Royaumes oubliés des Hittites aux Araméens au Louvre

ARCHÉOLOGIE : Exposition temporaire du 2/05/19 au 12/08/2019

Les sculptures géantes du palais de Tell Halaf

Connaissez-vous les Hittites?

Si vous vous intéressez à l’Egypte ancienne, vous avez peut-être entendu parler de la bataille de Qadesh que Ramsès II a fait représenter sur nombreux temples. Si vous êtes allés en Turquie, vous aurez peut être vu des vestiges. Les Hittites sont les grands inconnus et pourtant leur empire s’étalait sur un vaste territoire et ils étaient les rivaux des Pharaons.

Stèle de Ramsès II hommage au roi Hattusi II

Cette exposition est pour moi une surprise. Je ne savais pas à quoi m’attendre quand je suis entrée.

La rotonde à l’entrée est décorée de panneaux en noir et blancs : frottage au fusain des Orthostates – travail de Rayyane Tabet, collection Tell Halaf. Me voici partie pour l’inconnu. que sont ces Orthostates : ce sont des plaques de roches (basalte ou calcaire) portant des bas-reliefs.

orthostates

A l’entrée nous sommes accueillies par des sphinx ou plutôt des sphinges monumentales

Sphinges

A côté de ces sculptures géantes il y a aussi des très petits objets métalliques, sceaux en rouleaux ou chevalières; un rhyton en forme de cerf, des petites figurines, cavaliers, dieux….Les Hittites et les Araméens maîtrisaient la métallurgie et le travail de l’or dès 1400 av. JC.

personnage en métal

Autres objets : les tablettes et les écrits. Une double écriture est employée : les signes cunéiformes sur ablettes d’argile et les hiéroglyphes louvites. Plus tard l’Araméen utilise un alphabet assez comparable aux alphabets phéniciens ou sémites en usage au Moyen Orient. Les textes ont été déchiffrés et racontent les échanges entre les différentes puissances : une lettre raconte que la veuve de Touthankamon a cherché un mari chez les fils de Suppiluliuma . Une tablette raconte la légende de la disparition du soleil et le mythe de la paralysie de la terre par le gel.

La religion des Hittites était originale : un dieu de l’orage apparaît souvent sur les stèles avec une déesse portant grenade et miroir rond.

Les hittites et leurs successeurs ont construit des palais en Anatolie et en Syrie.

L’archéologue allemande Max von Oppenheim a fouillé le site de Tell Halaf reconstituant deux palais dès 1911. la guerre a interrompu les fouilles et il a dû attendre pour les poursuivre. Le musée dédié à Tell Halaf à Berlin a été soufflé pendant la seconde guerre mondiale par les bombardement et les statues monumentales ont été pulvérisée. On a quand même pu effectuer une restauration minutieuse qui donne une idée des statues. Une vidéo raconte le travail de Max von Oppenheim. Des images de synthèse permettent de visualiser le site détruit.

J’ai été très impressionnée par cette exposition. Cependant il m’est difficile de rédiger un compte-rendu complet tant la visite était riche et tant cette histoire est nouvelle pour moi. Peut-être faudrait-il que je retourne au Louvre pour m’attacher à l’aspect historique, ou symbolique?

Trois Jours – Petros Markaris – Le Seuil

LIRE POUR LA GRECE

Petros Markaris est un auteur dont je guette les parutions. Sorti en Février 2019, Trois Jours n’a pas moisi longtemps dans la PAL. J’ai été un peu étonnée de ne pas trouver un gros polar analysant la Grèce d’aujourd’hui, mais un recueil de 8 nouvelles dont Charitos, le héros récurrent des polars de Markaris, n’est pas absent. Il résout rapidement la première énigme de l’Assassinat d’un Immortel et aura de la chance avec Crimes et Poèmes.

  • Nous, les Arméniens, les Grecs et les Juifs, nous sommes les trois mousquetaires dans ce pays. Quand l’un casse quelque chose, ce sont les trois qui paient. Et quand les Turcs veulent cogner sur l’un de nous, c’est sur nous trois qu’ils cognent »

3 Jours – nouvelle éponyme – la plus longue (66 pages) est aussi la plus émouvante. Elle donne la clé du livre. 3 Jours raconte le pogrom qui s’est abattu sur la communauté grecque de Constantinople – la Ville – en septembre 1955, à la suite des troubles à Chypre. Markaris est né le 1er janvier 1937 à Istanbul, il a été le témoin des événements de la nouvelle. On sent que son attachement à « la Ville » est réel, On le retrouve dans Ulysse vieillit mal

« je me contentais d’acquiescer en silence que je savais que les rums – les Grecs de la Ville – traînent derrière eux la malédiction propre à tous les minoritaires : ils ne se sentent bien nulle part; A la Ville, c’est la faute des Turcs ; en Grèce, celle des Grecs. Ils confirment ainsi le proverbe turc – « le présent fait regretter le passé » – qui montre que l’avenir n’est jamais rose. »

Markaris condamne tout nationalisme. Il est aussi bien en empathie avec des Turcs allemands qui doivent résoudre une énigme policière malgré le silence apeuré de la communauté turque. 

Nostalgie, mais aussi ironie et humour. Il tourne en dérision les travers de la société grecque contemporaine. Deux nouvelles se déroulent dans le milieu du cinéma qu’il connait très bien ayant été le scénariste de Théo Angeolopoulos grand cinéaste dont je suis fan absolue -.

« Les metteurs en scène se font tuer, les flics écrivent des poèmes, les maisons d’éditions se changent en bistrots, la Grèce est mal barrée »

Ce dernier livre est donc une réussite! Peut être mon préféré de l’auteur.

Dans le faisceau des vivants – Valérie Zenatti



Valérie Zenatti est la traductrice d’Aharon Appelfeld – écrivain israélien majeur dont j’ai lu avec grand bonheur plusieurs ouvrages (Les Partisans, Tsili, Le garçon qui voulait dormir….).
Dans le Faisceau des vivants paru en janvier 2019, est un récit très personnel qui raconte comment elle a vécu la courte période, 45 jours, séparant l’annonce du décès de l’écrivain début janvier et le 16 janvier – jour où il aurait eu 86 ans. Livre de deuil. Livre délicat et sensible. Evocation très personnelle d’Aharon Appelfeld dont la voix résonne encore. Valérie Zenatti traduit des vidéos anciennes, des interviews…elle cite abondamment des textes qui la touchent, réécoute son répondeur téléphonique…et fait le voyage jusqu’à Cernowitz, lieu de naissance d’Appelfeld, pour trouver lieux de son enfance et de son inspiration.
Ce n’est pas une biographie de l’écrivain, et j’en suis satisfaite. Les livres d’Appelfeld puisent tant dans sa vie qu’une paraphrase eût été inutile. Je suis souvent frustrée par les écrits comme Les derniers jours de Stefan Zweig de Laurent Seksik ou certaines biographies comme celle de Duras par Laure Adler, pourtant excellente. Je préfère les mots de l’auteur.
J’attendais plus de détails sur le travail de traductrice. La traduction m’intéresse. Traduction/trahison ? ou au contraire intimité avec l’auteur ? Je reste sur ma faim. Mais ce n’était pas le propos. Ce n’était pas le moment. La perte était trop récente.










DANIEL BARENBOÏM de la Musique avant toute chose – Myriam Anissimov

MASSE CRITIQUE DE BABELIO

Daniel Barenboïm est une personnalité qui m’intéresse beaucoup.

D’abord, c’est un grand musicien que j’admire.

Mais surtout c’est un esprit libre qui a créé et dirigé un orchestre réunissant des musicien israéliens et palestiniens, libanais, syriens et jordaniens avec Edward Saïd :  West-östlicher Divan,

« Nous devons combattre le nationalisme étroit et le fanatisme religieux par l’éducation, l’humanisme. »

a déclaré Barenboïm à Londres en 2017 avant de commencer à diriger un concert!

Esprit assez anticonformiste pour chercher à imposer la musique de Wagner en Israël où elle n’a pas droit de cité depuis la Shoah.

Quand sa biographie a été proposée sur la liste de la Masse Critique de Babélio, j’ai coché la case sans aucune hésitation.

Myriam Anissimov a écrit les biographies de nombreuses personnalités que j’admire : Grossman, Romain Gary, Primo Levi ainsi que des romans. Elle a eu soin de replacer la vie et la carrière de Barenboïm dans un large contexte temporel que géographique. Daniel Barenboïm est né en Argentine mais sa famille a fui l’antisémitisme et les pogroms en Ukraine, elle situe les origines à Odessa. L’Argentine de Peron n’était peut être pas la destination la plus clémente pour les Juifs. La famille Barenboïm émigre en Israël en 1952. L’auteure apporte son éclairage.

La vie du musicien est surtout faite de rencontres avec les plus grands musiciens de la seconde moitié du XXème siècle. La lecture de cette biographie est jalonnée des rencontres avec les plus grands , de Rubinstein à Fürtwängler (le cas de ce dernier est discuté), de Menuhin à Boulez…impossible de les énumérer! C’est donc un plaisir de croiser dans le livre les plus grands interprètes et les proches de Barenboïm Sukerman et Perlman – amis depuis l’enfance .

Une grande partie du livre est consacrée à la première femme de Daniel Barenboïm : Jacqueline du Pré, immense violoncelliste, aussi bien avant sa rencontre avec Barenboïm qu’ensuite quand le couple se produisait ensemble, leurs noces au lendemain de la Guerre des Six jours. J’ai beaucoup aimé cette partie du livre, l’auteur a été très inspirée par la personnalité de Jacqueline du Pré et par son triste destin.

C’est donc avec beaucoup d’intérêt que j’ai lu cet ouvrage, même si l’énumération des œuvres jouées dans chaque concert ou festival m’a semblé un peu fastidieuse. Mais il faut dire que je suis peu mélomane et que nombreux titres me sont inconnus. J’aurais aussi aimé que l’auteure fasse surgir avec plus d’éclat la personnalité de Daniel Barenboïm, alors qu’elle a été plus inspirée par Jacqueline Dupré.

Le mérite d’un livre est aussi de suggérer d’autres lectures et j’en ai noté plusieurs, sans parler des écrits de Barenboïm lui-même.

Merci encore à Babélio et à l’éditeur Tallandier pour cette lecture passionnante!

 

 

 

La Boîte noire (1987)- Amos Oz

LITTÉRATURE ISRAÉLIENNE

Ce roman épistolaire réunit des échanges de lettres et de télégrammes datés de février  à octobre 1976. Ilana, après 7 ans de silence,  initie la correspondance avec son ex-mari Alec, professeur aux Etats Unis,  à propos de leur fils Boaz

« qu’est-ce qui m’a poussée à écrire?

Le fond du désespoir. et en fait de désespoir, n’es-tu pas un expert? (Mais oui, bien sûr, comme tout le monde j’ai lu la Violence désespéréeétude comparée des fanatismes.)… »

Ilana s’est remariée avec Michel Sommo, professeur de français, séfarade, très pieux, très vertueux, heureux père d’une petite Yifaat, un mari idéal, prévenant, doux doué de toutes les qualités.

Alec, est à l’opposé de Michel. D’origine russe, officier tankiste, intellectuel, laïque, il a quitté Israël pour enseigner aux Etats Unis.

Boaz, fils d’Alec, est devenu un géant incontrôlable, d’une grande violence. Michel essaie de remplacer le père absent et de l’influencer, sans grand succès.

La demande d’aide d’Ilana est suivie d’un chèque de 2000$, Alec a les moyens.

La correspondance qui suit et transite par l’intermédiaire d’un homme d’affaires Zakheim, fait plutôt penser à une manipulation afin de soutirer des fonds à Alec.  Michel, le pieux, le parfait, sollicite ouvertement une donation en faveur d’une colonie religieuse en Cis-Jordanie. Boaz, après des incartades, est placé dans une institution religieuse dans les Territoires. On en revient à l' »étude des fanatismes » car Michel est un prêcheur impénitent qui tente de jouer sur la culpabilité d’Alec pour obtenir des sommes de plus en plus importantes pour son parti ultra-nationaliste religieux. Alec n’est pas dupe et pourtant il inonde littéralement Sommo de dollars31, si bien que Michel se métamorphose en homme d’affaires imbu de sa personne et de son importance qui néglige sa femme et sa fille et parade avec des dirigeants politiques…Qui manipule qui?

S’il ne s’agissait que d’argent, de spoliations des terres palestiniennes, ce serait déjà intéressant.

« Nous avons terminé, Ilana. Echec et mat. Comme après une catastrophe aérienne, nous avons déchiffré par correspondance le contenu de la boîte noire. Désormais, ainsi que le mentionne notre jugement de divorce nous ‘avons plus rien en commun »

Cette phrase fournit la clé du titre (c’est une de mes manies de lectures de chercher le pourquoi de chaque titre). en même temps tout ce qui va se passer après dément cette affirmation. Au fil des lettres entre Ilana et Alec nous allons décrypter leur histoire mais pas seulement : un jeu de séduction va les rapprocher. Qui manipule les sentiments de l’autre?

«  »Si je suis le diable, toi tu es la boîte, Ilana. pas moyen de s’en sortir.

Non plus que pour vous, lady Sommo. Si le diable c’est vous – alors la boîte c’est moi »

La boîte noire n’est pas seulement l’enregistrement des relations avant le krach, c’est aussi le piège que se tendent les amants.

Jeux d’argent et de politique. Jeux de séduction et de couples. Diable et bon Dieu. Alec endosse le rôle du diable avec délectation. Michel brandit la Torah et les règles de cacherout. Ashkenazes et Séfarades.

Cela donne une lecture passionnante.

 

 

 

 

Une panthère dans la cave – Amos Oz

LITTÉRATURE ISRAÉLIENNE 

incipit :

« On m’a très souvent qualifié de traître, dans ma vie. La première fois que cela se produisit, j’avais douze ans e j’habitais à la périphérie de Jérusalem. C’étaient les grandes vacances, un an avant la fin du mandat britannique et le début de la guerre qui préluda à la naissance de l’Etat d’Israël.

Un matin, un graffiti s’étalait en grosses lettres noires sur le mur de notre maison, sous la fenêtre de la cuisine : PROFI EST UN VIL TRAÎTRE! »

Relecture, avec un plaisir renouvelé!

Relu après le Judas, le thème du traître qui est la trame des deux romans, prend une importance  accrue. Profi connait l’auteur du graffiti : Chita Reznik, membre de l’OLOM, « organisation clandestine » formée des 3 gamins, à l’imitation des adultes de la Résistance contre l’occupant britannique. Il connaît aussi le motif : il rencontre le sergent Dunlop pour échanger des cours d’hébreu et d’anglais. Le sergent Dunlop lui donne une Bible anglaise avec le Nouveau Testament où il va découvrir le personnage de Judas Iscariote.

Profi cherche l’exacte définition du « traître » dans le dictionnaire d’abord, dans la Bible, dans le Livre de Job, et selon Jérémie?Puis il semble en connaître le goût

« Pourquoi donc avais-je encore ce goût de trahison dans la bouche comme si j’avais mâchonné du savon » 

se demande-t-il un peu plus loin.

Pour justifier ses fréquentations du sergent britannique, Profi s’imagine espion. Le personnage qu’il aimerait incarner c’est la panthère dans la cave! 

Traître ou félin?

Profi est avant tout un « enfant de mots ». Ce caractère lui a valu son surnom. Profi cherche le mot précis, il fait la différence entre une dispute et une dissension. Il sait qualifier les nations. Il cherche à savoir si un traître est toujours « vil », se demande comment « la traîtrise peut être cynique et opportuniste » . L‘enfant de mots vit entouré de livres. Avec quelle précision, quelle jouissance, il décrit la bibliothèque de son père : le classement des livres avec une hiérarchie toute militaire, 28 pages y sont consacrées. Culture encyclopédique où les classiques latins et grecs, voisinent avec les éditions anciennes des érudits juifs religieux.

Je souris toute seule,  de connivence avec l’écrivain dont je me délecte d’explorer l’univers. Me vient l’urgence de retourner à la lecture de Judas et d’Une Histoire d’Amour et de Ténèbres. 

 

Le Royaume – Emmanuel Carrère

PAUL ET LUC

Au cours de nos voyages, Ulysse, Alexandre et Paul sont des personnages que nous rencontrons à nombreuses reprises. 

Philippi, nous logions au village de Liddia, qui rappelle Lydie, l’hôtesse de paul

Nous avons trouvé les traces du  passage de Paul à Ephèse (Turquie), Paphos (Chypre), nous avons même vu la colonne où il a été attaché pour être fouetté, Corinthe, Philippi   montre la prison où il a été emprisonné et Thessalonique( Macédoine),  Malte où il a fait naufrage et  la grotte où il a séjourné et bien sûr Rome et Jérusalem.

Malte :Rabat catacombes des premiers chrétiens

J’ai lu naguère L’avorton de Dieu d’Alain Decaux, biographie agréable et facile à lire.

Le Royaume de Carrère est un pavé de 605 pages qu’on lit sans s’ennuyer. Carrère est un très bon conteur. Son érudition n’est pas pesante parce  très ironique. Il n’hésite pas à transposer des situations dans le monde contemporain; métaphores cocasses quand il compare l’église des premiers chrétiens, de Jacques et de Pierre au Parti communiste, la doctrine à la ligne du Parti. Il n’hésite pas à montrer Paul dans un album de Lucky Luke quitter une ville enduit de goudron et de plumes…Les exemples d’anachronie réjouissantes sont nombreux, à vous de les découvrir avec le sourire.

« j’aime, quand on me raconte une histoire, savoir qui me la raconte. C’est pour cela que j’aime les récits à la première personne, c’est pour cela que j’en écris…

L’auteur se met en scène, en croyant et même en bigot un peu ridicule : « A un moment de ma vie, j’ai été chrétien. Cela a duré trois ans. C’est passé. » affirme-t-il. Il endosse la posture du sceptique agnostique pour affirmer que chaque phrase du Credo est « une insulte au bon sens ». Cependant, faisant appel à Renan et à Lacan, entre autres, il mène une longue enquête sur le développement du christianisme au temps des Premiers Chrétiens. 

Banquet romain

Cette enquête commencera avec les Actes des Apôtres et nous suivons Luc et Paul du port de Troas jusqu’à Rome en passant par Philippi, Corinthe, Athènes puis Jérusalem…biographie de Paul mais aussi de Luc. En chemin, nous rencontrerons Pierre, Jacques et Jean en faisant un détour à Ephèse et à Patmos. Flavius Joseph, Vespasien,  le triomphe de Titus -et aussi Bérénice – On en apprendra beaucoup sur le mode de vie des Juifs, des Grecs et des Romains.

Mattias Preti naufrage de Saint Paul Mdina Malte

Un regret : Carrère  est peu inspiré par les récits de navigations et de naufrages : pas de halte à Malte, alors que j’attendais cette escale.

La conclusion est un peu déroutante avec une retraite pieuse et une histoire de lavements de pieds contemporaine. Carrère a-t-il retrouvé la foi?

« Je ne sais pas » est le mot de la fin