Il convient de réserver sur Internet sur le site de la Maison de Chana Orloff.(www.chana-orloff.org). Elle est ouverte le week-end et certains mercredis. Pour y aller : métro ligne 6, station Saint Jacques et prendre la rue de la Tombe-Issoire.
« mon fils marin » de Chana Orloff, place des Droits de l’Enfant
Quand vous aurez trouvé Dididans le petit square vous serez presque arrivés! Chana Orloffest une artiste qui me touche beaucoup aussi bien pour la qualité de ses oeuvres que pour son histoire.
Chana Orloff
Chana Orloff est née en Ukraine en 1888, qu’elle a quitté avec sa famille en 1905 pour la Palestine. En 1910, elle part pour Paris se perfectionner comme couturière, rencontre les artistes de Montparnasse, Soutine, Modigliani …En 1926 elle fait construire sa maison-atelier dessinée par Auguste Perret
Auguste Perret
Cet atelier son « travailloir » comporte un espace d’exposition, sorte de galerie, un atelier éclairé par une verrière et un appartement en étage. Cent ans plus tard je retrouve les oeuvres exposées
Portrait de ses contemporains
Chana Orloff a réalisé de nombreux portraits très originaux. Elle saisit les traits caractéristiques d’un personnage sans toutefois tomber dans la caricature. J’ai regretté qu’un inventaire de ces contemporains n’ait pas été fait. La guide, très aimable m’en a montré quelques un dont Anaïs Nin qui était sa voisine. Des têtes mais pas seulement. Sur les bustes ou sur les personnages en pied, on peut noter le soin porté aux accessoires, aux costume bien taillé : l’oeil de l’ancienne couturière!
Personnages mais aussi animaux comme ce teckel
Un de ses sujets favoris sont des maternités, ce qui n’allait pas de soi pour les pionnières de l’époque comme Anaïs Nin, ou les Amazones qu’elle fréquentait.
Naturalisée française (et décorée) en 1925, elle reste à Paris pendant l’occupation allemande, prévenue juste avant la rafle de juillet 1942, avec sont fils, elle fuit en Suisse jusqu’à la fin de la guerre. Pour retrouver sa maison pillée, ses sculptures disparues. Seules 4 seront retrouvées.
Le Retour
Son style va changer, elle va prêter moins de soin aux détails vestimentaires. Surfaces plus rugueuses. Le Retourrestera donc caché longtemps avant d’être présenté.
Après la naissance de l’Etat d’Israël, elle va y travailler. Une commande de statue à la mémoire de héros de guerre sera honorée avec la monumentale maternité d’Ein Gev
Maternité d’Ein Gev
Elle décède à Tel Hashomer en 1968.
J’ai lu avec beaucoup d’intérêt la biographie que lui a consacréeRebecca Benhamou : L’horizon a pour elle dénoué sa ceinture CLIC
Le livre commence au kibboutz Beeri, kibboutz victime du 8 octobre, encore une maison détruite, une maison pillée. La statue des Inséparables a disparu, volée? détruite?
Inséparables
la musée de la Maison de Chana Orloff organise à l’étage des expositions : en ce moment La Guerre et la Paix
C’est l’excellent documentaire d‘Arte CLICqui m’a incitée à faire cette visite et je recommande de le visionner avant.
Byblos est la cité libanaise de Jbail, ville côtière située au nord de Beyrouth. Son peuplement est très ancien : communauté de pêcheurs il y a 9000 ans.
urne funéraire néolithique avec collier de cornaline
Byblos, en trois mots : la mer, le cèdre, l’alphabet
la mer
Ancres votives
Merveilleusement scénographiée, la présence de la mer avec ces rangées d’ancres votives grosses pierres percées d’une ou plusieurs perforations par lesquelles passaient les cordages. Ancre pour immobiliser le bateau, mais aussi pour mesurer la profondeur du fond. Stèles maritimes comme des ex-votos. Sur les parois est projetée la mer mobile de la baie et les bateaux transportant les grumes vers l’Egypte ou d’autres contrées.
Le transport du bois de cèdre sur le bas-relief du palais de Sargon II à Khorsabad (721-705 av.JC)
On reconnait les grumes transportées jusqu’en Egypte où elles servirent à la construction des pyramides. Les échanges commerciaux avec l’Egypte ont laissé de nombreuses traces : scarabées de cornaline ou de pierre, buste du roi coiffé en pharaon, hiéroglyphes….Echange aussi dans tout le proche Orient et le pourtour de la Méditerranée jusqu’en Sardaigne et même en Assyrie comme le montre le bas-relief.
maquette de bateau en argile et varques votives en cuivre et en argile
le cèdre du Libanproche était très recherché, recherché pour le bois, l’essence transportée dans des jarres. Les jarres, amphores, cruches et cruchettes étaient très élaborées. On reconnait l’oeil typique de ces poteries
Double anmphore à tête de bélierjarre à anse torsadée sous le col reconnaître l’oeil
Byblosfut fouillée au XIXème siècle par Renan . Des campagnes de fouilles récentes ont mis au jour des nécropoles inviolées. L’exposition présente des objets métalliques précieux : comme la cuiller à tête d’oiseau si délicate:
Les représentations animalières sont très répandues, bovins, mais plus étonnant hippopotames. Les petits personnages métalliques longilignes sont fascinants
Byblos a été occupée en continu, de la Préhistoire jusqu’à la période hellénistique, romaine, byzantine, ottomane, moderne. De la période romaine une merveilleuse mosaïque avec l’Enlèvement d’Europe, de jolies statuettes. Toutefois l’exposition de l’IMA s’est plutôt centrée sur le Néolithique, Âge de Bronze et Antiquité.
Byblos : son nom évoque la Bible, le Livre, et l’alphabet phénicien.
Les habitants de Byblos, étaient de commerçants. On a retrouvé des correspondances sur des tablettes d’argile en caractères cunéiformes mais aussi des stèles, des statues égyptiennes portant des hiéroglyphes. Sur des tombeaux on a aussi retrouvé les premiers textes en alphabet phénicien. Un tableau montre la correspondance entre ces lettres, le dessin représentant l’objet symbole de la lettre. J’ai été étonnée de la correspondance presque parfaite avec l’alphabet hébreu. Et encore plus étonnée de ne pas voir cet alphabet figurer dans le tableau de correspondance. Et encore plus étonnée de la réponse qui a été faite à une visiteuse devant moi qui a posé la question : »de toutes les façons l’Arabe ne figure pas non plus »
alphabets : correspondance entre les lettres phéniciennes et grecques
Très belle exposition; une scénographie spectaculaire, des objets magnifiques. Dommage que certains soient manquants du fait de la guerre. Encore un site fragile (comme Baalbek) dans la situation actuelle! L’IMA fait de très belles expositions de sites en danger : Gaza dernièrement, et en images virtuelles, Alep, Damas et un site lybien il y a quelques années.
Cette exposition est très fréquentée, il convient (même avec une gratuité) de réserver à l’avance un créneau et d’éviter les horaires de pointe. Elle présente énormément de chefs d’oeuvres, les plus surprenants (les papiers découpés) sont à la fin, prévoir une belle plage de tempset des chaussures confortables.
Autoportrait
1941, Matisse a 72 ans, il sort très affaibli d’une opération. Nice est relativement préservée de la guerre. Trop fragile pour peindre, il dessine beaucoup. Il dessine par séries, d’un sujet au fusain, il décline des infinies variations d’un trait élégant très sûr.
Aragon (1942) de profil
De profil, de face, il portraiture Aragon.
L’exposition nous montre les étapes de la réalisation d’un chef d’oeuvre : la Blouse Roumaine avec le portrait de Marguerite, sa fille.
1943, tout le Midi de la France est occupé, Matisse quitte Nice pour Vence où il peint une série d’intérieurs :
Intérieur barres au soleilFond jaune deux jeunes filles
Matisse innove avec une série de papiers découpés qu’il réunit dans l’album Jazz présentée dans une cellule ronde et noire dans des vitrines éclairées. Deux thèmes sont privilégiés : des lagons marins avec des formes aquatiques
lagoon
ou des figures du cirque avec l’enterrement de Pierrot
Jazz l’enterrement de Pierrot
mo préféré esdt la chute d’Icare
La chute d’Icare
Matisse utilise cette technique pour illustrer de magnifiques livres de poèmes.
nature morte aux mimosas
Sa production ne se limite pas aux petits formats, il continue à nous émerveiller avec ses natures mortes et ses intérieurs, toujours ensoleillés, colorés : fenêtres, bouquets et citrons…
Polynésie : la mer (1946)
De la Polynésie il rapporte des motifs marins, algues, coraux poissons et oiseaux qu’il découpe sur de très grands panneaux dont certains sont rapportés sur des tissus.
L’exposition montre encore d’autres aspects du travail de Matisse : la Chapelle de Vence avec vitraux, panneaux, chasubles… (voir le beau documentaire d’Arte)
Grand intérieur rouge (1948)
Nous ne sommes pas au bout des surprises : d’immenses panneaux de gouaches découpées vont retenir notre attention. La Gerberépond à une commande pour une décoration en céramique d’une villa de Los Angeles.
La Tristesse du Roi (1952)
Mon préféré est sans doute La Tristesse du Roi peut être un autoportrait en compagnie d’un guitariste et d’une danseuse que je n’ai pas identifié tout de suite. Il faut explorer toute la richesse de ce tableau.
La sa&uteuse de corde
Et bien sûr terminer par les nus bleus mais lequel choisir? Je les aime tous
Henry Moore et Henri Laurens – sculpture sur la terrasse
Un dimanche sans fin convoque l’idée d’un temps étiré, d’un allongement tantôt joyeux tel une flânerie, tantôt plus sombre à l’image d’une errance. Un dimanche sans fin c’est aussi le travail sans relâche, l’emprisonnement de la pensée, ou, au contraire l’oisiveté. un dimanche sans fin c’est une journée au musée….
Le nom de Maurizio Cattelan et sa banane provocatrice sur l’affiche, est, pour moi, un repoussoir, symbole, de l’art contemporain snob et chic, pompe à fric du marché de l’art. Je suis venue à Metz pour Louise Nevelson, en prime j’ai trouvé Morellet, je n’avais même pas envie de rentrer dans la section au nom de Cattelan.
portraits
Et j’aurais eu bien tort parce que de très belles oeuvres de la collection sont données à voir. Maurizio Cattelan, en commissaire d’exposition, met en scène des chefs d’oeuvres sur la trame d’un abécédaire dont il a rédigé des cartels, des invitations à penser, rêver. Et c’est très bien fait. Il confronte ses oeuvres à celles de tous les artistes du XXème siècle.
Kasimir Malevitch Sensation de danger
Surprenant Malevitchfiguratif. Toute une salle Delaunay avec le Bal Bullier.
Est-ce un dinosaure?
De Cattelan, on peut sauver le guitariste dans la bouteille, comme les voiliers en bouteille. mais on ne peut pas le comparer à la petite fille de Picasso
Picasso – fillette sautant à la corde
Dans la série des sculptures que j’aime, Victor Brauner que j’imaginais comme peintre. Pour les peintres, arbitrairement j’ai choisi Arp
Arp
Et ce jeu d’échec de Viera da Silva
Viera da Silva
Cette exposition est un véritable plaisir des yeux, les oeuvres éclectiques, l’ordre surprenant. J’aurais eu bien tort d’éliminer la banane, si insignifiante! Et pour terminer ce bois de rêve!
The Royal Tides : An american Tribute to the British Peaple (1960-1964)
Exposition temporaire jusqu’au 31/08/26
Louise Nevelson (1899, Ukraine -1988),
« l’exposition rend hommage à une artise d’avant-garde de l’installation ainsi qu’à sa pratique de la sculpture monumentale quasiment théatrale. Son rapport avec la danse sont mis à jour dans l’exposition. «
Shadow and reflexion Silent music II hommage à John Cage
La visite de l’exposition est une promenade dans des univers étranges où des sculptures de très grande envergure dialoguent avec des statures ou des gravures. Chaque salle a pour nom Moon Garden ou Magic Garden, Bagage de lune, Tropical Rain Forest… Malgré ces noms évocateurs de verdure, les objets sont souvent noirs ou gris très foncé. Seule une installation est blanche Dawn’s Wedding Feast
Dawn’s wedding Feast
Le plus souvent la matière est le bois : récupération, recyclage de vieux meubles ou pièces taillées, tournées exprès pour l’oeuvre. L’installation est accompagnée de projection de danse contemporaine ou eurythmics. Fluidité des danseurs contrastant avec les sculptures dansantes
Dancing figures
Certaines sculptures sont présentées comme « habitables » évocation de la puissance de l’imagination…
Promenade très dépaysante. Ne pas chercher à comprendre. Se laisser emmener très loin. Et peut-être emporter un casque et John Cage dans la playlist.
Pour le Centenaire de la naissance de François Morellet (1926 -2016) le Centre Pompidou-Metz présente une rétrospective de sa carrière en 100 oeuvres
Morellet est le principal représentant français de l’abstraction géométrique à la suite de Malevitch, Piet Mondrian, et de Max Bill qu’il rencontra au Brésil en 1950
A l’entrée de l’exposition Morelletest présenté comme héritier de Mondrian et de Picabia et deux parcours sont proposés au visiteur Raison (avec Mondrian et les mathématiques) ou Déraison (avec Picabia sans doute quand quelque chose commence à dérailler) .
L’abstraction géométrique ne représente rien, le tableau existe par lui-même indépendament de la réalité extérieure. Il est conçu selon une grille (Mondrian) ou un code . Dans la série ci-dessous blanc est pair, noir impair et les combinaisons des nombres font apparaitre les figures noires ou blnaches. De même il a joué avec les décimales du nombre pi, paires, impaires. à l’infini.
Un tableau m’a fait penser à un QR-code rouge et vert composé de centaines de cubes soit rouge soit vert. l’artiste est parti du bottin du téléphone et a chosi la couleur selon que le nombre était pair ou impair.
Parfois, du tableau, il ne reste que la toile blanche qui existe en-soi. Ou une seule ligne traversant la toile, ou plusieurs toiles
les trois toiles décalées exigent du spectateur qu’il cherche l’alignement de la ligne. Le spectateur doit être actif. L’oeuvre est fabriquée pour être interprétée.
Un champ metallique autour d’un tableau blanc est arraché, recourbé pour faire un crochet : il rappelle le boeuf écorché de Rembrandt ce qui nécessite de la part du regardeur une bonne culture!
« Les oeuvres d’art sont des coins à pique-nique, des auberges espagnoles ou l’on consomme ce qu’on apporte soi-même » Morellet, 2009
geometree
Parfois c’est la grille qui déraille, une brindille d’arbre prenant le relai de la grille. Et nous voici arrivées dans le parcours « déraison ».
néon
L’expérimentation continue avec le néon. L’installation ci dessus m’a beaucoup plu parce que le clocher apparait entre les deux cadres dans la fente.
Cette visite m’a intéressée mais ces constructions intellectuelles me laisse assez indifférente, sauf quand cela débloque.
L’exposition de Louise Nevelson m’attirée pour une nouvelle expédition à Metz. La première fois c’était Chagall ICI et c’était un excellent souvenir. Se rendre à Metz de la Gare de l’Est est très facile : 1h20 en TGV .
La visite de la Gare fait partie du circuit touristique. Commandée en 1901 par le Kaiser Guillaume II, symbole de la puissance allemande et permettant l’arrivée de 25.000 soldats par jour. De style néoroman germanique, décorée de nombreuses frises et sculpture, elle mérite qu’on s’y arrête. Surprise : un goupe de statues honorant la mémoire de Jean Moulinest suspendu
jean Moulin à la gare de Metz
Le 8 juillet 1943, en gare de Metz, le corps de Jean Moulin a été retrouvé sans vie. Le sculpteur : Stephan Balkenhol.
les enfants ukrainiens et la guerre
Sur des panneaux, une exposition LES ENFANTS DE LA GUERRE dans le cadre du voyage en Ukraine : la saison de l’Ukraine en France.
Après avoir passé un long souterrain nous arrivons sur une grande esplanade : le parvis des Droits de l’Homme avec le Metz Congrès Robert Schumann palais accueuillant des congrès ou des expositions, signé Wilmotte inauguré en septembre 2018. En face, le Centre Pompidou-Metz
Contre Pompidou-Metz
Coiffé d’un toit alvéolé inspiré d’un chapeau chinois en bambou, c’est l’oeuvre de Shigeru Banet de Jean de Gastine. léger, aérien presqueavec les lamelles de bois collées reposant sur des piliers aérés.
Trois expositions majeures : Dimanche sans fin mis en scène par Maurizio Cattelan occupe deux niveaux,François Morellet – 100 pour 100, et Louise Nevelson. nous commençons par Cattelan puis Morelletpuisqu’il y a une visite guidée à 11 heures.
Vers midi, nous sommes saturées de peinture et partons nous aérer dans le Jardin Jean-Marie Pelt le long de La Seille. Pour honorer le célèbre botaniste écologue, le jardin est nature avec 20 ha de prairie, des arbres fruitiers, une rosellière le long de la rivière. C’est un parc paysager très agréable mais rien n’est prévu pour déjeuner (sauf un foodtruck).
Après avoir longé l’eau nous nous dirigeons vers le Centre-ville en passant sous les lignes ferroviaires, puis dans la circulation par la grande rue Haute-Seille, jusqu’à la vaste place Coslin, un parking peu accueillant sous une tour sans grâce d’habitations (style années 70). A l’approche du Coeur de Ville historique, les rues se rétrécissent, la circulation automobile s’apaise et nous nous installons sur la première terrasse au soleilau coin de la rue Lassale et de la rue de la Fontaine : celle du Restaurant L’Hédoniste . CLIC / Ardoise à 25€ Entrée+plat et amuse-bouche offerts. Feuilleté aérien au chèvre chaud,côte de veau rose avec une sauce aux champignons délicieuse. Une adresse à retenir.
J’aime beaucoup découvrir une ville à pied, avec la carte du livret Un Grand Week-end à Metz Hachette qui propose une dizaine de promenades avec des plans. La toponymie est pittoresque : certaines rues sont notées « En » Nicolairue, avec le rue à la fin, comme En Fournirue (rue des Fournils) ou En Chaplerue (chapeliers?), en Chandellrue(chandelles?), En Nexierue (????).
Place Saint Louis
Nous trouvons des repères à notre déambulation : la Place Saint Louis bordée d’arcades a un caractère d’Italie, elles datent du XIIIème siècle, les changeurs lombards y étaient installés au XVème siècle. Une plaque rappelle une République Messine entre 1470 et 1490. Les contreforts penchés nous étonnent.
et Colonne de Merten
Autre repère : la Rue Serpenoise , en son mitan une longue statue métallique ondulante évoque un serpent. Elle débouche sur une grande place avec la colonne de Merten qui rappelle l’origine gallo-roamine de la via Scarponensis.
Nous rejoignons la Gare et le Centre Pompidou-Metz en suivant le flèchage touristique. Il nous reste encore deux expositions qui occupent une bonne partie de l’après-midi.
Après deux bonnes heures de peinture et sculpture modernes, nous retournons nous aérer dans les jardins et montons sur une butte pour apercevoir la construction de Philippe Starckau sommet du Hilton. Une sorte de maison traditionnelle à toit à double pente et tourelle est perchée sur un immeuble : c’est la Maison Heler. Des maisons perchées sur le toit des bâtiments, c’est tendance en ce moment, il y en a même à Limeil-Brevannes, cela ne m’impressionne pas plus que cela.
Porte des Allemands
Il nous reste trois bonnes heures avant le retour en train. Nous tâchons de rejoindre la Porte des Allemands en longeant la Seille. La promenade est contrariée par la voie ferrée perchée et par des routes à grande circulation. heureusement les arbres sont en fleurs.
la Porte des Allemands est un petit château-fort médiéval (1230-1480). les deux tours rondes en poivrière sont XIIIème, les carrées XVème . Assiége en 1552 par Charles Quint, elle résista vaillamment. Metz était une ville fortifiée ocmptant jusqu’à 18 portes et 72 tours (selon le guide Hachette)
Cathédrale de Metz
En prenant pour cap, la Cathédralenous passons par la Place d’Armes avec ses deux trophées (monumentaux) et arrivons au coeur de ville. La Cathédrale est fermée depuis quelques minutes. Ce n’est pas grave, nous avons vu les vitraux de Chagall à notre précédente visite en 2021. Nous nous attablons à une terrasse plein soleil en face du marché couvert(fermé également le soir) : construction très élégante en U commencé en 1785 pour être le Palais épicsopal transformé en marché en 1831.
Retour par les Quartiers Impériaux, la Poste et les très belles constructions allemandes.
Nous n’avons rien vu de ce que j’avais prévu avec le guide, ni la maison de Verlaine, ni l’itinéraire de Rabelais, ni le musée de la Cour d’Or. Il nous faudra donc revenir. A l’occasion d’une nouvelle exposition?
Si tu peux rêver des heures avec un atlas, Si tu ne pars jamais en randonnée sans une carte papier, si un plan de ville t’est plus utile que ton GPS. Si tu as suivi le tour du Monde de Magellan.Cette exposition est pour toi!
Très belle exposition, très populaire aussi. Pour les grands et les petits. Il y avait donc une longue queue dimanche dernier , d’autant plus que les documents sont relativement petits et qu’on a tendance à rester très longtemps devant chaque vitrine.
les mondes inexplorés
Tour du monde de Magellan
Cette section rassemble des cartes anciennes, surtout des cartes marines qui retracent les voyages de Christophe Colomb ou de Magellan même une beaucoup plus ancienne : celle d’Al-Idrîssî.
monstres des mers froides
Sur ces planisphères (l’un d’eux est centré sur la Sardaigne) on trouve des lieux connus mais aussi des terres inexplorées « hic suntdragones« . Ces dragons sont représentés, comme le mythique Prêtre Jean, des hommes sans têtes
Sur la carte on fait figurer les navires mais aussi les habitants de ces contrées. De très jolies représentations montrent les Indiens avec le bois-brésil et des perroquets colorés. Des gravures les figurent en anthropophages faisant griller des membres humains sur des grils.
les habitants du Brésil et le bois-Brésil
C’est très amusant de comparer les cartes anciennes avec nos représentations actuelles. On reste une éternité devant une vitrine! J’ai aussi beaucoup aimé un globe terrestre vert, malheureusement j’ai raté la photo.
Les cartes chinoises ne ressemblent pas aux nôtres.
Les mondes littéraires
Carte de l’Île au trésor
L’Île au Trésor figure avec l‘Île d’Utopia de Thomas More
utopia
Un manuscrit de Marcel Proust montre la ligne de train imaginaire allant à Balbec. On voit bien sûr des exemplaires de Jules Vernes. Déception : l’Odyssée est absente. Je suis passée rapidement devant les cartes du Monde de Tolkien, et des jeux vidéo qui ont des amateurs plus jeunes.
On voit aussi des oeuvres de plasticiens contemporains sur le thème de la carte.
En conclusion une de mes préférées est la carte des méandres actuels et fossiles du Mississipi
Très grand format, très étrange ce paysage aquatique où les reflets jouent avec le paysage. On sent la proximité avec les nymphéas.
la petite salle est toute emplie de ces trois toiles
par la force des choses Ensemble de trois peintures 2026
Comme je ne connais pas du tout ce peintre je préfère recopier le cartel
« Alexandre Lenoir, né en 1992 peint depuis les année 2010 à partir de photographies comme des souvenirs de moments heureux quoique dominés par une nature impérieuse. Les protocoles techniques u’il instaure donnent naissance à des peintures paraissant avoir été crées presue sans son intervention accodant une place au hasard. Il utilise le papier adhésif pour masquer et révéler certaines zones du tableau. En laissant une partie de la toile au sol, il recueille les aléas de la vie d’atelier: coulures, taches, traces de pieds, pliure. Il tient la formule de Niele Toroni, un artiste qu’il admire : « travailler à ce que la peinture travaille d’elle-même…. »
On croit tous connaître le douanier, qui n’était pas douanier mais employé de l’Octroi. On le qualifie de « naïf », alors qu’autodidacte, il cherche à être un peintre à part entière qui envoie ses tableaux aux Salons, concourt pour des commandes officielles et cherche la reconnaissance institutionnelle.
moi-même portrait paysage (1890)
Avant d’aborder ses tableaux les plus connus comme la Charmeuse de Serpents ou La Guerre qu’on ne présente plus, l’exposition présente des petits formats, souvent des portraits. Rousseau se voulait peintre, vendre des portraits lui permettait de vendre. Il a inventé le concept de « portrait-paysage » où le sujet se trouve dans un environnement fleuri (remarquer le petit chat plein de fantaisie)
Portrait de Madame M/ (1895)
la charrette du Père Junier lui a permis de rembourser une dette . Il fut remarqué par Apollinaire qui l’acheta
la charrette du Père Junier (1908)
Petits formats encore, ces paysages de Paris (Pont de Grenelle), des Rives de la Bièvre près de Bicêtre, ou de l’octroi, petits tableaux adaptés au budgets de bourgeois modestes.
Le Pont de Grenelle avec la statue de la Liberté et l’ile des Cygnes (1892)
j’ai beaucoup aimé ces tableaux de plus grand format représentant des arbres très élégants comme le Soir de Carnaval
Soir de Carnaval (1896)
Toute une salle est occupée par cette jungle imaginaire et fantaisiste sortie de son imagination (et de l’observation de plantes tropicales dans les serres du Jardin des Plantes) . J’ai adoré les singes farceurs et cherché, perchés, les hiboux .
les deux farceurs (cherchez le hibou!)
vous ne verrez pas la Guerre, ni les autres chefs d’oeuvres, je les ai photographiés à Orsay en 2016 CLIC