ESPAGNE ATLANTIQUE 2003

Réveil dans le brouillard. Il pleut. Nous nous promenons sur le port et sur la digue de Berméo .Le vieux port est installé dans une jolie rade nichée entre les maisons Les maisons du port sont étroites, hautes et colorées avec toujours ces vitrines. Elles se reflètent dans l’eau. Des bateaux blancs et des barques colorées dansent. Le port plus récent est vaste et contient de plus gros bateaux de pêche. De très gros bateaux sur des cales attendent la réparation. S’il avait fait beau, nous aurions pu faire de nombreuses promenades. Sous cette pluie, nous songeons au retour si bien que nous retournons faire précipitamment les valises avant midi.

Terroristes ?
A midi, nous sommes en voiture, direction Guernica. J’avais imaginé cette ville rasée par les allemands, certains beaux bâtiments anciens avec des arcades bordent les rues. A la sortie de Guernica : embouteillage. Nous croyons à un accident, mais la file n’avance pas, les gens sortent des voitures, téléphonent, beaucoup font demi tour. « Que pasa ? » « Une bombe dans un restaurant » (on apprendra ensuite que c’est à l’aéroport). La route est bouclée, on nous conseille d’essayer la route côtière.
Nous remontons vers l’océan le long de la Ria, traversons Artéaga puis de belles forêts dans les collines. Jolies vaches grises, beaux jardins. Encore des petits ports entourées de maisons colorées, une plage de sable jaune très profonde. Le village suivant est à 13 km. De nombreux marcheurs suivent la route. La plupart portent un parapluie. La pluie ne semble pas les effrayer. D’ailleurs, elle a cessé. Encore un petit port, c’est la fête locale, les voitures encombrent les bas côtés de la route, impossible de stationner. Pourtant, nous aimerions au moins acheter du pain.

Tapas à Delia
Délia est le dernier village avant l’autoroute, encore un port, des maisons en hauteur, des bateaux de pêche… deux plages de sable. Je ne trouve pas la boulangerie. J’entre dans un bar et achète les plus jolis bocadillos, les plus raffinés : tortilla au lard thon et piment, champignons confits escalope panée au piment. Dans de tout petits pains frais. Ce sont des mini sandwich à consommer en tapas, j’ai du mal à convaincre le barman de les emballer « para llevar ».
Pour ce beau pique-nique, il nous faut un bel endroit ! Justement un mirador est aménagé avec des bancs, une table d’orientation et une lunette. Les falaises de flysch gris se succèdent dans une mer grise sous un ciel gris. Belle vue mais photo tristounette, qu’on ne prend pas.
Irun, la frontière
Autoroute jusqu’à Irun, arrêt courses au poste frontière. Il règne un désordre inhabituel à cette heure de sieste. Les gens remplissent des caddies entiers d’alcool.
Vieux Boucau
Retour en France, les montagnes s’éloignent, les nuages se séparent. Arrivées dans les Landes, il fait très beau.
Nous trouvons un bel hôtel à Vieux Boucau près de Souston : l’Hôtel de la Côte d’Argent ** situé sur une rue piétonnière. Non seulement il reste des chambres, mais le prix est raisonnable 45 euros. Notre chambre n’est pas grande mais elle est claire, vue sur parking (nous sommes mal habituées) papier peint pastel, belle salle de bain et téléphone. La plage est assez loin, il faut traverser le quartier piétonnier, contourner le lac marin puis de grosses résidences (bien fichues, en Espagne la construction était vraiment laide), je trouve une certaine élégance à ces immeubles modernes aux volumes variés, surtout ils paraissent finis et léchés. Je crois que la dimension y est pour beaucoup : ils n’ont que trois ou quatre étages ; beaucoup moins que les immeubles espagnols ?. Au déboucher du lac, nous trouvons la dune, bien haute et bien pénible à gravir. Derrière, l’océan avec de jolies vagues (drapeau jaune). Nous sommes sur une plage déserte – baignade interdite- au retour, nous verrons des écriteaux « plage interdite : pollution ». La marée noire est ici, non pas deux ou trois bouettes comme en Espagne mais des galettes de l’ordre du décimètre alignées sur le sable mouillé.