MORBIHAN, JUIN 2026

Arrivée à la Trinité-sur-mer 12h15, juste à temps pour passer à l’Office de Tourisme. Pique-nique sur le port à marée basse. Près de nous, un voilier en bois repose sur la vase, plus loin une forêt des mâts des plaisanciers. Au milieu du quai, la Halle aux Poissons. Je file m’enquérir des horaires. Côté poisson c’est vide. Sur l’autre côté : la capitainerie.

Des bateaux géants sont amarrés au môle Loïc Caradec. L’un d’eux tout noir affiche H30x30 Protect 30% of Ocean and land by 2030. Belles intentions ! Avec sa coque noire, son épais mât noir, sa voile noire et son envergure il est plutôt effrayant. Son voisin proclame Sails of change L 37m x l 23 m, poids 21 t. Un autre géant blanc au toit rouge porte aussi un slogan « faire du travail une chance ». Ce gigantisme m’effraie, je n’accorde que peu de confiance à toutes ces bonnes paroles. De la com ! Peut-être suis-je malveillante ?

Après cette incursion dans le monde de la Voile de compétition, je traverse le quai pour un peu de lèche-vitrine. Jolies boutiques, bon goût sans excès : TBS, Armor Lux, pas de bling bling. Ici c’est sport, pas Saint Tropez. Carrefour a ajusté ses prix à la clientèle des plaisanciers, le beurre a pris1 € de plus qu’Intermarché de Crach, et tout à l’avenant. La Trinité, chic et cher !

Le soleil brille. Je longe les quais en remarquant le môle Tabarly (encore le monde de la course). Un peu plus loin, je trouve le GR. Les fougères viennent tout juste de dérouler leurs frondes encore vert tendre, qui se détachent sur le bleu opale du golfe de Quiberon aux eaux tranquilles.
Je me souviens de voiliers très impressionnants dans ce port.!
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