Les arts de l’Islam au Louvre

VOYAGE EN ORIENT

Céramique turque

Ce département  ouvert récemment est d’une grande richesse( digne de tous les autres départements de notre célébrissime musée) . Collection permanente, il suffit d’avoir le billet du Musée (ou le Pass Education pour les privilégiés). Pas de queue ce vendredi matin, une affluence tout à fait raisonnable pour profiter des installations: vitrines, vidéos.

calligraphie

L’exposition est partagée en deux étages entresol haut pour la première partie de 622 à l’an mil, entresol bas pour les siècles ultérieurs. La première partie est abritée par une sorte de tente bédouine dans une cour du Palais du Louvre, avec de grandes verrières qui confèrent au lieu un très bon éclairage tandis qu’en dessous règne une douce pénombre, les vitrines sont, elles éclairées.

calligraphie?

Nous sommes restées très longtemps dans la première salle et avons découvert les grands relevés des mosaïques de Damas ainsi que des calligraphies sous toutes les formes, calligraphies sur bois, sur des stèles de pierre, émaillées, ornant des plats, des bassines…..J’ai pris deux résolutions : apprendre à écrire l’arabe avec plus de sérieux qu’à notre dernier voyage égyptiens, visiter la Syrie dès que la guerre aura cessé!

Qu’est-il écrit?

Les salles du bas ont un parti pris plus  historique: mais nous avons si bien visité au début que nous ne sommes plus aussi attentives. Les objets sont aussi différents: plus de vaisselle, d’aiguières, de carrelages et de tapis. Beaucoup proviennent d’Iran. Il faudra qu’on revienne!

ivoire égyptien : scène de chasse et musicien

 

Chypre et Luca Penni au Louvre – Victoire de Nimègues cour Puget

TOURISTE DANS MA VILLE

CHYPRE ENTRE BYZANCE ET OCCIDENT

C’est une belle exposition présentant des objets, marbres, céramiques, icônes, monnaies et fresques du 4ème  siècle (fondation de Constantinople) à 1571(conquête turque). La chrétienté y est représentée aussi bien l’Orthodoxie que les Lusignan et les Croisés. De nombreux panneaux retracent l’histoire de l’île.

J’ai eu la surprise de découvrir les monuments gothiques dans le nord de l’île qu’on n’avait pas vus. la plupart des objets proviennent de Limassol ou de Nicosie. Une rencontre:un moine Néophite le reclus. Un tableau : cette arrivée du Christ à Jérusalem monté sur un âne blanc qui ressemble à un cheval tandis que, grimpé dans un arbre des hommes cueillent des rameaux qu’ils jettent au sol.

Dernière rencontre avec Catherine Cornaro, dernière souveraine de l’île.

Catherine Cornaro par Gentile Bellini

 

 

 

 

LUCA PENNI

Un peintre de la Renaissance à Fontainebleau.

Deux beaux tableaux : une Vénus et surtout une reine s’agenouillant devant un souverain portant un crâne. De très nombreuses gravures très fines sur des sujets mythologiques. Certaines ont été utilisées comme motif pour des assiettes ou différents éléments décoratifs.

 

 

LA VICTOIRE DE NIMEGUES COUR PUGET

 

Cherchant un banc pour nous reposer, La cour Puget est l’endroit parfait : lumineux, sous sa verrière,  vaste et tranquille. Un regard à Alexandre, après la lecture de Gaudé. Une chinoise partage notre banc. Avec son iphone elle mitraille les sculptures de la cour puis se tourne vers moi pour demander des explications que je suis bien en peine de lui donner. Le Louvre a fabriqué des fiches explicatives géantes. Nous y lisons que toutes les statues appartiennent à un ensemble commémorant la Victoire de Louis XIV  à Nimègues destiné à décorer la place des Victoires.

Les quatre personnages de bronze à genoux, des esclaves figurent les nations vaincue au traité de Nimègues : Espagne, Brandebourg, Empire et Hollande. Sur le côté, trois plaques de bronze racontent l’Europe se soumettant au roi. En face, de nombreux médaillons étaient suspendus autour de la place.

Nous décidons d’aller voir la Place des Victoires. Nous traversons la cour du Conseil d’État avec les colonnes de Buren rafraîchies qui n’évoquent toujours rien pour moi! La Comédie Française en chantier n’est pas à son avantage. Le Palais Royal hivernal est vide, un peu triste. Pensée pour Colette. Les rues Vivienne, de Valois autour de la Banque de France sont vides le dimanche. La Place des Victoire, arrondie offre un écrin à la statue équestre du roi Louis XIV par Desjardin qui a disparu à la Révolution, remplacée par une autre, fondue encore, celle qui est là est donc la troisième!Sur le socle les plaques de bronze sont là. Les médaillons ont perdu leurs colonnes et supports.

Je n’étais jamais venue là. Il a fallu une étudiante chinoise pour piquer ma curiosité!

 

L’Orchestre National d’Île de France en danger

je n’ai pas trouvé d’enregistrement du Requiem par l’Orchestre de l’Ile de France, donc pour le plaisir l’interprétation de l’Academy of Saint Martins in the Fields  , Marriner

Nous avons passé une excellente soirée à la Maison des Arts de Créteil en bonne compagnie : élèves emmenés par les professeurs des disciplines artistiques de mon collège et nombreux collègues. Et cela pour un prix modique : merci à la Convention qui lie la MAC  aux collèges de la Ville! mais surtout merci à l’Orchestre de l’Ile de France qui jouait la Symphonie N°1 de Beethoven et interprétait le Requiem de Mozart!

Entre les deux œuvres, on nous conta la fable que voici:

Bien sûr, les adultes (pas les enfants) ont signé quand les applaudissements résonnaient encore, et j’associe mon blog à leur démarche.

Faudra-t-il aller à Pleyel, au Châtelet ou dans les grandes salles parisiennes pour écouter de la musique vivante? Les petits collégiens de banlieue n’auront-ils plus la joie d’une telle sortie exceptionnelle? Faudra-t-il laisser à la banlieue la culture-banlieue à l’exclusive de toute autre?

 

Traces : installation d’Amos Gitaï au Palais de Tokyo

Je ne suis pas fan d’installations. Cinéma, je connais, sculpture et peinture aussi, happening, je fuis… Le plus souvent les installations me déçoivent par leur vacuité.

En revanche, je ne loupe pas un film d’Amos Gitai.

L’affiche dans le métro a accroché mon regard.

 

Le Palais de Tokyo, en ce moment, est un vaste chantier – une friche – dit Gitai dans un interview. On vend les tickets dans une sorte de caravane de chantier.

 

Amos Gitai

Lullaby to My Father

Munio Weinraub Gitai (1909-1970)


Munio mon père
Comme ceux de sa génération
Appliquait à son architecture
La notion de modestie, de retenue
D’obéissance au projet collectif
C’est aussi cela, la tradition Bauhaus
Et pas seulement les bâtiments orthogonaux
Imaginons que je développe un projet de film
Qui s’appuie sur sa biographie
Et sur la géographie
Et sur la géométrie architecturale

Le visiteur s’arrête sur un pallier où sont punaisées des feuilles blanches, que j’ai lues avec attention. Ces Traces  et une vidéo Lullaby pour mon père est un hommage à Munio Weinraub, son père, architecte du Bauhaus, ayant fui les persécutions nazies en

1933 et s’étant établi en Palestine. On voit aussi détaillé un projet de Salle à manger commune pour le Kibboutz Kfar Mazaryk, architecture au projet collectif. Quoi de plus collectif que cet espace où l’on dine, mais aussi où se tiennent les assemblées etla vie sociale?

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Passé ce sas, je me sens agressée par le bruit provenant de diverses projections. Dans la pénombre,  l’installation est logée dans un sous-sol aux piliers de béton brut aux murs, mal équarris, dans des périmètres délimités par des grillages. sur des surfaces brutes sont projetées des vidéos : la silhouette d’une violoniste de profil se détache sur des briques mais j’entends mal le violon parce que juste en face Chava Alberstein chante Chad Gadya tandis qu’une femme pleure, ce chant de Pessah, enfantin est ici d’une infinie tristesse, à côté la greffière dactylographie sur une antique machine l’acte d’accusationtandis qu’un peu plus loin le procès intenté à Munio Weinraub, par les nazis qui l’accusent d’avoir détenu des tracts subversifs. Dans un recoin une bande d’actualité montre la campagne électorale de la fille de Mussolini.

J’aimerais me souvenir de toutes ces images qui se sur-impriment, cette histoire me touche. pour une fois l’installation fait sens. quand l’art contemporain a quelque chose à dire, l’installation se justifie.

 

 

 

touriste dans ma ville? visite à la mosquée de Créteil

Garder les yeux ouverts même dans la banalité de la vie quotidienne!

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Nous l’avons vue construire sur les bords du Lac de Créteil. Plusieurs fois je me suis introduite, furtivement, ne sachant pas trop comment me tenir…Cette journée Portes Ouvertes avec  visite guidée est une aubaine pour faire du tourisme.

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Deux esplanades ouvertes sur la base de loisir : l’esplanade de la fontaine et l’esplanade des oliviers, prétexte pour notre conférencier pour souligner deux aspects  de ce lieu de prière : l’ouverture sur l’extérieur et la convivialité. La fontaine est simle, gaie, charmante; J’ai plus de réserve pour les oliviers:  vieux arbres déracinés de Provence, ils ont bien résisté aux froidure de cet hiver, mais cette mode des oliviers en région parisienne m’agace.

Comme pour s’excuser du minaret (25m), moderne, épuré, le guide explique qu’il est construit symboliquement et qu’aucun appel à la prière n’en retentit. Logique puisque le monument est en dehors de la ville, le long de la RN 186 dont le vacarme assourdirait le malheureux muezzin qui essaierait de faire entendre sa voix.

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On entre dans la grande salle blanche très claire dominée par une coupole décorée de stuc, travail des artisans de Fès  et meublée par un lustre moderne en fer forgé original et de très belle facture,   des zelliges colorées entourent la base des murs, le minbar est très simple. C’est la sobriété de ce lieu de prière qui m’impressionne le plus.

Nous visitons les salles d’étude destinées à l’enseignement du Coran et de l’Arabe mais pas seulement, également au soutien scolaire. Une exposition sur les Sciences Arabes semble d’une bonne tenue.

Nous nous renseignons des heures d’ouverture et des prix  du Hamam où je n’irai sûrement pas (j’ai trop peur de me trouver en tenue légère devant les mères d’élèves ou pire devant mes élèves, c’est pareil à la piscine) et du restaurant dont la carte éclectique ne se contente pas d’exotiques couscous et tagines à un prix raisonnable.

Chaque fois que je découvre un aspect de ma ville, je suis heureuse d’avoir gardé  des vacances un oeil touriste! Et comme il fait un temps merveilleux, j’ai pris mon temps pour faire des photos d’oiseaux et de fleurs pendant mon tour de lac, sur l’allure du flaneur plutôt qu’en foulée de jogging!

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