
André a passé la journée de jeudi à préparer l’expédition : négociations avec le chauffeur(300£E) visite à la police pour obtenir les autorisations. Les convois ont été supprimés mais il faut des papiers pour franchir les check-points. Emporter les passeports (ils ne seront pas demandés).
Le taxi vient nous chercher à 6h30 dans une atmosphère très brumeuse. Après avoir longé le canal nous traversons le Nil vers l’aéroport et descendons le long d’un autre canal sur la rive orientale. C’est une route très pittoresque. Les maisons sont colorées terminées avec des festons sur la terrasse. On récolte la canne. Notre chauffeur nous montre les petits rails du train de la canne. A un check-point une demi-douzaine de camions attendent chargés de sacs d’engrais (ammonium-nitrate), la culture ici n’est pas bio !
La campagne est soignée. Sur le bord de la route avant Qena on voit de curieux cucurbitacées : courges géantes ou récipients ?
Sur les arbres de gros tas blancs attirent notre attention : oiseaux ? Nids de chenilles ? Sacs en plastique ? Ce sont des oiseaux qui dorment encore.
Qena, 8h10, est une grande ville encore endormie.
A 8h30, le brouillard ne s’est toujours pas levé. Près des villes le canal devient un véritable dépotoir.
La canne, toujours, domine les cultures. On vend, dans de gros bidons carrés, du « miel noir », précise le chauffeur, je devine qu’il s’agit de mélasse.