Exposition temporaire jusqu’au 12 juillet 2026

Né à Londres en 1916 d’origine canadienne, il revient à Londres à 16 ans. En 1934 s’inscrit à la Sorbonne et fréquente les milieux de Montparnasse et les surréalistes. Invité à exposer en 1935 avec les surréalistes.

Sa période parisienne et surréaliste est sous le thème du rêve « REVER »: sont présentés des dessins de petites toiles, des décalcomanies, des estampes et des textes sur les champignons et aventures hallucinogène (mescaline, psilocybine). Deux encres de Victor Hugo figurent ici.
De 1940 à 1943, Brion Gysin s’installe à New York où il fréquente les milieux underground noirs et Broadway. En 1944, il est appelé sous les drapeaux et affecté à une unité d’espionnage où il découvre le Japonais et la calligraphie japonaise.

VOYAGER
1950 il découvre le Maroc, sillonne le pays, s’installe à Tanger y ouvrira un restaurant. Toute une salle montre cette aventure marocaine, on y éntend la musique Jajouka. De grandes toiles colorées représentent le désert mais j’ai préféré les petits formats, aquarelles aux dessins très précis

Un peu dans la même veine, j’ai aimé les fenêtres du Palais de Peggy Guggenheim à Venise

PERMUTER/ECRIRE/DESSINER

La salle suivante est très colorée.Le très grand Calligraffiti (16 m) occupe tout un mur, les cimaises qui lui font face sont occupée par des tableaux abstaits très colorés, flashy, avec des motifs récurrents, Cette salle correspond à sa technique de cut-ups: à l’aide d’un cutter (exposé dans une vitrine) l’artiste découpe un texte et le réarrange aléatoirement. Le cut-off peut concerner un texte littéraire comme un motif pictural. Je me suis un peu embêtée dans cette section. Seul un tableau m’a attirée : Rustique olivette à la Ciotat

A la Ciotat, Brion Gysin a rencontré Chester Himes, Paul Celan, Schwarz-Bart. Il y était question de peinture mais aussi de littérature, de poésie. D’ailleurs l’activité littéraire de Brion Gysin est aussi documentée. En particulier avec Burroughs qui pratique aussi le cut-up

En revanche j’ai bien aimé les calligraphies surtout quand il surimprime calligraphie arabe et texte japonais.

Un dessin très émouvant est celui de l’hommage de Keith Haring à Brion Gysin

FOR MY TEACHER
LOVE ALWAYS
LOVE ALL WAYS
LOVE WAYS ALL
La Dreamachine est un procédé de projection de la lumière à travers un cylindre qui tourne.

LE DERNIER MUSEE

Dernière partie de l’exposition éponyme. Le Dernier musée est le titre d’un livre de Brion Gyson CLIC


C’est aussi le titre d’une série de 10 clichés pris lors de la construction du Centre Pompidou. En 1973 Brion Gysin s’installe 135 rue Saint Martin en face du chantier de ce qui allait devenir le Centre Beaubourg. Il dessine, photographie la structure en exosquelette qui le fascine.
Je ne connaissais ni le plasticien, ni le poète, ni ses amis de la Beat-Generation bien que les noms me soient familiers et cette découverte est une bonne surprise. Dépêchez vous d’aller au Musée d’Art Moderne, l’exposition ferme ses portes à la fin de la semaine prochaine!