Un mois autour de la Roumaine, chez l’habitant
Deux heures plus tard nous débarquons, un peu étourdies à Crisan qui ne nous en paraît pas un village mais plutôt un alignement de maisons basses le long du chemin de halage sablonneux. Pour 400m, nous ne voulons pas téléphoner et déranger quelqu’un. Au final on traine les valises, exténuées de chaleur. Il fait 35°.
Notre chambre est fraîche : elle donne sur une petite cour à l’ombre. Mousselines et dentelles à la porte laissent passer l’air et arrêteront les moustiques. Le mobilier se compose d’un grand lit – sans couette – une armoire en pin et surtout la grande estrade qui doit être le poêle pour l’hiver.
Caroline, notre hôtesse, est française. Elle nous offre le thé dans sa nouvelle maison d’hôte un peu plus loin. C’est une chaumière toute neuve avec un étage. Les six chambres donnent sur une galerie. Dans la salle de restaurant il y a deux grandes tables. Cela fait plus hôtel que « chez l’habitant ». nous sommes mieux dans la petite maison. A notre demande elle dressera une table dans le jardin, vue sur le Danube entre les rangs de poivrons et d’aubergines – superbe !
Crisan consiste en une rangée de maisons dont la façade regarde le bras du Danube et qui ont des jardins donnant sur un canal précédé de mares un peu croupissante. Côté pile de belles façades soignées, côté face, campagne. Je sors par le jardin pa une allée bordée de pétunias et d’œillets d’inde. Chaque rangée de tomate se termine par u œillet d’Inde. Association bénéfique ou volonté de faire joli ?le long du canal les veaux paissent attachés à la longe, les oies en revanche se dandinent en liberté. Je ne rentre que pour le dîner : salade de tomates, fromage et chou râpé, poissons d’eau douce frits puis mijotés dans une sauce tomate-oignons, pain d’épice au dessert. Malheureusement il faut rentrer après la tombée de la nuit : les moustiques se font insistants.