George Condo- musée d’Art Moderne de Paris

Exposition temporaire jusqu’au 8 février

Condo – double heads on red

Condo né à Concord  en 1957 est le contemporain de Keith Haring (1958 -1990) et de Basquiat (1960- 1988), il a également travaillé à la Factory de Andy Warhol et bassiste dans un groupe punk. 

The Actress (2018)

Cependant, sa production est très riche et surtout très variée. De salle en salle dans l’exposition du MAM le visiteur découvre des facettes de son œuvre.

la première salle Le côté obscur de l’humanité nous introduit dans un univers étrange de couleurs violentes où des visages effrayants sont décomposés un peu à la manière cubiste, yeux globuleux exorbités, cheveux hérissés, dents carnassières qui semblent appartenir à un crâne plutôt qu’à un visage

three armed man

Tous ces personnages semblent crier.

The Fallen butler

Mon préféré est le Fallen Butler. 

Après avoir grimpé une volée de marches, on parvient dans une salle très claire où l’ambiance est tout à fait différente : celle du Réalisme Artificiel 

The portable Artist 1984

Plusieurs tableaux jouent sur les lettres de CONDO, l’un d’eux Self Creator joue comme un rébus. A la manière de Chirico le visage est anonymisé, sans yeux ni nez ni bouche, lisse.

Clown maker 1984

  Certaines dégoulinades font penser à Dali, avant de voir le cartel qui explique le Réalisme artificiel, (interprétation des oeuvres anciennes) j’aurais qualifié cette salle de surréaliste. De nombreux tableaux jouent avec l’histoire de l’art. The portable Artist ci dessus figure le peintre comme un copiste du Louvre. 

The executioner (1984)

The executioner serait une réinterprétation de l’enfant bleu de Gainsborough.

Collages et Combinaisons s’inspire plus de Braque et Picasso. The Spanish Hat est un grand collage autour du chapeau de Picasso. 

The Spanish Hat

Black Rain est un hommage à Keith Haring dans le contexte de l’épidémie de SIDA avec des coulures noires

Black rain

Dans un couloir sont présentés les dessins de Condo. Si maladresses, graffitis et gribouillages suggèreraient  que l’artiste ne saurait pas dessiner, ce cabinet prouve la virtuosité du dessinateur aussi bien que lavis et aquarelles.

les salles suivantes montrent encore la diversité des inspirations, des techniques avec les Peintures de compression et les peintures dessinées

Compression figures féminines

Une autre approche : le monochrome.

Les Peintures noires font référence à Goya et leur aspect effrayant, aninsi qu’à la chapelle de Rothko. 

Peinture noire

Condo sait se renouveler et encore deux autres salles montrent des peintures plus colorées, plus récentes.

Je sors ébahie devant une telle abondance de styles, une telle érudition, l’Histoire de l’Art manipulée avec ironie et humour, la variété des sujets….Toutefois, je suis aussi perplexe. En dehors du jeu, apporte-t-il quelque chose de nouveau?

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Auteur : Miriam Panigel

professeur, voyageuse, blogueuse, et bien sûr grande lectrice

Une réflexion sur « George Condo- musée d’Art Moderne de Paris »

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