La Corée au Musée Guimet – Restaurant Hanok

A la sortie de l’exposition Silla nous avons déjeuné coréen dans le restaurant du musée. La carte est difficilement compréhensible pour le novice. Nous avons choisi un bulgogi lamelles de boeuf mariné puis mijoté et servies avec des légumes dans une sauce parfumée. Dans un bol métallique (en bas à gauche) du riz avec des coupelles contenant, haricots verts, chou, racine de lotus. Les baguettes sont métalliques, très design

.

pour dessert des mochi, mangue, thé vert ou litchi. Délicieux.

Pour un plat, un dessert et un thé comptez 29€

La Corée au Musée Guimet : K-beauté -Beauté coréenne histoired ‘un phénomène

EXPOSITION TEMPORAIRE jusqu’au 6 juillet

Affiche de l’Exposition Beauté Coréenne

Récemment, dans le métro parisien, la cosmétique s’affichait proposant des produits de beauté. K-beauté, K-pop, la Corée a le vent en poupe, très populaire chez les jeunes qui reproduisent les chorégraphies s’inspirent de la mode, des gadgets et des mangas.

Qu’est-ce qu’être belle ou beau en Corée?

Scènes de la vie coréenne

L’exposition propose des portraits de beauté selon les canons de la période Joseon (1392-1910)

Femme se coiffant- attribué à Kim Hongdo

les coiffures sont spectaculaires. L’exposition fait une belle place auxe soins des cheveux, les postiches, les peignes et les aiguilles à chignon .

Costumes traditionnels : hanboks

Une section est connsacrée aux cosmétiques, remèdes et soins . Un  traité médical de 1613, est présenté dans une vitrine avec les poudres, les produits utilisés pour la toilette (grande importance de l’hygiène, ablutions et aux soins des cheveux) des poudres, des huiles parfumées sont également présentés. 

la Nouvelle Femme

Dans les années 1920 -1930, la Corée subit de profondes transformations avec l’infljuence du cinéma et des magazins féminins qui diffusent les clichés de la modernité.

Après la Guerre de Corée,  (1950-1953)la partition du pays, la beauté se trouve « en reconstruction » avec l’influence de l’industrie du divertissement américain. 

Affiche des J.O. de Séoul 1988

Les Jeux Olympiques de Séoul (1988)procurent à la Corée une notoriété culturelle. A partir de 2010, le préfixe K-se décline dans les exportations culturelles dont la K-beauty : industrie cosmétique mais aussi cinématographique, et essor de la K-pop. Les vedettes de la K-pop témoignent de la recherche esthétique qui combine les canons traditionnels du Joseon à une imagerie futuriste

Bâtons lumi neux et différents accessoires

Cependant ce rapport à la beauté avec des canons précis est une réalité contraignante : régimes alimentaires, chirurgie esthétique..

une vidéo présente l’histoire d’une jeune fille qui ne peut pas nouer de relation avec des garçons parce que son image n’est pas conforme. L’exposition ne fait pas l’impasse sur ce conformisme induit par la dictature de l’apparence.

la Corée au Musée Guimet : Silla – l’Or et le Sacré – Trésors royaux de Corée (57av.JC – 935)

Exposition temporaire jusqu’au 31 Aout 2026

L’or du royaume de Silla

Des trésors fabuleux ont été mis au jour sous les tumulus des tombeaux royaux de Silla de la ville de Gyeongju. Ce brillant Royaume de Silla a duré un millénaire de 57 avant JC à 935. Petite province au sud de la péninsule, il s’est étendu à toute la Corée actuelle. 

pectoral en virgules de jade

Or et jade (provenant du Japon). orfèvrerie très sophistiquée pour des objets de prestige : couronnes ouvragées,

boucles d’oreilles

Armes de prestige, façonnées sur place ou de provenance lointaine comme la dague perse

Dague : or, grenats émail cloisonné.

Ces provenances étrangères montre que le royaume de Silla entretenait des relations commerciales avec les nations voisines. Bijoux d’orfèvrerie mais aussi cuirasse de chevaux de parade, toute la cuirasse est décorée avec une sophistication extraordinaire

Etriers décorés minutieusement

la poterie est aussi d’une grande beauté

Détail du décor : grenouilles, tortues, serpent mais aussi personnages dans des positions inconvenantes

Au 6ème – 7ème siècle le royaume adopte le Bouddhisme et l’iconographie change 

 

les représentations des personnages du zodiaque bouddhique sont très curieuses

Signe du cochon

La visite se termine dans une curieuse « grotte » j’ai mis les guillemets parce que ce n’est pas une grotte naturelle mais un édifice construit recouvert par un tumulus. Le Bouddha monumental est un hologramme projeté sur un écran noir, mais il fait tellement illusion que nous nous posions le problème du fret- par avion ou bateau? – quand il s’est évaporé, pour revenir quelques minutes plus tard.