L’Amour de la Vie – Jack London

CHALLENGE JACK LONDON

Cette nouvelle est dans la même veine que Construire un Feu. Dans l’Arctique,   la nature sauvage est plus puissante que l’homme qui doit déployer des efforts surhumains pour survivre. Survivre seul est une gageure. Dans Construire une Feu, le héros affrontait le froid intense de l’hiver polaire. L’Amour de la Vie se déroule en été, l’homme abandonné par son compagnon Bill, blessé marche péniblement. Il est torturé par la faim; à cours de munitions il ne peut pas chasser et se trouve en concurrence avec les animaux. Les caribous abondent, sa carabine ne lui sert à rien, les étangs sont poissonneux mais il doit pêcher avec ses mains. Il est réduit à la condition animale. Un loup malade le suit.

La vie était là, tout autour de lui, mais c’était de la vie forte, résistante et pleine de santé. Il savait bien que le
loup malade s’attachait aux pas de l’homme malade dans l’espoir que l’homme mourrait le premier. Le matin, en
ouvrant les yeux, il remarqua le loup qui le regardait avec des yeux envieux et affamés.

mais chaque fois, la vie est plus forte, l’homme s’attache à la vie même s’il s’affaiblit. On comprend le titre « L’amour de la vie »

Pourtant la vie qui l’habitait le poussait en avant ; il était très fatigué ; mais cette étincelle de vie refusait de
mourir.

Cette expérience à la limite de la mort, me fait penser à un autre roman de London : Le vagabond des Etoiles quand, prisonnier de la camisole de force, le héros entrait en catalepsie et que la vie « quittait » son corps.  

suivit la trace de l’autre homme qui s’était traîné et arriva bientôt à… quelques os fraîchement nettoyés, dans un
endroit où la mousse spongieuse était marquée par les traces de pattes d’un grand nombre de loups. Il vit un petit
sac bien bourré, en peau d’élan, le frère du sien, et que les dents aiguës avaient déchiré. Il le ramassa malgré le
poids qu’il représentait pour ses doigts faibles. Bill l’avait porté jusqu’au bout, ha ! ha ! C’est lui qui pourrait
rire de Bill ; il survivrait et porterait le sac au bateau sur la mer éclatante. Son rire était rauque et horrible comme
un cri de corbeau, et le loup malade hurlant lugubrement se joignit à lui. L’homme coupa court à son hilarité.
Comment pouvait-il rire de Bill, s’il s’agissait bien de lui, si ces os si blancs, si rosés et propres étaient Bill ?

Une lecture éprouvante, magnifique. 

Pour une analyse plus détaillée lire le blog de Claudialucia ICI

et celui de Maggie

Auteur : Miriam Panigel

professeur, voyageuse, blogueuse, et bien sûr grande lectrice

2 réflexions sur « L’Amour de la Vie – Jack London »

  1. Comme tu le dis si bien une lecture éprouvante. Les extraits choisis donnent un bel exemple de ce qu’est le récit.

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