Mère et fils de Călin Peter Netzer (Roumanie)

BUCAREST/PARIS

Film très noir.

Qu’est-ce qui est plus tragique? Les rapports entre Cornelia, la mère possessive sexagénaire, et son fils, Barbu 34 ans veule qui tente de  s’en affranchir mais se laisse entretenir. Ou l’accident où meurt un gamin de 14 ans, heurté par Barbu qui conduisait à grande vitesse à l’entrée d’une agglomération.

Cornelia, architecte, décoratrice, scénographe et sa sœur, médecin vont contacter toutes leurs relations pour éviter à  Barbu un procès pour homicide. Ces bourgeoises dans leur manteau de fourrure sont confrontées à des campagnards modestes. Opposition de deux milieux. Arrogance des deux bourgeoises qui téléphonent à des gens connus dans le commissariat. Corruption à tous les niveaux.  Les policiers ont l’air honnête, mais à la deuxième entrevue le policier trouve qu’une architecte pourra peut-être intervenir dans le permis de construire sur le bord d’un lac. Acheter un  témoin paraît facile, pas tant que cela, le témoin demande une somme folle! Cornelia espère par toutes ces manœuvres regagner son emprise sur son fils….

Peu d’espoir, pas de tendresse dans les rapports familiaux, très oppressants.

Seule leçon de dignité: chez les parents de l’enfant décédé. Douleur.

Ce n’est pas franchement un divertissement mais les acteurs sont tous excellents, , ils jouent juste. Film bien très construit. Une tragédie dans la Roumanie d’aujourd’hui.

Les noix confites, une recette venant de Roumanie

BUCAREST/PARIS

Dans cette rubrique, je laisse la parole à George qui commente souvent mon blog.

 

Chez nous, les noix sont récoltées au début du Juin. C’est pourquoi je ne peux pas vous conseiller quand vous pouvez les récolter dans votre région..Cela dépend du climat(Par exemple: Ici nous sommes autour de la “parallèle 35” ), En tout cas, on les récolte avant que la coquille  ne commence à durcir, quand elles ont un diamètre de approx. 2 ou max.3 cm. Et il ne faut pas cueillir les noix et les laisser/oublier dans un coin en pensant que vous n’avez pas du temps et/ou que vous pouvez les préparer seulement après quelques jours. Il faut réserver du temps suffisant, pour commencer et finir tout ce processus de préparation. Si non, c’est mieux de abandonner et attendre l’année prochaine.

 

Il faut utiliser seulement des noix que vous avez cueillies vous-même et pas des noix que vous avez

achetées n’importe ou(au marché supermarché, etc.).

 

Ingredients:

 

100-120 noix vertes

1 kg sucre

1 citron

3 tasses d’eau(1 tasse=250 ml)

2 sachets de sucre vanille

 

Après cueillir, on introduit tous les noix dans un vase , en eau froide et on les garde ici pour 24 heures.

 

On change l’eau froide à chaque 4 heures (6 fois).

 

On met des gants de cuisine pour protéger les mains; si non, la coquille verte des noix va laisser sur les mains une couleur  presque noire qui n’est pas facile à enlever tout de suite.

 

Avec un couteau on enlève très bien toute la partie verte de chaque noix jusqu’au moment quand on arrive à la partie blanche. Après finir de peler chaque noix, on la jette dans un autre vase avec de l’eau froid. Après peler et jeter la dernieère noix (No. 100 ou 120 , ha, ha !! – c’est le moment quand je dis souvent que je veux abandonner!) dans l’eau froide, on met dessus une assiette ou quelque chose similaire qui doit être lourd, pour maintenir toutes les noix, en permanence, dans l’eau (si non, les noix qui ne sont pas complètement couvertes par l’eau vont devenir noires et bonnes à jeter à la poubelle).

 

Les noix doit rester dans l’eau froide  jusqu’au lendemain matin(si, par exemple, nous avons commence toute cette activité ce soir). Mais  jusqu’au lendemain matin il faut  continuer à changer l’eau froide (3 ou 4 fois).

 

Enlever complètement l’eau froide et introduire tous les noix en eau bouillante pour 15 minutes.

 

Mettre à part(En: “set aside”) la vase avec le noix, préparer un autre vase avec de l’eau bouillante.

 

Jeter l’eau ou les noix ont bouilli pour la premiers fois et introduire ces noix dans l’autre vase avec de l’eau bouillante pour 15 minutes.

 

Mettre à part la vase avec le noix, préparer un autre vase avec de l’eau bouillante.

 

Jeter l’eau ou les noix ont bouilli pour la première fois et introduire ces noix dans l’autre vase avec de l’eau bouillante pour 15 minutes. (En total, 3 opérations similaires).

 

Enlever l’eau chaude et plonger tous les noix en eau froide, qu’on l’enlève 2 ou 3 fois jusqu’au moment quand nous avons déjà préparé le sirop.

 

Pour le sirop on utilise de l’eau et du sucre: la préparation du sirop est fini quand une goutte de sirop reste en forme presque ronde sur une surface, sans se dissiper…

 

On enlève l’eau froide et on introduit tous les noix dans ce sirop et on les laisse bouillir a un feu réduit  pour 10-15 minutes et apres ca on agrandit la flamme jusqu’au moment quand on considère que c’est cuit.

Pendant ce dernier process, c’est une “mousse” presque blanche qui se forme… Il faut l’enlever, mais il ne faut pas la jeter , car ca c’est tres bon a manger.

Avant la fin de tout le process on ajoute le jus du citron et/ou une tranche de citron, on laisse bouillir un peu.

 

Après enlever tout et éteindre le feu, on ajoute le sucre vanille.

 

On laisse tout refroidir et on introduit toute la quantité dans des pots propres et secs.

Toute ma vie, j’ai appelé l’activité de préparation de la recette dans la cuisine : « Le cirque » : escalade dans le noyer, sélection et « pick up » rapide de chaque noix; chaque fois, les mains étaient presque noires à cause de la coquille verte des noix  et après çà: toute la jonglerie (autour de la cuisinière) avec les vases pleines de l’eau froid ou « hot » …

ma contribution à ce billet est uniquement l’ajout d’accents qui ne figurent pas sur le clavier roumain de George. J’ai laissé les tournures roumaines pittoresques

 

Etaria: 1821 – Roumanie

BUCAREST/PARIS

Cette rubrique correspond à un échange de correspondance avec un lecteur roumain qui apporte un regard différent du mien. Je croyais en avoir fini avec la Bouboulina et voici que m’arrive cet épisode de Roumanie. Selon Michel de Grèce, elle fut initiée dans la compagnie secrète Filiki Etaria fondée à Odessa. Les luttes contre le pouvoir ottoman n’ont pas le même enjeu selon qu’on se place du côté ds Romantiques Victor Hugo ou Byron ou du point de vue balkanique ou même russe.

« …Pour nous et pour notre histoire, Eteria c’est plutôt l’histoire d’une grande trahison.
En 1821, le territoire de la Roumanie a connu “la révolution de 1821” ayant
comme “leader” principal Tudor Vladimirescu, qui est celui qui a créé une armée
des “panduri” et qui a lutte pour indépendance des Roumains et de la Roumanie. Il a
soutenu Eteria, mais en même temps il a entretenu une permanente correspondance avec
les turcs et les russes(pour éviter une invasion et un contrôle total des étrangers et pour
éviter aussi un guerre sur le territoire roumain) car ce qu’il voulait c’était seulement
indépendance du territoire roumain, contrôlé par l’empire turc et influence par
les intérêts russes. En final, il a été trahi et assassiné par Eteria, a l’ordre de Alexandru
Ipsilanti, car il a suivi seulement l’interet national et il a refuse de suivre strictement les
ordres et les actions de Eteria. Pour le territoire roumain, cet assasinat c’est aussi le fin
de “époque fanariote”(quand la Roumanie a été contrôlée par des riches qui habitaient
dans le quartier Fanar de Istambul et qui simplement ont payé au sultan pour le droit
d’être “princeps” en Roumanie et pour s’enrichir mieux. C’est aussi le moment quant
une sorte de “assemblée populaire” a demande au sultan turc de avoir le droit d’avoir
un “princeps” qui doit être seulement d’origine roumaine.
Bouboulina c’est une grande femme, le seul amiral de la flotte royale russe.

Dans la tradition populaire roumaine, le mot “Bubulina” est d’habitude donne aux
femmes “fortes” qui ont un caractère fort, correct et sans compassion…. »

Je ne suis pas historienne, je relaie simplement en ajoutant des accents le texte que George m’a envoyé en le remerciant.

Mère-vieille racontait – Radu Tuculescu

LIRE POUR LA ROUMANIE

Chronique villageoise, d’un de ces hameaux perdus de Transylvanie, désertés où ne subsistent plus que les vieux et où les Tsiganes occupent les maisons vides.

Nous avons séjourné dans un village analogue, village saxon.L’arrivée m’a laissé un souvenir marquant : maisons vides, pas une voiture, pas un commerce, juste un café où trainaient quelques gitans. L’électricité avait disjoncté.  J’avais cru d’abord à une catastrophe naturelle,  un séisme, pour expliquer ce vide. On m’a expliqué que les habitants avaient tout laissé pour partir en Allemagne.

Dans le livre, Mère-vieille s’exprime en Hongrois, l’abandon du village a sans doute une autre cause, l’exode rural tout simplement. L’auteur ne donne aucune piste pour expliquer cette désaffection. Il ne reste plus qu’un troupeau avec deux bergers… un facteur qui apporte les pensions des retraités, un tavernier. L’auteur n’a pas la prétention d’analyser : il transcrit les souvenir de Mère-vieille, une octogénaire au franc parler et au grand sens de l’humour.

Roman ou document ethnographique? Le fantastique s’invite sous la forme d’un gros chat noir au cours d’une noce. Références littéraires : Mère-vieille qui n’a pas été à l’école a découvert la lecture sur le tard et mêle Puck de Shakespeare avec le Maître et Marguerite…

C’est pourtant l’aspect documentaire qui m’a plu le plus : une noce sur trois jours, les enterrements, la vie de ces gens simples, les préparatifs pour les repas de fête sont admirablement racontés. L’auteur n’enjolive pas la vie rurale : l’essentiel de la vie des hommes se passe à boire la tuica et nombreux propos sont radotages éthyliques. Après la boisson et la mangeaille, c’est l’amour, commérages et cocufiages qui occupent les conversations. Jalousies et séduction, mais aussi solidarité des voisins et chaleur humaine.

Il est pourtant dommage que les travaux des champs n’aient pas été plus détaillés. Les porcs qu’on élève pour l’usage familial, quelques poules améliorent l’ordinaire. En dehors de l’apiculteur qui s’est bien enrichi de la vente de son miel, on ne sait pas de quoi vivaient ces gens quand le village était encore vivant. L’auteur ne s’est pas attaché à raconter les changements de la période collectiviste et de la fin de cette époque. Tout juste, le profiteur qui a détourné les subventions destinées à la modernisation du village, est-il mentionné. Pour l’analyse, je reste sur ma faim. De même, les Tziganes qui repeuplent le village ne sont mis en scène qu’à de rares occasions : les musiciens de la noce, et au bistro. On sent qu’ils ne sont pas intégrés et figurent une vague menace pour un des personnages qui craint qu’on le lui prenne sa maison.

C’est un livre curieusement construit : la première partie, 100 pages très denses,  donne la parole à Mère-vieille, style parlé – la traduction utilise un argot un peu vieilli, un peu artificiel. A la p105, le narrateur, sa compagne emmènent Mère-vieille à la ville. Le voyage en voiture est une rupture, non seulement dans le quotidien de la vieille dame mais aussi dans le style et l’écriture plus alerte, plus aéré. Sortir de la maison donne une respiration au livre. Le temps d’une promenade à pied du narrateur permet de sentir l’atmosphère du village. La troisième partie : « la mort de Mère-Vieille » et « ces noces-là » sont deux chapitres courts et enlevés. Ces ruptures dans l’écriture font un livre hétérogène mais attachant.

Merci à Babelio et à l’opération de la Masse Critique de m’avoir donné l’occasion de découvrir cet ouvrage

Mon profil sur Babelio.com

 

Elytis : Petite mer verte

HERAKLION/BUCAREST/PARIS

Petite mer verte
Joli brin de mer si verte à treize ans
Je voudrais de toi faire mon enfant
T’envoyer à l’école en Ionie
Approfondir absinthe et mandarine
Joli brin de mer si verte à treize ans
À la tourelle du phare à midi tapant
Tu ferais tourner le soleil en sorte d’entendre
Comment le destin s’agence et comment
Savent encor l’art d’entre eux se comprendre
De crête en crête nos lointains parents
Qui telles des statues résistent au vent
Joli brin de mer si verte à treize ans
Avec ton col blanc et tes longs rubans
Tu rentrerais par la fenêtre à Smyrne
Me calquer au plafond ce qui l’enlumine
Reflets de Glorias Kyrie Matines
Puis un peu la Bise un peu le Levant
Vague à vague retournant au loin
Joli brin de mer si verte à treize ans
Nous irions dormir hors la loi tous deux
Pour que je découvre au fond de ton sein
Éclats de granite les propos des Dieux
Éclats de granit les fragments d’Héraclite

Odysseus Elytis
L’arbre lucide et la quatorzième beauté
traduction Xavier Bordes et Robert Longueville, Poésie-Gallimard
La traduction en Roumain envoyée par George
Mică mare verde

Mică mare verde de treisprezece ani
De mult aş fi vrut să te înfiez
Să te trimit la şcoală în Ionia
Să-nveţi mandarina şi absintul
Mică mare verde de treisprezece ani
În turnuleţul farului de la amiază
Să-nconjuri soarele şi să auzi
Cun soarta se dezleagă şi cum
Din deal în deal se înţeleg
Rudele noastre îndepărtate
Care opresc vântul precum statuile
Mică mare verde de treisprezece ani
Cu guler alb şi cu panglică
Să intri pe fereastră la Smirna
Să-mi copiezi reflexele bolţii
De Kyrielesion şi Slavă Ţie
Cu puţin Boreas şi cu Levantul
Val cu val să te-ntorci iarăşi
Mică mare verde de treisprezece ani
Ca nelegiuit să te culc
Să aflu adânc în braţele tale
Bucăţi de piatră cuvintele Zeilor
Bucăţi de piatră fragmentele lui Heraclit.

Paris – Bucarest, sans retour…Ulysse de Marsillac 1821-1877 et une surprise: Nerval!

PARIS/BUCAREST

De Bucarest, un  fidèle  correspondant m’a fait parvenir ce texte :
J’ai seulement ajouté des accents
Il nous présente un personnage marquant de la francophilie en Roumanie: Ulysse de Marsillac
Paris – Bucarest, sans retour…
carte postale ancienne de Bucarest

 

 
France, 1821: C’est l’année de naissance de Ulysse de Marsillac, journaliste français.
 1852, à cause du son désir pour connaitre “L’Orient sauvage”, il quitte Paris pour toujours et arrive à Bucarest. Ici il a travaillé comme professeur de français au “Collège National Sf.Sava” (actuellement “Lycée Sf.Sava”(près du parc Cismigiu) – le plus fameux lycée de Bucarest et de Roumanie,  ou seulement les meilleurs élèves peuvent entrer et étudier. En même temps, le lycée où on trouve la plupart des  enfants des “nouveaux riches” c’est : “Jean Monet”, qui est plus au nord, près de la zone résidentielle(et du parc Herastrau) des ceux qui ont contrôlé la Roumanie avant 1989. La presse a écrit récemment qu’un deuxième « lycée français » sera ouvert a Bucarest.
 
Ulysse de Marsillac a travaille aussi à “L’École Militaire”  de Bucarest et à l’ université de Bucarest.
 
Il a fondé les journaux:
 
–  La Voix de Roumanie (il aidé par un autre français, Frédéric Dame, qui avait une épouse roumaine).
–    Le Moniteur Roumain;
–    Le Journal de Bucarest;
–    Indépendance Roumaine;
 
Il a écrit les livres :
 
–    Guide du Voyageur a Bucarest;
–    Histoire de l’Armée Roumaine
–    De Pest à Bucarest. Notes de voyage
 
Un jour, Ulysse de Marsillac, allant  au “Sf.Sava” , s’égare dans les rues de Bucarest…Il trouve un bonhomme  assis sur un banc, devant une porte, le regard perdu dans le néant de son destin roumain… Ulysse de Marsillac s’approche et demande:
–  “Ou est-ce que je me trouve?”
Le vieil  homme  secoue la tête comme s’il s’éveillait d’un rêve profond et répondit :
– « dans le pays le plus malheureux de l’Europe! »
Ulysse de Marsillac fut surpris par une telle réponse: il voulait seulement savoir dans quelle rue il s’était perdu mais il découvrit dans quel pays il se trouvait.
 
Le réponse du bonhomme est valable encore aujourd’hui pour la Roumanie et les Roumains…
 
Un autre jour, il monte la colline de Filaret(à la première gare de Bucarest), accompagné par un ami, pour admirer la panorama de Bucarest couvert par le vert des arbres et parcs…et il demande:
–   ”Quelle est la distance entre Bucarest et Paris?”
Son ami répond “immédiatement”:
–   “Trois cent ans, monsieur!!”
 
 
En 1871, le « Grand Théâtre de Bucarest » a donné une “Représentation extraordinaire en faveur des paysans et des ouvriers français, victimes de la guerre”. C’est le moment quand Ulysse de Marsillac a interprété le rôle de “M.Jadis” dans la comédie: “Le Bonhomme Jadis”.
(Il s’agit de la guerre franco-allemand de 1871: à Bucarest, tout le monde était “anti-allemand” et  même dans les quartiers les plus éloignées et dans tous les “boîtes” tout le monde, y compris les “lautari” tziganes au violon, chantait “La Marseillaise” .  Une foule de manifestants « très en colère » ont même attaqué avec pierres les fenêtres de “la salle de banquet” où l’ambassadeur allemand (Joseph Maria Von Radowitz) et  les allemands résidant àBucarest avaient  décidé de fêter la jour de naissance de l’empereur allemand Wilhelm I.)
 
A Bucarest, les journaux et les « représentations » de théâtre étaient seulement en français (a partir des années 1840). La “haute société” et la “bourgeoisie” roumaine parlait seulement en français.
 
Ulysse de Marsillac n’est jamais retourné en France. Il est décédé en 1877, a cause de sa souffrance profonde, générée par la mort d’ Élise, son épouse…
 
Sur: www.memoria.ro, vous pouvez lire(en français) l’article: “Bucarest ou le corps retrouve” écrit par Marianne Mesnil, où elle parle de Ulysse de Marsillac.
 
J’aimerais savoir que vous pouvez trouver et lire les livres écrits par Ulysse de Marsillac, car ici je n’ai pas été capable de les trouver.
Cherchant sur Internet les écrits d’Ulysse de Marsillac,  et des renseignements, je découvre par hasard un article sur….Gérard de Nerval :
Je ne résiste pas au plaisir de partager un poème. Et me voici revenue au Romantisme! Juste après avoir lu l’excellent billet de claudialucia ICI où Nerval était comparé à une « hirondelle apode » par son ami Théophile Gauthier.
El Desdichado

Je suis le Ténébreux, – le Veuf, – l’Inconsolé,
Le Prince d’Aquitaine à la Tour abolie :
Ma seule Étoile est morte, – et mon luth constellé
Porte le Soleil noir de la Mélancolie.

Dans la nuit du Tombeau, Toi qui m’as consolé,
Rends-moi le Pausilippe et la mer d’Italie,
La fleur qui plaisait tant à mon cœur désolé,
Et la treille où le Pampre à la Rose s’allie.

Suis-je Amour ou Phébus ?… Lusignan ou Biron ?
Mon front est rouge encor du baiser de la Reine ;
J’ai rêvé dans la Grotte où nage la sirène…

Et j’ai deux fois vainqueur traversé l’Achéron :
Modulant tour à tour sur la lyre d’Orphée
Les soupirs de la Sainte et les cris de la Fée.