EGYPTE 2010 / DESERT BLANC ET OASIS
8h30 le minibus de Sylvia reprend la route de Paris.
On entend un bruit. Un caillou dans le pneu ? On croit avoir crevé. C’est plus grave. On se retrouve au garage à Paris. Une bonne heure passe.
Je m’installe à l’ombre sur le banc recouvert de tapis de la maison voisine en compagnie des femmes de la maison. Petite consolation dans notre malchance.
Le minibus n’est pas réparable immédiatement, il faut faire venir une pièce. Samer se décide à trouver un taxi local qui nous conduira à Gournah.
C’est un minibus blanc avec une peau de chèvre ornant le tableau de bord et des tapis de lirette doublant le skaï des sièges. Le chauffeur est pressé et dépasse souvent les 100km/h permis. De Paris à Louxor il y a 290 km. La route vers l’est s’élève sur le plateau. On ne rencontre pas âme qui vive (sauf aux check –points).
Quand on roule sur le cailloutis c’est ennuyeux ; Dès qu’il y a du relief les dunes se forment. Certaines envahissent la route. Après 3 heures de route monotone nous descendons dans un canyon encaissé. Nous arrivons dans la montagne de Thèbes. L’arrivée sur la vallée du Nil est extraordinaire. Enfin la végétation, le vert !
La transparence de l’air du désert n’est plus qu’un souvenir. Il fait très chaud. La route est encombrée de camions de pickups bâchés, de minibus. Les policiers sont tatillons
– « etnein fransi ! »
Cela passait bien quand nous étions dans le minibus jaune de Sylvia. Dans le taxi baladi avec sa peau de chèvre notre présence est incongrue. Le taxi local de Paris n’a rien à faire dans la province de Louxor (contravention). Nouveau check point, et à nouveau il faut parlementer.
ari