 volumes de texte et ses illustrations est présentée sur le meuble construit exprès pour la loger.

Dans un couloir : présentation de  l’Egyptologie avec des photographies d’époque, j’ai remarqué celle des fouilles de Thanis d’Athanase de Banville.

En face de la salle des photographies de très jolis petits objets sont dans des vitrines.

marilhat : mosquée de Basse Egypte

Une dernière salle est occupée par de beaux tableaux de Marilhat : Mosquée de Basse Egypte, de Ziem : Crépuscule sur le Nil et Cabanes la Grande Porte de la Mosquée el-Hassan.

Ziem : crépuscule sur le Nil

Cette exposition est couplée à une autre  au Musée des Beaux Arts dans le Cabinet des estampes

L’EGYPTE PHOTOGRAPHIEE

Sur les pas de Flaubert et Maxime Du Camp en 1849-1850 comme le raconte le livre Un Hiver sur le Nil de  Anthony Sattin que j’ai lu récemment. Dans une vitrine, je découvre avec émotion les passeports des deux amis, le diplôme de récompense de l’académie des Arts et Métiers que Du camp a reçu pour ses photographies. Au début, les photographies du débutant sont sombres et un peu ratées puis Du Camp progresse. Il n’y a pratiquement pas de personnage, à l’époque les temps de pause était très long. Les photos d’Abou Simbel, toute une série de Philae sont commentées par les lettres de Flaubert.

aube

« je ne sais comment Maxime ne se fait pas crever avec la rage photographique qu’il déploie. Du reste, il réussit parfaitement ; Quant à moi, je ne fais que contempler la nature, fumer des chicheks et me promener au soleil, j’engraisse » lettre à sa mère 15 avril 1850

Enfin, à Beyrouth, Maxime Du Camp se sépare de son matériel et ne fera plus de photographie.

Le Mont Emeraude – Mansoura Ez-Eldin

LIRE POUR L’EGYPTE

J’aime l’aventure, la découverte de livres que personne n’a chroniqués dans mon entourage, la littérature étrangère, les auteurs inconnus!

Mais l’aventure implique aussi certaines déconvenues.

J’aurais dû plutôt laisser sur l’étagère ce livre à couverture d’un jaune acide et à photo peu avenante plutôt que de me laisser embarquer par le 4ème de couverture qui promettait un conte des 1001 nuits perdus, une Shéhérazade de la place Tahrir 2011…féministe. Les 1001 nuits et le Printemps arabe, deux sujets qui m’intéressent.

Les premiers chapitres sont plutôt réussis. Je me suis intéressée à Boustan al-Bahr au nom de mer et de jardin, tantôt persane tantôt arabe. La conteuse?

« Ne pouvant gagner ta compagnie, j’accompagne la poussière des chemins » Farîd- al-Dîn Attâr »

Poésie ancienne ou récit actuel.

J’attendais aussi le récit de l’étudiante cairote, Hadîr, son témoignage sur la révolution. Rien de bien passionnant de son côté, une semaine de vacances dans un hôtel mexicain où elle tombe amoureuse d’un homme mûr. Le Caire vite parcouru…

Le conte perdu de la princesse Zomorroda sur le Mont Emeraude s’est avéré bien décevant. Peut être plaira-t-il aux lecteurs de Fantasy ou de SF? Le Mont Emeraude ou la Montagne Aimantée n’ont pas la poésie des palais de Shéhérazade. Des personnages se présentent et se perdent, je confonds les princesses et les héros. En bref, je m’ennuie.

Heureusement que le trajet en métro était long pour terminer ce livre.