La Vierge, les Coptes et moi de Namir Abdel Messeh

TOILES NOMADES

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Le début cafouille un peu. Namir est un cinéaste débutant. Quand un soir de Noël sa mère croit voir la Vierge dans une « apparition », il « tient une idée de film » mais personne ne sait où il va en venir, ni son producteur qui est réticent, ni sa famille qui redoute qu’un film donne une mauvaise image d’eux, ni le spectateur…

Au Caire, il hésite, le film sera-t-il un documentaire sur la communauté copte? ou une enquête sur une « apparition » qui a eu lieu en 1968 pour laquelle il cherche des témoins. Il fait le rapprochement entre la défaite de 1967 et la « démission » de Nasser: une apparition de la Vierge vénérée par les Coptes mais aussi les Musulmans serait une diversion parfaite pour distraire l’opinion de la défaite militaire…. Mais la piste est courte et personne ne le conforte.

J’aime bien Le Caire filmé par Namir, le Caire des embouteillages géants, de la foule, des immeubles surélevés.

Toutes ses tentatives d’enquêtes ne mènent nulle part.

Dernière piste : un pélerinage marial dans le Said, à Assiout. Il y retrouve la famille de sa mère, ses cousins, sa grand-mère. là, le producteur se fâche : les retrouvailles familliales n’entrent pas dans le budget du film.

Dès que l’action se situe à la campagne, le film devient passionnnant! Les personnages sont drôles, authentiques, le cinéaste filme merveilleusement bien son village, les travaux des champs, les maisons des paysans.. et toute sa famille se prend au jeu. La mère de Samir est devenue producteur, elle mène son monde d’une main de maître. J’adore la séquence où elle parcourt le village sur une carriole à âne avec un mégaphone « soyez à l’heure! ».

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Auteur : Miriam Panigel

professeur, voyageuse, blogueuse, et bien sûr grande lectrice

5 réflexions sur « La Vierge, les Coptes et moi de Namir Abdel Messeh »

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