EGYPTE 2010 / DESERT BLANC ET OASIS

Balat est situé à une trentaine de kilomètres à l’est de Mout vers El Kharga.
C’est un petit village encore très traditionnel. Nous croisons beaucoup de barbus et des petites filles en uniforme bleu avec un grand voile sortent de l’école. A la différence d’El Qasr, forteresse-musée, Balat est habitée. Le gardien nous fait les honneurs du village. Avec la clé en bois, il ouvre la mosquée. Quelques nattes couvrent le sol, un rideau noir délimite le coin des femmes, un micro est installé pour le muezzin –pas de minaret visible -. Les rues sont saupoudrées d’un fin sable orangé. On aurait envie de se déchausser et de continuer la visite pieds nus. On nous montre aussi le moulin à farine et le point d’au. Ici poussent quelques brins de menthe, là un bananier. Le long du mur s’accroche une liane aux feuilles ressemblant à celles de la courgette : c’est la loufa dont le fruit est un accessoire de toilette.

Chérif et Samer sont installés au café, Chérif fume la chicha. Samer m’offre un thé bienfaisant.
Le vent s’est levé et fait tournoyer la poussière et le sable du désert. Il fait chaud. Le ciel est jaunâtre. Allons- nous avoir une nouvelle tempête de sable ?