Melloulèche : à la plage à La Chebba – cuisine et dîner

CARNET DE DJERBA AU SUD TUNISIEN

La plage à la Chebba
La plage à la Chebba

La plage à La Chebba

La Chebba se trouve à 12km au nord de Melloulèche. La petite ville est tranquille, les commerces bien ouverts. En revanche sur la Corniche plantée de palmiers les villas sont fermées et la plage est déserte quand nous arrivons. Assises sur un rocher, nous pique-niquons devant la mer. Yousr a préparé une omelette aux fines herbes, des beignets de courgettes, avec une tomate,  une orange et son délicieux pain à l’anis et au fenouil, c’est un  repas très complet.

phare ou tour byzantine?
phare ou tour byzantine?

Derrière nous se dresse une curieuse tour aux escaliers extérieurs dans de bizarres renfoncements, j’avais pensé à un phare et aussi que les architectes modernes rivalisaient d’imagination. Mais non ! c’est un monument historique, un peu mystérieux, peut être byzantin.

Le port de pêche de La Chebba
Le port de pêche de La Chebba

Passé un grand porche carré nous arrivons au port de pêche : chalutiers, petites barques. Petits et gros bateaux entrent et sortent. Les filets sont partout avec leurs flotteurs jaunes ou orange. Sur les pontons des dizaines, peut être des centaines de vélomoteurs, leurs propriétaires sont en mer. Mobylettes grises ou beiges, motobécanes bleues, modèles de mon enfance, disparues chez nous. Peugeot et Motobécane font la loi, motos chinoises et scooters sont rares. Nous ne sommes pas à notre place dans cet univers exclusivement masculin mais personne ne nous le fait sentir .

Au large de la plage on élève des loups et des dorades dans des fermes aquacoles.

Vers 15heures la plage est assez fréquentée. Des adolescents posent pour des selfies. Une famille parle Italien (ils ont l’air tunisien)  des jeunes filles en cheveux lisent assises sur le sable. De jeunes hommes installent un terrain de badminton ; ils ont monté le filet et balisent le terrain avec des rubans colorés. Je marche sur le sable mouillé au bord de l’eau. Demain c’est Noël et je suis en T-shirt pieds nus.

Cuisine et dîner

 

Tajine tunisien
Tajine tunisien

Yousr vient nous chercher pour qu’on assiste à la préparation du dîner. La soupe de légumes est déjà cuite, il ne reste plus qu’à la mixer. Dans des bols, abricots secs, pruneaux, raisins secs attendent de rejoindre la viande qui mijote pour un ragoût sucré-salé.

La maman de Yousr prépare le tagine tunisien qui n’a rien à voir avec le tagine marocain. Elle fait frire des pommes de terre et des aubergines en dés, qu’elle mélange avec les œufs battus ajoute à la fin de la ricotta. Le tout cuit entre deux feux sur le kanoun dans un  épais plat de terre chemisé de papier sulfurisé coiffé d’un couvercle en alu sur lequel on a déposé des braises. Il est présenté découpé en quatre, décoré d’olives et ressemble à un gâteau.

Des petits légumes : fonds d’artichaut, petits pois frais, carottes nouvelles accompagnent le tagine et le ragoût.

Au dessert, les oranges en tranches sont arrosées de fleur d’oranger et des amandes râpées sont présentées dans les petits plats aux couvercles pointus.

A 18h Yousr fait le pain. A la pâte, elle a ajouté un mélange de graines d’anis et de fenouil. J’avais reconnu les petites boules noires de l’anis. Elle pétrit vigoureusement sur la pierre à côté de l’évier puis elle l’enveloppe dans un sac en plastique huilé . Elle partage la boule en six petits pâtons ronds qu’elle étale avec le rouleau à pâtisserie sur la pierre en faisant une galette d’environ  cm d’épaisseur. Le pain cuit avant le repas sur le gaz sur un plat métallique rond chauffé très fort. Yousr le jette, et le retourne à la main, puis le coupe en 4. Il est  présenté tout chaud dans une serviette.

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Arrivée à Djerba

CARNET : DJERBA ET  SUD TUNISIEN

 

de l'avion, arrivée sur Djerba
de l’avion, arrivée sur Djerba

Départ mouvementé

Le taxi nous a fait faux-bond , arrivé une demi-heure en retard après nombreux coups de téléphone. Première angoisse. Au contrôle de sécurité, la policière examine avec une lenteur extrême et une méticulosité provocatrice la « samaritaine ». Deuxième énervement. Au Duty Free, encore une employée qui ferme soigneusement, plie la facturette consciencieusement alors  que l’avion s’envole dans vingt minutes.

En vol

Oliviers, palmiers et menzel
Oliviers, palmiers et menzel

L’avion vole au dessus des nuages, je dors presque deux heures et me réveille au dessus de la mer. La Tunisie apparaît enfin, brune piquetée de vergers en tenue hivernale, parcelles géométriques qui se surimposent aux courbes de niveau, couturée d’une cicatrice ondulante d’une montagne aride.

A l’arrivée sur Djerba, une langue de sable s’étire dans l’eau. Non loin, un port est protégé dans un polygone de jetées. Sur terre, des constructions blanches se détachent sur la terre brune, quadrilatères avec parfois le minaret blanc d’une mosquée.

Houmt souk

Samiha et le chauffeur de l’Agence Djerba-autrement nous attendent. Comme avec Sonia, le contact est chaleureux et facile. Nous traversons Houmt Souk : des maisons blanches  basses dispersées dans la campagne, ronds- points, banques, quelques grands magasins. Ce qui frappe désagréablement ce sont les ordures dispersées, les poubelles renversées, des tas brûlés, d’autres pas. » Le problème des ordures est politique » affirme le chauffeur sans explications.

La maison de MBarka

la maison de MBarka
la maison de MBarka

Nous quittons la ville sans nous en rendre compte et arrivons chez MBarka. La grande maison carrée domine un jardin soigné au sol soigneusement ratissé, aux oliviers et arbres fruitiers florissants. Notre chambre se trouve à l’étage dans un grand appartement de trois chambres, grande salle,  vaste cuisine et terrasses. La famille Saïdi vit au rez de chaussée.

Avant le déjeuner, petit tour dans la campagne jusqu’à la petite mosquée El Gallel en traversant les olivaies. Diverses constructions neuve se trouvent dans des états de finitions diverses : l’épicerie en briques rouge a une allure modeste tandis que la villa de l’autre côté de la route est précédée d’un fronton à colonnade hellénistique. Nous marchons sur des tessons, débris de jarres ou de briques. Le minaret de la mosquée El Gallel  est surmonté d’un édicule rond évidé d’arcades  où sont situés les hauts parleurs qui nous réveillerons demain à 5h55.Je tente de dessiner les volumes compliqués, escaliers et contreforts adossés au mur blanc, encadrés par les feuillages argentés des oliviers et les pointes bleues des agaves.

Déjeuner sur la terrasse

couscous poisson!
couscous poisson!

MBarka nous a invitées à déjeuner. Dans sa cuisine mijotent un couscous-poisson, la chorba et les poulpes aux petits pois du diner. La salade est déjà prête dans un grand plat creux. Olives et huiles sont les produits du jardin ; la cueillette à la main est terminée. On ne gaule pas ni ne secoue les branches. Cela les abime. Les petites olives trempent dans la saumure, d’ici quelques jours on les changera de bain et on ajoutera le citron. Des piments fins et longs marinent avec le citron. MBarka fend 5 piments frais et les fourre de sel sans les égrener et les plonge ans l’huile afin de décorer avec le persil  le plat de couscous très jaune. Les poissons sont servis à part en tronçons et recouverts de persil.  La table est dressée sur la terrasse : belle nappe bleue, vaisselle de faïence bleue aux motifs de poissons.  Le repas est familial. Salah  va chercher une carte, nous indique la Chaussée romaine pour nous épargner l’attente du bac d’Ajim.  Oumeïma (17 ans) apporte son ordinateur, on navigue dans mon blog. Nous resterions ici à bavarder jusqu’au soir si MBarka ne remarquait pas que l’heure tourne et que l’après midi de visite sera courte.

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Les noix confites, une recette venant de Roumanie

BUCAREST/PARIS

Dans cette rubrique, je laisse la parole à George qui commente souvent mon blog.

 

Chez nous, les noix sont récoltées au début du Juin. C’est pourquoi je ne peux pas vous conseiller quand vous pouvez les récolter dans votre région..Cela dépend du climat(Par exemple: Ici nous sommes autour de la “parallèle 35” ), En tout cas, on les récolte avant que la coquille  ne commence à durcir, quand elles ont un diamètre de approx. 2 ou max.3 cm. Et il ne faut pas cueillir les noix et les laisser/oublier dans un coin en pensant que vous n’avez pas du temps et/ou que vous pouvez les préparer seulement après quelques jours. Il faut réserver du temps suffisant, pour commencer et finir tout ce processus de préparation. Si non, c’est mieux de abandonner et attendre l’année prochaine.

 

Il faut utiliser seulement des noix que vous avez cueillies vous-même et pas des noix que vous avez

achetées n’importe ou(au marché supermarché, etc.).

 

Ingredients:

 

100-120 noix vertes

1 kg sucre

1 citron

3 tasses d’eau(1 tasse=250 ml)

2 sachets de sucre vanille

 

Après cueillir, on introduit tous les noix dans un vase , en eau froide et on les garde ici pour 24 heures.

 

On change l’eau froide à chaque 4 heures (6 fois).

 

On met des gants de cuisine pour protéger les mains; si non, la coquille verte des noix va laisser sur les mains une couleur  presque noire qui n’est pas facile à enlever tout de suite.

 

Avec un couteau on enlève très bien toute la partie verte de chaque noix jusqu’au moment quand on arrive à la partie blanche. Après finir de peler chaque noix, on la jette dans un autre vase avec de l’eau froid. Après peler et jeter la dernieère noix (No. 100 ou 120 , ha, ha !! – c’est le moment quand je dis souvent que je veux abandonner!) dans l’eau froide, on met dessus une assiette ou quelque chose similaire qui doit être lourd, pour maintenir toutes les noix, en permanence, dans l’eau (si non, les noix qui ne sont pas complètement couvertes par l’eau vont devenir noires et bonnes à jeter à la poubelle).

 

Les noix doit rester dans l’eau froide  jusqu’au lendemain matin(si, par exemple, nous avons commence toute cette activité ce soir). Mais  jusqu’au lendemain matin il faut  continuer à changer l’eau froide (3 ou 4 fois).

 

Enlever complètement l’eau froide et introduire tous les noix en eau bouillante pour 15 minutes.

 

Mettre à part(En: “set aside”) la vase avec le noix, préparer un autre vase avec de l’eau bouillante.

 

Jeter l’eau ou les noix ont bouilli pour la premiers fois et introduire ces noix dans l’autre vase avec de l’eau bouillante pour 15 minutes.

 

Mettre à part la vase avec le noix, préparer un autre vase avec de l’eau bouillante.

 

Jeter l’eau ou les noix ont bouilli pour la première fois et introduire ces noix dans l’autre vase avec de l’eau bouillante pour 15 minutes. (En total, 3 opérations similaires).

 

Enlever l’eau chaude et plonger tous les noix en eau froide, qu’on l’enlève 2 ou 3 fois jusqu’au moment quand nous avons déjà préparé le sirop.

 

Pour le sirop on utilise de l’eau et du sucre: la préparation du sirop est fini quand une goutte de sirop reste en forme presque ronde sur une surface, sans se dissiper…

 

On enlève l’eau froide et on introduit tous les noix dans ce sirop et on les laisse bouillir a un feu réduit  pour 10-15 minutes et apres ca on agrandit la flamme jusqu’au moment quand on considère que c’est cuit.

Pendant ce dernier process, c’est une “mousse” presque blanche qui se forme… Il faut l’enlever, mais il ne faut pas la jeter , car ca c’est tres bon a manger.

Avant la fin de tout le process on ajoute le jus du citron et/ou une tranche de citron, on laisse bouillir un peu.

 

Après enlever tout et éteindre le feu, on ajoute le sucre vanille.

 

On laisse tout refroidir et on introduit toute la quantité dans des pots propres et secs.

Toute ma vie, j’ai appelé l’activité de préparation de la recette dans la cuisine : « Le cirque » : escalade dans le noyer, sélection et « pick up » rapide de chaque noix; chaque fois, les mains étaient presque noires à cause de la coquille verte des noix  et après çà: toute la jonglerie (autour de la cuisinière) avec les vases pleines de l’eau froid ou « hot » …

ma contribution à ce billet est uniquement l’ajout d’accents qui ne figurent pas sur le clavier roumain de George. J’ai laissé les tournures roumaines pittoresques

 

Chez Gohav à Yeghernadzor – cuisiner du boeuf au champignons

CARNET ARMENIEN

la terrasse de Gohav face aux sommets enneigés

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Il ne reste qu’une courte distance pour parvenir à Yeghernadzor. A l’entrée du bourg nous coupons le GPS qui n’a pas reconnu la rue et essayons de suivre le plan Google-map . Ce n’est pas facile, les rues sont en pente et biscornues, les noms sont à moitié effacés et écrits en arménien et en cyrillique, en russe cela irait encore s’ils étaient complets ! Heureusement la guest-house se trouve près du stade. Je demande au marchand de chaussures où est le stade, il appelle un copain qui explique en russe « kharasho ? – kharasho ! » Et cela marche !

L’accueil est chaleureux :le nom de Jack est le sésame. Alice, étudiante en marketing, parle bien anglais. Elle nous offre un café et du jus de cerise sur la terrasse. Sa mère ne parle pas anglais mais Russe, en revanche, elle  semble tout comprendre. C’est la grand mère la patronne des chambres d’hôtes, et  c’est elle qui cuisine. Un cours de cuisine est inclus dans notre circuit. Nous assistons (et aidons un peu) à la préparation du dîner : de la soupe et du bœuf aux champignons ainsi que du poulet aux pommes de terre.

Bœuf aux champignons :

3 oignons hachés+3 pommes de terre+2carottes +1livre de champignons

Tomates en dés, poivrons en petits cubes

Une livre de bœuf en cubes

bouillon

1 grand pot de crème

Coriandre haché

1-       faire revenir les oignons, ajouter du paprika, faire revenir le tout et ajouter du bouillon

2-      Dans une poêle, mettre de la farine à chauffer, elle doit roussir

3-      Dans une sauteuse faire revenir le 3ème oignon et les champignons (couvrir)

4-      Cuire les pommes de terre dans le bouillon avec la coriandre et du poivre

5-      A la farine roussie on ajoute du bouillon hors du feu en tournant pour ne pas faire de grumeaux, verser le contenu dans la poêle des champignons, mettre le grand pot de crème à la fin et la coriandre.

Au dîner, elle a servi en plus de la salade verte, du fromage, une salade de pommes de terre avec des radis et des cornichons et pour finir un gâteau à la crème.

Je dîne en compagnie de trois canadiens randonneurs qui ont participé à un chantier de réhabilitation de maisons organisé par une ONG. Gens très sympathiques.

Notre chambre est tersé simple mais tout à fait confortable, la douche est luxueuse et le lustre en perle assez étonnante. Il y a même la télévision (en arménien et en russe) . A la disposition des clients dans l’entrée l’ordinateur familial. La guest-house est citée dans le Petit Futé. C’est une très bonne adresse.

Jeudi 2 mai : Yeghenadzor – Goris

petit déjeuner royal

Petit déjeuner royal! Sur la table de la terrasse ensoleillée, Gohav a mis une nappe blanche et a disposé des tasses en porcelaine blanche et dorée, des coupelles contenant des confitures variées. Bien sûr fromage et fromage blanc, en plus une sorte de tchoukchouka tomates et œufs brouillés, des petites saucisses. Les « cerises » ont la couleur et le goût des cerises mais un noyau d’olive. Gohav me montre l’arbre qui ressemble à un cornouiller.

Bien que  je n’aime pas la publicité je donne l’adresse de ce B&B par reconnaissance pour la gentillesse de nos hôtes et aussi parce que c’est une excellente adresse :

B&B Gohar Gevorgyan

Email : sargisyan@hotmail.com

Tel 00374 2812 33 24

cell: + 374 94 33 29 93