
L’entrée du temple n’est guère engageante : des premiers pylônes de Ramsès II, il ne reste pas grand-chose.
On passe une première cour, puis une seconde, toutes les deux encombrées de vestiges illisibles.
La restauration de la façade n’est pas élégante non plus, avec beaucoup de ciment, cela ressemble à une gare ou à une poste mussolinienne.
Première surprise : l’attitude des personnages représentés deux par deux, Pharaons, dieux, autres figures se tiennent familièrement par les épaules.
Dès qu’on entre dans l’immense salle hypostyle, on est impressionné. La hauteur des colonnes, la pénombre, les nombreuses chapelles et recoins frappent l’imagination. Cet aspect sombre correspond bien avec la légende d’Abydos – temple osiriaque – c’est ici qu’Isis aurait recousu le corps d’Osiris et confectionné la première momie. L’histoire tragique s’accorde avec l’obscurité. Impressionnés, nous commençons une visite de détail et découvrons des bas-reliefs d’une finesse exceptionnelle. Le matériau utilisé est un calcaire très fin, ressemblant au calcaire lithographique qui permet une délicatesse de gravure impossible dans le grès ou le granite. Un enfant reconnaissable à sa tresse suivant Pharaon est-il Ramsès II lui-même et son père Sethi ? je me souviens des épreuves racontées par Christian Jacq : le combat avec le taureau figure ici !
Unes à unes, nous visitons les chapelles : celles de Sethi 1er, de Ptah, d’Amon-Ré, d’Isis, d’Osiris et d’Horus.