Les artistes s’installent au delà du Périphérique : de Pantin à Romainville

TOURISTE DANS MA VILLE / GRAND PARIS

Canal de l’Ourq limite Pantin/Romainville

Explore Paris propose des balades accompagnées passionnantes. Cap au nord : de Pantin à Romainville, le conférencier, Thomas Paris propose un circuit de découverte de lieux d’artistes : galeries ou ateliers de Pantin à Romainville.  Sonia de Passage du temps CLIC m’a donné l’idée de cette promenade. 

Le rendez-vous est fixé à la Gare de Pantin : gare du RER E, mais véritable gare à l’ancienne, charmante en face d’un Hôtel de Ville véritable petit château de style éclectique inauguré en 1886. Avec un groupe scolaire de briquetout à fait agréable à regarder.

par delà les rails : La Cité Fertile

A l’arrière de la gare, sur le pont qui enjambe les voies ferrées les constructions sont tout autres. Les  anciens hangars industriels de la SNCF sont occupés par LA CITE FERTILE : un tiers-lieu avec un restaurant, de la musique (DJ), mais aussi distribution de colis alimentaires, maraudes CLIC

Galerie Thaddeus Ropac à droite une sculpture faite de Bicyclette tiéres de la Marne

Quittant le centre-ville de Pantin, 700 mètres nous séparent de la Galerie Thaddeus Ropac qui occupe une ancienne chaudronnerie. Cet  espace vaste permet d’accueillir les très grands formats(560×760 cm) de Anselm Kiefer que j’ai revus avec un plaisir renouvelé . Surprise : j’étais venue un matin très ensoleillé, aujourd’hui il pleut, la lumière zénithale, beaucoup plus douce ,me permet de remarquer certains tableaux qui m’avaient échappé 

parvents rouges

Je n’avais pas vu les visages émerger du haut des paravents rouges. je retrouve avec toujours autant de plaisir les légendes mythologiques du Nymphéum . Le seul bémol de cette exposition est le manque de cartels et d’explications, ce n’est pas un musée, c’est une galerie! 

David Salle – the Venice paintings – Châle jaune

Dans un bâtiment annexe, plus petit, vient de s’ouvrir une nouvelle exposition

David Salle – The Venice Paintings – 21 octobre 2026 – 23 décembre 2026

David Salle(né en 1952) est un plasticien américain qui a exposé (entre autres) là la Biennale de Venise 2026. C’est cette exposition vénitienne que rappelle le titre de Venice paintings. Ne pas chercher de paysages vénitiens. 

Alors que la rentrée littéraire est toute chamboulée à la suite de la parution du roman d’Orélien et du soupçon d’utilisation de l’IA dans la rédaction du roman, le plasticien revendique l’utilisation de l’IA pour la réalisation de cette oeuvre. Il s’est d’abord inspiré de tapisseries russes  du XVIIIème siècle, elles-mêmes interprétant des peintures italiennes du XVIème-XVIIème. Il a utilisé ses Tapestries(1989-1991) et les a soumis à l’IA

« c’est une façon de sortir de soi-même. L’IA ne produit pas directement des dessins ou des peintures: elle décompose et modifie la structure de l’espace des compositions en recombinant les éléments dans de nouvelles configurations »  déclare-t-il

Daavid Salle Venice paintings

Le résultat est vraiment surprenant, mélange d’images anciennes, d’imageris de la publicité, d’éléments destructurés.  Corps sans têtes et têtes sans corps…D’emblée je ne suis pas immédiatement séduite. Peut-être, si l’on m’explique…si je vois davantage d’oeuvres de ce peintre….Avec l’art contemporain, je suis prête à faire des efforts. A suivre….

Bienvenue dans les Grandes Serres maquage au sol

Sur le bitume du trottoir un marquage au pochoir nous invite à rejoindre les Grandes Serres, nouvel ensemble culturel sur le point d’ouvrir (6 à 8 novembre 2026) CLIC

Nous rejoignons le Canal de l’Ourcq en passant devant le Théâtre au Fil de l’Eau bâtiment de brique, ancien entrepôt de riz, proposant des spectacles variés : théâtre, musique, marionnettes et cirque. 

les Grande Serres et la passerelle qui enjambe le canal de l’Ourcq

Les Grandes Serres se trouvent dans les anciennes Usines Pouchard, metallurgie, fabrication de tubes. De grandes verrières laissent deviner les comptoirs de la Halle gourmande. Il me faudra patienter pour découvrir l’intérieur de ce très vaste site multiculturel.

Sur les bords du canal on a soigné la végétation pour y accueillir la biodiversité. Des panneaux expliquent cette action. Diverses plantes aquatiques, des frayères à poissons permettront de renaturer cet environnement très industriel.

les magasins généraux

Le canal de l’Ourcq permettait aux péniches et chalands d’apporter de la marchandise à Paris. Elle était stockée dans cet immense bâtiment : les Magasins Généraux CLIC

Construits en 1930, ils furent désafféctés dans les années 90. Squattés par des artistes, ils furent un temps une « cathéderale du graff », la façande complètement recouverte d’oeuvres Street-art. L’agence de publicité BETC s’est emparée de la réhabilitation, utilisant la majeure partie de l’immeuble pour ses bureaux mais offrant un très vaste espace aux créateurs  : expositions, résidences , ou même exposition-résidence. Du 8 octobre au 8 novembre Angels Front  présente DIE&RETRY décrite comme une simulation immersive confrontant le participant aux nouvelles technologies. E,n simplifiant beaucoup, le public est invité à s’inscrire à des sessions pour participer à « une série d’entraînements destinés à étudier les effets de la guerre cognitive » (vous avez comprssis, pas moi). Arrivés hors performance publique, nous avons  visité les décor, des canapés,  caméras sur des trépieds, des écrans….

Magasins généraux : die&retry , décors

Comme l’exposition précédente, il faudra qu’on revienne et qu’on m’explique.

La promenade continue sur le bord du canal jusqu’à Romainville

Le Paddock de Romaniville

un peu plus loin Thomas raconte l’histoire surprenantedu Paddock de Romainville. Avant le règne du moteur thermique, les chevaux occupaient une place prépondérante dans les transports parisiens, passagers comme marchandise, sans oublier le halage des chalands sur le canal. Ces chevaux étaient hébergés à Romainville dans un espace impressionnant. Cette histoire ancienne a laissé une trace : le Paddock, centre commercial avec hôtel, resturants, fast food et parkings. 

Fast- Fiminco le bâtiment historique et la cheminée de la chaufferie

En 1909, Gaston Roussel, vétérinaire soignant les chevaux découvre un remède contre l’anémie des chevaux l’Hémostyl. Il crée en 1920 un laboratoire pharmaceutique pour exploiter le sérum de cheval. Roussel- UCLAF qui prit une extension internationale avec Hoechst et Sanofi. 

Un centre culturel FAST- Fiminco CLIC est logé dans les vastes locaux de l’ancienne usine pharmaceutique  dont la cheminée historique dépasse de la chaufferie. Arts plastiques, musique, théâtre et danse Blanca Li y  est en résidence. En plus de l’espace d’exposition dans la chaufferie, 9 galeries sont installées, une école d’art, des ateliers de création dont celui de Laurel Parker qui crée des livres. Les réserves du FRAC y ont également élu domicile. 

Fiminco : la chaufferie et l’installation du Suisse Séverin Guelpa

Rester vivant(e) est une exposition collective du 15.10 au 29.11 de six plasticiens suisses invitant le visiteur à ralentir, observer, écouter, ressentir et prendre son temps. Santiago Martinez Benedetti nous invite à jouer au chifoumi : Feuille, caillou, ciseaux avec des ciseaux à taille humaine, des feuilles de papier et des empreintes du caillou qui disparaissent…

Séverin Guelpa : Ce ne seront pas des cailloux mais des blocs extraits de carrière, des tubes, les sons de la terre, et des empreintes monumentales . Cela me fait penser à une expostion d’Arcangelo Sassolino vue à la Galleria Continua il y a quelques temps.

Zimmerli Studiolo in exile

J’ai beaucoup aimé Le Studiolo de l’Exil de Stephan Zimmerli : les parois d’une maisonnette en contreplaqué sont couvertes de dessins, d’inscriptions représentant les maisons au bled de nombreux exilés : Maroc, Algérie, Sénégal. Maisons imaginées, rêvées.

Les grandes photographies de Julie Semoroz sur des panneaux mouvants m’ont églement plu, mais difficile d’en rendre compte de ces photgraphies fluides. Dans une pièce plus petite, obscure, les vidéos de Sophie Balimer et Tarik hayward sont projetées sur de curieux écrans où des briques font des degrés qui coupent la projection. 

Herbier origami – Folded to fit yann Serandour et Laurel Parker

La visite se termine en beauté dans l’atelier de Laurel Parker &Paul Chamard où nous sommes chaleureusement accueillis. Laurel Parker fabrique dans son atelier des livres d’exception, ces derniers ne sont pas imprimés sur place, l’atelier fabrique couvertures, coffrets et divers accessoires. Sur de grands rayonnages sont exposés ces livres précieux. Au mur deux kimonos de papier racontent la résidence des deux artistes au Japon où le papier est beaucoup plus qu’un support d’écrit ou matériau d’emballage. Cloisons dans les habitations, ombrelles, vêtements aussi divers et étonnants que des imperméables ou des sous-vêtemements. Laurel Parker feuillette pour nous un livre-catalogue de ces différents papiers, très fins gaufrés, épais cirés, roulés pour faire des fils, tubes…Voyage exotique qui me fait rêver. En un livre, je suis partie très loin. 

coffret pour l’herbier

Uen oeuvre qui m’a fascinée est un herbier Folded to Fit de Yann Sérandour et Laurel parker  Des plantes aquatiques, genre de roseaux ont été repliées pour entrer dans le format A4 puis on a replié la feuille-support en un savant origami (encore le Japon?) sur des cartons B5, les cartons sont accuiellis dans un magnifique coffret. Une très belle découverte. Le Musée de la Chasse et de la Nature a accueilli ces artistes en 2022.

Nous aurions pu visiter des galeries à Fiminco , il est tard je préfère rester sur ce dernier émerveillement. 

 

Vernon – Musée Blanche Hoschedé-Monet

ESCAPADE NORMANDE

¨Pierre MaubertLa plage à Vernon avant 1940

Blanche Hoschedé-Monet (1865 -1947) était une des filles d’Alice Hoschédé-Monet, qui fut la femme de Monet. Elle fut l’élève de Monet et épousa son fils Jean. 

Blanche Hoschedé-Monet : la salle à manger de Monet (exposé à Giverny)

Le musée Blanche Hoschédé-Monet logé dans un très bel hôtel particulier abrite des collections impressionnistes  et possède une collection d’art animalier avec des Pompon, Bugatti (pas facile à photographieravec les reflets). J’ai moins aimé les oiseaux empaillés<;

Visite tranquille, et agréable qui termine une belle journée!

Vernon et Giverny, par une belle journée

ESCAPADE NORMANDE

Passé le pont on trouve la piste cyclable décorée par une artiste japonaise Makiko Furuichi

Train Nomad (région Normandie) 8h14 Gare Saint Lazare (18€) -35 minutes De la gare, part une navette pour Giverny- A pied, 4,5 km par la piste cyclable le long de la Seine. Il est donc tout à fait possible de visiter Giverny et Vernon dans la journée sans prendre la voiture et les embouteillages inévitables au retour sur Paris. 

la brume se lève

Un quart d’heure pour atteindre la Seine et découvrir Vernon. Par cette belle matinée d’automne, la brume se lève vers 9h30 et nous découvrons la maison comme suspendue sur un bras de la rivière et un joli château blanc aux tourelles pointues

maison-pont?

La piste cyclable longe la Seine séparée de la route par des prés où paissent des vaches. Nous sommes bien en Normandie. Au bout de la piste, traverser la départementale et monter dans la colline en direction de l’Auberge Baudy fréquentée autrefois par les Impressionnistes.

William Amor : Hommage à Claude Monet

A l’entrée du village : l’église, ouverter puisqu’une installation de William Amor est visible. Les gros pompons roses, peut être des hortensias sont un clin d’oeil au jardin de Monet. Le lustre est particulièrement réussi

William Amor : lustre et coupole

J’apprécie particulièrement les interventions d’artistes contemporains dans la manifestation Normandie Impressionniste. 

la colline et les installations de Daniel Buren

Au Musée des Impressionnismes, Daniel Buren a investi la colline avec ses rayures emblématiques portées par des cercles colorés présents aussi dans le jardin. 

Les expositions du Musée sont toujours passionnantes. Pour le centenaire de Monet, nombreuses sont les manifestations et à contre-courant, le Musée de l’Impressionnisme a choisi de montrer ses collections permanentes, tableaux ou photographies d’artistes moins connus que nous découvrons avec plaisir.

Midi passé, temps de chercher un restaurant. Evidemment le plus prestigieux est l’Auberge Baudy avec sa terrasse ombragée. Menu 38€, pas de formule de midi. Il y a un curieux japonais qui propose des burgers de boeuf japonais, j’aurais bien goûté . Nous atterrissons sur la terrasse ensoleillée de Capucine, un peu touristique, QR code pour le menu sur la table, on commande au bar et on va chercher son plateau quand le bipper vibre. Pas très classieux mais poulet rôti très copieux et savoureux et un bol végétarien pour Anne qui préfère les légumes.

Comme nous connaissons bien la Maison de Monet et son jardin , nous retournons à Vernon par la navette de 13h20 qui part du grand parking de l’autre côté de la route départementale.  (une navette 13h20, 14h20 etc…) 5€.

la petite ville de Vernon (25.000 habitants) est charmante avec ses maisons à colombages de style normand. Certaines sont très anciennes, certains quartiers sont plus modernes. L’ensemble est un peu hétéroclite, mais vivant avec des terrasses ensoleillées plus authentiques qu’à Giverny.

Vzernon porche de la collégiale

Le musée Blanche-Hochedé n’ouvre qu’à 14h. Nous allons à la collégiale XIème/XIIème siècle, en pierre blanche de Vernon, gothique flambroyant. Ayant souffert à la Révolution, le linteau du porche a été restauré au XIXèmesiècle. Quant à la dernière Guerre mondiale, les vitraux ont été soufflés. La nef est éclairée de vitraux modernes qui apportent à la pierre blanche de très jolies taches colorées. 1994 Hermet et Juteaux

Toujours la japonaise Makiko Furuichi pour une fresque originale sur un énorme ballon au pied de la Tour des Archives

Tour des Archives et sphère de la japonaise Makido Furuichi

Alors que la foule se presse chez Monet à Giverny nous sommes seules au Musée Blanche Hochedé qui mérite le détour et même un billet séparé!

Il reste encore un petit moment pour savourer une pâtisserie avant de reprendre le train pour Paris. Surprise, il y a deux trains : un normand 15h55 et un d’Ile de France le J qui part à 15h43 mais qui arrive près d’une heure après le normand direct(arrêt à Mantes) Ne pas se tromper!

Bilan Septembre du Challenge des deux George

CHALLENGE DES DEUX GEORGE AVEC CLAUDIALUCIA

Le bilan du Mois de Septembre nous a réunies, Miriam et Claudialucia, autour du voyage à Majorque.
Avec le récit d’Un Hiver à Majorque, George Sand, « magnifique conteuse» présente une vision de l’île dont elle souligne la beauté et elle décrit l’intérêt de ses monument. Mais bien vite, l’hiver épouvantable, les pluies torrentielles rendent ce séjour long et pénible. George Sand se plaint des habitants mais elle  continue à s’intéresser à l’Histoire et au contexte économique et social des Baléares.
Dans Histoires de ma vie, George Sand, en racontant son séjour à Majorque, met l’accent sur Chopin, malade, en proie à des tourments métaphysiques. Elle décrit avec un talent de musicienne affirmée la richesse des Préludes composés par Chopin dans ce couvent en ruines, hanté par les esprits des moines trépassés, sous une pluie diluvienne,Miriam s’est aussi intéressée aux rapports existant entre George Sand et Marie d’Agoult en lisant l’essai de Marie-Octave Monod :  Daniel Stern, Marie d’Agoult de la Restauration à la III République. Daniel Stern est le nom de plume de Marie d’Agoult que George a reçue avec Listz à Nohant.

Avec Le chêne parlant un court roman écrit pour ses petites-filles Aurore et Gabrielle, l’écrivaine écrit un livre d’initiation et de morale vantant le travail, le courage et le respect de la nature.

Un seul George Eliot ce mois-ci avec la lecture de Le roman d’amour de Monsieur Gilfil, une des premières oeuvres de l’écrivaine, où celle-ci nous tient en haleine avec un récit tendu dans lequel s’exacerbent les sentiments.

Miriam

Daniel Stern, Marie d’ Agoult de la Restauration à la III République de Marie-Octave Monod

https://netsdevoyages.car.blog/2026/09/26/daniel-stern-comtesse-dagoult-de-la-restauration-a-la-iiieme-republique-marie-octave-monod-ed-des-femmes-antoinette-fouque/

George Sand : Un hiver à Majorque
https://netsdevoyages.car.blog/2026/09/14/un-hiver-a-majorque-george-sand-livre-de-poche/

Qui veut se joindre à nous en Octobre pour Daniel Deronda ? 

Artistes au Muséum – à l’occasion des 400 ans du Muséum

Exposition temporaire jusqu’au 7 mars 2027

Madeleine Rollinat (1914-2007) Orchidée araignée 1974 vélin

A l’occasion des 400 ans du Muséum d’Histoire Naturelle, à côté de la Grande Galerie de l’Evolution 300 oeuvres sont exposées, oeuvres d’art très variées. J’ai adoré cette expostion et je me promets d’y retourner. 

Qui sont ces artistes? 

Le lion ayant faim se jette sur l’antilope du Douanier Rousseau et son modèle la statue de Quentin et Terrier

Le plus attendu, le Douanier Rousseau, en prologue. Le Douanier Rousseau n’a jamais mis les pieds sous les tropiques, il a trouvé ses modèles au Muséum d’Histoire naturelle. Une illustration sonore de Jean Roché qui a enregistré des sons de l’environnement montre que tous les arts peuvent participer. 

Artistes embarqués : depuis le 17ème siècle, dessinateurs et peintres ont rendu compte des expéditions lointaines des explorateurs; comme l’expédition Baudin qui prévoyait de rejoindre l’Australie. Très beaux dessins scientifiques comme ceux de Lesueur décrivant l’ornithorynque ou les herbiers de Leschenaut.

la chasse au morse Edouard Mérite 1905-1909

Les expéditions en Arctique ont aussi été documentée par des peintres. Les instruments du peintre sous température polaires sont présentés sur des plaquettes de bois. Une planche appuie-mains, un coussin n’étaient pas du luxe pour le peintre.

Francçois-August Biard (1799-1882)Vue de l’Océan Glacial, pêche aux morses par des Groënlandais (détail)

L’oeil et la main : le dessin scientifique

Plus qu’une illustration, le dessin scientifique participe de l’actrivité du naturaliste .  Joseph Pitton de Tournefort (1656-1708) est considéré comme l’un des fondateurs de la botanique, il a herborisé en Crète et au Moyen Orient . Joseph de Jussieu(1704-1779) a présenté ses carnets de terrain et des herbiers.

Achillée millefeuille d’Egypte étudiée par Tournefort

les carnets de terrain des géologues sont de véritables instruments de travail. le géologue reporte ses observation, note les affleurements qu’il devra étudier de près

panorama dans le Velay

Ces paysages annotés sont de véritables tableaux, pourtant il n’ont aucune prétention artistique.

Encore aujourd’hui, le dessin est utiles aux entomologistes de terrain comme cette planche de la Mission Guêptop en Guyane 2021

 

carnet de terrain de Julien NOrwood (né en 1980)

Des artistes reconnus font irruption dans ces documents de travail :

Delacroix et Barye

Delacroix : le lion est mort

« Le lion est mort.Au galop »

est le message que Delacroix a fait parvenir à son ami, le sculpteur Antoine-Louis Barye en Juillet 1829 pour disséquer et étudier la dépouille du lion. 

Antoine -Louis Barye

Un autre artiste reconnu qui vint au Muséum étudier les animaux marins : Gustave Moreau faciné par la mythologie et les athmosphère oniriques du monde marin

animaux marins inspirant la galatée de G Moreau
G Moreau : Galatée (1880)

Les murs d’une salle sont couvert de velins (ou de reproductions) , véritable encoyclopédie de la nature. Certains sont l’oeuvre de Redouté (1759-1840), d’autres dessinateurs.trices sont moins connus comme Marthe et Juliette Vesque. Souvent ces dessins sont exécutés en noir et blanc, car l’exactitude des couleurs est un véritale problème : les poissons se décolorent sortis de leur milieu aquatique, la couleur est parfois subjective. On a dû confectionner des nuanciers pour colorier les dessins. 

langouste

On peut s’interroger sur la pertinence de ce travail de précision maintenant que la photographie est répandue.  Le dessin de la langouste présenté vis à vis de la photographie de l’animal vivant dans son milieu naturel répond à cette question.

je me suis émerveillée devant les dessins et aquarelles, la finesse, la transparence des aquarelles.

le dessin scientifique permet des représentation d’animaux disparus, comme la sarrigue de Cuvier, le mammouth de Durfort…

Reconstitution du Dronte

Reconstitution de l’environnement des dinosaures….

Larynx d’ocelot

uen photographie XXL m’interpelle, une statue? une oeuvre contemporaine? C’est simplement l’agrandissement du larynx d’un ocelot dont le moulage se trouve juste à côté.

Bernard Buffet : petit Duc

pour le plaisir : Bernard Buffet

Des oeuvres encore plus contemporaines utilisent les thèmes animaliers comme ce papier peint très coloré

ou cette machoire de dinosaure flashy.

Il faut aussi prendre son temps pour visionner des vidéos passionnantes comme celle qui raconte la cristallisation du venin de la vipère et celle qui montre une plasticienne construisant des pavés avec des champignons capables de digérer du plastique en mer. Plasticiennes ou scientifiques?

Château de Saint Germain en Laye, sa terrasse et le Musée Archéologique

BALADES EN ÎLE DE FRANCE

le château de Saint Germain en Laye

Horaires d’ouverture

Musée: 10h à 17h (fermé le mardi) Il faut aussi se documenter sur les ouvertures des salles.

Domaine de 8 à 20h30 en été maischange selon les saisons.  

J’émerge du RER A à quelques mètres de l’entrée du parc, éblouie par le soleil du matin qui fait scintiller les jets d’eau et les bassins du Jardin dessiné par Le Nôtre que je traverse pour gagner la terrasse

jardin de Le Nôtre

la Terrasse de Le Nôtre longue de 1000 toises (2km) surplombe la vallée de la Seine qu’on n’aperçoit qu’à la fin de la promenade, le tableau de Sisley montre un paysage quasi inchangé. En revanche au niveau de la demi-lune, la vue est saissante sur La Défense et au loin sur Paris

La vue sur la Défense et Paris de la terrasse

Une table d’orientation permet de chercher les clochers des villages vers Maisons-Lafitte. Une double rangée de tilleuls borde l’autre  côté. Ceux qui ont été plantés par Le Nôtre ont été remplacés en 2000. Au bout de la terrasse terminé par un octogone de tilleuls, la maison forestière et plus loin le GR entre dans la forêt et permet de prolonger la promenade.

Cour du Château de Saint Germain en Laye

Le château a une longue histoire , (1120)résidence royale de Louis VI le Gros, Philippe Auguste fit construire la grosse tour carrée, Saint Louis,  la chapelle gothique. François 1er rasa le château médiéval, intégra la chapelle royale pour obtenir une belle cour, ouverte au public qui permettait au roi de se montrer. Au XVIIème siècle des fleurs et des cages à oiseaux étaient suspendues et on y organisa deux baptêmes royaux.

Chapelle gothique de Louis IX

Sous la Révolution, prison, sous Napoléon 1er, caserne, puis pénitentier militaire sous Louis-Philippe.

 

Napoléon III créa le « musée Gallo-Romain » maintenant devenu Musée d’Archéologie nationale

Vercingétorix imaginé au second Empire

Napoléon III s’intéressa particulièrement à Vercingétorix et à la Bataille d’Alésia. A la demande de l’empereur et à l’aide de son aide de camp il tenta de reconstituer le siège d’Alésia qui dura près de deux ans et opposa 40 000 romains à 80 000 gaulois. La maquette est présentée au musée, et sur place on reconstitua les machines de guerres romaines : bel exemple d’archéologie expérimentale. Une salle est dédiée à cette bataille, on y voit de nombreuses lances, des projectiles (curieusement les frondes lancaient des projectiles fuselés) des pointes de tridents servant de pièges.

L’atelier du forgeron gaulois: on y voit deux enclumes, des pinces coupantes, etc…

Les salles du Musée s’ouvrent alternativement selon les jours. J’ai eu la chance de tomber un jour où les salles gauloises étaient ouvertes au public. Comme j’ai visité récemment d’autres musées archéologiques (Carnac, Rodez, Sartène) j’étais ravie de découvrir les périodes de La Tène : Tène ancienne (480-250 av.J et Tène récente (250-50 av JC)

La première salle : La Gaule des origines présente surtout des réalisations métallurgiques très élaborées. Une vitrine dédiée à la femme gauloise, la présente comme l’égale de l’homme, d’après les objets retrouvés dans sa tombe : torques, fibules, bracelets de bronze. La vitrine suivante montre que les gaulois étaient ouverts sur le monde entier, important des matériaux parfois de provenances lointaines comme l’ambre de la Baltique ou le corail et les coquillages méditerranéens pour la confection de somptueux bijoux.

cabochons en corail et coquillages

Dans les tombes des guerriers l’armement masculin, poignards, boucliers aux appliques ciselées,  épées on retrouve aussi des pinces à épiler. Les motifs de dragons sont souvent  utilisées.

Décor de char gaulois avec animaux fantastiques

Le travail du bronze était généralement coulé à la cire perdue, mais aussi laminé en tôles ou en feuilles fines gravées ou serties.

Vase avec 6 dragons

Deux tombes à chars de Nanterre et de Roissy ont livré des chars entiers déposés même avec le joug harnachant les chevaux  : chars légers en bois à deux roues avec les roues finement cerclées, des suspensions métalliques avec de nombreuses ornementations aussi bien pour les roues que les disques des harnachements des chevaux et les mors.

décor de char gaulois

Les peuples gaulois étaient généralement des paysans, les fermes étaient sous l’autorité d’aristocrates et sous l’autorité suprème d’un roi (rix). les sanctuaires gaulois étaient apparus au IIIème siècle certains étaient des sanctuaires à trophées recelant jusqu’à 10 000 armes prises aux ennemis, et même des corps décapités et des chevaux. Les sanctuaires dédiés aux divinités ne sont pas montrés ici sauf deux statues

Une conférencière écoutée en douce (visite privée) m’a appris que les Romains estimaient beaucoup les chevaux gaulois et que les Gaulois étaient également d’excellents menuisiers. Les mots celtiques en rapport au bois, arbres et à la natures se retrouvent encore dans le vocabulaire français. On a retrouvé de petites scies, avec des peignes à chanvre.

Des panneaux décrivent Bibracte, la capitale des Eduens dans le Morvan. Coïncidence : à la télévision sur la 5 on passait le soir-même un documentaire sur la Guerre des Gaules remettant en cause le récit de Jules César. César a-t-il menti, CLIC pour se vanter, pour augmenter son prestige? Taisant les qualités des fortifications des oppidum gaulois, inventant une bataille navale prestigieuse en Morbihan contre les Venètes? 

Madeleine de Sinéty Une vie au jeu de Paume +Fragile Beauté collection Elton John

Exposition temporaire jusqu’au 27.9.2026

Madeleine de Sinéty (1934 – 2011) est une photographe qui a été peu exposée. Elle a commencé son oeuvre en 1970 dans son quartier, derrière la Gare Montparnasse que l’on rénove alors qu’on construit la Tour Montparnasse. Cet ensemble de photo est réuni dans un chapitre Paris démoli témoignage d’un quartier encore populaire avec des ateliers d’artistes que Madeleine de Sinéty a fréquenté lors de ses études de dessin. Cafés ouvriers, enfants dans les rues, maisons délabrées…tout un XIVème qui a disparu. 

De la Gare Montparnasse partent les trains vers la Bretagne. Madeleine de Sinéty et son mari Daniel Behrman parcourent les lignes secondaires où les dernières trains à vapeur circulent encore. Ils se lient avec les cheminots. De nombreuses images seront réunies dans le livre Guingamp-Paimpol: deux minutes d’arrêt.

le train les conduira en Bretagne dans le village de Poilley (Ille et Vilaine) où elle séjourne plusieurs mois, où elle se fera accepter des villageois, partageant leur quotidien et même les travaux des champs, les fêtes, récolte des pommes…partageant aussi les images en organisant des projections appréciées des habitants. Elle y vivra huit ans.Son épais journal de bord figure dans les vitrines sous les photos encadrées. Avec simplicité et tendresse, elle photographie les travaux des champs, la vie de la ferme, les enfants et les animaux. Riche témoignage d’un monde rural aujourd’hui disparu avec le remembrement et la mécanisation. Aucun artifice. De vrais portraits sans apprêts, avec empathie elle montre la beauté de cette vie simple. j’ai été très impressionnée par toutes ces photos. 

Avec son mari américain, ils voyagent à New York, dans le Maine où elle fixe les images toujours avec la même empathie. Elle est invitée aussi loin que le Kenya et l‘Ouganda pour des reportages dans des villages. 

Je suis restée longtemps à regarder les projections  des photos de Poilley dans une salle noire.

Fragile Beauté ; photographiesde la collection de Sir Elton John et David Furnish

occupe le niveau supérieur du Musée du Jeu de Paume. C’est une très grande exposition qui mérite à elle-seule la visite.

Une partie est présentée avec des avertissements : photos queer, homo-érotisme, très belles photos souvent très sophistiquées. Ambiance très différente de l’exposition précédente.

Une seconde partie, très people nous montre les 4 Beatles, grand format, Marylin, Kennedy,  Andy Warhol entouré de tous les artistes de la Factory, Andy Warhol et Basquiat, et d’autres célébrissimes américains que je n’ai pas reconnus. Amusante visite. 

Très belles photos, photographes cultissimes..mais tout est trop, trop beau, trop travaillé, trop connu. Je préfère le village breton.

Annette Messager : Une hirondelle ne fait pas le printemps – au Musée de la chasse et de la nature

Exposition temporaire jusqu’au 20 septembre 2026

La Revanche des animaux

Le Musée de la Chasse et de la Nature est un  écrin parfait pour cette exposition « conçue commme une longue fable poétique  et politique »en 80 oeuvres, présentées en 16 chapitres où Annette Messager  « explore l’animalité et le saugrenu » je continue à copier le cartel de présentation :

« parce qu’il est nôtre, le monde des animaux n’est pas un royaume enchanté ni une scène exangue. les bêtes fuient, gisent, luttent.
Le monde est une gigantesque battue, partout des proies et des prises »

Fables et récits

Entre trois piles de livres des peluches figurant les animaux s »amoncèlent. Au sommet 3 chimères : oiseaux empaillés et toujours emplumés avec tête de peluche. Je m’amuse à déchiffrer les titres des livres, aussi bien des chefs d’oeuvres que de la littérature de gare, de Isaac Bashevis Singer à la Bibliothèque verte. Peut être dans ces livres se cachent aussi les fables? J’ai cherché Esope, La Fontaine, Colette ou Orwell qui ont si bien fait parler les animaux.

A propos de langage :

22 expressions

Un mur est couvert de ces 22 panneaux qui montrent comment les animaux sont présents dans le langage courant : « S’entendre comme chien et chat », Têtu comme une mule » « comme un coq en pâte » etc….

Je n’ai  pas trop aimé ce Théâtre de la Cruauté : lapin de peluche disséqué, éviscéré avec les instruments de torture, au ventre ouvert d’où s’échappent des petites peluches. 

La Revanche des animaux (détail)

Peluches, métal, dessins… tout concourt à cette revanche des animaux!

Ecureuil en haut de l’escalier

Une grande salle au rez de chaussée a été offerte à Annette Messager seule pour ces grandes installations. Dans les étages, les objets, chimères, sculptures s’accordent avec les collections permanentes ou les oeuvres d’autres artistes contemporains. 

Capture ou captivité : l’écureuil sous son filet

Intéressons-nous d’abord à Capture et Captivité : l’écureuil taxidermisé sous un filet qui trône « moins butin que souverain », porteur d’outres ou idole masquée « Tel est pris qui croyait prendre » suggère l’artiste. 

Notre visite sera mise en scène, fables ou histoires tragiques, commentées par l’auteure.

Bronzes de Saint Clair Cemin

Le gardien nous fait remarquer les bas-relief et les gardes-corps, les rampes et les lustres et appliques habillant l’escalier et le palier. Oeuvres de Saint Clair Cemin, sculpteur brésilien.

Le Sang des bêtes

Parmi les collections permanentes, je cherche les oeuvres parfois de très petite taille comme ces oiseaux costumés, les oiseaux meurent aussi.

Flânerie des escargots

Variations sur les flânerie des escargots, sur un crâne – vanité – allégorie de la mort et détournement grottesque. Trois escargots portent des seins   à la place de la coquille . Il y a m^me une barbie-escargot quelque part.

Dans le cabinet des appeaux, l’installation est sonore, elle sussure, murmure « Ci-ci-ci-gogne – Ci-ci-ci« 

Dans le Salon des Chiens, un teckel empaillé plus vrai que nature porte un masque chirurgical. C’est le chapitre Eux et nous. Il me met très mal à l’aise. 

les transports amoureux sont figurés sur roulettes. 

Chatte en céramique : illusion d’optique

Les trophées intimes offrent des photos très personnelles. Je ne me souviens plus bien quelle est la possible vengeance. C’est au troisième étage que les Rameaux graphiques m^lent sculpture et dessins deux dessins m’ont particulièrement plu : un jardin du tendre 

et un autre dessin où se mêlent animaux et humains, peut être le b erger et son troupeaux et ses chiens?

Encore une fois, je me suis fait violence pour entrer dans un musée qui se clame « musée de la Chasse », je n’aime pas la chasse, encore moins les carabines, les trophées. Et pourtant c’est un lieu magique pour l’art contemporain. C’est là que j’ai découvert Eva Jospin, Sophie Calle et Garouste.D’ailleurs les oeuvres contemporaines y sont nombreuses et variées. Une de mes préférées : ce Dieu de la Forêt en écorees de bouleau

Eieu de la forêt . Jeanine Janet

L’Autre George – A la rencontre de George Eliot – Mona Ozouf – Gallimard

CHALLENGE LES DEUX GEORGE AVEC CLAUDIALUCIA

Attention : spoiler! Mieux vaut avoir lu les romans de George Eliot avant d’entamer la lecture de cet ouvrage. Il ne s’agit nullement d’une biographie de George Eliot comme je l’avais cru quand j’ai téléchargé ce livre. C’est plutôt une promenade dans ses oeuvres qui commence avec le Moulin sur la Floss que j’avais déjà lu, puis continue avec Middlemarch que je m’aprêtait à lire. L’analyse de Mona Ozouf est passionnante mais suppose qu’on soit familier avec les personnages, et raconte un peu trop pour qui n’a pas terminé le livre. Donc, à ne lire qu’après lecture de George Eliot sous peine de divulgâcher l’histoire. Dans cette logique, j’ai sauté le chapitre concernant Daniel Deronda qui sera au programme du challenge en septembre. 

A la suite de cette réserve, L’autre George est très intéressant, d’une lecture fluide. C’est le point de vue d’une historienne qui resitue les livres de George Eliot dans leur contexte historique, social et littéraire. Mona Ozouf met au jour des correspondances, des gemelléités, entre les personnages soit à l’intérieur d’un roman, soit à travers différentes oeuvres. C’est aussi l’interprétation d’une philosophe qui va questionner les questions religieuses et philosophiques ayant cours dans l’Angleterre du XIXème siècle. 

Après les études des trois oeuvres citées précédemment, des chapitres transversaux : « La moraliste », « l’artiste », « la femme » vont éclairer les principaux aspects de l’oeuvre de George Eliot. 

Ce qui m’a le plus intéressée c’est la question de la place des femmes dans l’oeuvre de George Eliot, et dans la société anglais. George Eliot peut-elle être considérée comme féministe? Pourquoi ne s’est-elle pas engagée avec les suffragettes dans la lutte pour le vote des femmes? (George Sand, non plus, d’ailleurs). 

La conclusion du livre est une comparaison entre « Les deux George » sur laquelle je reviendrai sûrement quand nous ferons un bilan du challenge.  

ce cousinage le signe le plus voyant était bien sûr l’adoption du nom masculin

Chez elles, de surcroît, le pseudonyme masculin ne venait pas seulement couvrir une œuvre, mais une vie. Et pour l’une comme l’autre, un mode d’existence soustrait à la convention.

Mais toutes deux dénoncent en revanche une société inique qui prive les femmes des droits fondamentaux. Et
l’emblème du malheur féminin leur paraît être le mauvais mariage, que des lois scélérates empêchent de
défaire.

Noirmoutier en l’île – le Bois de la Chaize – le Vieil

NOIRMOUTIER 2026

Noirmoutier-en-l’Île Château

Notre gîte est situé à 1.5 km du Centre-bourg et 800 m de la plage de la Clère. Après avoir acheté les courses de base à l’Intermarché de La Guérinière nous allons compléter dans les boutiques du village.

Sous le soleil, le Château offre son meilleur aspect.

A notre premier voyage, l’église était sous les échafaudages, je la découvre donc aujourd’hui. Elle me semble plus grande et plus claire que je ne m’y attendais.

Noirmoutier-en-l’Île église Saint Philbert

Dédiée à Saint Philbert(mort en 690), elle a subi les ravages des Sarrazins (732) des Vikings(836) et plus tardivement des Hollandais (1674) et désaffectée à la Révolution. Cette visite résume l’histoire de l’Île . Le dépliant décrit les différentes œuvres d’art, retables et statues (1822-1824) et l’ ex-voto (maquette dans une vitrine) et tableau de la Pêche miraculeuse. J’ai surtout aimé la crypte (VII ème siècle).

Même après notre précédent séjour, il reste des découvertes à faire ici !

Visites plus prosaïques dans les belles boutiques de la rue piétonnière : charcuterie-traiteur luxueux, et très belles boulangeries. Le luxe ! je commence à me repérer dans les places de la ville : la place du marché (mardi, vendredi, dimanche), une petite place avec des terrasses de cafés et restaurants et la grande Place d’Armes à proximité du Château, de l’Eglise et du Musée Jacobsen.

Plage des dames

J’irai me baigner sur « notre » plage, la Plage de Clère à 600 m du gîte. Comme je nage seule et que début juin, les plages ne sont pas surveillées, je préfère prendre mes marques, c’est plus sécurisant.

l’Estacade du bois de la Chaize

En attendant nous nous retrouvons au Bois de la Chaize qui est un des points remarquables de l’Île avec sa jolie plage des Dames, son estacade, ses belles villas Second Empire. Cette jetée construite en 1885permettait aux estivants d’arriver de Pornic en bateau. Sur l’estacade les pêcheurs remontent de petits carrelets avec chaque fois de minuscules fritures.

De très beaux arbres, principalement des chênes verts ombragent la pente. La promenade conduit à une sorte de grotte (fermée) ; des sentiers conduisent à la très petite crique : l’Anse rouge dominée par une tour :la Tour Planier.

L’anse Rouge et la Tour

Par des impasses j’arrive enfin à une plage plus grande La plage des Souzeaux personne sur le sable mais le silence est troublé par des artisans qui terminent les derniers travaux dans les villas avant l’arrivée des juillettistes. En continuant dans les villas on rejoint la Plage de la Clère.

Le Vieil

L’après-midi, nous continuons la promenade le long de la côte en suivant les Dunes du Vieil puis dans les petites maisons blanches et fleuries du Grand Vieil et du Petit Vieil.