Autour du parc Montsouris, maisons d’artistes et histoires d’eaux

TOURISTE DANS MA  VILLE

Rue des Artistes Paris XIVème

Le rendez-vous pour la visite d‘Explore Paris intitulée « Sous les pavés les aqueducs : les secrets du 14ème arrondissement » est fixé au coin de la Villa Seurat. Du métro Saint Jacques j’ai emprunté la rue de la Tombe-Issoire, l’avenue René Coty qui est occupée par une végétation luxuriante, comme une coulée verte, un escalier mène à la rue des Artistes et on retrouve la Rue de la Tombe-Issoire un peu plus loin. Ce quartier à l’arrière de Montparnasse fut un quartier d’artistes. 

 

La Villa Seurat est une impasse bordée d’ateliers d’artistes. Le plus connu est la maison de Chana Orloff au 7bis,(visites le week end, réserver à l’avance CLIC Dali  occupa le n°1, au n°4, se trouve la Villa Lurçat (appartient à l’Institut)et peut se visiter)CLIC.> 

Soutine et Henry Miller ont également habité la villa Seurat.

Villa Lurçat 4 villa Seurat

Lurçat est à l’origine de l’intallation des ateliers dans ce quartier modeste du Petit-Montrouge, non loin des fortifs et de la zone. Jean Lurçat fameux pour ses tapisseries avait un frère architecte André Lurçat qui a construit d’élégantes maisons blanches dans le style du Bauhaus. Au N°3 se trouve un autre atelier Bauhaus.

Maison de Chana Orloff, villa Seurat dessinée par Auguste Perret

 

 

 

 

 

 

La Maison de Chana Orloff est l’oeuvre d’Auguste Perretles structures en béton sont visibles rappelant les maisons à pan de bois. A l’étage un décor en relief un peu comme les décors à la pointe de diamant, pour les pièces d’habitation. Dans l’entrée j’ai aperçu l’accordéoniste 

 

 

 

 

Non loin Rue Marie Rose, nous découvrons la grande église franciscaine en briques rouge. Construite (1934-1938) au coeur de la ville dans l’idée d’évangéliser les quartiers populaires

églisde franciscaine

Poursuivant la rue de la Tombe-Issoire, nous découvrons les très vastes réservoirs protégés par des rouleaux de fils barbelés dissuasifs.  Second Empire, dûs à Alphand, l’ingénieur responsable des travaux hydrauliques de Paris ainsi que des Parcs, comme le Parc Monsouris tout proche. 

Réservoirs Montsouris

D’élégants pavillons de meulière et briques surmontés par une verrière portant des mascarons à tête de lion bleus sont sur les vannes de grands aqueducs le plus souvent souterrains transportant l’eau de rivières : Le Loing et la Voulzie. La qualité de l’eau était vérifiée par un « truitomètre » les poissons faisant office d’appareils. Non loin de là, un aqueduc fait surface à Arcueil

Fontaine Wallace

De l’autre côté de l’avenue Reille, un panneau présente le projet SILVIA d’une Agroforêt urbaine et comestible pour passer d’un espace bétonné à une renaturation. En 2023 furent plantés 120 châtigniers et noisettiers. Le nom « forêt urbaine » me fait sourire, square, parc, bosquet peut-être, mais forêt n’est-ce pas exagéré? 

Square Montsouris

Le Square Montsouris n’est pas un square mais une rue bordée de grosses maisons mitoyennes derrière des jardinets très fleuris. En cette journée de printemps glycines, cornouillers, rosiers sont en pleine floraison. 

square montsouris nichoirs

Ces maisons tranquilles sont maintenant très chics mais elles ont été construites pour une population modeste.

Square Montsouris maison Le Corbusier.

Au coin on remarque encore une maison d’architecte. A l’autre extrémité on découvre le Parc Montsouris avant d’y entrée, détour par la Rue Braque où l’atelier du peintre, oeuvre d’Auguste Perret, est masqué par une jungle de lierre, bambous et autres lianes. Des volets métalliques obstruent les fenêtres Est-il à l’abandon? Mystère!  Une observation plus attentive laisse penser que non, le jardin est propre et la poubelle sortie. 

REr B dans le parc sous les rail une exposition de panneaux racontant l’histoire du parc et Alphand

Le Parc Montsouris a été créé en 1860, ouvert en 1878, à proximité des fortifications. Curiosité soulignée par notre guide : « parc de gares » parcouru par deux lignes de chemin de fer le RER B et la Petite Ceinture qui courrait dans un creux. Un lac (bac en ciment) rafraîchit le parc. De l’autre côté on peut deviner la maison de Coluche. Higelin habitait aussi dans le coin mais sa maison a disparu, on a nommé une allée à son nom. Il y a énormément de monde sur les pelouses comme en plein été .

Notre guide nous a ménagé une surprise : la ZAC Alésia Montsouris a été aménagée dans les année 1990 sur des friches ferrovaires(RATP). Le chantier a mis au jour deux aqueducs : l’Aqueduc Médicis qui amenait l’eau aux jardins du Luxembourg et un aqueduc romain desservant Lutèce. les constructions ont endommagé les conduits mais on a préservé quelques vestiges qui sont encore visibles : on peut voir le vériatble béton romain dont l’usage s’est perdu. La toponymie garde le souvenir de deux empereurs Julien l’apostat (331-363) et Valentinien. 

Fontaine sur les boulvards des Maréchaux

La promenade se termine le long de la Cité Universitaire et nous retrouvons un troisième aqueduc (Second Empire) et les vestiges des fortifications de Thiers.

Ce fut une après midi très agréable et le conférencier l’a rendue très vivante avec de nombreuse anecdotes et explications historiques.

 

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Auteur : Miriam Panigel

professeur, voyageuse, blogueuse, et bien sûr grande lectrice

Une réflexion sur « Autour du parc Montsouris, maisons d’artistes et histoires d’eaux »

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