Le Caire : Nilomètre et quartier copte

Retour au Caire

 

nilomètre

 


Nilomètre

14h30, le chauffeur trouvé ce matin en bas de l’hôtel ce matin nous emmène à l’île de Rhoda. Le palais Manyal que nous avions choisi est fermé. A la place, il nous propose le Nilomètre. Pour 80 livres il nous attendra. La promenade le long du Nil est embouteillée. Les berges sont bien aménagées et plantées. Elles seraient agréables sans cette circulation infernale. Le taxi traverse l’île par une avenue centrale bordée d’atelier de mécanique. Brusquement la route est barrée il faut continuer à pied à travers un parc en passant devant le petit musée consacré à Oum Kalthoum. Le Nilomètre est abrité sous une tour au toit de zinc pointu à l’extrémité du Nil dans les jardins d’un ancien palais. Nous y parvenons par une allée couverte de bougainvilliers roses et blancs en pleine floraison. Le sol est jonché de fleurs. On se retrouve dans une sorte de citerne creuse et vide de trois étages:en son centre une colonne gravée d’encoches

–    « au dessous de ce niveau et au dessus de celui là, pas de taxes »

Les encoches représentent les impôts proportionnels à la crue. Evidemment, je ne veux pas rater la descente dans la citerne pour voir le canal de communication avec le Nil à mi hauteur. Depuis qu’il y a un barrage à Assouan il n’y a plus de crue ni d’eau dans la citerne. Une rangée de fenêtres éclaire le puits. Les murs et les plafonds sont décorés de peintures élégantes de triangles colorés. Une série de gravure des savants de Bonaparte décrit l’installation avec la précision de dessin d’architecte.

Musée d’Oum Kalthoum

les robes d’Oum kalsoum

egypte2008coolpix-135-copie.1293124946.jpg

La visite au musée d’Oum Kalthoum est écourtée : nous ne disposons que d’un petit quart d’heure avant la fermeture. Je suis déçue. Je pensais que la musique nous accompagnerait. Le bâtiment est muet. Nous passons dans le silence devant des vitrines contenant les robes de scènes de la chanteuse, ses bijoux, des diplômes, des disques noirs et des vieux phonos. Sur le mur opposé : une mosaïque de photos. Sans musique cela n’offre que peu d’intérêt. 5 ordinateurs et des écouteurs permettent de visionner des documentaires d’époques mais cela manque de poésie et en plus cela bugue !

Nous prolongeons notre séjour à la pointe de l’île de Rhoda sur une petite terrasse à l’ombre d’un mur face au Nil. La température est délicieuse, le calme reposant. En face de nous, un bateau restaurant peint en violet est amarré. De petites barques passent. Des pêcheurs nous font signe de leurs embarcations. Les gros bateaux de touristes ont  des formes extravagantes.  L’un d’eux, « cristal du Nil », est une sorte de pyramide en verre fumé aux vitres taillées en triangles. Un autre imite les barques solaires des pharaons avec des lotus énormes en figure de proue. Les immeubles très hauts sont noyés dans la brume et se font oublier. Des palmiers forment des touffes gracieuses. Nous nous arrachons avec peine de tant de douceur.


Quartier Copte

Le quartier copte est juste de l’autre côté du fleuve. Le taxi attendra trois quarts d’heures. Un barrage militaire boucle le quartier. Seul un passage très étroit permet de passer à pied. Il n’y a pas une voiture. La promenade est donc très calme. Il faut descendre quelques marches pour rejoindre les rues anciennes à un niveau plus bas. On nous prévient :
-« Saint Serge est fermé, l’Eglise Suspendue aussi ainsi que la Synagogue, seule Sainte Barbara est ouverte !»
Les rues sont lavées à grande eau ce qui n’empêche pas un vent tourbillonnant de m’envoyer une poussière dans l’œil. Partout : des palmes et des roseaux tressés. Demain c’est le Dimanche des Rameaux. A Sainte Barbara on prépare fébrilement la fête, on accroche des feuilles tressées. On trimballe des échelles, des planches peintes en rose. Dans ce désordre bon enfant j’ai peu le loisir d’admirer les icônes. Nous passons entre des grands murs aveugles : églises ? Monastères ? Mausolées ? Rien ne vient nous éclairer si ce n’est une sculpture de Saint Georges combattant le dragon.
Où sont les habitants ? Vivent-ils là ? Une femme, à l’ombre d’un  porche tresse de lourds épis de blé vert pour en faire des croix. Un jeune garçon prétend vendre des motifs de laine en forme de croix jaune et blanc 1 €.
Pour rentrer nous traversons Garden City – plus de jardins ! A 17H30 nous sommes rentrées. J’ai laissé 100LE au taximan qui a l’air content

Auteur : Miriam Panigel

professeur, voyageuse, blogueuse, et bien sûr grande lectrice

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s