El Kharga – Bagawat – Nécropole nestorienne

EGYPTE 2010 / DESERT BLANC ET OASIS

Bagawat nécropole nestorienne

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Nous arrêtons un taxi pour le Bagawat, convenons du prix de 5£E . les billets 30£E .

Le Bagawat est une nécropole nestorienne du 5ème siècle. C’est là que fut exilé l’évêque hérétique Nestorius condamné par le Concile d’Ephèse en 431. Nestorius avait soutenu que, des  deux natures du Christ seule l’humaine était charnelle et que Marie, mère du Christ humain, n’était pas la mère du Fils de Dieu.

De voyage en voyage,l’ histoire des premiers chrétiens se précise. Des catacombes de Syracuse où j’ai rencontré leur trace pour la première fois, puis en Cappadoce – où je n’avais rien compris – enfin en Egypte. Le hasard veut que le film Agora soit sorti récemment. Il me donne des images, une histoire facile à retenir. Ainsi se met en place une connaissance complètement autodidacte en dehors du dogme, et bien exotique.

Le site du Bagawat

De loin, l’impression est saisissante : tout près de la verdoyante palmeraie, en limite du désert avec ses couleurs variées, ses sommets, ses amas de sable jaune, ses encroûtements de craie. Au premier plan toute une « ville » de brique de boue séchée du même matériau que les villages que nous avons visités hier. Sauf que ce ne sont pas des maisons et des passages ombragés mais des tombes qui se détachent une à une sur l’épaulement. Le modèle de base est un cube surmonté d’une coupole auquel on a ajouté des annexes : porche avec des arcades arrondies (on aurait dit romanes), des colonnettes, parfois des chapiteaux très simples, parfois une moulure.  L’intérieur de ces édifices contient parfois un puits plus ou moins profond, parois le sable jaune a rempli à moitié la cellule. Certaines tombes ont gardé un revêtement le plus souvent couvert de graffitis et des croix, parfois la croix ankh. Le Guide Vert mentionne ces inscriptions. Seul un expert pourrait distinguer celles qui sont anciennes des modernes. Pour ma part, j’y vois du vandalisme.
Au passage, on reconnaît une basilique.

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Auteur : Miriam Panigel

professeur, voyageuse, blogueuse, et bien sûr grande lectrice

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