Corfou : Chemin de Lakones à Paleokastritsa

Paleokastritsa

Nous avions mal jugé Paléokastritsa, traversée le premier jour, à l’heure de midi. Connaissant mieux Corfou maintenant,  c’est une des stations balnéaires les plus réussies.

Un sentier relie Lakones, village perché  à Paléokastritsa. Il commence par des marches de pierre qui conduisent à l’église entourée d’un jardin. Un ruban de ciment descend à l’oliveraie puis s’arrête net ; la route n’est pas loin. Je coupe par une terrasse et marche deux ou trois épingles à chevaux sur le goudron. Au pied d’un mur, je retrouve un sentier muletier et quelques balises rouges. Cette marche est très agréable. Mais arrivée sur une petite route devant une villa, je perds le balisage ? Dans une cour, un homme m’indique le chemin. Il descend raide vers les premières maisons de Paléokastritsa.

A cette heure matinale, emprunter la route n’est pas si désagréable : je découvre les escaliers qui permettent de descendre dans les criques. Pas de plage mais un accès facile. Il n’est donc pas indispensable de s’entasser sur la plage organisée. Je retrouve D au port Alipa, marina remplie de petits voiliers – les yachts sont à Corfou – et départ des bateaux-taxis et des bateaux d’excursion. Un « petit sous-marin jaune » à fond de verre emmène les touristes à Paradise  Beach, 25€, BBQ compris.

Paléokastritsa, sur le plan ressemble à un trèfle évidé.  Chaque feuille étant une crique : au Centre « Main Beach » de chaque côté la plage d’Ambelaki et de l’autre Alipa. La Plage principale s’étale dans une baie parfaitement ronde avec une étroite ouverture sur la mer qui fait face au sable blanc. Des parois rocheuses verticales enserrent l’anse. L’eau est cristalline et glaciale. Les rochers, les massifs de Posidonies font des taches coloriées dans l’eau turquoise.  Cette plage a gagné le Pavillon Bleu, elle est bien équipée : cabines de déshabillage, cheminement sur des planches, douches…

Après une hésitation, surprise par le froid, je me plonge et traverse la baie ronde pour voir ce qu’il y a derrière les rochers. Une grotte profonde entaille la paroi. Elle est monopolisée par les bateaux de promenade qui font la queue pour la visiter ; Je me contente de regarder de loin.

Vers 11 heures les touristes arrivent en masse. On dirait que la cloche de la récré a sonné. Rapidement les lits se peuplent, les nageurs sont plus nombreux. Les pédalos et les kayaks sont envahissants. C’est l’heure du café frappé ! je retraverse la baie équipée de mon masque. Mais, nageant une brasse discrète, la tête dans l’eau, je ne suis pas repérable pour les diverses embarcations. Cette constatation met fin à mes observations sous-marines.

A midi, la plage est remplie, les pédalos sillonnent la crique ; Ce n’est plus un plaisir. Nous fuyons la foule vers 12h30 et rentrons au calme au village

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Auteur : Miriam Panigel

professeur, voyageuse, blogueuse, et bien sûr grande lectrice

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