MORBIHAN JUIN 2026

Guidage au GPS par le Pont de Kerisper, traversée rapide de la Trinité-sur-mer, de Carnac et Plouharnel. La départementale 768 passe tout droit entre les dunes et le marais. A Saint Pierre de Quiberon nous la quittons pour rejoindre la Côte Sauvage. Grand vent, ciel dégagé, lumière très vive et mer verte très agitée.
De nombreux randonneurs marchent sur le GR qu’on découvre de la route. Dès qu’on aura trouvé le « parking avec vue » je compte bien les rejoindre. Le spot idéal est au Vivier. Deux restaurants, avec le vent, personne en terrasse, à l’arrière, de profonds bassins creusés dans le granite. Peut être ont-ils été utilisés pour stocker des crustacés. Aujourd’hui vides.

J’enfile mon ciré, prends mon bâton et suis le GR bien encadré par des fils métalliques. Comme dans tous les sites touristiques (Pointe du Raz, Crozon…) il faut contenir les hordes pour éviter le piétinement et préserver la végétation avec la protection de tapis de chanvre (genre sacs de patates) . Et cela marche bien. Sans être prévenue, je découvre le « trou du souffleur » et fais sdes photos de vagues qui s’élèvent en nuage blanc. Des paquets d’écume jaunâter s’envolent et nous bombardent. Soudain le ciel s’assombrit. Un grain s’abat avec violence, presque de la grêle. En quelques minutes tous les randonneurs sont trempés. Je constate avec plaisir que mon ciré est bien étanche, en revanche ma jupe est trempée. Une chance cette jupe ! elle sèche beaucoup plus rapidement que les pantalons de mes collègues-randonneurs. La pluie m’a stoppée dans mon exploration de la côte sauvage.
Pique-nique de luxe : pinces de tourteaux et crevettes grises.

Le vent est tombé, le ciel, voilé. Je continue le GR jusqu’au château Turpeau à l’entrée de la ville de Quiberon. De loin, ce « château de la mer » de style anglo-médiéval a belle allure avec ses tourelles effilées qui se profilent. De près, c’est moins bien.
La circulation dans la ville de Quiberon est infernale avec les sens interdits, le stationnement difficile. Nous passons et repassons quatre fois par les mêmes rues, les mêmes places, incapables de s’extraire du circuit imposé. Juste le temps d’acheter un Quatre-quarts breton dans la Maison Riguidel en stationnant devant la Belle-Iloise (prévu pour les clients) sardines de luxe.
Le beau temps est revenu, le GPS nous a tiré du centre-ville, nous découvrons la Grande Plage à l’arrière de la Gare Maritime, bordée de belles villas et d’immeubles modernes. Je laisse mes sandales au pied de la rampe et marche pieds nus sur le sable fin dans la frange d’écume .

Promenade très agréable à la Pointe du Conguel. Voiture garée à l’arrière du complexe de Thalassothérapie et des immeubles Sofitel en face de la Pointe de Goulvars. Le GR est d’abord parallèle à la route. Hors saison, il n’y a pas de circulation . un grand parking se trouve à l’entrée de la promenade très agréable (mais très fréquentée) qui fait le tour de la Pointe de Conguel. Aller dans les dunes sur le flanc sud baigné par l’océan libre. Retour par un petit bois. Une table d’orientation est bien utile pour se repérer, trouver Belle-Ile, la plus grande, Houat et Houedic qu’on devine. Puis les Pointes du Golfe du Morbihan : Locmariaquer, la presqu’île de Rhuys.
