Comme il vous plaira sur une citrouille – Expo Françoise Jolivet à Meudon

LA SÈVE ET LA CICATRICE OU COMMENT RUSER AVEC LA NATURE

comme il vous plaira.....
comme il vous plaira…..

 

Lecture commune de Comme il vous plaira avec Maggie et Claudialucia

Coïncidence, à la Maison de Rodin cette plasticienne expose ses citrouilles scarifiées, déshydratées, tannées. le résultat est surprenant.

Pour le plaisir, d’autres citrouilles :

juin 20140servon 046 - Copie

juin 20140servon 049 - Copie

 

Cité Rodin!
Cité Rodin!

 

Train des Impressionnistes : Gare du Nord – Auvers/Oise

PARIS/BANLIEUE

van gogh église d'Auvers

Quelle excellente surprise ce train direct pour Auvers-sur-Oise

Départ: Gare du Nord 9h38 arrivée une demi-heure plus tard

Retour: 18h25

(les week ends seulement)

Ave le Pass Navigo dé-zoné  c’est gratuit! Une aubaine pour les week ends ensoleillés!

Au choix:

vangogh

une journée chez Van Gogh, Pissaro…. avec un copieux musée de l’Impressionnisme dans le château d’Auvers entouré d’un très beau parc.

( 14€ :  des écrans seulement, très instructif mais quand même cher! Pour voir de vrais tableaux, il faut aller au Musée d’Orsay)

Il y a aussi une expo contemporaine à l’Orangerie d’un peintre qui imite Van Gogh à la sauce Street Art (4€)

une ballade dans les lieux des peintres, église célébrissime, maison du Docteur Gachet, Musée de l’Absinthe, cimetière où les tombes de Vincent et Théo sont unies par un épais tapis de lierre  ….

autre option:

vexin

Randonnée dans les bois du Parc du Vexin avec de nombreux PR très bien balisés. Des frais ruisseaux, des moulins à eau, les bords de l’Oise.

C’est ce que nous avons choisi, par un chaud dimanche. Nous avons marché 17km pratiquement tout le temps à l’ombre.

A la pause, j’ai relu une lettre de Vincent à Théo qui est téléchargé dans ma liseuse.

J’y retournerai une journée entière pour la visite des musées.

 

 

« Moi, Auguste, empereur de Rome » – Exposition au Grand Palais

 

Auguste
Auguste

LE MONDE EN EXPOS

 

De retour d’Arles, de Glanum, et après avoir vu tant et tant de villes romaines….je me suis précipitée au Grand Palais pour l’exposition sur Auguste. Surprise : pas de queue, du tout! Des familles avec enfants prennent une leçon d’histoire antique. Le Romains font moins recette que Braque, sans parler de Picasso.

la bataille d'Actium
la bataille d’Actium

Pourtant c’est une fort belle exposition, très intéressante qui analyse aussi bien les luttes de pouvoir avant qu’Octave ne devienne Auguste que l’instauration du culte de la personnalité ou plutôt de la divinité impériale. Politique et religion.

Auguste prêre
Auguste prêre

Grand bâtisseur également, Auguste se vantait d’avoir trouvé une Rome de brique et l’avoir remplacée par une Rome de marbre.

procession et sacrifice
procession et sacrifice

A côté de l’histoire officielle, l’exposition fait aussi la place aux objets de la vie quotidienne, bijoux, monnaies, fresques.

Auguste bâtisseur de théâtres à Rome
Auguste bâtisseur de théâtres à Rome

Il y a beaucoup à voir et beaucoup à lire.

 

A propos de livre, à défaut du catalogue, merci  à Arthur de Graaw  voici le lien vers le dossier de presse

Vincent Van Gogh – Antonin Artaud à Orsay

LE MONDE EN EXPO

vangoghnuit

De retour de Saint Rémy et d’Arles, c’est d’abord à Van Gogh que j’ai pensé! voir tous ces tableaux réunis, était pour moi une joie annoncée. Après la visite à Saint Paul de Mausole, les promenades sur les lieux où il avait posé son chevalet; cette visite était une urgence. Tableaux connus, comme ces autoportraits ou l’église d’Auvers sur Oise, et d’autres moins connus venus parfois de très loin.

vincentantonin

Venue pour Vincent, j’ai découvert Antonin!

Je connaissais l’homme du Théâtre et son double et d‘Héliogabale mais je n’avais jamais vu ses dessins : saisissants! Quelle maîtrise dans ses autoportraits. Je ne connaissais pas non plus son visage. Des extraits de films le montrent dans sa jeunesse. Les plus grands l’ont fait tourner Abel Gance, Dreyer, Fritz Lang et tant d’autres. D’une grande beauté avec un regard ardent. Expressif dans le cinéma muet comme dans les débuts du parlant. Visage ravagé en 1946 après son internement à Rodez.

Les propos d’Artaud à propos de l’Exposition de 1947 répondent précisément à cette interrogation. Sauf qu’en matière de folie, Artaud est un expert et ses réponses sont étonnantes et percutantes!

« Non Van Gogh n’était pas fou, mais ses peintures étaient des feux grégeois, des bombes atomiques, dont l’angle de vision, à côté des autres peintures qui sévissaient à cette époque eût été capable de déranger gravement le conformisme larvaire de la bourgeoisie second Empire et des sbires de Thiers, de Gambetta, de Félix Faure, comme ceux de Napoléon III. »

J’aime qu’une exposition me raconte une histoire. Plus que la réunion d’œuvres  d’un même artiste, c’est une cohérence qui rend la visite encore plus passionnante. Et dans le cas de cette exposition au Musée d’Orsay le commentaire d’Artaud est fulgurant. A Saint Rémi je m’étais demandée : Vincent Van Gogh était-il fou? et qu’est-ce que la folie pour un artiste?

Dans une salle de projection, sur tout un mur, se projette le dernier tableau de Van Gogh, Le Champ de blé aux corbeaux avec le texte d’Artaud, lu par Alain Cuny. J’en ai trouvé une autre version sur Youtube.

Et pour le plaisir Kurosawa :

En sorttant de l’Expo, j’ai acheté le texte d’Artaud :

VAN GOGH LE SUICIDE DE LA SOCIETE

laissons la parole à Artaud:

Méfiez-vous des beaux paysages de Van Gogh tourbillonnants et pacifiques

convulsés et pacifiés

C’est la santé entre deux reprises de la fièvre chaude qui va passer.

C’est la fièvre entre deux reprises d’une insurrection de bonne santé,

Un jour la peinture de Van Gogh armée de fièvre et de bonne santé,

reviendra pour jeter en l’air la poussière d’un monde en cage que son cœur ne pourra plus supporter.

 

 

 

Angkor au musée Guimet

LE MONDE EN EXPOS

Angkor, Naissance d’un mythe, Louis Delaporte et le Cambodge

Mystérieux site redécouvert enfoui ans la jungle par les Français au 19ème siècle, Angkor a inspiré autant les explorateurs que les écrivains, Malraux cumulant dans la Voie Royale le roman d’aventure, l’archéologie et l’exploration. Notre guide, Prun, nous avait parlé de Mouhot. Delaporte participant à la mission de Lagrée en 1866 puis dirigeant deux autres missions est présenté dans cette exposition comme le découvreur d’Angkor.

les tours à visages du Bayon

J’aime les récits de voyages et les expositions dédiées aux explorateurs, même si, de leur temps ils furent mêlés à l’aventure colonialiste, même si les méthodes scientifiques n’étaient pas aussi rigoureuses que celles des archéologues actuels. Delaporte était marin, comme Loti comme Yersin. Le premier objet que j’ai remarqué dans l’exposition est l’uniforme de Delaporte. Natif de Loches, en Touraine, il peint  son pays natal en deux aquarelles. Les aquarelles d’Angkor Vat et du Bayon sont d’une grande poésie ainsi que ses carnets de voyages.

moulages des bas reliefs du Râmâyana à Angkor Vat

Dans ses missions, Delaporte était accompagné d’un très bon photographe. Ces épreuves anciennes m’ont impressionnées par la qualité des tirages aussi bien que de la précision des clichés que des matériaux employés. Il a rapporté des moulages de grande précision et magnifiques. Ces éléments décoratifs d’une grande finesse ont été depuis abimés aussi bine par l’érosion que les pilleurs ou les guerres, ce sont des témoignages inestimables pour les motifs disparus.

moulage des bas reliefs

Un autre pôle de l’exposition et de l’œuvre de Delaporte est la construction du Mythe d’Angkor dans un musée qui se tenait à Compiègne et dans la construction des différents pavillons des expositions Universelles et coloniales de Paris et de Marseille avec la présentation de  cartes postales, articles de Presse, affiches, maquettes

maquette

Bien sûr, en dehors de l’exposition,le Musée Guimet présente des trésors d’Angkor que je revois toujours avec plaisir

Galerie David d’Angers –

PROMENADE ANGEVINE

la verrière de la Galerie David d’Angers

De l’abbaye médiévale Toussaint à Angers, il ne restait plus après la Révolution que la ruine romantique de l’église gothique. Pour remplacer la voûte écroulée en 1815, on a construit une haute verrière sur une élégante charpente de bois. La galerie ainsi rénovée fut offerte au sculpteur David d’Angers  (1788-1856) dont les œuvres étaient exposées auparavant au Musée des Beaux Arts d’Angers.

Angevins et Plantagenet

David d’Angers,  prix de Rome en 1811, obtint des commandes dans toute la France  : un Condé monumental et un Gutenberg pour Strasbourg. Il sculpta également le fronton du Panthéon. Fidèle à sa ville natale,  envoya dès 1811 un exemplaire, souvent des plâtres d’atelier à Angers.

 

Gutenberg

Les sculptures sont présentées sous l’éclairage naturel de la belle verrière. C’est un plaisir de détailler les bas reliefs très expressifs et les bustes des hommes célèbres contemporains du sculpteur. Les écrivains romantiques sont tous là : Lamartine, Chateaubriand, Victor Hugo dont il fut l’ami, mais aussi Goethe…..Balzac.

  Fidèle à la République, après la prise de pouvoir de Napoléon III, c’est vers la Grèce qu’il se tourne. On voit donc aussi le buste de Canaris et une sculpture sur le monument à Botzaris à Missolonghi.

Vaux le Vicomte

Infos pratiques : notre GPS ne reconnait pas Vaux le Vicomte il fallait entrer Maincy. L’entrée est chère 16€, la visite copieuse, il faut prévoir une longue plage horaire au moins la demi journée. On peut faire l’économie de l’audio-guide qui raconte la vie de Fouquet mais pas de la visite du dôme qui vaut vraiment le coup (3€ – 80 marches).

 

Qui ne connaît Vaux le Vicomte?L’histoire de Fouquet de sa fête incroyable qui a entraîné sa chute?

Pour faire la promenade en musique:

En plus de l’anecdote, le château et ses jardins valent vraiment le déplacement. Le château est meublé, Louis XIII, Louis XIV avec ses décors d’origine mais aussi 18ème siècle par les successeurs du Surintendant, entre autres Praslin, duc de Choiseul. Des cabinets sont de toute beauté, c’est devant le premier d’ébène que j’ai réalisé l’origine du mot « ébéniste« , un autre en écaille rouge m’a impressionnée.

Tapisseries et sculptures sont aussi de toute beauté. Puisque je suis en train de lire des Métamorphoses d’Ovide, les sujets mythologiques m’ont interpellée. Je n’ai pas reconnu tous les épisodes.

La vie de Fouquet est le sujet privilégié, on rencontre Lafontaine : son écritoire, ses plumes derrière une tapisserie aux thèmes des fables les plus connues. Vie quotidienne au château : l’audioguide n’oublie pas de nous signaler la porte communicante de la cahmbre des domestiques, à quelques mètres du lit du maître, peu d’intimité! On comprend mieux les valets de Molières qui n’ignoraient rien de leurs patrons.

la visite du dôme est un hymne à la charpente : vitrines avec des outils de menuiserie, plans d’architectes, on termine l’ascension au lanternon par un escalier en colimaçon.

charpente du lanternon

De là, la vue sur les jardins est extraordinaire et invite à la promenade.

Perspective des jardins de Vaux le vicomte

Avant de se promener, dans les sous-sols une exposition consacrée à Le Nôtre explique leur architecture grâce à une maquette de plâtre blanc sur laquelle sont projetés les aménagements, les perspectives, les effets d’optiques créés par les bassins en miroir ou les dénivelés. Deux ruisseaux ont été détournés pour apporter l’eau nécessaire aux bassins, cascades, murs d’eau, jets….Malheureusement les « Grandes eaux ne sont visibles que quelques samedi par an. Il aurait fallu se renseigner.

Le soleil est resplendissant quand nous sortons sur la terrasse. Promenade merveilleuse jusqu’à l’Hercule Farnèse qui clôture la perspective.

 

lire aussi ICI  un blog montrant les autres jardins de Le Nôtre. A propos de Le Nôtre, c’est le 400ème anniversaire de sa naissance, il est à l’honneur aux Tuileries et dans de nombreux jardins.

MacVal : Ange Leccia Logical Songs

LE MONDE EN EXPOS

Mes rapports avec l’art contemporains sont empreints d’une grande curiosité souvent dubitative. Parfois cela accroche, parfois cela me met en colère, foutage-de-gueule! je m’écrie.

Une visite au MacVal de Vitry, si proche de chez moi s’imposait depuis longtemps. Une grand sculpture de Dubuffet l’annonce au rondpoint de la route qui va à Paris. Un parking est bien pratique (valider le ticket à la sortie). un jardin orné de statues et fontaine est bien agréable.

Les collections permanentes n’ont pas soulevé mon enthousiasme. Faut-il regarder au 2ème ou au 3ème degré cette révolution à l’envers ou des personnages genre mannequins sont fixés la tête en bas? Les toupets de cheveux agités par des ventilateurs d’Annette Messager n’ont pas reccueilli mes suffrages, pourtant une animatrice faisait une conférence à des enfants bien sages et intéressés… J’ai plus apprécié ce masque africain évidé refermant un  walkman(obsolète) perché sur une pyramide de valises…Une conférencière m’aurait été bien utile pour apprécier les œuvres qui ne me parlent pas spontanément.

L’ouvre d’Ange Leccia en revanche m’a plu. Comment nommer cette présentation sûrement pas accrochage, ni exposition, peut-être projection, séance? On entre dans une très vaste pièce sombre. 6 écrans de très grande taille (cloisons, murs?) balisent l’espace vide. La meilleure façon de profiter du spectacle serait de s’asseoir sur le parquet au milieu des projections par 6 vidéoprojecteur formant le coeur de l’œuvre qui bat a l’unisson ou en léger décalage. Visage rose en très très gros plan, très rapproché. Images de Rome (villa Médicis) , plusieurs femmes, un feu comme du napalm, ou un feu de garrigue…. Je me laisse prendre, bercer, rêver à l’étrange boule jaune, coucher de soleil avalé par une bouche à contre-jour. la vidéo sur très très grand écran a de la gueule!

Un samedi, à Thomery, chez Rosa Bonheur

 

atelier de Rosa Bonheur

Samedi, ou mercredi de 14h à 17h, l’atelier-musée de Rosa Bonheur est ouvert au public (3€)

Demander à l’Office de Tourisme, à côté de la Mairie, rue de la République, la pochette des promenades (5€)

thomery, murs aux vignes, église

Par un samedi de printemps frileux, nous avons pris la route de Melun, Fontainebleau et Avon pour trouver à l’entrée de Thomery, au coin, le château de By flanqué de l’atelier de l’artiste, briques et tourelles d’un Second Empire tarabiscoté.

Comme il était trop tôt, nous avons flâné dans Thomery, village bordant la Seine, à flanc d’une douce colline abritant un vignoble renommé autrefois. Sur la place de l’église, Les Jardins Salomon,  remplacent les Établissements Salomon,encore en activité en 1960, producteurs de fruits, chasselas et pêches de luxe, dans des serres de forçage construites en 1861, afin de vendre du raisin frais tout au long de l’année. Serres de forçage, murs abritant le chasselas, étaient la spécialité de Thomery, ainsi que des arbres en pot qu’on présentait sur la table au dessert pour que les invités cueillent eux même grappes ou

pêches.

Une autre brochure est consacrée à l’église Saint Amand, église toute simple et sobre. Elle présent la reconstitution des transformations de l’église d’une manière tout à fait pédagogique et ludique. Nous nous sommes amusées à chercher les contreforts, les arcs et les bandeaux de grès.

Le circuit du port d’Effondré m’a conduite en bord de Seine, grosse de toutes les pluies de l’hiver avec ses péniches nombreuses. Suivant pas à pas la brochure, j’ai découvert des murs à vigne qui m’ont menée aux Bains du Roi, célèbres depuis Henri IV quand la cour séjournait à Fontainebleau. De l’autre côté du fleuve on découvre le château des Pressoirs du Roi (François 1er). Ce circuit permet de petites découvertes, jolies surprise, ici le porche d’une briqueterie, là une maison construite pour l’Exposition Universelle, une auberge, la maison du passeur, un port pavé de grès…et toujours le motif du chasselas décidément très présent dans le village. Le port exportait le raisin.

Trois autres circuits ont été détaillés par l’Office du Tourisme. Il suffit de guider les yeux des visiteurs vers un porche, une girouette, une frise en majolique, ou les trous alignés dans un mur en terrain inondable pour rendre la promenade passionnante.

By : atelier de Rosa Bonheur

Nous sommes 8 devant l’entrée très discrète de l’atelier-musée de Rosa Bonheur au château de By. On ne visite pas les pièces d’habitation seulement un bureau aux murs cramoisis, aux vitrines remplies de couleurs, de moulages d’animaux en plâtre, d’esquisses ou de petits tableaux. Je remarque une tête de chien  en plâtre de chasse aux oreilles pendantes devant un petit panneau de bois peint à l’huile avec ce même animal. au murs sont accrochés de nombreux portraits de l’artiste, sa légion d’honneur, le certificat de Permission de Travestissement, à l’époque, porter le pantalon ou un vêtement masculin était puni par la loi, sauf dérogation; amenée à fréquenter les marchés aux bestiaux et les foires aux chevaux, l’habit de maquignon était plus adapté que l’ample robe.

Dans un petit couloir est exposé le costume indien de Buffalo Bill et un portrait de lui. L’atelier construit par Rosa Bonheur est très haut de plafond, éclairé par de hautes verrières orientées au nord comme il le faut pour l’atelier d’un peintre. Au fond la cheminée est surmontée de nombreux trophées de chasse, même celui d’un  élan, offert par un admirateur. Sur une corniche un héron, un faisan, et nombreux oiseaux empaillés.

Les tableaux les plus connus, le labourage Nivernais (exposé au Musée d’Orsay) et la foire aux chevaux (exposé au Metropolitan), immenses toiles sont reproduites en photo.Sur un chevalet, devant la cheminée un grand tableau est inachevé, tout juste commencé, une horde de chevaux est esquissée. A côté du portrait en pied de Rosa Bonheur pendent deux blouses bleues, sur une chaise trainent ses guêtres…Malheureusement le jeune guide n’est pas à la hauteur et les autres visiteurs le poussent dans ses retranchements. Nous fuyons le groupe pour nous attacher aux objets.

Je ne prise que peu la peinture animalière, peut-être le face à face avec les originaux j’aurais eu une révélation? De même ce décor gothique Second Empire au chiffre RB ne m’enchante guère. La figure de rosa Bonheur, en revanche est fascinante.

J’ai lu sa biographie par Gonzague Saint Bris, biographie un peu fade, mais personnage fascinant. Il compare  à plusieurs reprises la personnalité de Rosa Bonheur à celle de George Sand, femmes de caractère, personnalités reconnues dans leur époque, mais pourtant si différentes.

 

 

Palais de la Porte Dorée – Cité nationale de l’histoire de l’immigration – aquarium tropical

TOURISTE DANS MA VILLE

le palais de la Porte Dorée par une matinée hivernale

Souvenir de l‘Exposition coloniale de 1931, le Palais de la Porte Dorée abrite désormais la Cité nationale de l’immigration et l’aquarium tropical en bordure de bois de Vincennes.

Il est recommandé d’y aller en métro Porte dorée Ligne 8 ou avec le nouveau Tramway, le stationnement étant problématique et payant.

Bas relief colonial

 La façade est spectaculaire, témoignage de l’esthétique des années 1930, colonnes de granite à section carrées qui n’auraient pas déparé dans l’esthétique mussolinienne ou stalinienne et bas relief colonial. La France métropolitaine trône au dessus de la porte tandis que les colonies offrent leurs richesses. Le message est clair! Réminiscence des bas-reliefs angkoriens! Si le contenu idéologique est contestable l’ensemble sculptural est réussi.

 

le forum

A l’intérieur, au rez de chaussée un vaste forum offre une salle de spectacle (il y a une scène sur une estrade), entouré de galeries avec un haut plafond en pyramide évidée (ou stupa). la décoration Art Déco est spectaculaire avec des frises colorées dans les teintes chaudes. Autour de l’entrée des voiliers inspirés des caravelles ou des galions d’autrefois  sur un ciel sombre apporte la colonisation civilisatrice ou la civilisation colonisatrice. Des panneaux représentant les vertus de la Justice ou de la Science montrent des femmes blanches fortes sur un décor végétal fleuri et exubérant alternent avec de grands tableaux montrant les indigènes dans et les européens , curés bonnes sœurs, explorateurs ….au sol une mosaïque colorée encadre un très beau parquet. Deux grands salons art Déco étaient ceux des officiels du temps de l’Expo.

Les expositions de La cité nationale de l’histoire de l’immigration prennent l’exact contre-pied de l’idéologie coloniale. Des installations variées symbolisent l’immigration  – une barque naviguant sur un océan de bouteilles vertes charriant des ballots de tissus africains colorés  – des lits superposés où sont accrochés les sacs écossais en plastique à fermeture éclair, pauvres ballots des immigrants – des théières, récipients exotiques apportés du monde entier suspendus…..Des vitrines présentent les souvenirs des migrants : familles italiennes avec l’accordéon, l’atelier du tailleur juif polonais avec ses papiers, des photos de famille, un mariage serbe, les photos de classe et les bulletins d’un écolier algérien, des journaux yiddish, chinois, ou arméniens…. des objets des années 30 ou 40 ou même plus tardifs. Le poste de radio de mon enfance…tout cela forme un ensemble pédagogique et émouvant.

Photos d’artistes ou d’amateurs, toujours signifiantes et émouvantes.

Panneaux pédagogiques : là sont regroupés les artistes, les danseurs de Noureev à Prejlocaj, ldes champions sportifs, les peintres….Bien  sûrt, comme dans tout musée moderne, il y a aussi des vidéos, des écrans interactifs. On peut choisir des films, télécharger sur son smartphone l’application du musée pour avoir la visite guidée….

par hasard, dans un blog que j’aime bien, celui de la femme de cendres, je découvre le poème clic

 on peut visionner le film ici :le film

Une exposition temporaire

VIES D’EXIL DES ALGÉRIENS EN FRANCE PENDANT LA GUERRE D’ALGÉRIE (1954-1962)

est visible jusqu’au 19 mai 2013

Beaucoup de photos, de coupures de journaux, d’objets de la vie quotidienne, de tableaux aussi me rappellent un passé qui m’est contemporain mais en même temps si ignoré. Les bidonvilles de Nanterre, j’ai failli aller y enseigner, et pourtant je suis surprise. les cafés de la Goutte d’Or, je suis passée devant, du métro aérien mais c’était un domaine exotique où une adolescente ne se serait pas aventurée. J’ai regardé cela avec u ne grande émotion.

lire également l‘article consacré à l’expo

Aquarium

l’aquarium a été un véritable émerveillement. pas tant les poissons que la richesse des végétaux dans les aquariums d’eau douce et des coraux, mollusques, oursins dans ceux d’eau de mer. Féérie pour les yeux.!