Noa Eshkol au MAHJ – Danse et Compositions

Exposition temporaire jusqu’au 30 Aout 2026

very orange tree 1992

Noa Eshkol est née au kibboutz Degania en 1924 – Holon 2007.

Affiche Chamber Danse group

Danseuse, chorégraphe, elle fonde en 1954 le Chamber Dance Quartet avec des compositions dansées sans musiques rythmées seulement par una métronome. Une vidéo captée à Holon 1960 est projetée dans la salle d’entrée. Le tic-tac du métronome, la danse accueillent le visiteur entre des tentures suspendues ou plaquées au mur

A big kolo

La tenture, A big Kolo représente une danse, une danse balkanique qui se danse en rond comme la Hora.

ECRIRE LE MOUVEMENT

mouvement complexe bras jambe

Avec Wachman, Noa Eshkol met au point un système de notation chorégraphique très précis selon les segments du corps avec des sphères

Par delà l’aspect décoratif, très esthétique, un autre intérêt de l’exposition se trouve dans la projection de Décade , comémoration du Soulèvement du Ghetto de Varsovie au Kibboutz Lohamei Ha Getaot, spectacle dansé en extérieur devant l’aqueduc romain.

Cette chorégraphie a inspiré Yael Bartana pour son film The Undertaker (2019) projeté au milieu de l’exposition.Cette installation sonore de 13 minutes montre une cérémonie, une sorte de procession dansée à Philadelphie, manifestation avec une banderole « Bury your weapons not our bodies » spectacle très impressionnant qui se termine dans le cimetière sous la surveillance de personnages costumés à l’époque de la guerre d’Indépendance. CLIC

1973 Guerre de Kippour : « il n’est plus temps de danser »

Yom Kippur (mourning) 1983

La chorégraphe arrête la danse et commence une nouvelle création textile. De nombreuses tapisseries font référence au deuil comme Yom Kippur in memoriam of DanSapir ou Skud- the Gulf war (homage to Moshe Kupferman)

Skud – La Guerre du Golfe – Homage to Moshe Kupferman

Mais toutes les teintures ne sont pas si violentes ou si tristes. Souvent elles évoquent des paysages, la mer ou des collines

la mer de la Reine de Saba

Dans ces patch-word ou quilt Noa Eshkol se tissent des symboles :

En hébreu, les verbes coudre (tefira) et guérir(terufa) partagent une racine commune. Ainsi on peut interpréter la production de ces carpets cousus comme un acte de résilience…

Les seules règles que je mesuis imposées : ne pas acheter de tissu, n’utiliser que des chutes, des chiffons ou des vêtemnts usagés qui me tombent plus ou moins par hasard entre les mains. je m’impose aussi de ne pas couper le tissu, mais uniquement de découdre des pièces cousues

Et pour revenir à la danse ce magnifique paon, motif aussi de chorégraphie

peacock
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Auteur : Miriam Panigel

professeur, voyageuse, blogueuse, et bien sûr grande lectrice

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